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Livre « Oxen: A Teamster’s Guide, to Raising, Training, Driving and Showing » de Drew Conroy 2008

Livre "Oxen: A Teamster's Guide, to Raising, Training, Driving and Showing" de Drew Conroy

Drew Conroy travaille avec les bœufs depuis son adolescence. Il grandit dans le New Hampshire et forme sa première paire à treize ans. Cette expérience le conduit vers un parcours centré sur l’élevage, l’étude et l’usage du bovin de travail.

Il écrit plusieurs ouvrages sur la traction bovine. « Oxen: A Teamster’s Guide » (Boeuf : le guide du meneur. Livre anglais) reste le plus utilisé. Ce livre décrit le choix des animaux, leur logement, leur alimentation, le dressage des veaux et des bœufs adultes, l’ajustement du joug et l’usage des équipes pour les travaux agricoles ou forestiers. Il traite aussi des interventions en démonstration et en concours. Conroy y expose ce qu’il applique sur ses propres équipes et ce qu’il transmet à ses étudiants.

Il enseigne aujourd’hui les sciences animales à l’Université du New Hampshire. Il forme des étudiants à la sélection des bœufs, à leur conduite et à leur mise au travail. Son enseignement repose sur la pratique, l’observation et la maîtrise du joug et des attelages.

Conroy mène aussi des travaux en Afrique. Il étudie les usages des bœufs dans des systèmes agricoles où la traction animale reste présente. Il décrit les méthodes locales, les conditions de travail, les choix de matériel et les critères de sélection des animaux. Ces études lui permettent de comparer les pratiques selon les contextes.

Le livre est disponible en version epub sur amazone. La version brocher est difficilement trouvable en France.

Voici une liste des principaux ouvrages de Drew Conroy :

  • Oxen: A Teamster’s Guide — première édition : 1999. Google Livres
  • Oxen: A Teamster’s Guide to Raising, Training, Driving & Showing — édition révisée : 2008. AbeBooks
  • The Oxen Handbook (avec D. Barney) — 1986. Goodreads
  • Ox Yokes: Culture, Comfort and Animal Welfare — conférence/texte publié en 2004.

Information sur le livre « Oxen: A Teamster’s Guide, to Raising, Training, Driving and Showing »

  • Éditeur ‏ : ‎ Storey Books
  • Date de publication ‏ : ‎ 1 février 2008
  • Langue ‏ : ‎ Anglais
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 256 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 1580176925
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-1580176927
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 862 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 21.59 x 1.91 x 27.31 cm
  • Fait partie de la série ‏ : ‎ Storey’s Working Animals

Symposium mondial sur les bovins de trait 2027 : envoyez vos questions

Logo WDCS symposium

À l’occasion du prochain World Draft Cattle Symposium, qui se tiendra en janvier 2027, les organisateurs souhaitent recueillir les questions que se posent aujourd’hui les personnes qui travaillent avec des bovins.

Nous connaissons tous cette situation : « Si seulement je pouvais trouver quelqu’un pour m’aider à répondre à cette question sur les bovins de travail… »

L’idée est simple : chacun peut envoyer les questions les plus intéressantes avant le 1er novembre, par mail à aba.attelagesbovinsdaujourdhui@gmail.com ou à c.kropp@kloster-lorsch.de.

Les questions sélectionnées seront transmises aux intervenants du symposium ainsi qu’à d’autres personnes expérimentées dans le domaine. Elles pourront ensuite être abordées lors de la conférence en janvier.

Un exemple : « Comment réussir à faire du foin sur un terrain très pentu avec mes bovins ? »

Journée d’échange Prommata (38) Janvier 2026

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Le 18 janvier 2026, Prommata a organisé une journée d’échange autour de la traction animale en Isère à St Antoine l’Abbaye.

La journée a été répartie entre la présentation du lieu, la présentation de la thèse (Expérimentations transdisciplinaires sur la traction équine en maraichage : trajectoires, pratiques, et impact sur le milieu) de Fabienne Boivin avec des ateliers de travail, et la présentation des différentes associations présentes localement ou en France (Prommata International, Réseau Professionnel Auvergne Rhône-Alpes Traction Animale, Hippotese, Marianne, Trait Paysan Centre-Val de Loire, Association Française des Meneurs de Bovins), sans oublier tous les échanges qui ont ponctué la journée.

Nous avons pu aussi présenter, avec Anna, l’association Attelage Bovin d’Aujourd’hui et le blog de Michel Nioulou, Attelages Bovins d’Aujourd’hui.

Merci à tous pour l’ambiance, les échanges et le partage.2

Merci a Mathieu pour son accueil et le lieu exceptionnel de Massabielle.

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Vidéo « Coeur de mule » avec une Matthias Lee et une paire de bœuf (09) 2025

Matthias reprend l’activité d’une ferme d’Olivier Courthiade, en traction animale à Nescus (09). Entre sons et gestes, un langage se tisse entre ces animaux et lui, fait de reconnaissance mutuelle. Ici, nous captons leurs souffles, leurs pas, leur vitalité. La voix de Matthias nous rappelle aussi l’espérance que détient cette pratique millénaire. Un film de Coline Armand.

Rassemblement des meneurs de bovins du 2 au 4 octobre 2026 (66)

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Rassemblement des meneurs de bovins 2026 : les inscriptions sont ouvertes !

Du vendredi 2 au dimanche 4 octobre 2026, l’Association Française des Meneurs de Bovins vous donne rendez-vous à Béna, sur la commune d’Enveitg, dans les Pyrénées-Orientales, au cœur du parc naturel régional des Pyrénées catalanes. Nous serons accueillis chez Eline Hoefsloot, à la ferme Can Llull, pour trois journées de rencontres, d’observations, de pratique et d’échanges autour des bovins. Cette édition sera consacrée à trois grands thèmes : l’éthologie, les bovins de loisir et les bovins de travail. Nos amis les chiens ne sont pas acceptés sur place.

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Inscription obligatoire

L’inscription, ainsi que la réservation des repas, se fait sur HelloAsso via le lien de l’événement. Le tarif est de 5 € pour le week-end, avec gratuité pour les moins de 18 ans. Le dimanche est gratuit. L’inscription est obligatoire pour le vendredi et le samedi. Les participants qui souhaitent venir avec leurs bovins sont les bienvenus, sous réserve d’inscription préalable. 

Repas

Les repas sont à réserver et à régler à l’avance sur HelloAsso. Le midi, un sandwich à 6 € sera proposé le vendredi, le samedi et le dimanche sur le terrain. Le soir, un repas chaud à 15 € sera proposé le vendredi et le samedi dans une auberge, avec un nombre de places limité. Une buvette sera également proposée sur place.

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Animations

Le programme détaillé des animations sera communiqué un peu plus tard, mais le rassemblement s’organisera autour de temps d’échanges, de démonstrations et de réflexions sur les pratiques actuelles avec les bovins.

Hébergement

Plusieurs solutions d’hébergement existent autour d’Enveitg. Pour celles et ceux qui souhaitent réserver un hébergement à proximité, il existe notamment des solutions autour de Cal Viatger et de l’Auberge Saint-Aoulary, à Enveitg. La possibilité de camper sur place est encore en attente de confirmation. Nous vous tiendrons informés.

Vente d’aliments pour bovin

Lors de votre inscription, vous pourrez aussi commander sur HelloAsso des sacs de 25 kg de caroube concassée et des tacos pour bovins, au tarif de 15 € le sac, à récupérer pendant le week-end. 

Tacos Tacos

Caroube concasse Caroube concassée

Vous pouvez vous inscrire à l’événement, réserver vos repas et commander les aliments bovins directement via le formulaire ci-dessous : 

Besoin d’un renseignement ?
Pour toute question concernant le rassemblement, vous pouvez nous contacter par message privé sur Facebook, par mail à lesmeneursdebovin@gmail.com ou par téléphone au 06 52 03 82 10.

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Vidéo « La femme qui chuchotait à l’oreille des vaches » 2017

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Émission Passemoilesjumelles du 22 septembre 2017.

Et oui, les vaches vont aussi à l’école ! A Kilchberg, dans le canton de Zurich, Anne Wiltafsky a fondé en 2008 un centre unique en Suisse où elle forme des bovins à toutes sortes de tâches, comme tirer un traîneau, monter des escaliers ou encore sauter des obstacles. Créée au départ pour donner une seconde vie à des animaux destinés à l’abattoir, cette école souhaite avant tout faire changer les mentalités et nous inciter à porter un autre regard sur eux.

Passe-moi les jumelles du 22 septembre 2017, une émission de la Radio Télévision Suisse.

«A l’école des vaches» un reportage de Jochen Bechler

Images: Virginie Mivelaz

Son: Raphaël Crohas

Montage: Catherine Kala

Illustration sonore: Fred Demilliac

Mixage: Benoît Mayer

Etalonnage: Stéphane Friedli

Passe-moi les jumelles:

Youtube:   Video La femme qui chuchotait a loreille des vaches 2017 yt favicon ringo2 / passemoilesjumelles  

Site: http://rts.ch/play/tv/emission/passe-…

FaceBook:  Video La femme qui chuchotait a loreille des vaches 2017 / passemoilesjumelles  

Retrouvez la Radio Télévision Suisse: Youtube:   Video La femme qui chuchotait a loreille des vaches 2017 yt favicon ringo2 / rts   Site: http://rts.ch

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Les bœufs de travail, lo bestial de tira 2025

Les boeufs de travail lo bestial de tira 2025 Paul Sibra Attelage de bC593ufs

(Paul Sibra, Attelage de bœufs; Domaine Public.)

Voici deux articles qui nous ont été partager issue du blog « partager le voyage« .

Les BŒUFS de TRAVAIL, lo BESTIAL de TIRA 

Parce qu’un homme nous a quittés trop tôt (Sébastien Saffon [1974-2025]), parce qu’il avait le souci d’un passé contribuant à un présent valide, parce que considération et conscience pour les animaux nature, d’élevage, de compagnie, reviennent au respect de toute forme de vie côtoyée et aussi de la personne que nous devrions être, parce que même passif, je reste solidairement complice de la cruauté, de la bêtise spécifiques à notre espèce, parce que j’ai aimé Lami, le trait breton de mon grand-père, parce que j’ai gardé, le souvenir magnifique de la vache vive, curieuse, au port de tête auguste, aux beau yeux sans doute sous son moscalh (je suis long mais les petits vieux de Nescus dans l’Ariège, qui labouraient le champ de patates avec, généreux, ouverts, si heureux d’être encore autonomes, de faire venir le cochon, valent admirablement mon évocation maladroite pour un tableau vivant de Millet (1) [promis, je récupèrerai les diapos un jour ! ]) ; enfin, parce qu’il me faut continuer à expier mes crimes avérés envers les oiseaux, plus tard les petits chats, sinon accidentels…   
Ces aveux coûteraient-ils beaucoup, attendu que (autant en arriver à un réquisitoire) les animaux dits domestiqués (un terme à trop forte connotation d’emprise) ont accompagné la marche de l’Homme dans la cohabitation puis vers la domination du milieu jusqu’à en abuser et finalement, à force de folie captatrice, se retrouver en danger d’autodestruction, en raison de tout ce qui précède, un besoin me commande de parler plus généralement et plus concrètement à cause de la proximité audoise du Lauragais, des bœufs de travail. 
Les boeufs de travail lo bestial de tira 2025 joug3201850 192520MusC3A9es20dC3A9partementaux20de20la20Haute SaC3B4ne20under20the20Creative20Commons20Attribution Share20Alike203.020Unported20license.jpg20photo20Monnin20Jacques
joug3 1850-1925 Musées départementaux de la Haute-Saône under the Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license..jpg photo Monnin Jacques. Une forme a priori des plus rudimentaires plutôt pour des vaches dirait-on. 
Encore à l’origine de cette quête « J’ai deux grands bœufs dans mon étable… » (2) (à suivre) 
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Toulouse-Lautrec_-_DEUX_BŒUFS_SOUS_LE_JOUG, Domaine public. Étonnant chez Lautrec qui nous a plutôt habitué aux excès des soirées parisiennes… 
(1) Mais chez Jean-François Millet et ses tableaux de pauvres paysans, les attelages de bœufs n’apparaissent pas. 
(2) chanson de Pierre Dupont (1821-1870), poète, chansonnier à Paris, estimé par Auguste Fourès. À Lyon où il revient après avoir perdu sa femme et le bonheur, malgré les amis voulant lui rendre le goût de vivre, il meurt à 49 ans… Sa vie contredit quelque peu les paroles de sa chanson où la vie des bœufs est préférée à celle de l’épouse. Une rue porte son nom, non loin de l’École Normale à la Croix-Rousse, qui m’accueillit en septembre 1971. 
Les bœufs ont une espérance de vie entre 15 et 18 ans. Adultes, ils pèsent entre 700 et 800 kilos. Petit détail physiologique, leur propension à se coucher du côté gauche fait que le rein est plus gros et plus chargé de graisse que le droit. 
De caractère ils peuvent être rétifs, peureux, furieux… Dans ce dernier cas, une castration tardive a une incidence certaine sur la docilité ; cette ablation est subie entre six et douze mois ; trop tôt, cela nuirait au développement physique, trop tard  cela influe sur un caractère difficile demandant plus d’efforts. 

… un besoin commande de parler plus généralement et plus concrètement à cause de la proximité audoise du Lauragais, des bœufs de travail, donc avec la prise en compte d’une propension préalable à un sentiment à l’égard des bêtes, des bœufs de trait, puissants, dociles, possiblement issus des aurochs disparus voilà 400 ans à cause de qui vous savez. 

 

Les%20rois%20fain%C3%A9ants%20(670 752).%20Lithographie%20en%20couleurs%20par%20E.%20Cr%C3%A9t%C3%A9%20d'apr%C3%A8s%20une%20illustration%20de%20H.%20Grobet,%20Histoire%20de%20France,%20Paris,%20%C3%89mile%20Gu%C3%A9rin,%201902.
Les rois fainéants (670-752). Lithographie en couleurs par E. Crété d’après une illustration de H. Grobet, Histoire de France, Paris, Émile Guérin, 1902.

 

Autre antécédent, l’empereur des villae et missi dominici, Charlemagne, ne se déplaçait-il pas en chariot tiré par quatre bœufs, comme ces rois dits fainéants qu’en bon carolingien il dénigrait en toute chose  ? 

Pour revenir à un temps plus actuel bien que révolu, des sept décennies presque engagées sur la huitième (et si concordantes avec l’âge de mes artères…), réfléchissons à ce qui correspond, malgré l’affirmation toujours plus marquée de la mécanisation, à la mise en valeur des terres grâce à la participation indispensable des bêtes. 
Plus le nombre de paires d’animaux est important (une pour six hectares ?), plus la superficie à travailler est grande (2). Un coût d’entretien trois à quatre fois moins cher a fait préférer le bœuf au cheval. 
On dirait que, couplés à la croyance populaire, à un fond de superstition itou, des partis pris sur la robe des bêtes influent sur les choix des paysans : le poil blanc (3) désigne un spécimen à engraisser, plus gris ou brun, le pelage dénote du flegme, de la mélancolie ; il faudrait éviter le moucheté, signe de paresse. 
En vue de leur utilisation, les cornes doivent être formées par rapport à l’équipier et au joug. Il est profitable d’appairer le débutant avec un aîné déjà formé. 
Les boeufs de travail lo bestial de tira 2025 joug2201850 192520MusC3A9es20dC3A9partementaux20de20la20Haute SaC3B4ne20under20the20Creative20Commons20Attribution Share20Alike203.020Unported20license.20Photo20Monnin20Jacques
joug2 1850-1925 Musées départementaux de la Haute-Saône under the Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license. Photo Monnin Jacques
Le joug double, s’agissant d’un joug de tête (de poitrail pour le cheval) est dit « coiffant » en Lauragais ; sur mesure et à demeure c’est la mission du jougtier passant de ferme en ferme. Il prend les mesures des animaux, travaille à la hache et à l’herminette, en principe en un jour, le polissage devant être inclus ; la tâche est complétée avec la confection des « julhas », les longes de cuir à lier aux cornes et au front. 
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Toulouse-Lautrec 1864-1901 LES BOEUFS SOUS LE JOUG (SOUVENIR DE MALROME) 1881 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license.

 

Habitués et comme redevables à l’homme qui les nourrit, les abreuve, les panse et qui décrète qu’il n’y a pas plus heureux qu’un bœuf à la mangeoire (« Uros coma un buou a la grupia »), les animaux se mènent à la voix et au geste pour habituer les oreilles à la corde puis aux guides. L’apprentissage du joug se fait entre deux et trois ans. Lors du labour, l’animal de gauche apprend à suivre le sillon, pour l’utilisation de la faucheuse, c’est celui de droite qui conduit. Un résultat probant demande beaucoup de patience empreinte de douceur, de tendresse. Cette prévention apparaît même avec la façon de nommer l’aiguillon puisqu’on préfère le terme “ toucadou ” (phonétiquement) plutôt qu’ “ agulhado ”, aiguillon. Et si génériquement, les intéressés parlent de Mule et Marelh suivant la position des bêtes, les bœufs, tout comme les vaches, répondent à leurs noms. Entre ces compagnons de travail, l’humain perçoit même une connivence sinon une amitié liée à l’habitude de tirer ensemble… 
(2) Moins puissantes mais plus rapides, les vaches suffisent à une propriété plus modeste. 
(3) la couleur blanche peut être considérée comme la teinte la plus claire du gris… Les deux de la chanson de Dupont sont blancs tachés de roux. En Lauragais, surtout de race gasconne, ils sont gris-blanc. 
Addendum : 
L'HISTOIRE%20de%20la%20FRANCE%20racont%C3%A9e%20%C3%A0%20tous%20les%20enfants,%20de%20tr%C3%A8s%20grand%20format,%20con%C3%A7u%20par%20Jean Jacques%20et%20Claude%20Nathan,%20illustr%C3%A9%20par%20Henri%20Dimpre%201958%20FERNAND%20NATHAN%20
« L’HISTOIRE de la FRANCE racontée à tous les enfants », de très grand format, conçue par Jean-Jacques et Claude Nathan, illustrée par Henri Dimpre 1958 FERNAND NATHAN. Il en va ainsi des pays trop fiers qui magnifient leurs hommes dits providentiels, légalistes ou non, quitte à diffamer leurs prédécesseurs… 
PS : toute participation à bon escient ne peut être que bienvenue. 

Formation à la taille de jougs d’attelage avec Michel Nioulou Les 11,12 et 13 Mai 2026 Chatelus-Malvaleix (23)

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Tailler des jougs d’attelage de bovins en 2026 parait décalé, surprenant, anachronique, improbable, folklorique.

Certes, c’est atypique pour l’époque, voir inconcevable aux yeux de nombreuses personnes non averties.

Pourtant, bien que la chose soit méconnue, nous sommes bien dans une réalité de terrain, dans une pratique actuelle et utilitaire. Trois personnes en France fabriquent encore régulièrement des jougs de travail, pour l’utilisation en agricole ou pour une utilisation de démonstration (fêtes locales, parc à thème, écomusées, entreprises de la traction bovine…).

Gilles Péquiniot en Alsace fait des jougs Vosgiens fabriqués avec les moyens ordinaires d’un menuisier ébéniste (scie, rabots…) du fait de leur forme simple et droite.

Lionel Rouanet et moi même taillons des jougs à la hache et à l’herminette. Ils sont ainsi fabriqués car ils ne peuvent pas être réalisés autrement, les outils classiques de menuisier, contrairement aux jougs vosgiens, ne pouvant produire les formes tout en creux, en courbes et en petits recoins difficiles à réaliser avec une machine sur ce type de joug sculptés.

L’âge avançant, avec mes 62 ans nouvellement fêtés, il me tardait de partager l’expérience acquise pour ma part pendant 21 ans de pratique afin de maintenir un savoir faire en danger du fait du peu d’artisans en capacité de le faire.

Lionel, beaucoup plus jeune que moi a de son côté déjà eu en formation quelques personnes. De mon côté, j’ai eu en stage les jeunes bouviers du Puy du Fou ainsi que deux autres personnes individuelles .

Mon but, en proposant ce type de formation sur trois jours dans le cadre de l’Association Internationale Attelages Bovins d’Aujourd’hui, est de partager et transmettre le maximum des savoirs, de la méthodologie et des erreurs à ne pas commettre pour que parmi les stagiaires, je réussisse à motiver quelques personnes afin de faire perdurer la taille lorsque je ne pourrais plus la pratiquer moi-même.

Certes c’est une niche, mais nombres de personnes ou structures ont besoin chaque année de jougs neufs, adaptés aux morphologies grandissantes des animaux que les jougs anciens, outre le fait qu’ils ne sont pas toujours en état d’assurer une sécurité maximum, sont trop petits pour les animaux actuels même sur les races anciennes pourtant non sélectionnées pour la conformation bouchère.

Mon but était aussi de former des gens qui ne viennent pas apprendre juste pour se faire plaisir à pratiquer une activité insolite comme on irait se dépayser dans une cabane dans les arbres, mais bel et bien pour emmagasiner un savoir et faire perdurer le geste dans un cadre semi professionnel.

Ce fut le cas avec mes quatre stagiaires fort motivés pour tailler le joug de leurs animaux. Deux l’ont fait pour une utilisation dans un cadre agricole purement professionnel. L’une a taillé pour sa paire de vaches liée jusqu’alors au joug vosgien en l’utilisant à la maison pour sortir le bois et cultiver la terre vivrière. Le quatrième stagiaire est venu faire son joug dans le cadre d’une association qui travaille avec la race lourdaise. Ce dernier est aussi vraiment très investi dans le maintien des savoirs ruraux et artisanaux. Son appétit d’apprendre est vraiment à saluer d’autant plus que ses dix sept ans dégagent devant lui un bel avenir de la pratique. Il en est de même pour un second stagiaire de vingt trois ans, à la fois coutelier et paysan sur la ferme familiale, qui présente aussi un bel attachement aux savoir faire et au geste.

Nous avons réussi à pratiquement aboutir trois jougs sur quatre, où seules quelques finitions restaient à faire. Pour des problèmes de contraintes physiques qui ont freiner l’avancé de la taille, le quatrième joug déjà très bien dégrossi, nécessite encore un peu de travail. J’ai proposé à la stagiaire de m’en charger.

Mais le travail de tous sans exception a été vraiment fait avec un grand investissement et une pugnacité remarquable et visiblement avec plaisir. Ce travail est très physique et sollicite, par des postures pas toujours très faciles, des muscles parfois insoupçonnées révélés dès le second matin lorsqu’on redémarre! En tous cas chacun a travaillé avec adresse et un résultat bluffant dans la réalisation, le tout dans la bonne humeur ce qui a contribué à faire oublier la difficulté physique réelle. Un grand merci à Colette, Martin, Erwan et Diégo d’avoir eu à cœur d’avancer au maximum leur joug en étant vraiment très concentré sur leur travail.

Deux stages supplémentaires à venir sont déjà remplis et, chose à signaler, ce ne sont que des stagiaires qui viennent dans un cadre agricole et professionnel.

Je suis ravi d’une telle situation, l’avenir de la réalisation de jougs neufs est peut être en bonne voie d’être assuré, merci à vous tous de votre investissement passé ou à venir.

Le monde n’est pas encore complètement fou, côtoyer de bels personnes investies et passionnées amène quelques bouffées d’espoir dans un avenir incertain qu’ont espère cependant meilleur et humaniste.

Michel Nioulou

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Formation 2 Mains 4 Cornes auprès de Flora et Gwendoline, Ho’rocher BIO à St Eloi les mines 2026 (63)

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Retour sur 2 actions de formation « 2 Mains 4 Cornes » réalisées en ce début d’année 2026

Ho’rocher BIO à St Eloi les mines (63)

Flora et Gwendoline m’avaient sollicité à l’automne 2025 pour envisager la mise en place d’une formation au sein de leur ferme, avec l’objectif d’appliquer la méthodologie « 2 Mains 4 Cornes » à leurs bovins. Soutenu par un financement VIVEA, le projet s’est concrétisé à travers quatre jours de formation, entre fin mars et début avril 2026.

Sur le même principe qu’à l’Écomusée, nous avons débuté par un temps d’échange théorique. Ce moment m’a permis de faire leur connaissance et de m’imprégner de l’univers de ces deux jeunes femmes, dont l’engagement et le courage étaient déjà évidents. Leurs besoins ont rapidement été identifiés, nous permettant de poursuivre naturellement le travail auprès des animaux.

L’état des lieux du cheptel a été assez rapide à établir, compte tenu de sa taille (huit bovins), complété par la présence de caprins et d’ovins. Flora et Gwendoline, travailleuses infatigables, mènent leur ferme en poly-élevage, avec une production fromagère sur site et une commercialisation notamment sur les marchés locaux.

La formation s’est principalement concentrée sur le travail de deux génisses (âgées de 1,5 et 2,5 ans), de race Ferrandaise et croisée Blanc Bleu Belge.

Les débuts ont été quelque peu mouvementés lors de la première sortie. Bien que les animaux soient habituellement manipulés, ils l’étaient surtout à distance. Le calme et la constance des filles ont toutefois constitué une base relationnelle solide.

Le travail s’est construit progressivement : d’abord par une mise en confiance à travers les soins (étrille, brossage, contacts positifs), puis par la désensibilisation, notamment au licol — outil de contention essentiel pour guider les bovins en sécurité. Nous avons ensuite engagé les premières sorties à l’extérieur du bâtiment.

Flora, Gwendoline, autant que les génisses, ont découvert un nouveau « logiciel ». Celui-ci s’est intégré progressivement, grâce à du temps, de la patience et beaucoup de calme. Jour après jour, chacune a trouvé sa place dans ces nouvelles pratiques.

La formation, qui avait débuté avec des animaux posés mais craintifs, s’est conclue avec deux génisses capables de sortir, d’abord menées en solo aux longues rênes, puis en paire au joug cadre américain.

Restons humbles : le travail reste long et exigeant. Mais les bases d’un futur attelage sont désormais posées. Elles ont émergé grâce aux gestes de Flora et Gwendoline, portés par un équilibre essentiel entre respect, douceur et fermeté — un trio indispensable pour mener à bien un projet de traction bovine.

Les filles souhaitent à terme utiliser leurs animaux pour du petit débardage et du transport. Je suis impatient de suivre l’évolution de cette jeune paire, et surtout les progrès de Flora et Gwendoline.

Car le dressage d’un bovin apprend autant aux femmes et aux hommes qui s’y engagent qu’aux animaux eux-mêmes.

Là réside toute la magie de la relation Homme–Animal.

Site internet : 2mains4cornes.fr 

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1ère Formation 2 Mains 4 Cornes auprès de l’équipe d’animalier de l’Ecomusée d’Alsace (68) 2026

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Retour sur 2 actions de formation « 2 Mains 4 Cornes » réalisées en ce début d’année 2026

1ère Formation 2 Mains 4 Cornes auprès de l’équipe d’animalier de l’Ecomusée d’Alsace.

Après une rencontre riche en échanges avec Sara, référente de l’équipe des animaliers de l’Écomusée d’Alsace, lors du rassemblement de bouviers au Puy du Fou en novembre dernier, un projet de formation a émergé durant l’hiver. L’objectif : accompagner la montée en compétences de la jeune équipe présente sur le site.

En effet, ces derniers mois, l’effectif de soigneurs alsaciens s’est renouvelé et restructuré autour du cheptel d’animaux présents, pour leur plus grand bénéfice.

Cette formation visait à mettre en confiance une équipe encore en quête d’expérience et d’assurance dans la gestion quotidienne de leurs bœufs de travail.

Avec beaucoup d’enthousiasme et de motivation, nous avons débuté par un temps théorique afin d’identifier les besoins réels de chaque participant (cinq animaliers de l’Écomusée ainsi qu’André Kammerer, bouvier alsacien expérimenté, présent en observateur).

Mon objectif était clair : recueillir un maximum d’informations pour établir un état des lieux précis des ressources humaines et animales, et ainsi construire un programme sur mesure, adapté aux axes d’amélioration identifiés.

L’alternance entre temps théoriques en salle et séances pratiques auprès des animaux me semble essentielle. L’assimilation des notions de relationnel positif et de “ménage” passe par cette complémentarité, nourrie par l’observation, la mise en pratique et une analyse constructive des actions de chaque bouvier face aux animaux.

Durant ces trois jours, nous avons travaillé successivement avec une jeune paire de bœufs, une vache, un bœuf plus expérimenté, ainsi que les dernières recrues du cheptel : une vache et son veau de trois mois.

Avec l’ensemble de l’équipe, nous avons défini les priorités suivantes :

  • le recadrage et la mise en confiance de la jeune paire de bœufs ;
  • la désensibilisation du veau au licol et à la longe, en méthode douce ;
  • la première sortie au pré de la vache et de son veau.

Chaque séance a permis aux bouviers de se positionner face aux animaux pour appliquer les apports théoriques, mais aussi d’expérimenter concrètement ce nouveau cadre construit ensemble.

Entre les appréhensions légitimes du départ, la crainte de faire un faux pas ou de ne pas trouver la juste posture face à des animaux imposants, les débuts ont parfois été hésitants.

Mais progressivement, chacun a su trouver ses repères. Grâce à un accompagnement bienveillant et adapté, chaque participant a pu progresser à son rythme.

Au terme de ces trois jours d’échanges, de transmission et d’apprentissage, je suis très fier de voir une équipe renforcée, plus confiante et engagée.

La qualité de l’ambiance collective a largement contribué à lever les appréhensions initiales. L’ensemble des acteurs de cette formation — humains comme animaux — a connu une évolution remarquable, portée par le sérieux et la capacité d’adaptation de chacun.

Un grand merci à toute l’équipe des animaliers pour cette expérience de formation en traction bovine, hors de mes terres vendéennes. Elle confirme mon engagement profond pour la transmission et le partage de ce savoir-faire, que je développe depuis plus de vingt ans, notamment autour du travail avec les bovins.

C’est avec grand plaisir que j’envisage une seconde session, afin de consolider les acquis et accompagner durablement cette dynamique de relation positive initiée avec vos animaux, durant cette semaine magnifiquement ensoleillée.

Site internet : 2mains4cornes.fr 

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