2 Mains 4 Cornes auprès de Flora et Gwendoline, Ho’rocher BIO à St Eloi les mines (63)

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Flora et Gwendoline m’avaient sollicité à l’automne 2025 pour envisager la mise en place d’une formation au sein de leur ferme, avec l’objectif d’appliquer la méthodologie « 2 Mains 4 Cornes » à leurs bovins. Soutenu par un financement VIVEA, le projet s’est concrétisé à travers quatre jours de formation, entre fin mars et début avril 2026.

Sur le même principe qu’à l’Écomusée, nous avons débuté par un temps d’échange théorique. Ce moment m’a permis de faire leur connaissance et de m’imprégner de l’univers de ces deux jeunes femmes, dont l’engagement et le courage étaient déjà évidents. Leurs besoins ont rapidement été identifiés, nous permettant de poursuivre naturellement le travail auprès des animaux.

L’état des lieux du cheptel a été assez rapide à établir, compte tenu de sa taille (huit bovins), complété par la présence de caprins et d’ovins. Flora et Gwendoline, travailleuses infatigables, mènent leur ferme en poly-élevage, avec une production fromagère sur site et une commercialisation notamment sur les marchés locaux.

La formation s’est principalement concentrée sur le travail de deux génisses (âgées de 1,5 et 2,5 ans), de race Ferrandaise et croisée Blanc Bleu Belge.

Les débuts ont été quelque peu mouvementés lors de la première sortie. Bien que les animaux soient habituellement manipulés, ils l’étaient surtout à distance. Le calme et la constance des filles ont toutefois constitué une base relationnelle solide.

Le travail s’est construit progressivement : d’abord par une mise en confiance à travers les soins (étrille, brossage, contacts positifs), puis par la désensibilisation, notamment au licol — outil de contention essentiel pour guider les bovins en sécurité. Nous avons ensuite engagé les premières sorties à l’extérieur du bâtiment.

Flora, Gwendoline, autant que les génisses, ont découvert un nouveau « logiciel ». Celui-ci s’est intégré progressivement, grâce à du temps, de la patience et beaucoup de calme. Jour après jour, chacune a trouvé sa place dans ces nouvelles pratiques.

La formation, qui avait débuté avec des animaux posés mais craintifs, s’est conclue avec deux génisses capables de sortir, d’abord menées en solo aux longues rênes, puis en paire au joug cadre américain.

Restons humbles : le travail reste long et exigeant. Mais les bases d’un futur attelage sont désormais posées. Elles ont émergé grâce aux gestes de Flora et Gwendoline, portés par un équilibre essentiel entre respect, douceur et fermeté — un trio indispensable pour mener à bien un projet de traction bovine.

Les filles souhaitent à terme utiliser leurs animaux pour du petit débardage et du transport. Je suis impatient de suivre l’évolution de cette jeune paire, et surtout les progrès de Flora et Gwendoline.

Car le dressage d’un bovin apprend autant aux femmes et aux hommes qui s’y engagent qu’aux animaux eux-mêmes.

Là réside toute la magie de la relation Homme–Animal.

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