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Un métier à ferrer en Couserans (09) 2008

Boeuf de race casta

Article vient du site internet « A l’encre violette ». Pour lire l’article d’origine cliquez sur ce lien

Ce matin-là, les écoliers de La Bastide du Salat, en Ariège, n’en croient pas leurs yeux. En face de leur école, rien que pour eux, ressuscite une scène « d’autrefois le Couserans ». Le métier à ferrer accueille deux bœufs massifs d’environ une tonne, venus en camion du village de Betchat, de l’autre côté des collines boisées. Ils appartiennent à la race « casta », encore appelée « aure » et « saint-girons » du nom de leur berceau d’origine, la vallée d’Aure dans les Hautes-Pyrénées et le bassin de Saint-Girons dans le Couserans. Casta qui vient de « castagne », la châtaigne, désigne la couleur sombre de leur robe. Les vaches de cette race connurent leur âge d’or dans les montagnes d’Ariège, avant la seconde guerre mondiale, lorsqu’elles étaient traites pour la fabrication du célèbre fromage de Bethmale. Depuis 1958, le cheptel est tombé de 30 000 à 300 têtes. Quelques éleveurs tentent de maintenir la survie de la race.

Ancien foorgeron du village

Heureux et ému, Jean Martres, l’ancien forgeron et maréchal-ferrant du village, n’a pas voulu manquer ce moment et égrène volontiers quelques souvenirs et anecdotes. C’est d’ailleurs, son propre métier à ferrer qu’il céda à la commune à l’heure de la retraite, qui va encore prouver sa robustesse face à l’humeur du bétail.
L’essentiel de son travail consistait en l’entretien du matériel à traction animale et le ferrage des chevaux et bovins qui marchaient sur des chemins empierrés pour rejoindre les champs au temps des labours et tirer les chariots de bois et de céréales moissonnées. Son activité cessa au début des années 1960 avec la mécanisation et le développement des tracteurs.

Instalation du boeuf

Les deux bœufs présents ce jour, ne sont attelés qu’à l’occasion de transport du bois dans des endroits d’accès malaisé, et d’animations lors des fêtes locales pour faire renaître les coutumes anciennes. Bien qu’âgés de six ans et demi, c’est la première fois qu’ils entrent dans le système à ferrer pour subir un nettoyage des sabots.

Boeuf installer

Avant d’effectuer l’opération, il s’agit de préparer l’animal afin qu’il devienne inoffensif. En ayant soin de ne pas blesser ses cornes, on lie sa tête au joug à l’avant pour qu’il ne puisse plus avancer ni reculer.

La sangle ventrale

Puis avec un cric, on le soulève légèrement après lui avoir fixé deux sangles ventrales. Ensuite, on entrave une patte arrière en l’enchaînant à un pilier du métier. Enfin, avec une corde, on soulève la patte à travailler afin de la mettre à la bonne portée du maréchal-ferrant qui, aujourd’hui, se contente de « parer le pied » pour fournir au bœuf, un meilleur confort de locomotion.

Entrave patte

A l’aide du rogne-pied et de la mailloche, il enlève le surplus de corne à la partie inférieure du sabot. On dit qu’il « abaisse la muraille » afin que la bête puisse poser correctement la patte sur le sol.

Avec le rogne pied

Ensuite, avec une râpe, il finit d’égaliser la « sole », qui correspond à la plante du pied.

Avec la rape

Enfin, avec la cisaille, il raccourcit l’ongle trop long. Comme lorsque nous coupons trop court un de nos ongles, survient à l’une des pattes, un saignement plus impressionnant que douloureux à voir l’air paisible du bœuf. Le maréchal-ferrant va répéter les mêmes gestes à huit reprises (deux bœufs à quatre pattes, le compte est bon !).

Vue de loin

Jean Martres, volubile, nous conte l’opération de ferrage qui n’est pas prévue aujourd’hui. Il extrayait d’abord les clous des fers usagés à l’aide de grosses tenailles, les « tricoises ». Ensuite, il procédait au ferrage proprement dit qui s’effectuait, pour une meilleure efficacité, le plus souvent, à chaud autour de 1 000 degrés. Ainsi, le fer était bien ajusté et épousait mieux la corne du sabot. Selon la quantité de travail abattu par l’animal et le type de chemins empruntés, la longévité d’un fer était de trois mois. Ce sont 2 500 fers à bœufs qui étaient posés, chaque année, à l’époque florissante de la profession. Il préparait, à la fin mars, son stock de fers qu’il fabriquait à partir d’une ébauche. Comme pour nos chaussures, il existait différentes pointures de fers ( de 2 à 6) adaptées à la taille des sabots. Le fer à bœuf est complètement différent du fer à cheval bien connu qui trônait souvent aux portes des maisons et sur les cheminées en guise de porte-bonheur. Sur chaque sabot de bœuf, sont cloués deux fers de taille inégale car l’ongle intérieur est plus étroit et petit.

Fer a boeuf

Le maréchal-ferrant empiétait souvent sur les prérogatives du vétérinaire trop onéreux pour les paysans. Il lui arrivait, avec sa scie à métaux, de raccourcir les cornes trop longues. Lorsqu’il touchait par malheur, la partie vivante de la corne, il stoppait l’hémorragie de sang en cautérisant au fer rougi. Il procédait aussi, avec le trocart, au perçage des panses des animaux qui avaient trop abusé de trèfle ou sainfoin. Il élaborait encore quelque remède de bonne femme à base de miel, vinaigre et sulfate de cuivre pour soigner, avant de les panser, les bêtes blessées par un clou ou un tesson de bouteille.
Il soignait l’œil des bovins quand une « balle « d’avoine jetée de la grange au-dessus dans la mangeoire de l’étable, se logeait dans la cavité orbitale au risque de faire perdre l’usage de la vue à la bête. Avec son doigt recouvert d’un petit bout de tissu de lin enduit d’huile, il épousait sous la paupière, la forme de l’œil et enlevait le corps étranger gênant.
Jean Martres, digne d’un ostéopathe, se souvient même d’avoir guéri des foulures d’une patte avant d’un bovin en lui repliant le membre sur l’épaule !
Hors La Bastide, la majorité des bêtes provenait de Lacave, le village voisin, et des fermes de la Haute-Garonne limitrophe, notamment de Castagnède, His et Touille.
Le nettoyage des sabots et le ferrage s’effectuaient surtout lorsque le mauvais temps empêchait les agriculteurs de travailler dans leurs champs. Il faut donc imaginer l’affluence de paysans et d’animaux dans la cour du forgeron et sur le pré communal ainsi que les conversations animées presque exclusivement en patois.
La matinée s’achève par un moment fleurant délicieusement le terroir durant lequel le propriétaire des bœufs récapitule en langue occitane, les différentes étapes du nettoyage des sabots.

Proprietaire

Dans mon esprit, dansent des images et des sons d’il y a cinquante ans, le crottin des chevaux qui « décorait » le pavé de la rue de la République, artère principale de ma petite ville natale de Normandie, Monsieur Guignant actionnant le soufflet de sa forge rougeoyante, le bruit du marteau sur l’enclume quand il ferrait d’imposants chevaux percherons ou boulonnais.

Livre « La Béarnaise : Une vache, des hommes, un pays » d’Emmanuel Ribaucourt 2020

Livre La Bearnaise Une vache des hommes un pays dEmmanuel Ribaucourt 2020 la bearnaise une vache des hommes un pays

Emmanuel Ribaucourt est passionné par la biodiversité domestique et les races anciennes. Il intervient activement au sein de la Fondation du Patrimoine et siège au conseil d’administration de l’Association de sauvegarde de la race bovine béarnaise ainsi qu’à la Société d’ethnozootechnie.

Le livre retrace l’épopée de la vache béarnaise et présente le Béarn, son passé rural, la vie quotidienne des paysans d’autrefois et le parcours des éleveurs d’aujourd’hui. Il s’intéresse également à la biodiversité domestique de la région et à son importance pour la conservation des races locales. Une partie de l’ouvrage est consacrée à l’utilisation de la vache béarnaise pour la traction animale, montrant comment elle est attelée pour les travaux agricoles et forestiers dans son territoire traditionnel.

 

Auteur : Emmanuel Ribaucourt

Éditeur : DELACHAUX & NIESTLE

Date : 05/03/2020

Pages : 256

Taille : 29,3 x 22,9

Type : Relié

ISBN : 9782603027011

 

Les bœufs de travail, lo bestial de tira 2025

Les boeufs de travail lo bestial de tira 2025 Paul Sibra Attelage de bC593ufs

(Paul Sibra, Attelage de bœufs; Domaine Public.)

Voici deux articles qui nous ont été partager issue du blog « partager le voyage« .

Les BŒUFS de TRAVAIL, lo BESTIAL de TIRA 

Parce qu’un homme nous a quittés trop tôt (Sébastien Saffon [1974-2025]), parce qu’il avait le souci d’un passé contribuant à un présent valide, parce que considération et conscience pour les animaux nature, d’élevage, de compagnie, reviennent au respect de toute forme de vie côtoyée et aussi de la personne que nous devrions être, parce que même passif, je reste solidairement complice de la cruauté, de la bêtise spécifiques à notre espèce, parce que j’ai aimé Lami, le trait breton de mon grand-père, parce que j’ai gardé, le souvenir magnifique de la vache vive, curieuse, au port de tête auguste, aux beau yeux sans doute sous son moscalh (je suis long mais les petits vieux de Nescus dans l’Ariège, qui labouraient le champ de patates avec, généreux, ouverts, si heureux d’être encore autonomes, de faire venir le cochon, valent admirablement mon évocation maladroite pour un tableau vivant de Millet (1) [promis, je récupèrerai les diapos un jour ! ]) ; enfin, parce qu’il me faut continuer à expier mes crimes avérés envers les oiseaux, plus tard les petits chats, sinon accidentels…   
Ces aveux coûteraient-ils beaucoup, attendu que (autant en arriver à un réquisitoire) les animaux dits domestiqués (un terme à trop forte connotation d’emprise) ont accompagné la marche de l’Homme dans la cohabitation puis vers la domination du milieu jusqu’à en abuser et finalement, à force de folie captatrice, se retrouver en danger d’autodestruction, en raison de tout ce qui précède, un besoin me commande de parler plus généralement et plus concrètement à cause de la proximité audoise du Lauragais, des bœufs de travail. 
Les boeufs de travail lo bestial de tira 2025 joug3201850 192520MusC3A9es20dC3A9partementaux20de20la20Haute SaC3B4ne20under20the20Creative20Commons20Attribution Share20Alike203.020Unported20license.jpg20photo20Monnin20Jacques
joug3 1850-1925 Musées départementaux de la Haute-Saône under the Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license..jpg photo Monnin Jacques. Une forme a priori des plus rudimentaires plutôt pour des vaches dirait-on. 
Encore à l’origine de cette quête « J’ai deux grands bœufs dans mon étable… » (2) (à suivre) 
Les boeufs de travail lo bestial de tira 2025 Toulouse Lautrec DEUX BC592UFS SOUS LE JOUG20Domaine20public
Toulouse-Lautrec_-_DEUX_BŒUFS_SOUS_LE_JOUG, Domaine public. Étonnant chez Lautrec qui nous a plutôt habitué aux excès des soirées parisiennes… 
(1) Mais chez Jean-François Millet et ses tableaux de pauvres paysans, les attelages de bœufs n’apparaissent pas. 
(2) chanson de Pierre Dupont (1821-1870), poète, chansonnier à Paris, estimé par Auguste Fourès. À Lyon où il revient après avoir perdu sa femme et le bonheur, malgré les amis voulant lui rendre le goût de vivre, il meurt à 49 ans… Sa vie contredit quelque peu les paroles de sa chanson où la vie des bœufs est préférée à celle de l’épouse. Une rue porte son nom, non loin de l’École Normale à la Croix-Rousse, qui m’accueillit en septembre 1971. 
Les bœufs ont une espérance de vie entre 15 et 18 ans. Adultes, ils pèsent entre 700 et 800 kilos. Petit détail physiologique, leur propension à se coucher du côté gauche fait que le rein est plus gros et plus chargé de graisse que le droit. 
De caractère ils peuvent être rétifs, peureux, furieux… Dans ce dernier cas, une castration tardive a une incidence certaine sur la docilité ; cette ablation est subie entre six et douze mois ; trop tôt, cela nuirait au développement physique, trop tard  cela influe sur un caractère difficile demandant plus d’efforts. 

… un besoin commande de parler plus généralement et plus concrètement à cause de la proximité audoise du Lauragais, des bœufs de travail, donc avec la prise en compte d’une propension préalable à un sentiment à l’égard des bêtes, des bœufs de trait, puissants, dociles, possiblement issus des aurochs disparus voilà 400 ans à cause de qui vous savez. 

 

Les%20rois%20fain%C3%A9ants%20(670 752).%20Lithographie%20en%20couleurs%20par%20E.%20Cr%C3%A9t%C3%A9%20d'apr%C3%A8s%20une%20illustration%20de%20H.%20Grobet,%20Histoire%20de%20France,%20Paris,%20%C3%89mile%20Gu%C3%A9rin,%201902.
Les rois fainéants (670-752). Lithographie en couleurs par E. Crété d’après une illustration de H. Grobet, Histoire de France, Paris, Émile Guérin, 1902.

 

Autre antécédent, l’empereur des villae et missi dominici, Charlemagne, ne se déplaçait-il pas en chariot tiré par quatre bœufs, comme ces rois dits fainéants qu’en bon carolingien il dénigrait en toute chose  ? 

Pour revenir à un temps plus actuel bien que révolu, des sept décennies presque engagées sur la huitième (et si concordantes avec l’âge de mes artères…), réfléchissons à ce qui correspond, malgré l’affirmation toujours plus marquée de la mécanisation, à la mise en valeur des terres grâce à la participation indispensable des bêtes. 
Plus le nombre de paires d’animaux est important (une pour six hectares ?), plus la superficie à travailler est grande (2). Un coût d’entretien trois à quatre fois moins cher a fait préférer le bœuf au cheval. 
On dirait que, couplés à la croyance populaire, à un fond de superstition itou, des partis pris sur la robe des bêtes influent sur les choix des paysans : le poil blanc (3) désigne un spécimen à engraisser, plus gris ou brun, le pelage dénote du flegme, de la mélancolie ; il faudrait éviter le moucheté, signe de paresse. 
En vue de leur utilisation, les cornes doivent être formées par rapport à l’équipier et au joug. Il est profitable d’appairer le débutant avec un aîné déjà formé. 
Les boeufs de travail lo bestial de tira 2025 joug2201850 192520MusC3A9es20dC3A9partementaux20de20la20Haute SaC3B4ne20under20the20Creative20Commons20Attribution Share20Alike203.020Unported20license.20Photo20Monnin20Jacques
joug2 1850-1925 Musées départementaux de la Haute-Saône under the Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license. Photo Monnin Jacques
Le joug double, s’agissant d’un joug de tête (de poitrail pour le cheval) est dit « coiffant » en Lauragais ; sur mesure et à demeure c’est la mission du jougtier passant de ferme en ferme. Il prend les mesures des animaux, travaille à la hache et à l’herminette, en principe en un jour, le polissage devant être inclus ; la tâche est complétée avec la confection des « julhas », les longes de cuir à lier aux cornes et au front. 
Les boeufs de travail lo bestial de tira 2025 Toulouse Lautrec201864 190120LES20BOEUFS20SOUS20LE20JOUG20SOUVENIR20DE20MALROME20188120under20the20Creative20Commons20Attribution Share20Alike204.020International20license
Toulouse-Lautrec 1864-1901 LES BOEUFS SOUS LE JOUG (SOUVENIR DE MALROME) 1881 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license.

 

Habitués et comme redevables à l’homme qui les nourrit, les abreuve, les panse et qui décrète qu’il n’y a pas plus heureux qu’un bœuf à la mangeoire (« Uros coma un buou a la grupia »), les animaux se mènent à la voix et au geste pour habituer les oreilles à la corde puis aux guides. L’apprentissage du joug se fait entre deux et trois ans. Lors du labour, l’animal de gauche apprend à suivre le sillon, pour l’utilisation de la faucheuse, c’est celui de droite qui conduit. Un résultat probant demande beaucoup de patience empreinte de douceur, de tendresse. Cette prévention apparaît même avec la façon de nommer l’aiguillon puisqu’on préfère le terme “ toucadou ” (phonétiquement) plutôt qu’ “ agulhado ”, aiguillon. Et si génériquement, les intéressés parlent de Mule et Marelh suivant la position des bêtes, les bœufs, tout comme les vaches, répondent à leurs noms. Entre ces compagnons de travail, l’humain perçoit même une connivence sinon une amitié liée à l’habitude de tirer ensemble… 
(2) Moins puissantes mais plus rapides, les vaches suffisent à une propriété plus modeste. 
(3) la couleur blanche peut être considérée comme la teinte la plus claire du gris… Les deux de la chanson de Dupont sont blancs tachés de roux. En Lauragais, surtout de race gasconne, ils sont gris-blanc. 
Addendum : 
L'HISTOIRE%20de%20la%20FRANCE%20racont%C3%A9e%20%C3%A0%20tous%20les%20enfants,%20de%20tr%C3%A8s%20grand%20format,%20con%C3%A7u%20par%20Jean Jacques%20et%20Claude%20Nathan,%20illustr%C3%A9%20par%20Henri%20Dimpre%201958%20FERNAND%20NATHAN%20
« L’HISTOIRE de la FRANCE racontée à tous les enfants », de très grand format, conçue par Jean-Jacques et Claude Nathan, illustrée par Henri Dimpre 1958 FERNAND NATHAN. Il en va ainsi des pays trop fiers qui magnifient leurs hommes dits providentiels, légalistes ou non, quitte à diffamer leurs prédécesseurs… 
PS : toute participation à bon escient ne peut être que bienvenue. 

Vaches et bœufs au travail- Gestes, paroles et savoir-faire de Morvandiaux– PnrMorvan

Les galvachers du Morvan étaient d’habiles conducteurs d’attelages de bœufs et de vaches, dont le savoir-faire était reconnu bien au-delà du territoire. Beaucoup d’hommes du centre et du Haut Morvan partaient ainsi tous les ans pour plusieurs mois pour louer leurs compétences, leurs bras et leurs attelages et rapporter ainsi quelque revenu « au pays ».

Quelques Morvandiaux en sont encore les témoins et nous montrent leur habileté à dresser et conduire les attelages, pour les travaux des champs ou pour le débardage.

A Anost, la Maison des Galvachers retrace également cette histoire.

Pour en savoir plus : www.patrimoinedumorvan.org

Merci aux témoins : Maurice Desmoulin, Roger Grimond, André Grimont, Robert Blaudier, Roger Coulon, Guy Namur


Entre 2003 et 2012, le Parc du Morvan a collecté plus de 55 savoirs et mémoires auprès de morvandelles et morvandiaux. Ainsi est née une collection appelée « Gestes, Paroles et Savoir-Faire du Morvan», que le Parc met aujourd’hui gratuitement en ligne à la disposition de tous. Des portraits attachants et des transmissions de techniques et savoirs, parfois disparus, pour mieux découvrir, comprendre et aimer le Morvan.

En sus de cette valorisation grand public, le Parc dispose pour des chercheurs ou passionnés de presque 200h de rush de ces témoignages.

Une production Parc naturel régional du Morvan

Recherche et coordination : Philippe Hoeltzel, PNRM

Réalisation : SARL La Fabrique, Eric POTTE, Stéphane JEAN-BAPTISTE

© PNRM 2005 / 2009

Site dédier au Morvan : https://www.eulglod.fr/Morvan/

Brevets sur le thème de la traction bovine (de 1807 à 1958)

Cette liste, issue de l’article Patente zum Thema Rinderanspannung et partagée par Elke Treitinger.  Il s’agit de brevet de jougs, d’attaches et d’éléments de traction venant de France, Allemagne et États-Unis.

Les brevets sont classés par catégories et par date:

  • Brevets pour jougs frontaux
  • Brevets pour jougs de nuque
  • Brevets pour jougs de cou
  • Brevets pour arcs de joug de garrot
  • Brevets pour prise de traction centrale
  • Brevets liés à l’attache centrale (anneau d’attelage)
  • Brevets pour goupilles d’arc
  • Brevets pour jougs de garrot
  • Brevets pour colliers et jougs de type collier
  • Brevets pour systèmes d’attache 
  • Autres brevets

Il est possible de traduire des documents PDF sur ce site : ilovepdf

Brevets pour jougs de tête

Les problèmes liés à ce type de traction et au bien-être animal sont au centre ; beaucoup d’idées sont bien pensées, peu sont pratiques et certaines ne se sont pas imposées :

Brevets pour jougs de cou

De nombreux inventeurs ont tenté de perfectionner le joug de cou (garrot) avec des compléments métalliques, rarement plus simple ou pratique, et jamais moins cher à fabriquer ou entretenir :

Brevets pour goupilles d’arc

Certaines solutions, ou leurs variantes, sont encore utilisées. La difficulté est de concevoir une pièce simple, utilisable dans la boue et manipulable avec des gants.

Voici l’artcile d’origine : Patente zum Thema Rinderanspannung

Site internet : kuh-und-oxn-schule.de

Il est possible de traduire des documents PDF sur ce site : ilovepdf

Livre « Draft Cattle: Their history, significance and value with a global perspective » Actes du Symposium mondial sur les bovins de trait (8-9 mars 2024 Allemagne)

Livre "Draft Cattle: Their history, significance and value with a global perspective" Actes du Symposium mondial sur les bovins de trait (8-9 mars 2024 Allemagne). couverture du livre

Lancement du livre ! « Draft Cattle: Their history, significance and value with a global perspective. Proceedings of the World Draft Cattle Symposium (March 8–9, 2024). »

Les bovins de trait : histoire, importance et valeur dans une perspective mondiale 

Actes du Symposium mondial sur les bovins de trait (8-9 mars 2024)

En 2024, plus de 126 scientifiques, professionnels de musées et éleveurs de bovins de trait se sont réunis à l’abbaye de Lorsch, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, pour le premier Symposium mondial sur les bovins de trait.

Nous sommes heureux d’annoncer aujourd’hui la publication des actes de ce colloque exceptionnel. Ces actes offrent une vue d’ensemble complète des résultats de la conférence et permettent d’approfondir l’histoire, l’importance et la valeur des bovins de trait dans une perspective mondiale.

La publication en anglais est consultable et téléchargeable gratuitement en ligne à l’adresse suivante : https://doi.org/10.11588/propylaeum.1713

Pour télécharger directement le livre en PDF : Draft cattle

Claus Kropp

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Sommaire :

Claus Kropp : Acknowledgments 3
Kirsten Worms : Welcoming words 4
Tanja Busse, Chris Smaje, Helena Norberg-Hodge, Wendell Berry : Patron Statements 5-8
Claus Kropp :  Preface 9
Sommaire : 10-11
Ioana Baskerville :  Draft cattle culture in Romania 42-45
Claus Kropp, Boniface Okumu :  Draft Cattle Use in Northern Uganda  74-77
Claus Kropp, Joseph Simataa :  Draft Cattle Use in the Zambezi Region, Namibia  78-81
D. K. Sadana, Maharani Din, Sabyasachi Das, Malyaj Shrivastava, Tatsama Motilal :  Challenges in reinvigorating draft animal power in India and some opportunities  82-87
Matilda Holmes, Barbara Corson, Claus Kropp :  Interpreting Palaeopathology: biographies of two draught oxen 116-123
Rob Collins :  Concluding Remarks 124-125

Allemagne : Épreuve d’aptitude et de performance de traction pour bovins 8-9 novembre 2025

• sillon pas très profond mais bonne évacuation

Allemagne Epreuve daptitude et de performance de traction pour bovins 8 9 novembre 2025 DSC06389a

Présentation du livre Jarmi / Yokes (2024)

Jarmi

Jarmi / Yokes est une monographie scientifique publiée en 2024 par le Musée ethnographique slovène (Slovenski etnografski muzej).

 

  • Titre : Jarmi / Yokes
  • Auteur : Inja Smerdel
  • Éditeur : Slovenski etnografski muzej (Musée ethnographique slovène)
  • Date de publication : 2024
  • Langues : slovène et anglais
  • ISBN : 978-961-6388-95-5 / 961-6388-95-9
  • Droits : Tous droits réservés

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Ce livre, rédigé en slovène et en anglais, porte sur les jougs (jarmi), outils traditionnels en Slovénie utilisés pour atteler les bovins, principalement les bœufs. Il présente l’histoire et les types de jougs, en abordant aussi leur fabrication et leur rôle culturel, notamment dans les traditions paysannes.

La travail qu’a réaliser l’autrice se compose de trois parties : la première partie traite de questions théoriques et historiques, la deuxième partie présente des résultats comparatifs sur les jougs, avec une analyse de la collection du SEM et d’autres découvertes sur le sujet, et la troisième partie se concentre uniquement sur les bœufs et les relations homme-bœuf (d’après ses recherches sur le terrain) ; entre la matière et le spirituel, la terre et le ciel, des processus de travail quotidiens, leur place dans les contes populaires, etc. Le musée a décidé de ne publier que la deuxième partie, que vous avez maintenant sous la main sous le titre JARMI / YOKES. La monographie complète est également en attente de publication (probablement l’année prochaine), hélas ! uniquement en slovène…

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Voici le document PDF du livre pour consultation directe.

Version d’origine : fichier pdf jarmi yokes inja smerdel 

https://www.etno-muzej.si/wp-content/uploads/jarmi_web.pdf 

Les araires gravés du Mont Bégo, une approche technologique et éthnologique, par Henri pellegrini

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L’archéologue amateur passionné et engagé Henri Pellegrini (Membre de (l ‘IPAAM)  Institut de Préhistoire et d’Archéologie des Alpes Maritimes. Membre de (l’ASER centre Var). Président Honoraire d’ARCHEAM, Cercle d’Histoire et d’Archéologie des Alpes Maritimes)

nous fait le grand privilège de nous accorder une seconde publication avec un texte sur les araires, paru dans le N° 1 de la revue Archéam, (Janvier 1994).
Il s’intéresse principalement aux peintures et gravures rupestres du monde entier, en archéologie.
Son attention est surtout d’analyser le mode d’harnachement et les caractéristiques des animaux et engins tractés, travois, chars, chariots, ainsi que les instruments aratoires utilisés depuis le néolithique à nos jours.
Un grand merci à lui pour sa collaboration.
Vous pouvez téléchargé le PDF fichier pdf en cliquant ici
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Quand la corne arrachait tout, réédition du livre par l’Association Violette et François JUSTON

quand la corne arrachait tout logo
La réédition du livre  » Quand la corne arrachait tout… » de François Juston est en projet.
François JUSTON, connu pour son ouvrage « Quand la corne arrachait tout », édité en 1994, a mené les bœufs dans la ferme familiale en Ardèche (Saint Maurice en Chalençon) jusqu’à 40 ans. Puis la vie l’a poussé à travailler comme salarié dans une autre exploitation, où l’unique vache servait à donner du lait et un veau de temps en temps, mais pas le temps pour l’attelage…
Toutefois, passionné qu’il était, il n’a jamais cessé de participer aux recherches sur l’attelage bovin, tant sur son histoire que sur son présent et son avenir. Une partie de la collection d’images et de textes qu’il a accumulée est aujourd’hui conservée au Musée national des arts et traditions populaires (13). L’autre partie est chez nous, sa famille.
Ce petit encart a pour but de vous faire savoir que Nelly et Lydie JUSTON, ses filles, et moi-même, sa petite fille Elvire, avons créé l’association Violette et François JUSTON (sans le soutien de sa femme Violette, François n’aurait pas été aussi loin dans ses recherches).
Son objectif est de protéger, promouvoir et diffuser ces ouvrages, en commençant par rééditer « Quand la corne arrachait tout… » épuisé très rapidement lors de sa parution.
Si vous souhaitez soutenir cette association qui a beaucoup de travail devant elle, adhérez en envoyant un chèque (à l’ordre de l’Association Violette et François JUSTON), à l’adresse en fin d’article, la cotisation étant de 5 euros. Vos dons seront les bienvenus.
Et vous pouvez acheter le fascicule (32 pages) sur les Grandes Attelées au prix modique de 4 euros , frais de port compris
Association Violette et François JUSTON
Logement communal
65240 ARDENGOST
06 03 94 77 37
asso.vfjuston@laposte.net
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