< 1 2 50

Rencontres des bouvières et bouviers de France organisées par l’Association Internationale Attelages Bovins d’Aujourd’hui (AIABA) à Chatelus Malvaleix (23) du 14 au 17 Mai 2026

IMG 20260517 110839

Rencontres des bouvières et bouviers de France

organisées par l’Association Internationale Attelages Bovins d’Aujourd’hui (AIABA)

à Chatelus Malvaleix (23)

du 14 au 17 Mai 2026

Comme chaque année se sont tenues les rencontres de meneurs de bovins chez Philippe Kuhlmann. Depuis le déménagement de sa ferme il y a trois ans, le rassemblement a migré de l’Alsace à la Creuse.

Comme à l’habitude, on a pu y croiser un public métissé venu de toute la France, de Belgique et d’Allemagne.

Le programme a été souvent perturbé et modifié par une météo plus qu’incertaine avec de nombreuses averses intenses et des températures basses. Malgré tout, les quelques 70 participants sur trois jours ont pu mettre au joug différentes paires de bœufs de tous âges. Aucun animal extérieur à la ferme n’était présent, seul les animaux de Philippe ont été manipulés.

L’atout majeur d’être à la ferme du mail, est d’avoir à disposition des animaux à tous les stades de dressage.

IMG 20260514 183203

Les Vosgiens et les Ferrandais de la ferme ont été attelés parfois en solo au collier ou au joug vosgien et au joug « occitan » à embanures (logement des cornes creusées dans le joug). Epandeur à fumier, traîne bottes, embattage des faux puis fauche de l’herbe d’affouragement sous la houlette de Maxime Divo, char à quatre roues, à deux roues, travail à la chaîne, mise en guides de jeunes bovins ont été les différents activités jalonnant ces journées. On a parlé réglages, colliers, jougs, dressage, on a échangé conseils et partagé sur tous les aspects autour du sujet.

On peut saluer aussi la venue d’Alexandre Feuillade qui s’est déplacé avec sa forge et son métier à corde. Son atelier à permis à de nombreuses personnes de pratiquer ou découvrir des facettes artisanales bien utiles au monde de l’attelage. Un bourrelier est également venue pendant une partie des rencontres pour présenter son travail.

IMG 20260517 122708

Nous avons aussi remis en route une faucheuse à traction animale qui nous a bien occupé pour réussir à faire les réglages nécessaires à son bon fonctionnement.

IMG 20260515 151048

L’association a eu la chance d’accueillir Jocelyne Porcher, une zootechnicienne française et sociologue de l’élevage, directrice de recherches à l’INRAE. Elle nous a présenté à la salle des fêtes du village, une conférence très intéressante sur les relations entre humains et animaux dans les systèmes agricoles. Le public d’attelage pleinement concerné par le sujet a largement participé aux échanges avec la chercheuse . S’en est suivi l’assemblée générale de l’association.

Les participants aux rencontres se sont aussi rendus à la fête du village avec une paire de bœufs attelés à un char à quatre roues chargé d’herbe fraîche pour participer à sa manière à la manifestation. Nous y avons retrouvé Mic Baudimant, musicien chanteur traditionnel du Berry proche, qui a chanté quelques briolages qui sont des chants traditionnels pour mener les bœufs au travail. Dans la foulée, Francis Bazerque, Joël Blanc et moi même avons également chanté des chants de travail ou en relation avec les bœufs.

On peut aussi rappeler que du lundi 11 mai au mercredi 13 mai, j’encadrai un stage de taille de joug qui a rassemblé à la ferme quatre stagiaires qui ont taillé leur joug adapté à leurs animaux (cliquez-ici).

Les échanges sont toujours très nombreux pendant les séances de travail ou bien pendant les repas qui, outre la grande convivialité, sont un espace où l’on prend le temps de parler et d’échanger.

On peut remercier chacun des participants qui comme chaque année alimentent l’auberge espagnol et permettent de déguster toutes les spécialités régionales. Le repas est le moment où ceux qui ne se connaissent pas peuvent apprendre à se connaître et échanger plus facilement. Merci aux cuisinières qui œuvrent aussi au bon déroulement des repas. Merci aussi à chacun qui n’hésite pas, à un moment ou à un autre, de donner la main pour les mises en place et préparations.

Comme chaque année, la présence des différents participants, meneurs confirmés, en devenir ou en projet conforte l’idée d’organiser ce genre de réunion. En effet chacun y trouve son compte et y retrouve souvent une motivation. La dispersion de chacun est une difficulté dans sa pratique ou son apprentissage. Se retrouver, échanger, partager, se sentir moins seul dans une pratique qui, au yeux du commun des mortels, paraît incongrue, est un rouage essentiel à l’encouragement, au maintien et au partage des savoirs et des pratiques. Par chance en France, l’Association Internationale Attelages Bovins d’Aujourd’hui et l’Association Française de Meneurs de Bovins organisent chacune une rencontre par an dans une complémentarité bénéfique. Merci à tous ceux qui s’engagent. Sans eux, la pratique de l’attelage bovin serait en danger. Les jeunes meneurs sont l’avenir et ils étaient à Chatelus-Malvaleix.

Michel Nioulou

IMG 20260510 160157

IMG 20260512 193613

IMG 20260512 193420

IMG 20260512 153902

IMG 20260512 153826

IMG 20260512 153713

IMG 20260512 153251

IMG 20260512 114140

IMG 20260511 134745

IMG 20260511 132303

IMG 20260511 093658 IMG 20260511 093644

IMG 20260510 194328

IMG 20260510 171053

IMG 20260510 165044

IMG 20260510 165020 scaled

IMG 20260510 164810

IMG 20260510 164707

IMG 20260510 160358

IMG 20260514 153742 IMG 20260515 110125

IMG 20260515 110116

IMG 20260514 190037

IMG 20260514 190033

 IMG 20260514 181402

IMG 20260514 181359

IMG 20260514 175207 IMG 20260514 175156

IMG 20260514 173812

IMG 20260514 173807

IMG 20260514 172901 IMG 20260514 172850

IMG 20260514 172817

IMG 20260514 155732

IMG 20260514 154914

IMG 20260514 154433 IMG 20260514 153755

IMG 20260515 114856

IMG 20260518 150855

IMG 20260517 122741

IMG 20260517 102153

IMG 20260516 155429

IMG 20260516 152820

IMG 20260516 120310 IMG 20260516 113856

IMG 20260516 105644

IMG 20260516 104416

IMG 20260516 094324

IMG 20260515 164039

IMG 20260515 151115

IMG 20260515 141309

IMG 20260516 130531

IMG 20260510 171325

Quelques attelages bovins contemporains, Montage vidéo de Michel Nioulou 2026

A l’occasion de la réalisation d’une vidéo courte présentant rapidement les attelages bovins Français destinée à être présentée lors de l’organisation prochaine d’un symposium international en Allemagne organisé par Clauss Kropp, j’ai monté cette vidéo à partir des documents communiqués par un certain nombre de bouviers. Bien sûr la liste n’est pas exhaustive, mais nous n’avons malheureusement pas de vidéos de tous les meneurs de bovins de France.

Je me permets à cette occasion relancer une nouvelle fois l’ensemble des bouviers Français pour qu’ils nous communiquent vidéos et/ou textes présentant leur travail, leur expérience professionnelle ou non avec leurs attelages.

N’hésitez pas non plus à en parler autour de vous. Merci!

Initiation à la traction bovine 24 septembre 2026 (65)

Attention changement !!!

IMG 20260909 195810

J’ai le plaisir de vous annoncer que la formation d’initiation à la traction bovine avec Fabrice Dubertrand, éleveur bio de vaches Lourdaises à Lafitole (65) et dresseur bovin/équin, aura bien lieu à la fin du mois de septembre 2026.

  • Le financement VIVEA est refusé : une seule journée « à la bonne franquette » le jeudi 24 septembre 2026 qui permettra de se mettre le pieds à l’étrier => gratuit pour tout le monde 

Le nombre de places sera limité à 15 personnes.

Merci de vous inscrire par mail ou téléphone : julien.cantegreil@gab65.com / 06 13 10 73 52

N’hésitez pas à faire suivre l’information à tout personne qui pourrait être intéressé-e !

Bien à vous,

Julien Cantegreil

Animateur élevage GAB 65 julien.cantegreil@gab65.com

06.13.10.73.52

Un métier à ferrer en Couserans (09) 2008

Boeuf de race casta

Article vient du site internet « A l’encre violette ». Pour lire l’article d’origine cliquez sur ce lien

Ce matin-là, les écoliers de La Bastide du Salat, en Ariège, n’en croient pas leurs yeux. En face de leur école, rien que pour eux, ressuscite une scène « d’autrefois le Couserans ». Le métier à ferrer accueille deux bœufs massifs d’environ une tonne, venus en camion du village de Betchat, de l’autre côté des collines boisées. Ils appartiennent à la race « casta », encore appelée « aure » et « saint-girons » du nom de leur berceau d’origine, la vallée d’Aure dans les Hautes-Pyrénées et le bassin de Saint-Girons dans le Couserans. Casta qui vient de « castagne », la châtaigne, désigne la couleur sombre de leur robe. Les vaches de cette race connurent leur âge d’or dans les montagnes d’Ariège, avant la seconde guerre mondiale, lorsqu’elles étaient traites pour la fabrication du célèbre fromage de Bethmale. Depuis 1958, le cheptel est tombé de 30 000 à 300 têtes. Quelques éleveurs tentent de maintenir la survie de la race.

Ancien foorgeron du village

Heureux et ému, Jean Martres, l’ancien forgeron et maréchal-ferrant du village, n’a pas voulu manquer ce moment et égrène volontiers quelques souvenirs et anecdotes. C’est d’ailleurs, son propre métier à ferrer qu’il céda à la commune à l’heure de la retraite, qui va encore prouver sa robustesse face à l’humeur du bétail.
L’essentiel de son travail consistait en l’entretien du matériel à traction animale et le ferrage des chevaux et bovins qui marchaient sur des chemins empierrés pour rejoindre les champs au temps des labours et tirer les chariots de bois et de céréales moissonnées. Son activité cessa au début des années 1960 avec la mécanisation et le développement des tracteurs.

Instalation du boeuf

Les deux bœufs présents ce jour, ne sont attelés qu’à l’occasion de transport du bois dans des endroits d’accès malaisé, et d’animations lors des fêtes locales pour faire renaître les coutumes anciennes. Bien qu’âgés de six ans et demi, c’est la première fois qu’ils entrent dans le système à ferrer pour subir un nettoyage des sabots.

Boeuf installer

Avant d’effectuer l’opération, il s’agit de préparer l’animal afin qu’il devienne inoffensif. En ayant soin de ne pas blesser ses cornes, on lie sa tête au joug à l’avant pour qu’il ne puisse plus avancer ni reculer.

La sangle ventrale

Puis avec un cric, on le soulève légèrement après lui avoir fixé deux sangles ventrales. Ensuite, on entrave une patte arrière en l’enchaînant à un pilier du métier. Enfin, avec une corde, on soulève la patte à travailler afin de la mettre à la bonne portée du maréchal-ferrant qui, aujourd’hui, se contente de « parer le pied » pour fournir au bœuf, un meilleur confort de locomotion.

Entrave patte

A l’aide du rogne-pied et de la mailloche, il enlève le surplus de corne à la partie inférieure du sabot. On dit qu’il « abaisse la muraille » afin que la bête puisse poser correctement la patte sur le sol.

Avec le rogne pied

Ensuite, avec une râpe, il finit d’égaliser la « sole », qui correspond à la plante du pied.

Avec la rape

Enfin, avec la cisaille, il raccourcit l’ongle trop long. Comme lorsque nous coupons trop court un de nos ongles, survient à l’une des pattes, un saignement plus impressionnant que douloureux à voir l’air paisible du bœuf. Le maréchal-ferrant va répéter les mêmes gestes à huit reprises (deux bœufs à quatre pattes, le compte est bon !).

Vue de loin

Jean Martres, volubile, nous conte l’opération de ferrage qui n’est pas prévue aujourd’hui. Il extrayait d’abord les clous des fers usagés à l’aide de grosses tenailles, les « tricoises ». Ensuite, il procédait au ferrage proprement dit qui s’effectuait, pour une meilleure efficacité, le plus souvent, à chaud autour de 1 000 degrés. Ainsi, le fer était bien ajusté et épousait mieux la corne du sabot. Selon la quantité de travail abattu par l’animal et le type de chemins empruntés, la longévité d’un fer était de trois mois. Ce sont 2 500 fers à bœufs qui étaient posés, chaque année, à l’époque florissante de la profession. Il préparait, à la fin mars, son stock de fers qu’il fabriquait à partir d’une ébauche. Comme pour nos chaussures, il existait différentes pointures de fers ( de 2 à 6) adaptées à la taille des sabots. Le fer à bœuf est complètement différent du fer à cheval bien connu qui trônait souvent aux portes des maisons et sur les cheminées en guise de porte-bonheur. Sur chaque sabot de bœuf, sont cloués deux fers de taille inégale car l’ongle intérieur est plus étroit et petit.

Fer a boeuf

Le maréchal-ferrant empiétait souvent sur les prérogatives du vétérinaire trop onéreux pour les paysans. Il lui arrivait, avec sa scie à métaux, de raccourcir les cornes trop longues. Lorsqu’il touchait par malheur, la partie vivante de la corne, il stoppait l’hémorragie de sang en cautérisant au fer rougi. Il procédait aussi, avec le trocart, au perçage des panses des animaux qui avaient trop abusé de trèfle ou sainfoin. Il élaborait encore quelque remède de bonne femme à base de miel, vinaigre et sulfate de cuivre pour soigner, avant de les panser, les bêtes blessées par un clou ou un tesson de bouteille.
Il soignait l’œil des bovins quand une « balle « d’avoine jetée de la grange au-dessus dans la mangeoire de l’étable, se logeait dans la cavité orbitale au risque de faire perdre l’usage de la vue à la bête. Avec son doigt recouvert d’un petit bout de tissu de lin enduit d’huile, il épousait sous la paupière, la forme de l’œil et enlevait le corps étranger gênant.
Jean Martres, digne d’un ostéopathe, se souvient même d’avoir guéri des foulures d’une patte avant d’un bovin en lui repliant le membre sur l’épaule !
Hors La Bastide, la majorité des bêtes provenait de Lacave, le village voisin, et des fermes de la Haute-Garonne limitrophe, notamment de Castagnède, His et Touille.
Le nettoyage des sabots et le ferrage s’effectuaient surtout lorsque le mauvais temps empêchait les agriculteurs de travailler dans leurs champs. Il faut donc imaginer l’affluence de paysans et d’animaux dans la cour du forgeron et sur le pré communal ainsi que les conversations animées presque exclusivement en patois.
La matinée s’achève par un moment fleurant délicieusement le terroir durant lequel le propriétaire des bœufs récapitule en langue occitane, les différentes étapes du nettoyage des sabots.

Proprietaire

Dans mon esprit, dansent des images et des sons d’il y a cinquante ans, le crottin des chevaux qui « décorait » le pavé de la rue de la République, artère principale de ma petite ville natale de Normandie, Monsieur Guignant actionnant le soufflet de sa forge rougeoyante, le bruit du marteau sur l’enclume quand il ferrait d’imposants chevaux percherons ou boulonnais.

Philippe Kuhlmann, l’un des derniers bouviers en activité 2022 (68)

Publication le 13 janv. 2022 par France 3 Grand EstFrance 3 Grand Est

Philippe Kuhlmann est agriculteur à Soultzeren, dans la vallée de Munster. Mais sur son exploitation, aucun tracteur. Depuis 40 ans, il dresse des bœufs et des taureaux, puis fait ses foins et travaux agricoles grâce à la traction animale. Des compétences qui font la réputation du bouvier (l’un des derniers en activité) partout en France et même plus loin. Ses bovins sont très demandés et des jeunes, qui veulent se lancer dans le métier d’agriculteur, se déplacent chez lui pour découvrir sa philosophie et son savoir-faire. Car la traction bovine connaît un regain d’intérêt. Portrait de ce passionné. Reportage N. Gaschy, X. Ganaye.

Vidéo « Coeur de mule » avec une Matthias Lee et une paire de bœuf (09) 2025

Matthias reprend l’activité d’une ferme d’Olivier Courthiade, en traction animale à Nescus (09). Entre sons et gestes, un langage se tisse entre ces animaux et lui, fait de reconnaissance mutuelle. Ici, nous captons leurs souffles, leurs pas, leur vitalité. La voix de Matthias nous rappelle aussi l’espérance que détient cette pratique millénaire. Un film de Coline Armand.

Rassemblement des meneurs de bovins du 2 au 4 octobre 2026 (66)

Affiches des rassemblement 2026 V2 scaled

Rassemblement des meneurs de bovins 2026 : les inscriptions sont ouvertes !

Du vendredi 2 au dimanche 4 octobre 2026, l’Association Française des Meneurs de Bovins vous donne rendez-vous à Béna, sur la commune d’Enveitg, dans les Pyrénées-Orientales, au cœur du parc naturel régional des Pyrénées catalanes. Nous serons accueillis chez Eline Hoefsloot, à la ferme Can Llull, pour trois journées de rencontres, d’observations, de pratique et d’échanges autour des bovins. Cette édition sera consacrée à trois grands thèmes : l’éthologie, les bovins de loisir et les bovins de travail. Nos amis les chiens ne sont pas acceptés sur place.

Leonnie Biteau 8350 scaled

Inscription obligatoire

L’inscription, ainsi que la réservation des repas, se fait sur HelloAsso via le lien de l’événement. Le tarif est de 5 € pour le week-end, avec gratuité pour les moins de 18 ans. Le dimanche est gratuit. L’inscription est obligatoire pour le vendredi et le samedi. Les participants qui souhaitent venir avec leurs bovins sont les bienvenus, sous réserve d’inscription préalable. 

Repas

Les repas sont à réserver et à régler à l’avance sur HelloAsso. Le midi, un sandwich à 6 € sera proposé le vendredi, le samedi et le dimanche sur le terrain. Le soir, un repas chaud à 15 € sera proposé le vendredi et le samedi dans une auberge, avec un nombre de places limité. Une buvette sera également proposée sur place.

Lourdais

Animations

Le programme détaillé des animations sera communiqué un peu plus tard, mais le rassemblement s’organisera autour de temps d’échanges, de démonstrations et de réflexions sur les pratiques actuelles avec les bovins.

Hébergement

Plusieurs solutions d’hébergement existent autour d’Enveitg. Pour celles et ceux qui souhaitent réserver un hébergement à proximité, il existe notamment des solutions autour de Cal Viatger et de l’Auberge Saint-Aoulary, à Enveitg. La possibilité de camper sur place est encore en attente de confirmation. Nous vous tiendrons informés.

Vente d’aliments pour bovin

Lors de votre inscription, vous pourrez aussi commander sur HelloAsso des sacs de 25 kg de caroube concassée et des tacos pour bovins, au tarif de 15 € le sac, à récupérer pendant le week-end. 

Tacos Tacos

Caroube concasse Caroube concassée

Vous pouvez vous inscrire à l’événement, réserver vos repas et commander les aliments bovins directement via le formulaire ci-dessous : 

Besoin d’un renseignement ?
Pour toute question concernant le rassemblement, vous pouvez nous contacter par message privé sur Facebook, par mail à lesmeneursdebovin@gmail.com ou par téléphone au 06 52 03 82 10.

Leonnie Biteau 8356 scaled

Vidéo « La femme qui chuchotait à l’oreille des vaches » 2017

leonnie biteau 8040 scaled

Émission Passemoilesjumelles du 22 septembre 2017.

Et oui, les vaches vont aussi à l’école ! A Kilchberg, dans le canton de Zurich, Anne Wiltafsky a fondé en 2008 un centre unique en Suisse où elle forme des bovins à toutes sortes de tâches, comme tirer un traîneau, monter des escaliers ou encore sauter des obstacles. Créée au départ pour donner une seconde vie à des animaux destinés à l’abattoir, cette école souhaite avant tout faire changer les mentalités et nous inciter à porter un autre regard sur eux.

Passe-moi les jumelles du 22 septembre 2017, une émission de la Radio Télévision Suisse.

«A l’école des vaches» un reportage de Jochen Bechler

Images: Virginie Mivelaz

Son: Raphaël Crohas

Montage: Catherine Kala

Illustration sonore: Fred Demilliac

Mixage: Benoît Mayer

Etalonnage: Stéphane Friedli

Passe-moi les jumelles:

Youtube:   Video La femme qui chuchotait a loreille des vaches 2017 yt favicon ringo2 / passemoilesjumelles  

Site: http://rts.ch/play/tv/emission/passe-…

FaceBook:  Video La femme qui chuchotait a loreille des vaches 2017 / passemoilesjumelles  

Retrouvez la Radio Télévision Suisse: Youtube:   Video La femme qui chuchotait a loreille des vaches 2017 yt favicon ringo2 / rts   Site: http://rts.ch

leonnie biteau 3106 scaled

Livre « La Béarnaise : Une vache, des hommes, un pays » d’Emmanuel Ribaucourt 2020

Livre La Bearnaise Une vache des hommes un pays dEmmanuel Ribaucourt 2020 la bearnaise une vache des hommes un pays

Emmanuel Ribaucourt est passionné par la biodiversité domestique et les races anciennes. Il intervient activement au sein de la Fondation du Patrimoine et siège au conseil d’administration de l’Association de sauvegarde de la race bovine béarnaise ainsi qu’à la Société d’ethnozootechnie.

Le livre retrace l’épopée de la vache béarnaise et présente le Béarn, son passé rural, la vie quotidienne des paysans d’autrefois et le parcours des éleveurs d’aujourd’hui. Il s’intéresse également à la biodiversité domestique de la région et à son importance pour la conservation des races locales. Une partie de l’ouvrage est consacrée à l’utilisation de la vache béarnaise pour la traction animale, montrant comment elle est attelée pour les travaux agricoles et forestiers dans son territoire traditionnel.

 

Auteur : Emmanuel Ribaucourt

Éditeur : DELACHAUX & NIESTLE

Date : 05/03/2020

Pages : 256

Taille : 29,3 x 22,9

Type : Relié

ISBN : 9782603027011

 

Les bœufs de travail, lo bestial de tira 2025

Les boeufs de travail lo bestial de tira 2025 Paul Sibra Attelage de bC593ufs

(Paul Sibra, Attelage de bœufs; Domaine Public.)

Voici deux articles qui nous ont été partager issue du blog « partager le voyage« .

Les BŒUFS de TRAVAIL, lo BESTIAL de TIRA 

Parce qu’un homme nous a quittés trop tôt (Sébastien Saffon [1974-2025]), parce qu’il avait le souci d’un passé contribuant à un présent valide, parce que considération et conscience pour les animaux nature, d’élevage, de compagnie, reviennent au respect de toute forme de vie côtoyée et aussi de la personne que nous devrions être, parce que même passif, je reste solidairement complice de la cruauté, de la bêtise spécifiques à notre espèce, parce que j’ai aimé Lami, le trait breton de mon grand-père, parce que j’ai gardé, le souvenir magnifique de la vache vive, curieuse, au port de tête auguste, aux beau yeux sans doute sous son moscalh (je suis long mais les petits vieux de Nescus dans l’Ariège, qui labouraient le champ de patates avec, généreux, ouverts, si heureux d’être encore autonomes, de faire venir le cochon, valent admirablement mon évocation maladroite pour un tableau vivant de Millet (1) [promis, je récupèrerai les diapos un jour ! ]) ; enfin, parce qu’il me faut continuer à expier mes crimes avérés envers les oiseaux, plus tard les petits chats, sinon accidentels…   
Ces aveux coûteraient-ils beaucoup, attendu que (autant en arriver à un réquisitoire) les animaux dits domestiqués (un terme à trop forte connotation d’emprise) ont accompagné la marche de l’Homme dans la cohabitation puis vers la domination du milieu jusqu’à en abuser et finalement, à force de folie captatrice, se retrouver en danger d’autodestruction, en raison de tout ce qui précède, un besoin me commande de parler plus généralement et plus concrètement à cause de la proximité audoise du Lauragais, des bœufs de travail. 
Les boeufs de travail lo bestial de tira 2025 joug3201850 192520MusC3A9es20dC3A9partementaux20de20la20Haute SaC3B4ne20under20the20Creative20Commons20Attribution Share20Alike203.020Unported20license.jpg20photo20Monnin20Jacques
joug3 1850-1925 Musées départementaux de la Haute-Saône under the Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license..jpg photo Monnin Jacques. Une forme a priori des plus rudimentaires plutôt pour des vaches dirait-on. 
Encore à l’origine de cette quête « J’ai deux grands bœufs dans mon étable… » (2) (à suivre) 
Les boeufs de travail lo bestial de tira 2025 Toulouse Lautrec DEUX BC592UFS SOUS LE JOUG20Domaine20public
Toulouse-Lautrec_-_DEUX_BŒUFS_SOUS_LE_JOUG, Domaine public. Étonnant chez Lautrec qui nous a plutôt habitué aux excès des soirées parisiennes… 
(1) Mais chez Jean-François Millet et ses tableaux de pauvres paysans, les attelages de bœufs n’apparaissent pas. 
(2) chanson de Pierre Dupont (1821-1870), poète, chansonnier à Paris, estimé par Auguste Fourès. À Lyon où il revient après avoir perdu sa femme et le bonheur, malgré les amis voulant lui rendre le goût de vivre, il meurt à 49 ans… Sa vie contredit quelque peu les paroles de sa chanson où la vie des bœufs est préférée à celle de l’épouse. Une rue porte son nom, non loin de l’École Normale à la Croix-Rousse, qui m’accueillit en septembre 1971. 
Les bœufs ont une espérance de vie entre 15 et 18 ans. Adultes, ils pèsent entre 700 et 800 kilos. Petit détail physiologique, leur propension à se coucher du côté gauche fait que le rein est plus gros et plus chargé de graisse que le droit. 
De caractère ils peuvent être rétifs, peureux, furieux… Dans ce dernier cas, une castration tardive a une incidence certaine sur la docilité ; cette ablation est subie entre six et douze mois ; trop tôt, cela nuirait au développement physique, trop tard  cela influe sur un caractère difficile demandant plus d’efforts. 

… un besoin commande de parler plus généralement et plus concrètement à cause de la proximité audoise du Lauragais, des bœufs de travail, donc avec la prise en compte d’une propension préalable à un sentiment à l’égard des bêtes, des bœufs de trait, puissants, dociles, possiblement issus des aurochs disparus voilà 400 ans à cause de qui vous savez. 

 

Les%20rois%20fain%C3%A9ants%20(670 752).%20Lithographie%20en%20couleurs%20par%20E.%20Cr%C3%A9t%C3%A9%20d'apr%C3%A8s%20une%20illustration%20de%20H.%20Grobet,%20Histoire%20de%20France,%20Paris,%20%C3%89mile%20Gu%C3%A9rin,%201902.
Les rois fainéants (670-752). Lithographie en couleurs par E. Crété d’après une illustration de H. Grobet, Histoire de France, Paris, Émile Guérin, 1902.

 

Autre antécédent, l’empereur des villae et missi dominici, Charlemagne, ne se déplaçait-il pas en chariot tiré par quatre bœufs, comme ces rois dits fainéants qu’en bon carolingien il dénigrait en toute chose  ? 

Pour revenir à un temps plus actuel bien que révolu, des sept décennies presque engagées sur la huitième (et si concordantes avec l’âge de mes artères…), réfléchissons à ce qui correspond, malgré l’affirmation toujours plus marquée de la mécanisation, à la mise en valeur des terres grâce à la participation indispensable des bêtes. 
Plus le nombre de paires d’animaux est important (une pour six hectares ?), plus la superficie à travailler est grande (2). Un coût d’entretien trois à quatre fois moins cher a fait préférer le bœuf au cheval. 
On dirait que, couplés à la croyance populaire, à un fond de superstition itou, des partis pris sur la robe des bêtes influent sur les choix des paysans : le poil blanc (3) désigne un spécimen à engraisser, plus gris ou brun, le pelage dénote du flegme, de la mélancolie ; il faudrait éviter le moucheté, signe de paresse. 
En vue de leur utilisation, les cornes doivent être formées par rapport à l’équipier et au joug. Il est profitable d’appairer le débutant avec un aîné déjà formé. 
Les boeufs de travail lo bestial de tira 2025 joug2201850 192520MusC3A9es20dC3A9partementaux20de20la20Haute SaC3B4ne20under20the20Creative20Commons20Attribution Share20Alike203.020Unported20license.20Photo20Monnin20Jacques
joug2 1850-1925 Musées départementaux de la Haute-Saône under the Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license. Photo Monnin Jacques
Le joug double, s’agissant d’un joug de tête (de poitrail pour le cheval) est dit « coiffant » en Lauragais ; sur mesure et à demeure c’est la mission du jougtier passant de ferme en ferme. Il prend les mesures des animaux, travaille à la hache et à l’herminette, en principe en un jour, le polissage devant être inclus ; la tâche est complétée avec la confection des « julhas », les longes de cuir à lier aux cornes et au front. 
Les boeufs de travail lo bestial de tira 2025 Toulouse Lautrec201864 190120LES20BOEUFS20SOUS20LE20JOUG20SOUVENIR20DE20MALROME20188120under20the20Creative20Commons20Attribution Share20Alike204.020International20license
Toulouse-Lautrec 1864-1901 LES BOEUFS SOUS LE JOUG (SOUVENIR DE MALROME) 1881 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license.

 

Habitués et comme redevables à l’homme qui les nourrit, les abreuve, les panse et qui décrète qu’il n’y a pas plus heureux qu’un bœuf à la mangeoire (« Uros coma un buou a la grupia »), les animaux se mènent à la voix et au geste pour habituer les oreilles à la corde puis aux guides. L’apprentissage du joug se fait entre deux et trois ans. Lors du labour, l’animal de gauche apprend à suivre le sillon, pour l’utilisation de la faucheuse, c’est celui de droite qui conduit. Un résultat probant demande beaucoup de patience empreinte de douceur, de tendresse. Cette prévention apparaît même avec la façon de nommer l’aiguillon puisqu’on préfère le terme “ toucadou ” (phonétiquement) plutôt qu’ “ agulhado ”, aiguillon. Et si génériquement, les intéressés parlent de Mule et Marelh suivant la position des bêtes, les bœufs, tout comme les vaches, répondent à leurs noms. Entre ces compagnons de travail, l’humain perçoit même une connivence sinon une amitié liée à l’habitude de tirer ensemble… 
(2) Moins puissantes mais plus rapides, les vaches suffisent à une propriété plus modeste. 
(3) la couleur blanche peut être considérée comme la teinte la plus claire du gris… Les deux de la chanson de Dupont sont blancs tachés de roux. En Lauragais, surtout de race gasconne, ils sont gris-blanc. 
Addendum : 
L'HISTOIRE%20de%20la%20FRANCE%20racont%C3%A9e%20%C3%A0%20tous%20les%20enfants,%20de%20tr%C3%A8s%20grand%20format,%20con%C3%A7u%20par%20Jean Jacques%20et%20Claude%20Nathan,%20illustr%C3%A9%20par%20Henri%20Dimpre%201958%20FERNAND%20NATHAN%20
« L’HISTOIRE de la FRANCE racontée à tous les enfants », de très grand format, conçue par Jean-Jacques et Claude Nathan, illustrée par Henri Dimpre 1958 FERNAND NATHAN. Il en va ainsi des pays trop fiers qui magnifient leurs hommes dits providentiels, légalistes ou non, quitte à diffamer leurs prédécesseurs… 
PS : toute participation à bon escient ne peut être que bienvenue. 
< 1 2 50