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Formation à la taille de jougs d’attelage avec Michel Nioulou Les 11,12 et 13 Mai 2026 Chatelus-Malvaleix (23)

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Tailler des jougs d’attelage de bovins en 2026 parait décalé, surprenant, anachronique, improbable, folklorique.

Certes, c’est atypique pour l’époque, voir inconcevable aux yeux de nombreuses personnes non averties.

Pourtant, bien que la chose soit méconnue, nous sommes bien dans une réalité de terrain, dans une pratique actuelle et utilitaire. Trois personnes en France fabriquent encore régulièrement des jougs de travail, pour l’utilisation en agricole ou pour une utilisation de démonstration (fêtes locales, parc à thème, écomusées, entreprises de la traction bovine…).

Gilles Péquiniot en Alsace fait des jougs Vosgiens fabriqués avec les moyens ordinaires d’un menuisier ébéniste (scie, rabots…) du fait de leur forme simple et droite.

Lionel Rouanet et moi même taillons des jougs à la hache et à l’herminette. Ils sont ainsi fabriqués car ils ne peuvent pas être réalisés autrement, les outils classiques de menuisier, contrairement aux jougs vosgiens, ne pouvant produire les formes tout en creux, en courbes et en petits recoins difficiles à réaliser avec une machine sur ce type de joug sculptés.

L’âge avançant, avec mes 62 ans nouvellement fêtés, il me tardait de partager l’expérience acquise pour ma part pendant 21 ans de pratique afin de maintenir un savoir faire en danger du fait du peu d’artisans en capacité de le faire.

Lionel, beaucoup plus jeune que moi a de son côté déjà eu en formation quelques personnes. De mon côté, j’ai eu en stage les jeunes bouviers du Puy du Fou ainsi que deux autres personnes individuelles .

Mon but, en proposant ce type de formation sur trois jours dans le cadre de l’Association Internationale Attelages Bovins d’Aujourd’hui, est de partager et transmettre le maximum des savoirs, de la méthodologie et des erreurs à ne pas commettre pour que parmi les stagiaires, je réussisse à motiver quelques personnes afin de faire perdurer la taille lorsque je ne pourrais plus la pratiquer moi-même.

Certes c’est une niche, mais nombres de personnes ou structures ont besoin chaque année de jougs neufs, adaptés aux morphologies grandissantes des animaux que les jougs anciens, outre le fait qu’ils ne sont pas toujours en état d’assurer une sécurité maximum, sont trop petits pour les animaux actuels même sur les races anciennes pourtant non sélectionnées pour la conformation bouchère.

Mon but était aussi de former des gens qui ne viennent pas apprendre juste pour se faire plaisir à pratiquer une activité insolite comme on irait se dépayser dans une cabane dans les arbres, mais bel et bien pour emmagasiner un savoir et faire perdurer le geste dans un cadre semi professionnel.

Ce fut le cas avec mes quatre stagiaires fort motivés pour tailler le joug de leurs animaux. Deux l’ont fait pour une utilisation dans un cadre agricole purement professionnel. L’une a taillé pour sa paire de vaches liée jusqu’alors au joug vosgien en l’utilisant à la maison pour sortir le bois et cultiver la terre vivrière. Le quatrième stagiaire est venu faire son joug dans le cadre d’une association qui travaille avec la race lourdaise. Ce dernier est aussi vraiment très investi dans le maintien des savoirs ruraux et artisanaux. Son appétit d’apprendre est vraiment à saluer d’autant plus que ses dix sept ans dégagent devant lui un bel avenir de la pratique. Il en est de même pour un second stagiaire de vingt trois ans, à la fois coutelier et paysan sur la ferme familiale, qui présente aussi un bel attachement aux savoir faire et au geste.

Nous avons réussi à pratiquement aboutir trois jougs sur quatre, où seules quelques finitions restaient à faire. Pour des problèmes de contraintes physiques qui ont freiner l’avancé de la taille, le quatrième joug déjà très bien dégrossi, nécessite encore un peu de travail. J’ai proposé à la stagiaire de m’en charger.

Mais le travail de tous sans exception a été vraiment fait avec un grand investissement et une pugnacité remarquable et visiblement avec plaisir. Ce travail est très physique et sollicite, par des postures pas toujours très faciles, des muscles parfois insoupçonnées révélés dès le second matin lorsqu’on redémarre! En tous cas chacun a travaillé avec adresse et un résultat bluffant dans la réalisation, le tout dans la bonne humeur ce qui a contribué à faire oublier la difficulté physique réelle. Un grand merci à Colette, Martin, Erwan et Diégo d’avoir eu à cœur d’avancer au maximum leur joug en étant vraiment très concentré sur leur travail.

Deux stages supplémentaires à venir sont déjà remplis et, chose à signaler, ce ne sont que des stagiaires qui viennent dans un cadre agricole et professionnel.

Je suis ravi d’une telle situation, l’avenir de la réalisation de jougs neufs est peut être en bonne voie d’être assuré, merci à vous tous de votre investissement passé ou à venir.

Le monde n’est pas encore complètement fou, côtoyer de bels personnes investies et passionnées amène quelques bouffées d’espoir dans un avenir incertain qu’ont espère cependant meilleur et humaniste.

Michel Nioulou

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Formation 2 Mains 4 Cornes auprès de Flora et Gwendoline, Ho’rocher BIO à St Eloi les mines 2026 (63)

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Retour sur 2 actions de formation « 2 Mains 4 Cornes » réalisées en ce début d’année 2026

Ho’rocher BIO à St Eloi les mines (63)

Flora et Gwendoline m’avaient sollicité à l’automne 2025 pour envisager la mise en place d’une formation au sein de leur ferme, avec l’objectif d’appliquer la méthodologie « 2 Mains 4 Cornes » à leurs bovins. Soutenu par un financement VIVEA, le projet s’est concrétisé à travers quatre jours de formation, entre fin mars et début avril 2026.

Sur le même principe qu’à l’Écomusée, nous avons débuté par un temps d’échange théorique. Ce moment m’a permis de faire leur connaissance et de m’imprégner de l’univers de ces deux jeunes femmes, dont l’engagement et le courage étaient déjà évidents. Leurs besoins ont rapidement été identifiés, nous permettant de poursuivre naturellement le travail auprès des animaux.

L’état des lieux du cheptel a été assez rapide à établir, compte tenu de sa taille (huit bovins), complété par la présence de caprins et d’ovins. Flora et Gwendoline, travailleuses infatigables, mènent leur ferme en poly-élevage, avec une production fromagère sur site et une commercialisation notamment sur les marchés locaux.

La formation s’est principalement concentrée sur le travail de deux génisses (âgées de 1,5 et 2,5 ans), de race Ferrandaise et croisée Blanc Bleu Belge.

Les débuts ont été quelque peu mouvementés lors de la première sortie. Bien que les animaux soient habituellement manipulés, ils l’étaient surtout à distance. Le calme et la constance des filles ont toutefois constitué une base relationnelle solide.

Le travail s’est construit progressivement : d’abord par une mise en confiance à travers les soins (étrille, brossage, contacts positifs), puis par la désensibilisation, notamment au licol — outil de contention essentiel pour guider les bovins en sécurité. Nous avons ensuite engagé les premières sorties à l’extérieur du bâtiment.

Flora, Gwendoline, autant que les génisses, ont découvert un nouveau « logiciel ». Celui-ci s’est intégré progressivement, grâce à du temps, de la patience et beaucoup de calme. Jour après jour, chacune a trouvé sa place dans ces nouvelles pratiques.

La formation, qui avait débuté avec des animaux posés mais craintifs, s’est conclue avec deux génisses capables de sortir, d’abord menées en solo aux longues rênes, puis en paire au joug cadre américain.

Restons humbles : le travail reste long et exigeant. Mais les bases d’un futur attelage sont désormais posées. Elles ont émergé grâce aux gestes de Flora et Gwendoline, portés par un équilibre essentiel entre respect, douceur et fermeté — un trio indispensable pour mener à bien un projet de traction bovine.

Les filles souhaitent à terme utiliser leurs animaux pour du petit débardage et du transport. Je suis impatient de suivre l’évolution de cette jeune paire, et surtout les progrès de Flora et Gwendoline.

Car le dressage d’un bovin apprend autant aux femmes et aux hommes qui s’y engagent qu’aux animaux eux-mêmes.

Là réside toute la magie de la relation Homme–Animal.

Site internet : 2mains4cornes.fr 

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1ère Formation 2 Mains 4 Cornes auprès de l’équipe d’animalier de l’Ecomusée d’Alsace (68) 2026

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Retour sur 2 actions de formation « 2 Mains 4 Cornes » réalisées en ce début d’année 2026

1ère Formation 2 Mains 4 Cornes auprès de l’équipe d’animalier de l’Ecomusée d’Alsace.

Après une rencontre riche en échanges avec Sara, référente de l’équipe des animaliers de l’Écomusée d’Alsace, lors du rassemblement de bouviers au Puy du Fou en novembre dernier, un projet de formation a émergé durant l’hiver. L’objectif : accompagner la montée en compétences de la jeune équipe présente sur le site.

En effet, ces derniers mois, l’effectif de soigneurs alsaciens s’est renouvelé et restructuré autour du cheptel d’animaux présents, pour leur plus grand bénéfice.

Cette formation visait à mettre en confiance une équipe encore en quête d’expérience et d’assurance dans la gestion quotidienne de leurs bœufs de travail.

Avec beaucoup d’enthousiasme et de motivation, nous avons débuté par un temps théorique afin d’identifier les besoins réels de chaque participant (cinq animaliers de l’Écomusée ainsi qu’André Kammerer, bouvier alsacien expérimenté, présent en observateur).

Mon objectif était clair : recueillir un maximum d’informations pour établir un état des lieux précis des ressources humaines et animales, et ainsi construire un programme sur mesure, adapté aux axes d’amélioration identifiés.

L’alternance entre temps théoriques en salle et séances pratiques auprès des animaux me semble essentielle. L’assimilation des notions de relationnel positif et de “ménage” passe par cette complémentarité, nourrie par l’observation, la mise en pratique et une analyse constructive des actions de chaque bouvier face aux animaux.

Durant ces trois jours, nous avons travaillé successivement avec une jeune paire de bœufs, une vache, un bœuf plus expérimenté, ainsi que les dernières recrues du cheptel : une vache et son veau de trois mois.

Avec l’ensemble de l’équipe, nous avons défini les priorités suivantes :

  • le recadrage et la mise en confiance de la jeune paire de bœufs ;
  • la désensibilisation du veau au licol et à la longe, en méthode douce ;
  • la première sortie au pré de la vache et de son veau.

Chaque séance a permis aux bouviers de se positionner face aux animaux pour appliquer les apports théoriques, mais aussi d’expérimenter concrètement ce nouveau cadre construit ensemble.

Entre les appréhensions légitimes du départ, la crainte de faire un faux pas ou de ne pas trouver la juste posture face à des animaux imposants, les débuts ont parfois été hésitants.

Mais progressivement, chacun a su trouver ses repères. Grâce à un accompagnement bienveillant et adapté, chaque participant a pu progresser à son rythme.

Au terme de ces trois jours d’échanges, de transmission et d’apprentissage, je suis très fier de voir une équipe renforcée, plus confiante et engagée.

La qualité de l’ambiance collective a largement contribué à lever les appréhensions initiales. L’ensemble des acteurs de cette formation — humains comme animaux — a connu une évolution remarquable, portée par le sérieux et la capacité d’adaptation de chacun.

Un grand merci à toute l’équipe des animaliers pour cette expérience de formation en traction bovine, hors de mes terres vendéennes. Elle confirme mon engagement profond pour la transmission et le partage de ce savoir-faire, que je développe depuis plus de vingt ans, notamment autour du travail avec les bovins.

C’est avec grand plaisir que j’envisage une seconde session, afin de consolider les acquis et accompagner durablement cette dynamique de relation positive initiée avec vos animaux, durant cette semaine magnifiquement ensoleillée.

Site internet : 2mains4cornes.fr 

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Formation à la traction bovine du 13 au 17 avril avec « 2 Mains 4 Cornes », Laurent Martin (85)

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2 Mains 4 Cornes propose différentes activités afin de mettre en avant la relation associée aux bovins. Un panel riche d’activités créées sur mesure pour répondre aux besoins de particuliers, de professionnels, de collectivités ou encore d’entreprises souhaitant profiter des qualités multiples qu’offrent les bovins. 

Les 6 activités qui composent le panel sont hétéroclites et à la fois très complémentaires. Elles sont toutes axées vers la promotion de valeurs parfois oubliées, de bon sens, de bienveillance et de respect, que ce soit des hommes et des animaux. Elles sont axées sur la mise en valeur de l’animal pour ses aptitudes auprès du monde paysan. Elles mettent en lumière le bœuf au travers de démonstrations, de mises en scène afin d’éveiller le grand public et les jeunes générations aux atouts de cet animal souvent oubliés et méconnus. Mais surtout, le bovin s’inscrit comme « booster de vie » auprès de différents publics pour stimuler la confiance, la communication, favoriser et entretenir l’autonomie et enfin permettre, si besoin, aux publics bénéficiaires de retrouver une juste place dans la société.

Du 13 au 17 avril prochain se déroulera la prochaine session de formation en Traction Bovine, sous le format 4 jours. Il y a 3 places disponibles pour cette session qui me permettra de mettre à l’honneur mes 3 paires de collaborateurs bovins.

Je suis disponible pour échanger sur vos différents projets axés autour de la Traction Bovine et serai ravi de vous accueillir au sein de 2 Mains 4 Cornes pour partager mes 20 ans d’expériences avec les bovins.

Je vous invite à découvrir l’ensemble des activités 2 Mains 4 Cornes sur le site internet : https://2mains4cornes.fr/

À bientôt… 

Laurent

Documents PDF :
Fiche information Formation 04 2026

REPORT A SEPTEMBRE : Initiation de 2 jours à la traction bovine chez Fabrice Dubertrand le 29-30 janvier 2026 (65)

Message du gab 85 : 
Sans surprise mais avec regret, nous allons devoir reporter la formation d’initiation à la traction bovine prévue chez Fabrice Dubertrand et Caroline Gaubert à Lafitole à la fin du mois de janvier. Le contexte sanitaire lié à la circulation de la DNC et aux restrictions de mouvements d’animaux qui en découlent ne nous permet pas de pouvoir faire cette formation dans de bonnes conditions.

Mais ce n’est que partie remise ! Nous avons déjà reprogrammée la formation à une période que nous espérons plus propice : ce sera les jeudi et vendredi 24 & 25 septembre 2026

12 personnes étaient inscrites à la session de janvier. (attention : nombre de places limité à 15 personnes).

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Pour la 1ère fois le GAB 65 organise une formation de 2 jours pour s’initier à la traction bovine avec Fabrice Dubertrand, éleveur bio de vaches Lourdaises et dresseur bovin/équin, qui aura lieu les 29 & 30 janvier 2026 à Lafitole (65).

Au programme : un peu de théorie sur l’approche du bovin au travail, les principes du dressage et les différents types d’attelage et beaucoup de pratique sur la préparation de l’attelage, la menage et la conduite de travaux variés (travail à vide, débardage, travail du sol, etc..) !

Formation gratuite pour toutes les personnes éligibles à VIVEA (fonds de formation des agriculteurs), 200€ pour les autres.

Les repas du midi seront pris en commun autour du barbecue.😋

Renseignements et inscription par mail ou téléphone : julien.cantegreil@gab65.com / 06 13 10 73 52

2 Camarades mexicains à Gentioux – Soirée d’échange 7 Juin 2025 Gentioux-Pigerolles (23)

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  PROMMATA et PROMMATA International, sont des associations à but non lucratif qui œuvrent pour la Promotion du Machinisme Moderne Agricole à Traction Animale dont l’action est concentrée dans le domaine de l’agroécologie au service des petits paysans du monde entier. Les outils modernes et leurs pratiques associées sont les liens qui permettent de prendre soin des humains, du sol, et des animaux de travail.

Les associations Prommata et Prommata International proposent conjointement en 2025 une formation pratique sur l’utilisation d’outils modernes agricoles à traction animale, en espagnol, à destination des paysans ou des acteurs de la filière agroécologique du continent Américain.

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Les associations vont organiser une soirée d’échange à Gentioux-Pigerolles le 7 juin 2025 à 20h30, pour collecter les fonds afin de faire bénéficier les stagiaires des meilleurs conditions possibles de formation.

Pour plus d’information sur cette formation, cliquez sur le lien suivant: https://www.helloasso.com/associations/prommata/collectes/une-formation-solidaire-en-traction-animale-pour-des-paysans-d-amerique-du-sud

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Un voyage de bouviers à travers la France 2022

En 2022, des jeunes bouviers vendéens partent sur les routes française pour rencontrés jougtier et bouviers. A leur retour, ils ont rédigée cet article qu’ils nous ont fait parvenir.

Groupe bouvier Vendée. Un voyage de bouviers à travers la France

Novembre 2021, au vu de la bonne ambiance et la convivialité qui est installé au sein du groupe, “Lionel Rapin”, responsable de l’académie junior des bouviers propose à ses élèves un voyage pédagogique et culturelle en Alsace pendant le weekend de l’ascension 2022 pour partir à la “rencontre des bouviers de France”. Cela permettra d’échanger sur les différentes pratiques de la traction bovine. Cet échange se fera durant les journées « les bovins d’abord », organisé par “Philippe KUHLMANN” , un des meilleurs dresseurs d’Europe de bœufs. Un détour par chez “Michel NIOULOU”, à Mâcon, est organisé aussi car c’est l’un des derniers fabricants de jougs de France. A l’annonce de cette grande nouvelle, 7 bouviers décidèrent de prendre part au voyage car cela enrichira leur apprentissage. Lionel, Léonnie, Julien, Benjamin, Hugo, Xavier et Corentin, passionnés par les bœufs et la traction, participent à ce weekend.

Jeudi 26 mai 2022

Premier jour d’un long weekend, le grand jour est arrivé pour nos bouviers puyfolais. Rendez-vous à la Menanterie pour le traditionnel café du matin. Les retardataires habituels sont à l’heure voir en avance, première historique, malgré des petits yeux chez certains. Le café fait du bien, les premières expressions commencent à se faire entendre : “le weekend de l’ascension est un weekend de 4 jougs (parole de bouvier)”. Les pains au chocolat savourés et le café avalé, il est l’heure de charger le véhicule. En voyant le nombre de sacs et les glacières, les premières questions se posent : le véhicule sera-t-il assez grand ? Qui a le repas de midi ? Où sont les planches à palets et les brioches ?

Le véhicule chargé, 11h30 nous voila parti pour traverser la France direction Mâcon en Saône et Loire. Le trajet va être long mais il se fera dans la joie et la bonne humeur. Les premiers remontants et les musiques campagnardes nous accompagnent jusqu’à notre première halte tant attendue par certains. Quelques kilomètres plus tard les ventres gargouillent mais les aires de repos sont remplies, il va falloir attendre. Cinq aires de repos plus tard, enfin nous trouvons notre lieu de pique nique, un sous bois calme et verdoyant, idéal pour sortir notre petit barbecue et nos viandes. Les batteries rechargées nous parcourons les grandes plaines françaises jusqu’à Mâcon où nous arrivons à notre hôtel. Nous déchargeons les valises rapidement pour aller chez Michel NIOULOU.

Michel à 56 ans, il est jardinier-paysagiste. “Vielleux hors pair, amoureux du répertoire traditionnel du Charollais et du Brionnais, c’est aussi l’un des derniers fabricants de jougs de France (jougtiers)”. Si ce métier se fait de plus en plus rare, il continue de résister grâce à la détermination de Michel Nioulou qui veille à maintenir la flamme.

Nous sommes arrivés en début de soirée, où nous sommes accueillis à bras ouverts par Michel et sa femme Véronique. Ils nous font visiter leur petit éden de verdure au cœur de la ville. On entre dans un jardin très boisé, verdoyant, calme, frais et très fleuri. C’est là où Michel conserve et taille ses jougs. Nous poursuivons la visite avec l’atelier. Jougs, gabarits, charrette, herminettes, planes, haches… occupent cet espace dans lequel l’odeur du bois est enivrante. Pendant les explications de Michel, certains sont attirés par la “sciure” qui jonche les établis et le sol. Remis de nos émotions, nous nous rejoignons autour d’un moment de convivialité, sucre pour Corentin et Mâconnais pour les autres. Les anecdotes sur les hérissons notamment et les fous rires fusent, la bonne humeur et la convivialité sont bien présentes. Michel nous explique la journée du vendredi qui sera consacrée à la fabrication de deux jougs qu’on ramènera au Puy du Fou. Un livret explicatif nous à été transmis quelques semaines plus tôt pour apprendre la taille d’un joug. Après ces échanges, il est temps de quitter Michel et Véronique pour les retrouver le lendemain. Nous décidons d’aller manger dans un restaurant à Mâcon. Hasard puyfolais, nous sommes accueillis par Marie-Ange. Fous rires et délires accompagnent notre repas. Deux, trois tables débarrassées, nous décidons de continuer cette si belle soirée. Des vendéens qui ne se déplacent jamais sans leur planche à palet décident de faire une partie sur le parking de 4 murs. Après de longues heures, la fatigue se fait ressentir et nos bouviers regagnent l’hôtel car demain la journée s’annonce physique et longue.

Taille de joug, copeau de bois

Vendredi 27 mai 2022


Michel nioulou joug

Journée chez Michel Nioulou pour la fabrication des jougs. Rendez-vous à 7h30, rue des charmilles. Le groupe est motivé et en forme pour “tailler des jougs”. Michel nous explique la procédure de la journée, nous présente les différents outils avec leur utilité. On compose deux équipes pour avancer plus vite et pour que tout le monde participe. Nous sortons les morceaux de hêtre des bassins qui immergeait dans l’eau depuis 3 ans. Nous nous installons sur l’herbe et nous commençons par tracer les jougs avec les gabarits « vendéen charolais », les mesures sont adaptées aux bœufs du Puy du Fou. Nous dessinons les 4 faces et nous prenons les haches pour dégrossir le bois. Sous l’œil expert de Michel, les coups et les postures ne sont pas adéquats. Il nous conseille pour être plus efficace et usé moins d’énergie. Petit à petit nous sommes meilleurs et les jougs avancent bien, on aperçoit la forme des futurs jougs. Toujours dans la joie et la bonne humeur, ça chambre, ça déconne mais le travail avance vite et bien. On impressionne Michel et Véronique par notre sérieux et notre engagement. Les copeaux de bois volent de partout, les coups de haches passent près des genoux pour les moins habiles comme Julien, les mains de Hugo commencent à cramper, les gouttes de sueur dégoulinent le long de nos sourires. Les jougs bien avancés, place au traditionnel petit déjeuner des bouviers, où les pains aux chocolats et les sandwichs de rillettes requinquent ces hommes. Rien ne vaut un petit mâconnais pour accompagner ses bouchées. Les bois bien dégrossis, place à la taille des embannures avec les herminettes pour être plus précis. A genoux sur les jougs, les coups s’enchaînent, les gars se relaient car c’est assez physique comme activité. La matinée se déroule tranquillement et le travail avance bien, nous ne les aurons pas finis le soir mais on en fait le plus possible. Personne ne veut s’arrêter en si bon chemin. Viens l’heure de la pause du midi, nous rentrons dans la maison, sur la table une surprise nous attend. Michel et Véronique nous on offert un frêne chacun à planter (bois de l’aiguillon) pour perpétuer cette tradition et deux petites vaches en cuirs par personne. Après l’apéro, Véronique nous à cuisiné une spécialité locale, le saucisson cuit avec ses pommes de terre. Plat conséquent préparé lors des vendanges pour donner à manger aux paysans. Nos ventres bien remplis, nous reprenons le travail avec comme objectif de finir les embannures et tailler les têtières. Nous reprenons les outils et nous recommençons toujours sous les conseils pertinents de Michel. On voit bien la forme des jougs à présent, on se le représente bien sur la tête des bœufs avec le passages des courroies. Après quelques coups d’herminettes et de plane pour arrondir les angles, vient l’heure de s’arrêter mais difficile tellement c’est passionnant, le fait de pas pouvoir finir déçoit mais on les finira cet hiver pendant les académies. Les jougs enroulés dans une bâche et chargés dans la voiture, il est temps de repartir direction l’Alsace. Les salutations achèvent cette formidable et enrichissante journée auprès de Michel et Véronique NIOULOU. Ces deux personnes sont exceptionnelles, chaleureuses, pédagogues, généreuses et ont la joie de vivre. « A la revoyure » « à ctes cotsse », en Vendée où à Mâcon. Merci à vous et à bientôt.

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Direction l’Alsace pour cette fin de journée, plus précisément Soultzeren à quatre heures de route. Le trajet se fait tranquillement avec plusieurs haltes auprès de forêts occupées par des « ourfs » selon Xavier. On arrive à l’hôtel à Soultzeren pour récupérer nos clés. Nous décidons de rejoindre les autres bouviers chez Philippe KUHLMANN en haut des montagnes pour passer la soirée avec eux. Nous sommes très bien accueillis et faisons connaissance avec ces personnes. Les chants paillards commencent à se faire entendre et les rires sont de la partie. La soirée se finit calmement et nous regagnons le village. Nous étions prêts, surtout Lionel, à trouver des vaches soi-disant perdues dans les montagnes, mais par manque de preuves et de luminosité nous entrons dans l’hôtel. L’arrivée dans l’auberge se fait sereinement jusqu’à ce que Benjamin laisse les clés dans la chambre qui s’était refermée dans son dos, et là le code ce n’était pas le 888 comme à Mâcon. Mais la plus le choix, il n’y a ni l’aide du public ni le 50/50, il faut appeler l’hôtelier à 3 heures du matin. Le séjour commence sur les chapeaux de roue. Toutes ces péripéties finies, nous tombons dans les bras de Morphée pour attaquer une journée de samedi bien remplie.Michel nioulou et les jeunes bouviers du puy du fou

Samedi 28 mai 2022

Après avoir emprunté les routes sinueuses des Vosges, nous arrivons chez Philippe où d’autres bouviers sont présents. Ce sont les journées « les Bovins d’abord ». Ces journées qui se déroulent sur 4 jours sont organisées par Philippe et Christine sur la ferme de Philippe. Elles permettent aux bouviers de France de se rencontrer et d’échanger sur les différentes pratiques et travaux de chacun. C’est très enrichissant pédagogiquement et socialement.

Philippe KUHLMANN est un fervent bouvier très reconnu. Il a dressé plus de 300 bœufs depuis quatre décennies. Propriétaire d’une petite ferme reculée dans la vallée de Munster, il travaille toutes ces terres avec les bœufs. Il n’a qu’un motoculteur équipé d’une faucheuse pour couper son herbe. Les activités faites avec les bœufs sont les suivantes : fanage et andainage des foins, labour, plantations, transports de foin et de fumier. Mais l’activité principale est le débardage en fortes pentes dans les montagnes. Son leitmotive est un savoir-faire qu’il souhaite transmettre, persuadé que la traction bovine est une technique d’avenir car moins polluante.Philippe Kuhlmann labour

Nous commençons la matinée par préparer les paires de bœufs pour les emmener au Valtin à 22 Km. “Nous faisons connaissance avec des bouviers venus d’Aveyron, Joël et Guy, des bons gaillards avec un bon sens de l’humour et Dimitri, un maraîcher belge travaillant avec de la traction bovine et équine toujours prêt à raconter des blagues”. Les bœufs mis dans la bétaillère et les affaires chargées nous partons à Valtin. Là-bas, il y est organisé pour l’évènement du débardage en forte pente et un marché local avec des vendeurs de cloches, de vins et de spécialités de la région. Le site est magnifique dans un petit village de montagne avec des maisons à l’architecture locale très coloré. Philippe prépare ses bœufs et les monte dans la montagne où il redescend de grandes perches de sapins pour montrer l’activité aux autres bouviers et touristes. “Rencontres, discussions, ostéopathie sur des bœufs, animent” l’après-midi. En milieu d’après-midi, Philippe emmène ses bœufs dans une prairie voisine pour montrer la démonstration d’andainage de foin. C’est une animation intéressante. On revient au cœur de la fête où nous avons discuté avec Pauline, ostéopathe équine et bovine. Nous avons aussi présenté et expliqué nos jougs à l’assemblée. Après la présentation nous repartons vers Soultzeren en faisant une escale sur une station de ski pour prendre des photos avec une vue panoramique unique. Le soir nous sommes arrivées, Julien, Corentin et Xavier se sont essayé à la pratique de la fauche d’herbe à la faux avec Guy pendant que Benjamin, Hugo et Lionel restauraient un tombereau pour transporter du foin le lendemain. Une fois ces activités terminées et les vaches traites, la dégustation de produits des différentes régions de France débutait. Philippe, qui écrit des livres aussi, nous à lu un texte racontant ses débuts dans sa ferme et son amour pour la traction bovine. La soirée continua jusqu’à tard dans la nuit, les chansons à ripounet résonnèrent dans les vallées du Munster. La trouspinette ou trousfinette selon Madeleine est appréciée. La fatigue se fit ressentir pour certains qui ont pu apprécier la douceur d’une meule de foin pour reprendre leurs esprits et où d’autres continuèrent à fêter dignement ce weekend.Corentin huber

Dimanche 29 mai 2022

Le réveil fût compliqué pour certains, mais c’était l’heure de faire les valises car toutes bonnes choses ont une fin. Le petit déjeuner avalé pour les plus téméraires et le fourgon chargé, nous repartons vers les sommets pour rejoindre notre « petite famille » du weekend. A première vue, les ébats de la veille ont marqué quelques têtes, c’est dur, mais il faut y retourner les bœufs nous attendent pour aller ramasser du foin. Un verre d’amitié est organisé dans la salle des fêtes du village auquel nous participons. Nous passons principalement la journée avec Corentin, jeune bouvier à l’expérience conséquente. Les animations proposées sont du ramassage de foin et l’initiation à la faux présenté par Philippe. Nous avons pu nous tester à la fauche sans grand succès car il faut avoir le coup de main. On a pu assisté à une prestation de cor des Alpes aussi, c’est un instrument de musique à vent, il était utilisé initialement pour communiquer à distance en montagne.


Philippe Kuhlmann debardage

Viens le début de soirée, le moment de se dire au revoir et à la prochaine. Nous remercions Philippe KUHLMANN d’avoir organisé cet évènement auquel nous avons fort apprécié les échanges et les activités réalisées. Nous sommes admiratifs devant ce genre de vie où les journées sont rythmées par le pas des bœufs et où le partage et les traditions sont perpétués par des personnes qui ont la main sur le cœur et sont prêts à montrer leur quotidien aux passionnés. Le respect pour la nature et la passion pour le métier de bouvier est omniprésent auprès de ces personnes là qui ont parfois tout quitté pour devenir ce qu’ils sont aujourd’hui. Philippe est un grand nom du monde des bouviers, atypique, passionné, impliqué, et toujours prêt à transmettre pour pérenniser le travail avec les bœufs. Un grand merci pour tout, à bientôt.

Je remercie aussi toutes les autres personnes présentes durant ce weekend avec lequel nous avons passé de très bons moments riches en enseignements, en rigolade, en histoire, en échanges et à partager nos façons de voir les choses. Christine, Guy, Joël, Dimitri et son fils, Daniel, André, Pauline, Corentin, Madeleine, Baptiste, Erwan… A une prochaine fois dans une autre région de France pour une rencontre bouvier qui est nécessaire pour entretenir ce savoir-faire qui est la traction bovine.

17 heures, nous repartons direction la Vendée, plus précisément la Menanterie. La fatigue se fait ressentir, l’excitation est moins trépidante qu’à l’aller et les chansons se font de moins en moins entendre. Les quelques haltes dans les aires de repos permettent de se réveiller, mais c’est la tête remplie de souvenirs que nous regagnons chacun notre petit chez soi jusqu’à la prochaine fois autour d’une paire de bœufs ou d’un barbecue. C’était un weekend inoubliable, gravé à jamais dans nos mémoires et que nous reparlerons encore et encore…

Un grand merci à Lionel de la part des bouviers de l’académie, sans lesquels ce weekend ne se serait pas fait. On est reconnaissant envers toi pour tout ce que tu nous apportes les samedis matin d’hiver et les soirs de Cinéscénie.

On souhaite remercier Elisabeth et Aymard, sans lesquels, ce weekend n’aurait pas pu se faire.

Les bouviers


groupe bouvier du Puy du fou

Texte : Corentin Guinaudeau

Photos : Léonnie Biteau

Formation avec Eline Hoefsloot : Théorie de l’Apprentissage Appliquée à l’Education des Bovins – Du mardi 13 au samedi 17 mai 2025, Enveitg (66)

Eline Hoefsloot

Ferme Can Llull

Eline Hoefsloot,6 rue Melchior Durand, hameau de Béna, 66760 Enveitg

Tél/WhatsApp : 06 65 50 36 52

Formation

Théorie de l’Apprentissage Appliquée à l’ Education des Bovins

Du mardi 13 au samedi 17 mai 2025

Objectif :

Cette formation est une introduction aux théories de l’apprentissage. Elle offre des bases et des pistes de recherche pour plus d’efficacité dans les projets de dressage ainsi que dans les interactions avec les animaux. On pourrait aussi l’intituler « La communication animale scientifique ».

Les formateurs :

Eline Hoefsloot CPAT-KA, comportementaliste animalière, certifiée IATCB (International Animal Trainers Certification Board)

Paul Libmann, vétérinaire Modalités : .

– Formation intensive, nombre de participants limité, chaque stagiaire travaillant personnellement avec les animaux. – Horaires : mardi de 10h à 15h, et les mercredi, jeudi et vendredi de 9h à 15h, le samedi de 9h-13h. – Théorie et pratique – Travail sur bovins principalement, mais aussi sur individus d’autres espèces : cheval, chien… pour illustrer l’UNIVERSALITE des PRINCIPES d’APPRENTISSAGE. – Attestation de formation et copie du powerpoint. 

Jour 1

Théorie

– Pourquoi s’intéresser à la théorie (bien plus passionnante qu’on ne le pense!)

– L’évolution des techniques de dressage

– L’importance de connaître l’espèce : sa perception du monde, son langage et son expression corporelle, sa vie sociale.

Pratique : Prise de contact avec les bovins : nourrir les génisses, leur mettre le licol, les conduire en longe, les maintenir à l’attache. Observation et interprétation de leurs réactions.

Jour 2 Théorie

– Les deux composantes de la réussite du dressage : la communication et la motivation.

– L’apprentissage : conditionnements classique et opérant.

– Élaboration d’un plan de dressage.

Pratique : Apprendre à un jeune bovin a accepter le harnachement et le matériel de traction. Lui apprendre à donner les pieds. La conduite aux longues rênes. Jour 3 Théorie Présentation de 3 méthodes :

– La méthode dite « éthologique »

– La méthode constructive et le concept « approche/retrait »

– Le clicker training : voir détail J4

Pratique : La santé bovine; savoir observer et interpréter les principaux symptômes. Jour 4 Théorie Utilisation de la nourriture de façon stratégique et introduction au clicker training.

Pratique : faire entrer des bovins dans le couloir de contention en minimisant leur stress. Apprentissage de la « cible ».

Jour 5 Théorie. – L’importance de l’environnement et des émotions. – L’intérêt de l’analyse du comportement pour la résolution de problèmes.

Pratique  parcours d’obstacles au sol et montée dans le van.

Tarifs : . Formation avec hébergement à la ferme: 395€ TTC. 4 nuitées. Repas non compris. Formation sans hébergement: 295€ TTC .

ATTENTION :

*C’est la dernière année à ces tarifs !

*Il n’y a que 3 chambres à la ferme. Inscrivez-vous vite pour en bénéficier. Sinon, il y a des chambres d’hôte à proximité (non compris dans le tarif).

Reportage photos de Léonnie Biteau lors d’une formation à la traction bovine avec Laurent Martin, « 2 mains 4 cornes » Les Herbiers (85)

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Voici le reportage photographique qu’a réalisé en octobre 2023, Léonnie Biteau  lors d’une formation à la traction bovine avec Laurent Martin et sa structure « 2 mains 4 cornes » aux Herbiers. 

Merci à Léonnie pour sa participation active depuis plusieurs années au blog et au milieu des attelages de bovins.

Partie 1

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Partie 2

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2 Mains 4 cornes, Compte rendu de la première session de formation à la traction bovine, 02 au 06 octobre 2023, Laurent Martin, Les Herbiers (85)

 

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Fier de pouvoir mettre à l’honneur mon expérience avec les bovins commencée en 2005 au Puy du Fou, cette session de formation était pour moi une première sous ce format « Long ».

En effet, les modules de formation délivrés au sein de l’Académie de Bouvier au Puy du Fou (entre 2014 et 2021), ne se faisaient que sur des matinées ou des journées. Le groupe de bouviers à encadrer était souvent constitué de jeunes entre 14 et 20 ans et d’un effectif de presque 10 en moyenne.

J’ai donc revu totalement mon approche et j’ai organisé l’ensemble des thématiques qu’il m’était important d’intégrer au programme, de manière à offrir une planification cohérente, complète et adaptée pour répondre aux besoins et aux attentes de mes stagiaires sur un format de 4 jours. 

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Pour cette première session j’ai accueilli Véronique, que j’avais eu la chance de rencontrer auparavant à l’occasion du rassemblement de bouviers (organisé par Léonnie et Corentin dans la Creuse chez Pascal et Jo DURAND).

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Véronique avait commencé durant cet évènement, son parcours d’initiation au contact des bovins dressés. De nature très curieuse, elle est cavalière de longue date, mais surtout elle cultive une affinité particulière avec le bovin. Elle est aussi propriétaire de chèvres Angora avec un projet axé sur la valorisation de la laine. Elle se projette à moyen terme avec un bovin pour une utilisation d’entretien de prairies et quelques chantiers de débardage. 

Le début de formation a surtout été axé sur la découverte et l’exploration des comportements des bovins. Il me semble essentiel de maîtriser cette lecture de l’animal avant de chercher à le manipuler. Ceci permet de sécuriser aussi bien le bouvier dans son approche, que l’animal dans sa lecture et son interprétation des interactions de l’homme vis-à-vis de lui-même. Une fois cette lecture des principaux comportements intégrés, nous avons poursuivit avec les premières mises au licol, au pré avec les plus jeunes de mes bovins, qui sont encore en phase d’éducation et de dressage.

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Après avoir réalisé et maitrisé à plusieurs reprises, la prise en longe des différents bovins, nous sommes passés au menage en étant placés derrière avec les longues rênes. Ceci change complètement la perception du menage pour le bovin, n’ayant plus de visuel sur un référent placé devant ou sur le côté. C’est aussi une implication différente pour le bouvier qui doit se faire comprendre et se faire obéir en ne s’appuyant que sur sa voix, les rênes et le stick pour mener à bon port son animal.

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L’avantage d’avoir une diversité de bovins, à différent stades de dressage et avec chacun leur caractère, est un outil précieux lors de ces formations. Cela permet un effet miroir auprès des stagiaires, qui réalisent alors l’adaptation permanente requise pour mener tranquillement et positivement un bovin, à réaliser une action souhaitée.

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Les exercices se sont poursuivis avec la découverte du liage, la mise au joug et le menage en paire.

Nous avons commencé à vide, juste avec les bœufs afin d’intégrer les codes de communication, les bonnes postures ainsi que les placements pour un menage efficace. Ensuite nous avons attelé au tombereau afin que Véronique puisse réaliser et appréhender au mieux la conduite d’un attelage complet (bovins + tombereau). Celui-ci demande une anticipation et une prise en compte permanente du gabarit pour ne pas mettre en danger l’ensemble de l’attelage.  

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L’ensemble des exercices réalisés durant la semaine avaient pour but de mettre en confiance et permettre l’acquisition d’une autonomie au contact des bovins.

Mes motivations en tant que formateur lors de ces sessions, sont surtout de permettre aux participants de s’essayer aux différentes manières d’approcher et de mener les bovins en toute sécurité. Je leur transmets des codes et des clefs pour une future émancipation dans un projet associé aux bovins dressés.

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Je remercie Véronique pour sa confiance exprimée lors de cette formation, pour son implication et son sérieux. Je ne doute pas de ses capacités à mettre sur pied son projet associé aux bovins avec les clefs acquises durant cette cession de formation.

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Je remercie aussi Léonnie pour son passage le mercredi et son travail photographique.

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Je vous ferai part rapidement des dates convenues pour la prochaine session de formation de 4 Jours, qui se déroulera en Mars prochain.

Je reste disponible pour toute demande d’informations et je vous rappelle que je propose également des initiations individuelles (à la ½ journée ou sur 2 jours) permettant d’avoir une première approche exhaustive de la pratique de la traction bovine.

Laurent Martin

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