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Quel animal de labour en Camargue : bœuf ou cheval ? 1300-1830

Quel animal de labour en Camargue boeuf ou cheval 1300 1830 200

L’ouvrage réunit vingt-sept études issues de plusieurs décennies de recherches consacrées à la ville d’Arles. Il aborde son histoire politique, sociale et économique, en particulier à la fin du Moyen Âge, période durant laquelle Arles occupe encore une place centrale comme ville d’Empire, port de commerce et siège archiépiscopal. La grande histoire s’y entremêle avec celle du quotidien. 

Parmi ces études, le chapitre « Quel animal de labour en Camargue : bœuf ou cheval ? 1300-1830 » s’intéresse aux pratiques agricoles sur le temps long. Il analyse le rôle central du bœuf de labour en Camargue, son maintien jusqu’à l’époque moderne, puis la progression lente du cheval et des mules à partir du xve siècle. Le texte met en relation les types de labours, les outils utilisés et les choix d’animaux de traction, en montrant que le recul du bœuf ne relève pas d’un simple progrès technique mais d’une représentation durable des sols et du travail agricole.

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Texte intégral

Durant des siècles, le territoire d’Arles et plus particulièrement la Camargue ont été l’un des greniers des pays de la Méditerranée occidentale où Marseillais et Génois venaient chercher le grain nécessaire à leur approvisionnement. Vers 1830, au moment où est publié la Statistique du département des Bouches-du-Rhône, la Camargue est toujours cette terre à blé et, à propos de sa production, les rédacteurs de cet ouvrage insistent sur deux aspects : la nature des labours, le bétail utilisé pour ces labours1.

Il y a un débat entre ceux qui sont partisans d’un labour superficiel et ceux qui préconisent un labour profond. Les premiers l’emportent de beaucoup.

Il existe en Camargue un préjugé qu’il importe de déraciner et qui a son origine dans le plus faux de tous les calculs. La plupart des fermiers prétendent qu’en labourant à plus de 12 ou 15 cm, on enfouit trop profondément la couche superficielle qui seule contient la terre végétale, et que l’on ramène à la surface la couche inférieure, sansouireuse, amère et dépourvue d’humus nécessaire à la végétation. On peut détruire ce singulier raisonnement de deux manières, d’abord par la théorie, et ensuite par l’expérience.

La Statistique apporte précisément le témoignage d’un certain. M. Roux propriétaire en Camargue :

J’étais persuadé que l’influence de l’air (M. Roux pouvait ajouter : et celle des cultures) finirait par rendre cette nouvelle couche aussi productrice que celle que j’allais placer au-dessous d’elle, et que le blé qui pourrait ainsi végéter sur un fond devenu beaucoup plus profond donnerait progressivement de plus belles récoltes. L’expérience m’a en effet démontré que, hors la première année où les résultats n’étaient pas cependant très inférieurs à ceux des années précédentes, on trouvait dans celles qui suivaient un bien grand dédommagement de ce premier mécompte, ainsi qu’aux frais un peu plus considérables que peuvent exiger de plus forts labours, et je persiste à croire que, par la persévérance de cette pratique, on finirait par rendre propre à une culture variée des terrains qu’on regarde aujourd’hui comme condamnés à un éternelle jachère2.

Pour les auteurs de la Statistique ce raisonnement est tout à fait fondé. Le laboureur doit opérer un mélange des différentes couches et enrichir son sol par des engrais ou des amendements convenables. En agissant ainsi, il faudra un très court espace de temps pour avoir, dans quelque terrain que ce soit, une épaisse couche de terreau propre à toutes sortes de cultures en Camargue comme ailleurs. Cette pratique des labours superficiels solidement ancrée a été au xixe siècle combattue par l’enseignement des chambres d’agriculture3. Elle amène à se poser une double question : quand est-elle apparue ? A-t-elle un lien avec l’animal utilisé pour la traction de l’instrument aratoire ?

Tous les ouvrages, tous les auteurs, Statistique du département des Bouches-du-Rhône, Essai sur la statistique de la ville d’Arles de Pierre Véran, l’article de Roger Livet sur « Le bœuf de labour dans l’ancienne Provence » sont d’accord : entre 1780 et 1830 se produit un recul considérable du bœuf devant les mules et les chevaux4.

La Statistique revient à plusieurs reprises sur la question.

Autrefois les bœufs de Camargue pliés au joug faisaient les travaux dans le territoire d’Arles. La main-d’œuvre étant devenue progressivement plus chère, les animaux, par leur lenteur, ne correspondent plus à l’économie du propriétaire… leurs services depuis quarante ans sont devenus tous les jours plus rares. Aujourd’hui le laboureur trouve moins de risque et plus d’avantage à employer des mules ou des chevaux (t. iv, p. 270).
On employait autrefois ce quadrupède beaucoup plus fréquemment qu’aujourd’hui, et le pays en possédait de nombreux troupeaux, soit de bœufs noirs (Camargue), soit de bœufs rouges… Aujourd’hui on fait traîner la charrue par des mulets, des chevaux ou des ânes […]
La difficulté de les plier au joug et celle de trouver de bons bouviers a fait abandonner cette méthode depuis environ quarante ans, aujourd’hui le Grand et le Petit Badon sont les seuls domaines de Camargue où on laboure encore avec des bœufs sauvages (t. iv, p. 487).

Dans son Essai sur la statistique d’Arles, Pierre Veran décrit la situation à la fin du xviiie siècle :

On peut évaluer à 1 250 le nombre des charrues qu’il faut à l’agriculture d’Arles. Elles sont toutes traînées par des mules, mulets ou chevaux, à un petit nombre près qui le sont par des bœufs dociles, tandis qu’autrefois un tiers de la culture se faisait avec des bœufs sauvages de couleur noire indigènes au pays, mais leur service n’est pas applicable à ce qu’on appelle la grande culture puisqu’on peut ne les employer qu’à la petite charrue nommée araire laquelle n’opère pas aussi bien que celle appelée coutrier, encore moins celle appelée la charrue tirée par six bêtes de forte taille.

L’on compte, sur le territoire d’Arles, 1138 chevaux, 856 juments 1 517 mules, 230 mulets et 950 bœufs ou vaches sauvages lesquels ne donnent aucun bénéfice que le travail qu’on en tire.

Roger Livet insiste sur l’importance du bœuf de labour dans la Provence médiévale et moderne et énumère les raisons possibles de son recul et souvent même de sa disparition à la fin du xviiie siècle et au début du xixe siècle : révolution agricole au xviiie siècle et apparition de nouveaux types de charrues, changements de cultures et progrès de la vigne, confiscation des grands domaines qui utilisaient les bœufs à l’époque de la Révolution et morcellement des propriétés, série d’épizooties, prix respectifs du bœuf et du cheval. Tous ces éléments ont pu jouer un rôle. Mais d’autres aspects ont été omis : la nature des labours et la chronologie.

En effet, c’est déjà avant 1780-1800 que se produit un progrès du cheval aux dépens du bœuf. Dans des baux de l’époque moderne, le fermier peut-être obligé d’utiliser des chevaux et non des bœufs. Dans ce bail de 1771, le nombre et les modalités des labours sur des terres appartenant aux Hospitaliers sont précisés :

soulèvera les terres à la Saint Antoine (17 janvier) (il s’agit du premier labour…) les labourera avec des bêtes à pieds ronds, et non avec des bœufs, semant sur 8 raies, couvrir non comprise (c’est-à-dire fera 8 labours, plus l’enfouissement des semailles5).

Dès l’époque moderne il y avait en Camargue ce préjugé selon lequel les labours profonds exécutés avec des bœufs avaient le défaut d’enfouir la bonne terre et de ramener à la surface la couche inférieure, salée et dépourvue d’humus et on tenait à effectuer avec des chevaux et des mulets des labours peu profonds de 12 à 15 cm. Le recul du bœuf, le progrès du cheval remontent loin dans le temps. Cela amène à s’interroger sur la situation aux derniers siècles du Moyen Âge.

Georges Duby l’a remarqué :

On vit dans une partie de l’Europe occidentale le cheval se substituer au bœuf pour le labour […] point sans doute avant le xiie siècle […]. Il n’est pas aventuré de penser que la mutation s’est opérée dans les plaines de France, de Picardie, de Flandre et de Lorraine, aux alentours de 1200. Elle se révélait avantageuse. Moins sans doute sur la frange des essarts, où l’extirpation réclamait la force des bêtes bovines que sur les « campagnes » aménagées. L’adoption du cheval de trait convenait moins à l’extension de l’espèce agraire qu’à l’intensification de la culture. Ce changement apparaît ainsi, contemporain du ralentissement des défrichements, comme un nouveau signe d’une conversion générale de l’économie rurale au cours du xiie siècle. Le cheval en effet est rapide, beaucoup plus que le bœuf. L’employer, c’était accélérer considérablement les façons de la terre, donc se donner les moyens de multiplier les labours, et aussi de passer la herse que, dès le xie siècle, la « tapisserie » de Bayeux montre traînée par un cheval. L’abandon de l’attelage bovin engageait aussi à étendre la culture de l’avoine ; il semble ainsi lié à une pratique plus régulière de la rotation triennale. Dans les campagnes qui s’y résolurent, il permit surtout d’améliorer notablement la préparation de la terre, donc sa fertilité, de réduire les temps de jachère, de hausser le rapport des semailles. Il marque l’avènement d’un système agraire plus hautement productif.

Cette substitution du cheval au bœuf, si remarquablement présentée est valable pour les pays d’entre Loire et Rhin. Georges Duby l’admet :

Pourtant dans beaucoup de régions, les paysans continuèrent d’atteler des bœufs. Délimiter les régions où régna cette réticence apprendrait beaucoup. Cette étude géographique n’est pas faite. On sait toutefois que le cheval de labour ne pénétra pas dans les pays du Midi, peut-être parce que l’avoine y venait mal […] La substitution du cheval au bœuf fut donc, peut-être au xiiie siècle, elle aussi plus limitée qu’on l’a dit. D’où l’intérêt de mieux la circonscrire6 […]

La Provence, le territoire d’Arles, la Camargue appartiennent à ce Midi réfractaire au changement. Tout le monde se plaît à insister sur l’importance du bœuf de labour dans l’activité agricole provençale. L’enquête sur les commanderies de l’ordre de l’Hôpital dépendant du Grand Prieuré de Saint-Gilles en 1338 que Georges Duby a étudiée, recouvre l’ensemble de la Provence et le sud du Dauphiné et donne une idée de la situation dans la première moitié du xive siècle : sur des dizaines de seigneuries, seules trois parmi les plus méridionales (Fos, Marignane et Mallemort) utilisent des chevaux ou des mulets. Partout le bœuf est l’animal de labour.

La Camargue, comme le Plan-du-Bourg et le Trébon, est constituée d’affars. Il s’agit d’un ensemble de terres labourables, de pâturages et souvent de paluns d’un seul tenant groupés autour d’un habitant, mas ou souvent autour de 1400 d’une cabane. Cette terre produit des blés, avant tout du froment (tozella et saysseta). Elle est cultivée en assolement biennal. Il y a là une remarquable continuité. Vers 1800, Pierre Véran écrit : « Dans le territoire d’Arles, chaque année la moitié des champs reste en jachère »7. En 1338, les Hospitaliers possèdent dans le nord de la Camargue le domaine de Port Arnaut : « cette baillie a une grange appelée Port Arnaut et dans cette grange elle a 320 sétérées de terre qui sont cultivées en deux termes, c’est-à-dire chaque année 160 sétérées », ce qui est dit de Port Arnaut est vrai pour toutes les terres des Hospitaliers à Arles.

Emmanuel Le Roy Ladurie a écrit : « La jachère bisannuelle est gaspilleuse de travail » et il évoque « les quatre, cinq sept et même huit labour »8. Selon Pierre Véran, à l’extrême fin du xviiie siècle, à Arles, « on donne régulièrement à chaque terre que l’on ensemence cinq sillons, parfois six, selon les capacités du propriétaire ou du fermier9 ». Dans les baux des Hospitaliers au xviiie siècle, on trouve ce genre de formules : « semence sur huit raies, couvrir non comprises10 ». Quinqueran de Beaujeu au xvie siècle écrit : « Personne au monde ne laboure mieux et avec plus de soin que les Provençaux, car certains n’ensemencent leur blé qu’à la quatorzième raie11 ». Peut-être exagère-t-il, car il a tendance à embellir la réalité provençale et arlésienne ? Mais les contrats d’arrentement et de facherie mentionnent des « raies » nombreuses ; sept, huit, neuf. Surtout huit et neuf. Les deux formules qui reviennent le plus souvent dans les contrats sont : « octo reguas temporibus congruis inclusis reguis de trossar et semenar », « novem reguas inclusis reguis de trossar et semenar ». Au xive et xve siècles comme au xviiie siècle, huit et neuf labours sont la pratique courante.

L’instrument utilisé est l’araire : aratrum, quelquefois raiola. Les inventaires conservés dans les registres de notaire révèlent sa présence dans nombre de maisons urbaines et dans tous les mas. L’araire se trouve avant tout dans les mains des nobles qui sont les grands propriétaires fonciers et dans celles des laboureurs qui exploitent les terres des nobles ou travaillent sur leur propres terres.

Dans la première moitié du xive siècle, l’usage du bœuf est général. En 1338, il n’y a que des bœufs dans les granges (c’est-à-dire les mas) des trois commanderies arlésiennes de Saint-Thomas de Trinquetaille, de Saliers et du Temple. Dans l’ensemble des granges dépendant de Saint-Thomas de Trinquetaille, il y a 80 bœufs de labour pour lesquels on dépense 2 000 quintaux de foin12. En 1341, dans les mas de l’archevêque, se trouvent des boves arabiles ou boves de aratro : 12 à la Tour-du-Vallat, 24 à Boiscomtal, 16 à Furane, 12 à Villeneuve13. Au milieu du xiiie siècle, lorsque s’est produite à Arles une violente révolte contre l’archevêque Jean Baussan, le chef de ce mouvement, Pons Gaillard, se rend dans les domaines de l’archevêque, s’empare des bœufs et les emmène dans son propre mas14. Dans ces maisons, un homme est chargé de l’entretien des bêtes, le boaterius ; d’autres sont les responsables du labour, les conducteurs d’araires, les bubulcus ou boerius. Les inventaires de biens mobiliers confirment ce rôle des bœufs. On y trouve des araires destinés aux bœufs : chez un laboureur sex raiole ferri bobum ; des tornadoyre bobum, des rênes, des guides de bêtes de labour.

Dans la deuxième moitié du xive siècle, en pleine crise, on utilise toujours les bœufs. En 1373, le précepteur de Saliers s’efforce de remettre en exploitation ses terres après les ravages causés par le duc d’Anjou : il explique qu’il a dû acheter trois bœufs et que quatre attelages de bœufs lui seront nécessaires15. En 1405, le marchand florentin Francesco Benini a pris à rentre l’affar de Mastibert ; il le confie à deux fachiers. Ceux-ci s’engagent à cultiver 200 sétérees. Il leur fournit dix-huit bœufs de labour16. Mais durant la première moitié du xve siècle un changement se dessine et s’affirme.

Une série de détails attestent la réalité de cette transformation :

  • en 1433, un laboureur, Rostan Belfort, dans son testament, lègue à son frère mulam meam cum ferro quod est infra stabulum una cum aratro, relha, suffra, basteto et toto governamento aratris (sic) mei17 ;
  • dans les inventaires on trouve des objets significatifs : tornadoyra rossatinotrum, collare equi ad laborandum.

Des chevaux, des mules : le bœuf n’est plus le seul animal de labour.

Les livres aux contrats des Hospitaliers et les comptes de l’archevêché sont très précieux par les indications qu’ils fournissent :

  • sur les herbages de l’affar de Mastibet, le contrat de facherie de 1404 prévoit la nourriture de dix bœufs ; celui de 1421 parle de vingt cinq bœufs ou chevaux de labour18 ;
  • dans l’affar du Trébon, en 1401, il est encore question de bœufs de labour, puis entre 1406 et 1420 « d’animaux de labour » sans précision19 ;
  • en 1418, sur les terres de l’archevêque, à Villeneuve il n’y a que des bœufs ; en 1424, sur celles de la Tour-du-Vallat, on emploie 30 bestias grossas tam bovinas quam rossatinas20 ;
  • le mas de Paulon situé en Camargue au nord-est de l’étang de Vaccarès et appartenant à la commanderie des Hospitaliers dite « du Temple » apporte un témoignage décisif. En 1406, comme en 1338, on n’utilise que des bœufs ; en 1434, il s’agit d’animalibus arativis et en 1438 on rencontre pour la première fois l’obligation pour le fachier de recourir aux chevaux : « … et non laborare cum animalibus bovinis ymo cum rossatinis nisi de consensu ipsius domini preceptoris » ; pour le même mas en 1498 et en 1502 on trouve la formule « … et hoc de animalibus rossatinis21 ».

Les textes concernant les propriétés des laïcs confirment le phénomène. En 1436, le laboureur Jean Rostan possède deux aratra et quatre bestias rossatinas et la même année un autre laboureur Peyre Malorie a trois aratra et six bestias rossatinas22. Dans le mas du noble Alexis Cays, en 1456, se trouvent huit aratra et trente trois bestie rossatine de ferro de boaterie turris sive mansi23. Entre 1433 et 1455, Alzias et Johan Porcellet passent neuf contrats de facherie pour trois de leurs affars (Mayrana, Méjanes, Montlong) ; dans les neuf actes ne sont prévues que des bêtes rossatines24.

Cela ne signifie pas que le bœuf disparaît. Durant la même période, le laboureur Ranos Buas en a quatorze et la famille Saint-Martin en a seize dans son mas25. Au milieu du xvie siècle, Pierre Quiqueran de Beaujeu écrit, parlant des labours : « Il y a tellement de jeunes bœufs que, dans plusieurs fermes arlésiennes, on ne les élève que pour ce travail ». Il décrit longuement les taureaux de Camargue, les ferrades et la façon dont certains de ces taureaux sont dressés pour les travaux agricoels26. À partir des années 1420-1450, il y a sur le territoire d’Arles coexistence du bœuf et du cheval. Elle a duré jusqu’à la fin du xviiie siècle. Même quand un propriétaire utilise des chevaux, le nom de ceux qui s’en occupent et les conduisent sont le boerius et le boaterius et le groupe des chevaux d’un mas est la boateria.

Le fait important est la substitution du cheval au bœuf qui s’amorce entre 1420 et 1450. Elle commence au moment où la courbe démographique est à son point le plus bas : la reprise et les premières reconstructions de mas sont de peu antérieures à 1440. Il est difficile de l’expliquer par les considérations que l’on trouve dans la thèse de Fernand Braudel : « Le bœuf, chaque fois, disparaît parce que trop lent à répondre à une culture conquérante du blé, exigée le plus souvent par une pression démographique27 ». Les raisons avancées par Georges Duby pour la substitution du cheval au bœuf au xiie siècle, citées plus haut, ne s’appliquent pas à la campagne arlésienne. L’apparition et le progrès du cheval restent mystérieux. Aucun document ne permet de les expliquer. Ne peut-on imaginer qu’aux alentours de 1420, dans le milieu des propriétaires fonciers et des laboureurs arlésiens, soit apparue l’idée selon laquelle des labours superficiels faits avec des chevaux étaient préférables à des labours profonds effectués par des attelages de bœufs ? En ce début du xve siècle serait né ce qu’au xixe siècle on appelait un préjugé et qui allait dominer l’agriculture arlésienne aux Temps Modernes.

1re édition : paru dans Cahier d’histoire des techniques 8. Des outils, des machines et des hommes. Études offertes à Georges Comet, Aix-en-Provence, PUP, 2012, p. 171-179.

Bibliographie

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Bibliographie

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Braudel F., La Méditerannée au temps de Philippe II, Paris, A. Colin, 1949, 1160 p.

Comte de Villeneuve, 1821-1829, Statisque du département des Bouches-du-Rhône, 4 vol., Marseille.

Duby G., 1962, L’économie rurale et la vie des campagnes dans l’Occident médiéval, 2 vol., Paris, Aubier, 823 p.

Gangneux G., L’ordre de Malte en Camargue du xviie au xviiie siècle, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 1979, 215 p.

Le Roy Ladurie E., 1966, Paysans du Languedoc, Paris, SEVPEN, 2 vol, 1035 p.

10.3406/rga.1957.1951  :

Livet R., 1957, « Le bœuf de labour dans l’ancienne Provence », Revue de Géographie Alpine, p. 29-42.

Quiqueran de Beaujeu P., Louée soit la Provence, Arles, 1999.

Stouff L., 1986, Arles à la fin du Moyen Âge, Aix-en-Provence-Lille, 2 vol., 1053 p.

Veran P., s.d., Notes pour la statistique de la ville d’Arles, Bibliothèque municipale d’Arles, manuscrit 498, fo 132 vo, Arles s.d.

Veran P., 1957, Essai sur la statistique de la ville d’Arles, son terroir et ses environs, Bibliothèque municipale d’Arles, manuscrit 490-495, Arles.

Notes de bas de page

1 Villeneuve, 1821-1829.

2 Ibid., p. 269-270.

3 Gangneux, 1979, p. 55.

4 Véran, 1957, p. 29-42.

5 Gangneux, 1979, op. cit., p. 38.

6 Duby, 1962, I, p. 200-201.

7 Véran [s.d.], manuscrit 198, fo 132 vo.

8 Le Roy Ladurie, 1966, p. 77-78.

9 Veran, 1957, op. cit., p. 268.

10 Gangneux, 1979, op. cit., p. 38.

11 Quinqueran de Beaujeu, 1999, p. 78.

12 Archives départementales des Bouches-du-Rhône (ADB), 56 H 123.

13 Ibid., et III G 197.

14 Albanès et Chevalier, 1901.

15 Archives vaticanes, Instrumenta misecellanea 5851, Valence, 1901, no 1013.

16 ADB, 405 E 24.

17 Stouff, 1986, p. 406-407.

18 ADB, 56 H 3240, fo 63 (1404) et 3242, fo 15 (1421).

19 Ibid., 56 H 3240-3242.

20 Ibid., III G 206.

21 Ibid., 56 H 3098, 3099 et 3101.

22 Stouff, 1986, op. cit., p. 408-409.

23 Ibid., 409.

24 Ibid., 409.

25 Ibid., 409.

26 Quinqueran de Beaujeu, 1999, op. cit., p. 78 et 86-101.

27 Braudel, 1949.

Détails 

Stouff, Louis. «  Quel animal de labour en Camargue : bœuf ou cheval ? 1300-1830 ». In Arles au Moyen Âge finissant. Aix-en-Provence: Presses universitaires de Provence, 2014. doi:10.4000/books.pup.18087.

Éditeur : Presses universitaires de Provence
Lieu d’édition : Aix-en-Provence
Publication sur OpenEdition Books : 9 décembre 2020
ISBN numérique : 979-10-365-6141-2
Année d’édition : 2014
ISBN (Édition imprimée) : 978-2-85399-888-8
Nombre de pages : 374

Livre « Handbuch Rinderanspannung » de Astrid Masson 2015

Handbuch Rinderanspannung

Livre « Handbuch Rinderanspannung » de Astrid Masson 2015.

Résumer :

En plein cœur de Berlin, et pourtant presque en pleine campagne : Dahlem. L’agricultrice Astrid Masson travaille depuis 17 ans à la ferme biologique « Domäne Dahlem » et y mène avec succès un projet d’élevage de bovins de trait depuis 2007.

Dans son ouvrage, « Handbuch Rinderanspannung : Praktischer Ratgeber zu Verhalten, Ausbildung, Beschirrung und Anspannung von Zugrindern » (Livre Allemand. Manuel d’attelage des bovins : Guide pratique sur le comportement, le dressage, l’attelage et le chargement des bovins de trait), elle présente avec sensibilité la nature des bovins : leur comportement social, leurs perceptions sensorielles et leur langage corporel. Elle explique, de manière particulièrement captivante, comment utiliser ces connaissances pour communiquer avec les bovins et les dresser pour les travaux quotidiens (agriculture, sylviculture, attelage et équitation). Astrid Masson offre un panorama complet, des évolutions historiques aux développements actuels, agrémenté de nombreux conseils pratiques.

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Le livre est seulement disponible en broché. Il est disponible sur amazone

Détails sur le produit

  • Éditeur ‏ : ‎ STARKE PFERDE-Verlag
  • Date de publication ‏ : ‎ 1 novembre 2015
  • Langue ‏ : ‎ Allemand
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 204 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 3980867552
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-3980867559
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 870 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 27.9 x 1.6 x 21 cm

Livre « Draft Cattle: Their history, significance and value with a global perspective » Actes du Symposium mondial sur les bovins de trait (8-9 mars 2024 Allemagne)

Livre "Draft Cattle: Their history, significance and value with a global perspective" Actes du Symposium mondial sur les bovins de trait (8-9 mars 2024 Allemagne). couverture du livre

Lancement du livre ! « Draft Cattle: Their history, significance and value with a global perspective. Proceedings of the World Draft Cattle Symposium (March 8–9, 2024). »

Les bovins de trait : histoire, importance et valeur dans une perspective mondiale 

Actes du Symposium mondial sur les bovins de trait (8-9 mars 2024)

En 2024, plus de 126 scientifiques, professionnels de musées et éleveurs de bovins de trait se sont réunis à l’abbaye de Lorsch, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, pour le premier Symposium mondial sur les bovins de trait.

Nous sommes heureux d’annoncer aujourd’hui la publication des actes de ce colloque exceptionnel. Ces actes offrent une vue d’ensemble complète des résultats de la conférence et permettent d’approfondir l’histoire, l’importance et la valeur des bovins de trait dans une perspective mondiale.

La publication en anglais est consultable et téléchargeable gratuitement en ligne à l’adresse suivante : https://doi.org/10.11588/propylaeum.1713

Pour télécharger directement le livre en PDF : Draft cattle

Claus Kropp

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Sommaire :

Claus Kropp : Acknowledgments 3
Kirsten Worms : Welcoming words 4
Tanja Busse, Chris Smaje, Helena Norberg-Hodge, Wendell Berry : Patron Statements 5-8
Claus Kropp :  Preface 9
Sommaire : 10-11
Ioana Baskerville :  Draft cattle culture in Romania 42-45
Claus Kropp, Boniface Okumu :  Draft Cattle Use in Northern Uganda  74-77
Claus Kropp, Joseph Simataa :  Draft Cattle Use in the Zambezi Region, Namibia  78-81
D. K. Sadana, Maharani Din, Sabyasachi Das, Malyaj Shrivastava, Tatsama Motilal :  Challenges in reinvigorating draft animal power in India and some opportunities  82-87
Matilda Holmes, Barbara Corson, Claus Kropp :  Interpreting Palaeopathology: biographies of two draught oxen 116-123
Rob Collins :  Concluding Remarks 124-125

« Le point sur les harnais pour la traction animal » ouvrage de Thierry Duchenne (GRDR), Gret

  • Le point sur les harnais (jougs et harnachement) pour la traction animal.

Le point sur les harnais pour la traction animale est un ouvrage pratique qui présente les différents types de jougs et de harnachements utilisés. Des illustrations et des explications montrent comment ils sont conçus et utilisés.

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L’énergie animale constitue avec  l’énergie humaine l’essentiel de l’énergie employée en agriculture dans les pays en voie de développement.

Mais comment utiliser au mieux cette énergie  ?

Dans un premier temps, il nous a donc semblé important de synthétiser les informations disponibles sur l’évolution historique de l’attelage et sur la conception des harnais en Occident et particulièrement en France ; nous verrons par ailleurs les limites aux possibilités de transfert de la technologie française de fabrication des harnais pour les pays en développement.

Dans un second temps, nous nous consacrerons essentiellement aux harnais pour bovidés et équidés à usage agricole. Une référence particulière sera faite aux camélidés au chapitre Modèles et plans de fabrication.

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SOMMAIRE

INTRODUCTION

  1. DEFINITIONS
    1. Attelage et harnais
    2. Rôle des harmais dans la composition de l’effort de traction
    3. Lexique
  2. HISTORIQUE EN FRANCE
    1. L’Antiquité
    2. Du Moyen Age au XVIème siècle
    3. Du XVII au XIXème siècle
    4. Le XXème siècle
  3. TYPOLOGIE
    1. La fonction de l’attelage
    2. Le mode de transmission des forces
    3. Exemples
  4. ETUDE THEORIQUE DU TRAIT ET DES HARNAIS
    1. Les bovides
    2. Les équidés
    3. Les attelages multiples
    4. Traction animale pour l’élevation de l’eau
  5. CONCEPTION
    1. Utilisation du harnais
    2. Règles générales
    3. Conception et fabrication des harnais en France
    4. Conclusion
  6. MODELES ET PLANS DE FABRICATION
    1. Harnais pour bovides
    2. Harnais pour équidés
    3. Harnais pour camélidés
    4. Attelage multiple
    5. Choix des matériaux
  7. POSE DU HARNAIS ET GUIDAGE
    1. Pose du harnais
    2. Le guidage
  8. LES BLESSURES PREVENTIONS ET SOINS
    1. Prévention
    2. Soins
  9. DES EXPERIENCES ET DES COMPETENCES
    1. Information sur les harnais en France
    2. Information sur les harnais pour les pays en développement

EN CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

ANNEXES

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  • Thierry Duchenne (GRDR), Gret
  • Éditeur : Éditions du Gret
  • Collection Le point sur…, 5
  • Langue : Français
  • Année : 1984
  • 130 p.
  • ISBN : 978-2-8684-4003-7

Lien directe pour télécharger le document : Le point sur le harnais 

Document PDF : Le-point-sur-les-harnais

Quand la corne arrachait tout, réédition du livre par l’Association Violette et François JUSTON

quand la corne arrachait tout logo
La réédition du livre  » Quand la corne arrachait tout… » de François Juston est en projet.
François JUSTON, connu pour son ouvrage « Quand la corne arrachait tout », édité en 1994, a mené les bœufs dans la ferme familiale en Ardèche (Saint Maurice en Chalençon) jusqu’à 40 ans. Puis la vie l’a poussé à travailler comme salarié dans une autre exploitation, où l’unique vache servait à donner du lait et un veau de temps en temps, mais pas le temps pour l’attelage…
Toutefois, passionné qu’il était, il n’a jamais cessé de participer aux recherches sur l’attelage bovin, tant sur son histoire que sur son présent et son avenir. Une partie de la collection d’images et de textes qu’il a accumulée est aujourd’hui conservée au Musée national des arts et traditions populaires (13). L’autre partie est chez nous, sa famille.
Ce petit encart a pour but de vous faire savoir que Nelly et Lydie JUSTON, ses filles, et moi-même, sa petite fille Elvire, avons créé l’association Violette et François JUSTON (sans le soutien de sa femme Violette, François n’aurait pas été aussi loin dans ses recherches).
Son objectif est de protéger, promouvoir et diffuser ces ouvrages, en commençant par rééditer « Quand la corne arrachait tout… » épuisé très rapidement lors de sa parution.
Si vous souhaitez soutenir cette association qui a beaucoup de travail devant elle, adhérez en envoyant un chèque (à l’ordre de l’Association Violette et François JUSTON), à l’adresse en fin d’article, la cotisation étant de 5 euros. Vos dons seront les bienvenus.
Et vous pouvez acheter le fascicule (32 pages) sur les Grandes Attelées au prix modique de 4 euros , frais de port compris
Association Violette et François JUSTON
Logement communal
65240 ARDENGOST
06 03 94 77 37
asso.vfjuston@laposte.net
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Géographie et ethnologie de l’attelage au joug en France du XVIIe siècle à nos jours, livre de Mariel Jean-Brunhes Delamarre, 1969

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Voici le PDF d’un livre de Mariel Jean-Brunhes Delamarre.

Cette Géographe et ethnologue Française (1905/2001) a beaucoup travaillé sur le milieu rural en France pour en noter de nombreuses données.

Merci à Philippe Berte Langereau pour nous avoir communiqué cet ouvrage de référence sur les jougs paru en 1969 et aujourd’hui introuvable: 

Géographie et ethnologie de l’attelage au joug en France du XVIIe siècle à nos jours

Cliquez sur le lien ci-dessous pour le consulter.

Document PDF : livre-jougs-delamarre_compressed

 Voir aussi le PDF sur son œuvre par Martine Segalen:

Une oeuvre entre géographie et ethnologie Martine Segalen Dans Ethnologie française 2002/3 (Vol. 32), pages 529 à 539 Éditions Presses Universitaires de France

Document PDF : ethn_023_0529

Le grand char et les charrons du Morvan, livre de Philippe Berte-Langereau, édition Sutton

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Le char et les charrons du Morvan.

 Les véhicules agricoles fabriqués par les charrons ont progressivement disparu des campagnes dès 1950. Dans le Morvan, région de moyenne montagne, ils ont perduré jusque dans les années 1970. Philippe Berte-Langereau s’intéresse au char à quatre roues couramment utilisé dans cette région pour le transport du foin, de la paille, des grumes, du fumier, etc. Il revient également sur l’activité des charrons qui le fabriquaient dans les ateliers de villages. Au-delà de l’évocation technique, ces pages richement illustrées et enrichies de nombreux témoignages, mettent au jour le rôle social et sentimental que ce véhicule jouait dans les fermes d’autrefois.

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Jusque dans les années 1970-75, l’agriculture du Morvan et surtout celle du haut-Morvan a connu un véhicule particulier et qui servait à de multiples occasions dans les fermes familiales du Pays. Il s’agit du grand char à quatre roues tiré par des vaches, des bœufs, un cheval ou plus rarement un âne.

C’était un long véhicule fabriqué par le charron de la commune ou des environs et constitué de deux trains avant et arrière, munies de roues dites «  à embattage », autrement dit de grands cercles de métal qui les protégeaient de l’usure et en assuraient la solidité.

Ce véhicule fut progressivement remplacé par d’autres munis de pneus en caoutchouc à partir des années 1950 et suite à l’occupation et à la fin de la seconde guerre. Mais nombre de fermes poursuivirent avec le matériel ancien faute de succession.

Ce grand char avait des rôles multiples ; transport des foins et de la moisson, du bois, des fumiers, des grumes, etc… Il eut également un rôle particulier : il servit souvent à la famille pour une séance de photo, en guise d’estrade. Ce véhicule était une fierté et nombreuses sont les photos où il figure comme une richesse de la ferme.

Philippe Berte-Langereau a enquêté sur ce char (ou chariot) pour en faire un livre récemment publié aux éditions SUTTON. Il en a étudié la morphologie à partir des derniers exemplaires trouvés ici et là dans le pays et en propose un regard technique sur les différentes parties et leurs noms en patois suivant les secteurs du Morvan et cela grâce à des croquis et à de nombreuses photographies de famille.

Il évoque également la mémoire de quelques charrons qui animaient les villages dans leurs ateliers en travaillant le bois et le fer.

Ce livre permet de faire découvrir un univers disparu aujourd’hui mais qui peut intéresser les amateurs de matériels anciens et les plus jeunes pour qui ce véhicule appartient à l’histoire agricole de notre région.

Editeur : Editions Sutton
Année de parution : 2022
1 vol. (167 p.) : illustrations en noir et en couleur : 24 cm

 

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Publications d’Olivier Courthiade, paysans dresseurs et utilisateurs de bœufs, vaches, mules et chevaux, Nescus (09)

Olivier Courthiade nous communique les infos sur ses deux derniers ouvrages. Nous faisons une petite entorse à notre ligne éditoriale pour présenter des livres sur les équidés mais écrit par un dresseur/utilisateur de bœufs réputé!!! c’est pour la bonne cause!

  • Auteur : Olivier Courthiade
  • Editeur : Le Pas D’oiseau
  • Date de parution : 15/03/2022
  • EAN : 9782493504029
  • ISBN : 249350402X
  • Illustration : Photos couleur
  • Nombre de pages : 152
  • Format : 27 x 22 cm

 

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Le manuel d’attelage bovin de Philippe Kuhlmann, Soultzeren (68)

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Le « Manuel d’attelage bovin » de Philippe Kuhlmann consacré à l’élevage, au dressage et au menage des bœufs de travail est enfin sorti après de longues années d’élaboration.
C’est un ouvrage qui fera date et qui rassemble le savoir et les données de plus de quarante années d’expérience de travail avec les bovins d’attelage.
C’est aussi l’aboutissement d’une volonté farouche et permanente de transmettre qui, outre le travail de formation des jeunes sur le terrain au cul des bêtes, laissera une trace écrite sur la pratique agricole des bœufs de travail à la fin du vingtième siècle/début du vingt unième siècle.
Vous pouvez l’obtenir en envoyant votre demande directement à l’auteur et le règlement de 24 euros pour le livre + 8 euros de frais d’envoi :
Monsieur Philippe Kuhlmann
Chemin DU LONDENBACH
68140 SOULTZEREN
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livre philippe 4
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Vaches coiffées, un livre de Lionel Rouanet, réservation dès aujourd’hui de l’ouvrage pour une sortie fin d’année 2022

image réservation
Vaches coiffées et autres histoires de derrière les fagots, va voir le jour !
Les finitions, la mise en page seront achevées dans l’été, le livre devrait partir pour l’impression en octobre et sera dispo selon toute probabilité pour la fin de cette année.
Trouvez ci-après le bon de réservation et de description au format pdf (Cliquez dessus).fichier pdf Bon de réservation pour Vaches coiffées
Cette « campagne de réservation » a pour but de permettre à l’éditeur de définir le nombre de tirages.
Ensuite, selon son souhait, viendra peut-être une souscription.
Si vous êtes intéressés, merci de me le signaler par retour de courriel.

N’hésitez pas de faire circuler l’info, par bouche à oreille, pigeon voyageur, malle poste et bien sûr moyens de communication contemporains … !

Lionel.
Contact: rouanetlionel@hotmail.com
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