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Philippe Kuhlmann, l’un des derniers bouviers en activité 2022 (68)

Publication le 13 janv. 2022 par France 3 Grand EstFrance 3 Grand Est

Philippe Kuhlmann est agriculteur à Soultzeren, dans la vallée de Munster. Mais sur son exploitation, aucun tracteur. Depuis 40 ans, il dresse des bœufs et des taureaux, puis fait ses foins et travaux agricoles grâce à la traction animale. Des compétences qui font la réputation du bouvier (l’un des derniers en activité) partout en France et même plus loin. Ses bovins sont très demandés et des jeunes, qui veulent se lancer dans le métier d’agriculteur, se déplacent chez lui pour découvrir sa philosophie et son savoir-faire. Car la traction bovine connaît un regain d’intérêt. Portrait de ce passionné. Reportage N. Gaschy, X. Ganaye.

1ère Formation 2 Mains 4 Cornes auprès de l’équipe d’animalier de l’Ecomusée d’Alsace (68) 2026

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Retour sur 2 actions de formation « 2 Mains 4 Cornes » réalisées en ce début d’année 2026

1ère Formation 2 Mains 4 Cornes auprès de l’équipe d’animalier de l’Ecomusée d’Alsace.

Après une rencontre riche en échanges avec Sara, référente de l’équipe des animaliers de l’Écomusée d’Alsace, lors du rassemblement de bouviers au Puy du Fou en novembre dernier, un projet de formation a émergé durant l’hiver. L’objectif : accompagner la montée en compétences de la jeune équipe présente sur le site.

En effet, ces derniers mois, l’effectif de soigneurs alsaciens s’est renouvelé et restructuré autour du cheptel d’animaux présents, pour leur plus grand bénéfice.

Cette formation visait à mettre en confiance une équipe encore en quête d’expérience et d’assurance dans la gestion quotidienne de leurs bœufs de travail.

Avec beaucoup d’enthousiasme et de motivation, nous avons débuté par un temps théorique afin d’identifier les besoins réels de chaque participant (cinq animaliers de l’Écomusée ainsi qu’André Kammerer, bouvier alsacien expérimenté, présent en observateur).

Mon objectif était clair : recueillir un maximum d’informations pour établir un état des lieux précis des ressources humaines et animales, et ainsi construire un programme sur mesure, adapté aux axes d’amélioration identifiés.

L’alternance entre temps théoriques en salle et séances pratiques auprès des animaux me semble essentielle. L’assimilation des notions de relationnel positif et de “ménage” passe par cette complémentarité, nourrie par l’observation, la mise en pratique et une analyse constructive des actions de chaque bouvier face aux animaux.

Durant ces trois jours, nous avons travaillé successivement avec une jeune paire de bœufs, une vache, un bœuf plus expérimenté, ainsi que les dernières recrues du cheptel : une vache et son veau de trois mois.

Avec l’ensemble de l’équipe, nous avons défini les priorités suivantes :

  • le recadrage et la mise en confiance de la jeune paire de bœufs ;
  • la désensibilisation du veau au licol et à la longe, en méthode douce ;
  • la première sortie au pré de la vache et de son veau.

Chaque séance a permis aux bouviers de se positionner face aux animaux pour appliquer les apports théoriques, mais aussi d’expérimenter concrètement ce nouveau cadre construit ensemble.

Entre les appréhensions légitimes du départ, la crainte de faire un faux pas ou de ne pas trouver la juste posture face à des animaux imposants, les débuts ont parfois été hésitants.

Mais progressivement, chacun a su trouver ses repères. Grâce à un accompagnement bienveillant et adapté, chaque participant a pu progresser à son rythme.

Au terme de ces trois jours d’échanges, de transmission et d’apprentissage, je suis très fier de voir une équipe renforcée, plus confiante et engagée.

La qualité de l’ambiance collective a largement contribué à lever les appréhensions initiales. L’ensemble des acteurs de cette formation — humains comme animaux — a connu une évolution remarquable, portée par le sérieux et la capacité d’adaptation de chacun.

Un grand merci à toute l’équipe des animaliers pour cette expérience de formation en traction bovine, hors de mes terres vendéennes. Elle confirme mon engagement profond pour la transmission et le partage de ce savoir-faire, que je développe depuis plus de vingt ans, notamment autour du travail avec les bovins.

C’est avec grand plaisir que j’envisage une seconde session, afin de consolider les acquis et accompagner durablement cette dynamique de relation positive initiée avec vos animaux, durant cette semaine magnifiquement ensoleillée.

Site internet : 2mains4cornes.fr 

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« Attelages bovins d’hier et d’aujourd’hui » un article de Breintanbach sur la Famille Kammerer

Attelages bovins d’hier et d’aujourd’hui, un article de Breintanbach sur la Famille Kammerer

Voici un très bel article de la commune de Breitenbach, publié il y a quelques années sur la famille Kammerer avec leurs bovins. 

Pour consulter l’article : cliquer ici 

Attelages bovins d’hier et d’aujourd’hui

En France, aujourd’hui, nombre d’attelages bovins travaillent régulièrement dans toutes les régions, notamment en Alsace, et sont remis au goût du jour dans plusieurs pays européens.Autant l’attelage de chevaux est connu du grand public, médiatisé, de nouveau au travail au sein de nombre de domaines viticoles, agricoles, en forêt, autant les attelages de boeufs ou de vaches travaillent confidentiellement et sont aux yeux du grand public une pratique méconnue, presque oubliée, si ce n’est par son côté folklorique.

Quand on fait appel à la mémoire des anciens de Breitenbach, village autrefois à vocation agricole, viticole et forestière, les souvenirs concernant les attelages bovins affluent. Il faut dire qu’à l’époque, les chevaux étaient beaucoup plus rares, car leur entretien revenait plus cher (en 1927, 3 juments, 49 boeufs de travail recensés). De plus, il fallait un permis pour ferrer les équidés; pour les bovins, ce n’était pas nécessaire. Et quelquefois, les vaches faisaient aussi l’affaire! La solidarité était de mise, les villageois s’associaient, mettant leurs animaux en commun pour former un attelage, utilisé tantôt par l’un, tantôt par l’autre. Joseph se souvient: « Mon grand-père attelait des vaches, mais elles ne pouvaient pas donner de lait et être attelées. Alors, il a cherché un « allié ».

Pour certains, être conducteur d’attelage, c’était un métier. Les frères Stauffer qui pratiquaient le débardage possédaient 5 boeufs. « Ils devaient les nourrir très tôt le matin pour que la digestion soit terminée », raconte Marguerite, la fille d’Albert. Alphonse, agriculteur retraité, témoigne lui aussi: « Mon père faisait beaucoup de voiturage, il élevait ses boeufs lui-même. Chercher le foin, le bois, déposer les cuves aux vendanges, les reprendre… Il montait au Hohwald charger du bois de chauffage pour le ramener à la gare de Villé d’où partait un train de marchandises. Il changeait d’attelage à mi-parcours, les animaux étaient fatigués. A 12 ans, j’ai conduit pour la première fois un attelage à travers le Heuwald au-dessus de Steige ». Un souvenir toujours bien vivace!

Pour le transport, les bêtes étaient toujours par paire; pour les travaux plus légers, une seule suffisait. Dès que leurs cornes étaient assez grandes, l’apprentissage commençait et « c’étaient les vieux bovins qui apprenaient aux jeunes » poursuit Alphonse.
Dans son livre de souvenirs, René Peter, décédé en 2015, évoque l’usage du fouet:  » Bien sûr, il était nécessaire pour se faire respecter, mais aussi pour signaler sa présence au voiturier en sens inverse, avant de s’engager dans un chemin creux ou étroit. Il n’était pas utilisé pour tyranniser les bêtes, nous nous faisions obéir par la bonté et la justice. Même lorsque nous leur demandions un très grand effort ou le passage d’une montée difficile, elles ne laissaient jamais tomber leur maître ».
Dernier détail: la race la plus courante était la race Vosgienne, plus résistante, mais plus difficile à ferrer que d’autres.

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Famille EPP de Breitenbach en route pour les foins

André Kammerer, lui, n’attelle pas Grivé, son boeuf pour des tâches aussi pénibles. A l’origine, il avait opté pour le cheval, car lors d’un périple en Tchéquie, il avait découvert que dans sa famille d’accueil et dans l’environnement agricole, le cheval de trait était encore très utilisé par les paysans. « En tant que cheminot, je savais que je serai retraité à 50 ans. Je m’étais imaginé qu’il fallait prévoir de meubler son temps. Je sais depuis que ce n’est pas vrai! » déclare-t-il. Après avoir suivi une formation de débardage à cheval, il achète Fidji et projette de devenir « débardeur de loisirs ». Et d’ajouter:  » Je possédais les terrains nécessaires et de plus, j’avais la femme qui convenait pour ce genre d’activités! » Mais la carrière du cheval est stoppée net par la maladie de Lyme et il faut se résoudre à s’en séparer.

Il acquiert Ernest, un veau, avec pour ambition de l’éduquer lui-même, toujours après s’être formé. C’est un échec! Agressif, le jeune bovin se révèle ingérable. Sur les conseils d’un dresseur, Philippe Kuhlmann, venu l’observer, André abandonne l’expérience et se résigne: « Ernest n’était pas apte à être appelé ».
Ayant grandi dans un milieu où l’on élevait taurillons et génisses, il persévère .  » J’aime l’odeur de ces animaux. J’ai peut-être des gènes de bouvier ». A La Salcée, un jeune éleveur veut se séparer d’une paire de jeunes boeufs vosgiens déjà habitués à être attelés. André n’hésite pas. Le plus grand est vendu, il prendra celui qui reste, Grivé (qui veut dire le « gris » en vosgien, un nom porté par beaucoup de boeufs dans le 88) qui deviendra boeuf de compagnie. « Il n’est pas productif, un peu pour le bois (et pour chercher des pierres à Champenay). Il emmène le fumier que je n’aurais pas si je n’avais pas de boeuf! » plaisante le bouvier.
Grivé coule donc des jours paisibles, savourant herbe et foin qu’André et son épouse Evelyne ont fané à la main cet été. « Il est attachant, mais ne supporte pas les gens qu’il ne connaît pas autour de sa tête ». Néanmoins, il rend service aux associations de la vallée, il est présent sur plusieurs fêtes.
Chaque année, durant le week-end de l’Ascension, Grivé et son propriétaire participent aux journées de la traction bovine à l’Ecomusée d’Ungersheim.

Attelages bovins d’hier et d’aujourd’hui

André à l’Ecomusée

 

D’après André, « beaucoup de gens ont réinvesti cette façon d’attelage ». Une association de bouviers au niveau national et international est en train de se former. On y discute colliers, jougs… Une anecdote fait surface: « En Allemagne, le joug double a été interdit par un certain Adolf Hitler qui trouvait son utilisation incompatible avec le bien-être animal ».

La question ne se pose pas pour Grivé. La race vosgienne, après un déclin dans les années 70, a remonté la pente. Est-ce-que ça va durer? « J’aimerais bien que ça se développe » avoue André.

Lucienne FAHRLAENDER

Un voyage de bouviers à travers la France 2022

En 2022, des jeunes bouviers vendéens partent sur les routes française pour rencontrés jougtier et bouviers. A leur retour, ils ont rédigée cet article qu’ils nous ont fait parvenir.

Groupe bouvier Vendée. Un voyage de bouviers à travers la France

Novembre 2021, au vu de la bonne ambiance et la convivialité qui est installé au sein du groupe, “Lionel Rapin”, responsable de l’académie junior des bouviers propose à ses élèves un voyage pédagogique et culturelle en Alsace pendant le weekend de l’ascension 2022 pour partir à la “rencontre des bouviers de France”. Cela permettra d’échanger sur les différentes pratiques de la traction bovine. Cet échange se fera durant les journées « les bovins d’abord », organisé par “Philippe KUHLMANN” , un des meilleurs dresseurs d’Europe de bœufs. Un détour par chez “Michel NIOULOU”, à Mâcon, est organisé aussi car c’est l’un des derniers fabricants de jougs de France. A l’annonce de cette grande nouvelle, 7 bouviers décidèrent de prendre part au voyage car cela enrichira leur apprentissage. Lionel, Léonnie, Julien, Benjamin, Hugo, Xavier et Corentin, passionnés par les bœufs et la traction, participent à ce weekend.

Jeudi 26 mai 2022

Premier jour d’un long weekend, le grand jour est arrivé pour nos bouviers puyfolais. Rendez-vous à la Menanterie pour le traditionnel café du matin. Les retardataires habituels sont à l’heure voir en avance, première historique, malgré des petits yeux chez certains. Le café fait du bien, les premières expressions commencent à se faire entendre : “le weekend de l’ascension est un weekend de 4 jougs (parole de bouvier)”. Les pains au chocolat savourés et le café avalé, il est l’heure de charger le véhicule. En voyant le nombre de sacs et les glacières, les premières questions se posent : le véhicule sera-t-il assez grand ? Qui a le repas de midi ? Où sont les planches à palets et les brioches ?

Le véhicule chargé, 11h30 nous voila parti pour traverser la France direction Mâcon en Saône et Loire. Le trajet va être long mais il se fera dans la joie et la bonne humeur. Les premiers remontants et les musiques campagnardes nous accompagnent jusqu’à notre première halte tant attendue par certains. Quelques kilomètres plus tard les ventres gargouillent mais les aires de repos sont remplies, il va falloir attendre. Cinq aires de repos plus tard, enfin nous trouvons notre lieu de pique nique, un sous bois calme et verdoyant, idéal pour sortir notre petit barbecue et nos viandes. Les batteries rechargées nous parcourons les grandes plaines françaises jusqu’à Mâcon où nous arrivons à notre hôtel. Nous déchargeons les valises rapidement pour aller chez Michel NIOULOU.

Michel à 56 ans, il est jardinier-paysagiste. “Vielleux hors pair, amoureux du répertoire traditionnel du Charollais et du Brionnais, c’est aussi l’un des derniers fabricants de jougs de France (jougtiers)”. Si ce métier se fait de plus en plus rare, il continue de résister grâce à la détermination de Michel Nioulou qui veille à maintenir la flamme.

Nous sommes arrivés en début de soirée, où nous sommes accueillis à bras ouverts par Michel et sa femme Véronique. Ils nous font visiter leur petit éden de verdure au cœur de la ville. On entre dans un jardin très boisé, verdoyant, calme, frais et très fleuri. C’est là où Michel conserve et taille ses jougs. Nous poursuivons la visite avec l’atelier. Jougs, gabarits, charrette, herminettes, planes, haches… occupent cet espace dans lequel l’odeur du bois est enivrante. Pendant les explications de Michel, certains sont attirés par la “sciure” qui jonche les établis et le sol. Remis de nos émotions, nous nous rejoignons autour d’un moment de convivialité, sucre pour Corentin et Mâconnais pour les autres. Les anecdotes sur les hérissons notamment et les fous rires fusent, la bonne humeur et la convivialité sont bien présentes. Michel nous explique la journée du vendredi qui sera consacrée à la fabrication de deux jougs qu’on ramènera au Puy du Fou. Un livret explicatif nous à été transmis quelques semaines plus tôt pour apprendre la taille d’un joug. Après ces échanges, il est temps de quitter Michel et Véronique pour les retrouver le lendemain. Nous décidons d’aller manger dans un restaurant à Mâcon. Hasard puyfolais, nous sommes accueillis par Marie-Ange. Fous rires et délires accompagnent notre repas. Deux, trois tables débarrassées, nous décidons de continuer cette si belle soirée. Des vendéens qui ne se déplacent jamais sans leur planche à palet décident de faire une partie sur le parking de 4 murs. Après de longues heures, la fatigue se fait ressentir et nos bouviers regagnent l’hôtel car demain la journée s’annonce physique et longue.

Taille de joug, copeau de bois

Vendredi 27 mai 2022


Michel nioulou joug

Journée chez Michel Nioulou pour la fabrication des jougs. Rendez-vous à 7h30, rue des charmilles. Le groupe est motivé et en forme pour “tailler des jougs”. Michel nous explique la procédure de la journée, nous présente les différents outils avec leur utilité. On compose deux équipes pour avancer plus vite et pour que tout le monde participe. Nous sortons les morceaux de hêtre des bassins qui immergeait dans l’eau depuis 3 ans. Nous nous installons sur l’herbe et nous commençons par tracer les jougs avec les gabarits « vendéen charolais », les mesures sont adaptées aux bœufs du Puy du Fou. Nous dessinons les 4 faces et nous prenons les haches pour dégrossir le bois. Sous l’œil expert de Michel, les coups et les postures ne sont pas adéquats. Il nous conseille pour être plus efficace et usé moins d’énergie. Petit à petit nous sommes meilleurs et les jougs avancent bien, on aperçoit la forme des futurs jougs. Toujours dans la joie et la bonne humeur, ça chambre, ça déconne mais le travail avance vite et bien. On impressionne Michel et Véronique par notre sérieux et notre engagement. Les copeaux de bois volent de partout, les coups de haches passent près des genoux pour les moins habiles comme Julien, les mains de Hugo commencent à cramper, les gouttes de sueur dégoulinent le long de nos sourires. Les jougs bien avancés, place au traditionnel petit déjeuner des bouviers, où les pains aux chocolats et les sandwichs de rillettes requinquent ces hommes. Rien ne vaut un petit mâconnais pour accompagner ses bouchées. Les bois bien dégrossis, place à la taille des embannures avec les herminettes pour être plus précis. A genoux sur les jougs, les coups s’enchaînent, les gars se relaient car c’est assez physique comme activité. La matinée se déroule tranquillement et le travail avance bien, nous ne les aurons pas finis le soir mais on en fait le plus possible. Personne ne veut s’arrêter en si bon chemin. Viens l’heure de la pause du midi, nous rentrons dans la maison, sur la table une surprise nous attend. Michel et Véronique nous on offert un frêne chacun à planter (bois de l’aiguillon) pour perpétuer cette tradition et deux petites vaches en cuirs par personne. Après l’apéro, Véronique nous à cuisiné une spécialité locale, le saucisson cuit avec ses pommes de terre. Plat conséquent préparé lors des vendanges pour donner à manger aux paysans. Nos ventres bien remplis, nous reprenons le travail avec comme objectif de finir les embannures et tailler les têtières. Nous reprenons les outils et nous recommençons toujours sous les conseils pertinents de Michel. On voit bien la forme des jougs à présent, on se le représente bien sur la tête des bœufs avec le passages des courroies. Après quelques coups d’herminettes et de plane pour arrondir les angles, vient l’heure de s’arrêter mais difficile tellement c’est passionnant, le fait de pas pouvoir finir déçoit mais on les finira cet hiver pendant les académies. Les jougs enroulés dans une bâche et chargés dans la voiture, il est temps de repartir direction l’Alsace. Les salutations achèvent cette formidable et enrichissante journée auprès de Michel et Véronique NIOULOU. Ces deux personnes sont exceptionnelles, chaleureuses, pédagogues, généreuses et ont la joie de vivre. « A la revoyure » « à ctes cotsse », en Vendée où à Mâcon. Merci à vous et à bientôt.

taille joug crayon

Direction l’Alsace pour cette fin de journée, plus précisément Soultzeren à quatre heures de route. Le trajet se fait tranquillement avec plusieurs haltes auprès de forêts occupées par des « ourfs » selon Xavier. On arrive à l’hôtel à Soultzeren pour récupérer nos clés. Nous décidons de rejoindre les autres bouviers chez Philippe KUHLMANN en haut des montagnes pour passer la soirée avec eux. Nous sommes très bien accueillis et faisons connaissance avec ces personnes. Les chants paillards commencent à se faire entendre et les rires sont de la partie. La soirée se finit calmement et nous regagnons le village. Nous étions prêts, surtout Lionel, à trouver des vaches soi-disant perdues dans les montagnes, mais par manque de preuves et de luminosité nous entrons dans l’hôtel. L’arrivée dans l’auberge se fait sereinement jusqu’à ce que Benjamin laisse les clés dans la chambre qui s’était refermée dans son dos, et là le code ce n’était pas le 888 comme à Mâcon. Mais la plus le choix, il n’y a ni l’aide du public ni le 50/50, il faut appeler l’hôtelier à 3 heures du matin. Le séjour commence sur les chapeaux de roue. Toutes ces péripéties finies, nous tombons dans les bras de Morphée pour attaquer une journée de samedi bien remplie.Michel nioulou et les jeunes bouviers du puy du fou

Samedi 28 mai 2022

Après avoir emprunté les routes sinueuses des Vosges, nous arrivons chez Philippe où d’autres bouviers sont présents. Ce sont les journées « les Bovins d’abord ». Ces journées qui se déroulent sur 4 jours sont organisées par Philippe et Christine sur la ferme de Philippe. Elles permettent aux bouviers de France de se rencontrer et d’échanger sur les différentes pratiques et travaux de chacun. C’est très enrichissant pédagogiquement et socialement.

Philippe KUHLMANN est un fervent bouvier très reconnu. Il a dressé plus de 300 bœufs depuis quatre décennies. Propriétaire d’une petite ferme reculée dans la vallée de Munster, il travaille toutes ces terres avec les bœufs. Il n’a qu’un motoculteur équipé d’une faucheuse pour couper son herbe. Les activités faites avec les bœufs sont les suivantes : fanage et andainage des foins, labour, plantations, transports de foin et de fumier. Mais l’activité principale est le débardage en fortes pentes dans les montagnes. Son leitmotive est un savoir-faire qu’il souhaite transmettre, persuadé que la traction bovine est une technique d’avenir car moins polluante.Philippe Kuhlmann labour

Nous commençons la matinée par préparer les paires de bœufs pour les emmener au Valtin à 22 Km. “Nous faisons connaissance avec des bouviers venus d’Aveyron, Joël et Guy, des bons gaillards avec un bon sens de l’humour et Dimitri, un maraîcher belge travaillant avec de la traction bovine et équine toujours prêt à raconter des blagues”. Les bœufs mis dans la bétaillère et les affaires chargées nous partons à Valtin. Là-bas, il y est organisé pour l’évènement du débardage en forte pente et un marché local avec des vendeurs de cloches, de vins et de spécialités de la région. Le site est magnifique dans un petit village de montagne avec des maisons à l’architecture locale très coloré. Philippe prépare ses bœufs et les monte dans la montagne où il redescend de grandes perches de sapins pour montrer l’activité aux autres bouviers et touristes. “Rencontres, discussions, ostéopathie sur des bœufs, animent” l’après-midi. En milieu d’après-midi, Philippe emmène ses bœufs dans une prairie voisine pour montrer la démonstration d’andainage de foin. C’est une animation intéressante. On revient au cœur de la fête où nous avons discuté avec Pauline, ostéopathe équine et bovine. Nous avons aussi présenté et expliqué nos jougs à l’assemblée. Après la présentation nous repartons vers Soultzeren en faisant une escale sur une station de ski pour prendre des photos avec une vue panoramique unique. Le soir nous sommes arrivées, Julien, Corentin et Xavier se sont essayé à la pratique de la fauche d’herbe à la faux avec Guy pendant que Benjamin, Hugo et Lionel restauraient un tombereau pour transporter du foin le lendemain. Une fois ces activités terminées et les vaches traites, la dégustation de produits des différentes régions de France débutait. Philippe, qui écrit des livres aussi, nous à lu un texte racontant ses débuts dans sa ferme et son amour pour la traction bovine. La soirée continua jusqu’à tard dans la nuit, les chansons à ripounet résonnèrent dans les vallées du Munster. La trouspinette ou trousfinette selon Madeleine est appréciée. La fatigue se fit ressentir pour certains qui ont pu apprécier la douceur d’une meule de foin pour reprendre leurs esprits et où d’autres continuèrent à fêter dignement ce weekend.Corentin huber

Dimanche 29 mai 2022

Le réveil fût compliqué pour certains, mais c’était l’heure de faire les valises car toutes bonnes choses ont une fin. Le petit déjeuner avalé pour les plus téméraires et le fourgon chargé, nous repartons vers les sommets pour rejoindre notre « petite famille » du weekend. A première vue, les ébats de la veille ont marqué quelques têtes, c’est dur, mais il faut y retourner les bœufs nous attendent pour aller ramasser du foin. Un verre d’amitié est organisé dans la salle des fêtes du village auquel nous participons. Nous passons principalement la journée avec Corentin, jeune bouvier à l’expérience conséquente. Les animations proposées sont du ramassage de foin et l’initiation à la faux présenté par Philippe. Nous avons pu nous tester à la fauche sans grand succès car il faut avoir le coup de main. On a pu assisté à une prestation de cor des Alpes aussi, c’est un instrument de musique à vent, il était utilisé initialement pour communiquer à distance en montagne.


Philippe Kuhlmann debardage

Viens le début de soirée, le moment de se dire au revoir et à la prochaine. Nous remercions Philippe KUHLMANN d’avoir organisé cet évènement auquel nous avons fort apprécié les échanges et les activités réalisées. Nous sommes admiratifs devant ce genre de vie où les journées sont rythmées par le pas des bœufs et où le partage et les traditions sont perpétués par des personnes qui ont la main sur le cœur et sont prêts à montrer leur quotidien aux passionnés. Le respect pour la nature et la passion pour le métier de bouvier est omniprésent auprès de ces personnes là qui ont parfois tout quitté pour devenir ce qu’ils sont aujourd’hui. Philippe est un grand nom du monde des bouviers, atypique, passionné, impliqué, et toujours prêt à transmettre pour pérenniser le travail avec les bœufs. Un grand merci pour tout, à bientôt.

Je remercie aussi toutes les autres personnes présentes durant ce weekend avec lequel nous avons passé de très bons moments riches en enseignements, en rigolade, en histoire, en échanges et à partager nos façons de voir les choses. Christine, Guy, Joël, Dimitri et son fils, Daniel, André, Pauline, Corentin, Madeleine, Baptiste, Erwan… A une prochaine fois dans une autre région de France pour une rencontre bouvier qui est nécessaire pour entretenir ce savoir-faire qui est la traction bovine.

17 heures, nous repartons direction la Vendée, plus précisément la Menanterie. La fatigue se fait ressentir, l’excitation est moins trépidante qu’à l’aller et les chansons se font de moins en moins entendre. Les quelques haltes dans les aires de repos permettent de se réveiller, mais c’est la tête remplie de souvenirs que nous regagnons chacun notre petit chez soi jusqu’à la prochaine fois autour d’une paire de bœufs ou d’un barbecue. C’était un weekend inoubliable, gravé à jamais dans nos mémoires et que nous reparlerons encore et encore…

Un grand merci à Lionel de la part des bouviers de l’académie, sans lesquels ce weekend ne se serait pas fait. On est reconnaissant envers toi pour tout ce que tu nous apportes les samedis matin d’hiver et les soirs de Cinéscénie.

On souhaite remercier Elisabeth et Aymard, sans lesquels, ce weekend n’aurait pas pu se faire.

Les bouviers


groupe bouvier du Puy du fou

Texte : Corentin Guinaudeau

Photos : Léonnie Biteau

« Attelages Bovins d’Aujourd’hui » et « Association Française des Meneurs de Bovins », création de deux associations pour promouvoir l’attelage bovin

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2023 et début 2024 viennent de voir la création de deux associations autour de l’attelage bovin, pour leur promotion, leur reconnaissance. Elles permettent aussi l’organisation d’évènements dans un cadre structuré.

L’association « Attelages Bovins d’Aujourd’hui » est issue des nombreuses rencontres de bouviers d’Alsace sous l’égide de Philippe Kuhlmann en collaboration avec l’Ecomusée d’Alsace ». L’idée germait déjà depuis longtemps, mais du fait de l’éloignement, du manque de disponibilité de chacun, la chose n’aboutissait pas.

Parallèlement, et en complémentarité des rencontres d’Alsace, Corentin Huber et Léonnie Biteau, deux jeunes bouviers, avaient projet de faire au moins une rencontre dans une autre région afin de toucher d’autres publics trop éloignés de l’Est de la France pour s’y rendre et de présenter d’autres pratiques de l’attelage.

L’association « Attelages Bovins d’Aujourd’hui » n’étant alors pas encore créée, pour un soucis de délais d’organisation d’une rencontre prévue qu’ils envisageaient presque un an plus tard au centre de la France en Creuse chez la famille Durand, Léonnie et Corentin ont créé une structure associative à minima pour cette rencontre hors Alsace.

Durant les trois jours en Creuse le but de toucher de nouvelles personnes concernées ou intéressées par l’attelage bovin a été plus qu’atteint. Les participants, jusque là pour la plupart inconnus de notre réseau, sont apparus et l’idée de faire périodiquement une rencontre nomade dans les différentes régions de France a émergé et c’est imposé comme un projet plus qu’intéressant. L’association a donc pris une dimension inattendue portée par l’enthousiasme et le dynamisme des gens présents.

Ceci n’empêchera nullement le rapprochement des deux associations d’autant plus que de nombreuses personnes « piliers » participent aux deux rencontres et la plupart sont en relation constante. Elles pourront par leur synergie développer encore plus la pratique. De chacune de leur histoire ont émergé deux associations, mais elles vont dans le même sens et seront complémentaires du fait de leur proximité de membres participants.

A titre personnel, j’ai donné l’autorisation d’utiliser le nom de mon Blog « Attelages Bovins d’Aujourd’hui » à l’association issues des rencontres de chez Philippe Kuhlmann. C’est un nom qui est déjà connus de nombreuses personnes et est la continuité associative de mon travail personnel et individuel que j’essaye de présenter en fédérateur.

 La seconde association a pris, suite à l’engouement et au désir unanime de la prolonger pour pouvoir organiser des rencontres nomades, le nom de « Association française des meneurs de bovins ».

J’ai mentionné sur ma page d’accueil, « Tous les parcours sont intéressants, et tous sont respectables », il en est de même pour les associations.

Michel Nioulou le 24 02 2024

https://www.facebook.com/AttelagesBovins/

https://www.facebook.com/profile.php?id=100064865853452

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Association « Attelages Bovins d’Aujourd’hui »

Chers amis bouviers,

suite à la dernière rencontre des bouviers et dans la continuité de la quinzaine de rencontres passées, il a été décidé la création d’une association permettant d’assurer un cadre officiel à nos activités bouvières.

C’est désormais chose faite !

J’ai le plaisir de vous annoncer que l’association internationale Attelages Bovins d’Aujourd’hui (ABA) a été officiellement déclarée en préfecture le 04/01/2024 et que la publication au journal officiel a été effectuée le 09/01/2024.

L’objet de l’association est donc de : 

  • Promouvoir la traction bovine au niveau national et international
  • Informer le public sur les différents modes d’attelages et de traction bovine pratiqués aujourd’hui
  • Soutenir les activités nationales et internationales en lien avec la traction bovine
  • Organiser des rencontres et des échanges entre les différents acteurs de la traction bovine
  • Soutenir les projets en lien avec la traction bovine
  • Proposer des formations en lien avec la traction bovine
  • Collecter, conserver et diffuser les savoirs et savoir-faire en lien avec la traction bovine
  • Etablir un lien entre les pratiquants et les aspirants de la traction bovine
  • Développer la dimension internationale de la traction bovine et favoriser les échanges avec les autres pays

Nous nous réunirons lors de la17ème rencontre des bouviers qui se tiendra à l’Ascension du 8 au 12 mai 2024 

Chez Philippe Kuhlmann

Ferme Le Mail

23270 CHÂTELUS-MALVALEIX

06 19 05 79 85

06 86 47 21 31

Le programme sera détaillé d’ici peu.

Vous pouvez dès à présent mentionner votre présence via la page facebook https://fb.me/e/497lLB3v6

Concernant les modalités d’adhésion, il a été défini une cotisation annuelle de 15€.

La campagne d’adhésion 2024 est ouverte et vous pouvez adhérer par chèque à l’adresse postale Association Attelages Bovins d’Aujourd’hui – Le Mail – 23270 CHATELUS-MALVALEIX.

L’adresse mail de contact pour l’association est association.attelagesbovins@gmail.com

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logo AFMB

L’Association Française des Meneurs de Bovins

 

Initiée par deux jeunes passionnés et développée grâce à un mouvement collectif dans la Creuse en 2023.
l’Association Française des Meneurs de Bovins (AFMB) a pour mission de rassembler, éduquer et promouvoir les pratiques liées à la traction bovine en France.
L’AFMB est née de la volonté commune de meneurs et d’amoureux des bovins de partager leurs connaissances et leur passion. Notre association réunit des membres de tous horizons. Que vous soyez du monde agricole, passionné ou simplement curieux, vous êtes les bienvenus au sein de notre communauté.

 

Nos objectifs :

   • Promouvoir la traction bovine : L’AFMB s’engage à sensibiliser le public sur l’importance de la traction animale bovine dans l’agriculture moderne. Nous croyons en son aspect durable et respectueux de l’environnement.

   • Éduquer et former : Nous cherchons à partager notre savoir-faire, de soins aux bovins et de pratiques agricoles respectueuses des animaux. Des ateliers, des formations et des événements éducatifs seront organisés pour promouvoir ces compétences.

   • Créer un réseau d’échange : Faciliter la communication et l’échange d’expériences entre les bouviers de France et d’ailleurs. Nous croyons en la force du partage d’histoires, de conseils et d’expériences pour enrichir notre communauté.

Nos projets :

  • Rassemblements et événements : L’AFMB prévoit d’organiser des rassemblements annuels, des démonstrations, des échanges de savoir-faire, de soins aux bovins et des artisans pour mettre en avant le
travail des meneurs et promouvoir la traction bovine. L’édition 2024 sera du 20 au 22 septembre chez Agnès et Luc BERNARD à la ferme d’Héliacynthe à COURGENARD dans la Sarthe.

   • Collaborations avec les acteurs du milieu : Nous souhaitons établir des partenariats avec des établissements agricoles et des organismes publics ou privés ainsi que d’autres associations dont l’association Attelages Bovins d’Aujourd’hui, pour renforcer nos actions et promouvoir ensemble la traction animale.

   • Soutien aux initiatives locales : L’AFMB encourage la mise en place de projets locaux favorisant l’utilisation responsable des bovins dans l’agriculture et le monde d’aujourd’hui.
Rejoignez-nous dans cette aventure passionnante des meneurs de bovins. Ensemble, mettons en place une relation respectueuse entre les hommes, les bovins et la terre.
Restez connectés pour suivre nos actualités, événements et initiatives à venir.

Merci à vous,
Le bureau de l’AFMB

Nous contacter:

Présidente : Léonnie 06 52 03 82 10 Trésorier : Corentin 07 83 36 43 59

Rassemblement 2024 dans la Sarthe : 06 09 16 29 10 heliacynthe@orange.fr

 

Terry Klein, Réguisheim (68)

chantier débardage

Ça commence peut-être par le spectacle sublime d’une fine nappe de brouillard d’un matin d’automne flottant au dessus du sol, puis glissant dans le creux du sillon fraîchement tracé, contrastant avec le vrombissement assourdissant qui accompagne le panache de fumée anthracite du tracteur sur lequel mon cul est vissé .

En tout cas quand je reprends la très petite exploitation familiale, elle se compose de 7 ha de céréales cultivées avec des vieilles machines et tracteurs et l’aide de voisins, ainsi que 3 ha de prairie pour les fourrages des moutons en autoconsommation, et de la jument de type comtois que j’avais déjà adjointe dans une recherche d’autonomie énergétique et alimentaire, quelques poules mais plus de lapins, le clapier étant trop petit.

avant-train+petite remorque

Mais mon inexpérience en matière d’animaux au travail et mon habitude de me débrouiller à ma façon n’ont pas eu les meilleurs résultats puisqu’on a fait un peu de transport et de fanage. Deux sécheresses successives m’ont conduit à m’en séparer en tant que cheval de loisirs, puisqu’on pouvait l’atteler et monter.

L’expérience de mettre des cabas sur les sièges avant et arrière d’une poussette double tractée par la chienne pour ramener des récoltes de la parcelle des anciens jardins située près du petit canal et récemment défrichée, a sûrement participé à l’arrivée d’Éclair l’âne, animal réputé pour sa sobriété alimentaire , et d’un porte-outils polyvalent pour le maraîchage (Kassine).

travail du sol

Toutefois le résultat de certains travaux comme l’arrachage des pommes de terre ainsi que le rythme général du travail fatigant en sol lourd, comme monter les buttes, [(pour pdt, haricots, etc. )] ou même biner les « simples » rangs de betterave fourragère par exemple, n’étaient pas vraiment satisfaisants .

montage de buttes

Crise de la quarantaine (ou pas) , crise sanitaire (ou pas), est arrivé le bœuf Mignon .

Mignon et moi apprenant avec Phillipe

De caractère plus « stoïque », peut-être rapport à l’évolution des espèces, que les équidés et leur oreilles dressées qui prennent la fuite sur leurs longs membres, les bovins vont plutôt s’arrêter et baisser la tête, cornes en avant, l’air de dire « T’es sûr ? « . Ce sont les plus beaux !

le + beau

La puissance et la sérénité qu’il dégage des sabots à la pointe des cornes en font un compagnon idéal pour les travaux à la ferme .

desherbage

Cherchant à s’inspirer de savoirs ancestraux, la complémentarité du règne végétal et animal, les uns respirant même ce que les autres expirent, devient très intéressante dans un type de permaculture incluant l’herbivore. Ces derniers, à fortiori les ruminants, concentrent à moindre coût énergétique « l’énergie » de vastes surfaces en herbe sous la forme du fumier, servant à enrichir la petite surface dédiée à une production végétale destinée à l’autoconsommation en utilisant la traction animale (l’attraction animale).

récolte betteraves

Cette paire atypique (Âne / Bœuf) est aussi très efficace pour attelés en ligne, Éclair n’y entendant pas autrement, à l’avant-train « maison », une remorque de voiture derrière : avant-train très pratique pour accrocher remorques ou machines (faucheuse , faneuse/andaineuse etc.)

la tête dans le cul

butteuse à disque

Actuellement on a construit un enclos fermé et des cages mobiles pour les lapins, on fabrique un bât pour Éclair l’âne et on va remettre en route une ancienne petite batteuse fixe récupérée dans un département voisin en vue de la récolte des blés anciens semés l’automne passé .

Bien qu’il paraisse plus simple et infiniment plus rapide d’user de la puissance des moteurs pour, par exemple, faire la tournée de remplissage des abreuvoirs, tout cela est faisable avec un attelage bovin aujourd’hui. Et bien plus encore. Et durablement.

printemps

attelage mixte

 

Rencontres de bouviers 18, 19, 20, 21 Mai 2023, les premières images, Soultzeren (68)

Rencontres des bouviers du 18 au 21 Mai 2023, le programme!!!! Soultzeren (68)

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Comme annoncé dans un article précédent, Philippe Kuhlmann nous communique le programme un peu plus détaillé de la rencontre à venir.
Jeudi 18
  • accueil à partir de 9h  ( possibilité d’arriver dès le mercredi soir)
Le matin:
  • Tour de table et présentation des lieux, des personnes et des animaux.
L’après midi
  • Tout le groupe se rend dans un pré à 1500m de la ferme ou l’on étudiera comment approcher les bovins, comment les licoler et les conduire à la ferme en cortège (il s’agit d’un lot de 8 taurillons sympas).
  • Débourrage de ces jeunes bovins
Vendredi 19
Le matin
  • Travail de débourrage sur ces jeunes animaux au collier, au jouguet, au joug double… sur différents travaux: bois, travail du sol…
L’après midi
  • Travail aux guides: comment y arriver!
  • Réunion pour la création des statuts de l’association dont une première mouture sera présentée sur les bases de ce qui avait été mis en lumière l’an passé.
  • Présentation de l’avant projet du centre de formation dans la Creuse (qui n’est pas figé et dont les contours restent à définir même si la trame et l’âme ne sont plus à reconsidérer
Samedi 20
Le matin
  • Reprise du débourrage et entrée sur la piste de danse d’animaux plus confirmés  (travaux à choisir en fonction des attentes des participants).
L’après midi
  • assemblée constitutive de l’association
  • soirée festive
Dimanche 21
Le matin
  • reprise du travail aux guides et de la progression des animaux
  • comparaison des avancées des différents bovins en  fonction de leur âge, de leur mode d’élevage et de leur tempérament
L’après midi
  • débriefing et conclusion de ces journées
IMPORTANT
Pour tous renseignements complémentaires:

 

Contact: Philippe Kuhlmann 03 89 77 44 46
Lieu chemin Londenbach 68140 Soultzeren
Dates: 18, 19, 20, 21 Mai 2023

 

Pour l’organisation, merci de vous annoncer au moins 2 jours à l’avance.
Possibilité de camper, de dormir en mezzanine extérieure (avec sac de couchage).
Pour la nourriture, il y aura toujours de la soupe aux légumes + orties, ail des ours et autres.
Pour le reste je compte sur le fonctionnement de l’auberge espagnole avec des spécialités locales de chacun.
Je mettrais à la disposition du jus de pomme et du fromage, mais d’autres fromages seront les bienvenus ainsi que des boissons autres que de l’eau.
Les fontaines de  montagnes ne laissent couler que de l’eau à cette époque de l’année!!!
Instruments de musique, chansons et bonne humeur seront les bienvenus!!!
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Rencontres de bouviers, le Valtin 2022

 

Rencontre des bouviers du 18 au 21 Mai 2023, chez Philippe kuhlmann, Soultzeren (68)

ph kuhlmann fevrier 2019
Philippe Kuhlmann organise cette année une rencontre chez lui à Soultzeren. Il nous communique une première trame qui sera affinée prochainement.
Plusieurs axes seront abordés au gré de ces quatre jours:
– Il mettra par la pratique, l’accent sur le débourrage et la prise en main des jeunes bovins.
– Les gens présents pourront avec Philippe Kuhlmann, aborder et débattre sur la formation en attelage bovin.
L’achat par Philippe Kuhlmann d’une ferme à l’autonomie maximum et adaptée à la traction animale pour tous les travaux, permettra bientôt de disposer d’un lieu où l’on pourra faire cohabiter formation formelle et informelle des personnes, démonstrations, initiation, élaboration et fabrication de matériel…
– Réunion autour de l’association des bouviers élargie aux pays avoisinants et rédaction des statuts en reprenant la base de ce qui avait déjà été vu l’an passé.
L’objectif étant plus que jamais la transmission des savoir faire et la mise en réseau des utilisateurs, des dresseurs et des fabricants de matériels.
– Lors des rencontres, des pistes de travail, des thèmes, des techniques se dégagent parfois naturellement et viennent selon les circonstances, enrichirent le programme spontanément.
Attention, les personnes intéressées sont invitée à contactez Philippe Kuhlmann pour des raisons de logistiques.
Il est d’ordinaire habituel que chacun amène des spécialités de chez lui, ou un plat de son choix, un gâteau….. afin de faire un repas partagé.
Contact: Philippe Kuhlmann 03 89 77 44 46
Lieu chemin Londenbach 68140 Soultzeren
Dates: 18, 19, 20, 21 Mai 2023
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Léonnie BITEAU-série 12 (4)
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