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Sarclage des pommes de terre à Moulismes (86)

  

Voici une petite vidéo communiquée par Solène Gaudin et réalisée lors d’un sarclage avec Grivé, un boeuf d’Emmanuel Fleurentdidier.

Solène nous précise que les conditions de sol du printemps n’étaient pas idéales, grosses mottes, sol sec et dur.

Voyage 2014 « Découverte traction bovine » des stagiaires du CS utilisateurs de chevaux attelés du Lycée agricole de Montmorillon (86) chez Jo Durand (44) et Jean-Bernard Huon (29)

            Pour la cinquième année consécutive, les stagiaires du CS Utilisateurs de Chevaux Attelés de Montmorillon (86), session 2013-2014 se sont rendus dans l’Ouest de la France pour le voyage de découverte de la traction bovine.

Du 12 au 14 mai, Brendan, Aurélie, Emma, Solenne, Chloé, Sandrine et leur formateur Manu Fleurentdidier ont rencontrés des bouviers qui leur ont fait partager leur passion.

La première journée a commencé par un arrêt chez Jo Durand et Christine Arbeit au Dresny en Loire Atlantique. Les stagiaires ont passé la herse avec la paire de boeufs Vosgien de Jo, ils ont ensuite vu un jeune taureau mis au guide avec un claveçon ainsi qu’une génisse. Le travail de la terre a été difficile en raison des conditions climatiques.

Durant la seconde journée, les stagiaires ont visité le Haras de Hennebont. Ils sont ensuite allés chez Jean Bernard et Laurence Huon à Riec-sur-Belon dans le Finistère.

Celui-ci leur a montré différentes charrues: de la charrue pour faire du labour en planche, à la charrue brabant pour le labour à plat.

Pour cela, les deux paires de boeufs de Jean Bernard Huon, les Nantais et les Pies Noires étaient liées. L’utilisation de la charrue pour le labour en planche a été plus difficile pour les stagiaires puisqu’il qu’il faut « guider » la charrue pour rester droit et dans le sillon.

La brabant est plus simple car une fois réglée, il faut juste la tenir. Après la démonstration de charrue, un coup de cultivateur a été passé.

En fin de journée, les stagiaires ont appris à utiliser un butoir pour faire des buttes soit pour les pommes de terre ou le cas présent pour les betteraves.

La soirée a fini à Erdeven chez Marie Le Quéré et Agathe Dagoreau, deux anciennes stagiaires de Montmorillon, installées comme prestataires en traction equine. Ce qui a permis un échange et des perspectives pour les futurs meneurs.

La dernière journée s’est déroulée chez Jérôme et Fanny Czubak, propriétaires de la ferme pédagogique et des Roulottes de L’Abbaye à Maillezais en Vendée, qui a montré sa paire de Parthenay en cours de dressage et les 9 races de chevaux de trait français.

La journée a fini avec la visite d’un chantier de fauche avec des chevaux sur un chemin de halage avec Manu Davignon et Isabelle Dantan sur la commune de Marans.

En conclusion, ce fut trois jours de découverte et d’initiation à la traction bovine pour des novices. Le voyage a été très instructif mais hélas trop court. Cela a permis d’aborder de nouvelles optiques et une autre utilisation de la traction animale.

Journée technique à Soultzeren chez Philippe Kuhlmann du 30 Mai 2014 à l’occasion des rencontres de bouviers à l’écomusée d’Alsace, par Michel Nioulou

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Photos Michel Nioulou et Danyèle Besserer

Comme l’an dernier, à l’occasion des rencontres de bouviers à l’écomusée d’Alsace d’Ungersheim, une journée technique était organisée chez Anne-Catherine et Philippe Kuhlmann à Soultzeren (68). 

Philippe est éleveur de bovins Vosgiens et dresse de nombreuses paires à l’attelage. Il travaille uniquement avec ses animaux sur son exploitation.

Cette journée permet aux bouviers venus de tous horizons d’échanger et de discuter autour des techniques d’attelages, des jougs et du matériel.

Sur la journée, une trentaine de personnes a participé à cette journée technique, avec des bouviers venus d’Alsace et des Vosges, de Vendée, de Loire-Atlantique, de Saône-et-Loire, de la Vienne, de la Drôme, d’Allemagne et d’Angleterre.

Philippe Kuhlmann venait de recevoir un matériel qu’il a imaginé et qu’un ami artisan lui a réalisé.

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Il a été conçu comme un matériel polyvalent afin de pouvoir déplacer et charger des balles rondes. Il peut être transformé en lame de déneigement et est également prévu pour pouvoir réaliser des ballots de foin.

Les dents de chargements montent et descendent grâce à un treuil à manivelle.

Le timon est prévu pour atteler d’une part en marche avant pour les déplacements, d’autre part en position de pousse pour le chargement et les manoeuvres diverses en position de travail.

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Le timon est conçu pour mettre les boeufs en position de pousse sans dételage, en faisant passer la paire par dessus celui-ci grâce à une tête de timon pivotante.

Ce genre de manoeuvre nécessite que les boeufs s’habituent à cet exercice.

Mais si l’on dételle et ré-attelle les boeufs en position de pousse, l’opération prend peu de temps.

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Les essais de maniabilité de l’engin, pourtant sur un terrain en pente et peu nivelé, ont été très satisfaisants autant par le comportement des boeufs Marco et Bachi qui n’ont pas l’habitude de travailler en pousse, que par la facilité de manier l’engin. Le chargeur est équipé d’un essieu directionnel qui permet un guidage aisé grâce à un bras directionnel.

De nombreuses discussions autour de ce nouvel engin ont permis de donner quelques pistes afin de le perfectionner et de le peaufiner pour une utilisation optimum.

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Un réglage par vis sans fin de l’inclinaison des dents, le blocage du timon à l’origine pivotant et moult possibilités d’améliorations ont été évoquées et proposées par les participants, pour la plupart bouviers et utilisateurs réguliers d’attelages bovins.

Philippe Kuhlmann, malgré les quelques réglages à apporter, était très satisfait du résultat du matériel, de la maniabilité ainsi que du comportement des animaux au travail en pousse.

Philippe a aussi présenté des jougs Vosgiens neufs avec un système de coussins en gros feutre fixés au joug, qui remplacent en un système « tout en un » l’ensemble joug/lien/coussin de tête et des tissus de protection des cornes.

Ces jougs et leurs garnitures intégrées permettent de lier en un temps très court sans avoir à poser les coussins et les protections de cornes.

Ce système imaginé par Philippe Kuhlmann et réalisé de concert avec un charron pour la partie bois et Jean-Claude Mann pour la partie cuir et garniture, après quelques temps d’utilisation, s’avère pratique et fiable.

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Là encore, sous les oreilles attentives de leurs concepteurs, les discours et critiques constructives allaient bon train.

Pour comparaison, j’avais amené des jougs « Charollais » anciens et des jougs neufs de ma fabrication, ainsi qu’un joug réglable neuf réalisé pour Laurent Janaudy de l’Ain pour réaliser les sarclages.

J’ai aussi montré la méthode de liage pratique et rapide que nous utilisons avec Laurent Billoux à Charolles, que nous avait enseigné un ancien bouvier du Brionnais, Jean Fournier.

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Après une pause repas sous la houlette d’Anne-Catherine Kuhlmann, de nouveaux essais ont été réalisés sur le chargeur avec cette fois-ci un timon fixe en bois afin de vérifier l’intérêt de la transformation du timon mobile en timon fixe qui évite d’avoir le timon qui tourne et qui gêne les boeufs à la tête. Par contre, un timon bas comme celui d’origine, permet au bouvier d’enjamber facilement pour accompagner les boeufs et la direction du train de roues.

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Ensuite, Philippe Kuhlmann a fait une présentation des différents types de colliers de bovins.

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Différentes paires de bovins en cours de dressage ont également été mises au joug, ainsi qu’un jeune boeuf attelé au collier et au brancard.

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Cette journée conviviale et constructive a permis comme celle de l’an passé, de nombreux échanges techniques et humains.

Le travail de Philippe sur l’élevage, sur le dressage des animaux et sur l’évolution et la conception de matériel innovant pour les attelages de bovins, motive tous les bouviers qui le rencontrent et le côtoient, par son dynamisme et sa vue vers l’avenir. Son activité, comme celles de nombreux autres en France, est celle du quotidien mais est aussi celle de demain.

Il est important d’avoir des personnages moteurs et charismatiques comme lui, qui sont des modèles et des inspirateurs motivants pour les bouviers en activité ainsi que pour les néo-bouviers.

Les bouviers travaillent tous de manière isolée, cette journée de rencontres permet à chacun de repartir conforté dans son activité avec ses animaux, et le sentiment de participer à une aventure enrichissante que d’autres, même loin, partagent avec vous.

 Michel Nioulou

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Les boeufs de Frédéric Iehlé au bois, article de la dépêche de l’éclaireur du pays de Bray, Mars 2014

Article issu de l’Eclaireur du Pays de Bray, Mars 2014

Pour voir l’article sur le site de l’Eclaireur du Pays de Bray: cliquez ici.

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Toutes photos issues du site de la Dépêche de l’Eclaireur du Pays de Bray

Ses bœufs ramassent le bois en forêt de Lyons

Frédéric Iehlé est un amoureux des animaux et particulièrement des bœufs normands. Il remet au goût du jour une pratique ancestrale : l’utilisation des bovins pour le bois.

Scène rare en forêt de Lyons : des bœufs sont utilisés pour transporter du bois. A Martagny, Frédéric Iehlé s’est lancé dans cette aventure depuis quelque temps, aidé de son ami Noël Dubosc. « Ce travail consiste à récupérer le bois d’un précédent chantier mécanisé pour consommation personnelle, le tout sous l’égide de l’ONF (Office Nationale de la Forêt, NDLR) », commente Frédéric.
Les deux animaux regroupent le bois en divers endroits après que les pièces intéressantes aient été identifiées et regroupées. L’ONF peut ainsi évaluer le nombre de stères récoltées en vue de la réalisation du contrat.

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Dur au début

Les deux bœufs normands, issus d’un élevage de Bosc-Hyons, sont encore en phase d’apprentissage. « Cela a été un peu dur au début, mais ça va de mieux en mieux ! sourit Frédéric. Il a fallu notamment les apprendre à tourner. Et lorsqu’ils voient un peu d’herbe, ils s’arrêtent parfois pour brouter…  »
L’éleveur a eu cette idée en se remémorant de vieux souvenirs. « Lorsque j’étais petit, j’avais vu des vaches sortir du fumier dans le Cantal. Je suis retombé sur des photos et me suis dit : pourquoi ne pas recommencer ?  » Mais cette démarche n’a rien d’un regret du temps passé ou d’une certaine nostalgie. Il s’agit plutôt d’un plaisir pour les deux hommes, et la mise en œuvre d’une certaine philosophie.

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Auxiliaires

« Ce que je fais avec ces animaux est la preuve que ces boeufs peuvent encore être des auxiliaires et non pas uniquement des arbres à viande ou des animaux de batterie« , lâche Frédéric. L’homme est scandalisé de voir encore trop souvent des bovins dans les prés en hiver, pataugeant dans la boue. “Je connais plusieurs exemples de traitements, au sens des conditions de vie, qui ne sont pas normales. Les bœufs ont une capacité de compréhension mais aussi d’attachement. « Ils sont loin d’être idiots! » insiste Frédéric Iehlé.
Bref, le Brayon essaie d’opposer ce qu’il obtient de ses bovins dans un environnement calme à ce que les bœufs d’élevage subissent aujourd’hui. Je suis bien conscient que ce que je fais n’est pas soumis aux contraintes économiques de l’élevage, mais il y a tout de même des limites qui ne devraient pas être dépassées ».
L’homme aime ses animaux. Certains l’ont peut-être d’ailleurs croisé en train de se « promener » avec ses deux bœufs. Frédéric habite en effet à quelques pas de la parcelle de forêt sur laquelle ils s’affairent. « Je viens à pieds, nous parcourons la distance en quelques minutes», conclut-il. De quoi permettre de multiplier les sorties.

Nicolas Demollien

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Plantation de pommes de terres sur Billons, chez Julie l’heureux, Moulismes (86) par Solène Gaudin

Solène Gaudin nous communique cet article à propos de la plantation de pommes de terre effectuée ce printemps chez Julie L’Heureux à Moulismes (86), une jeune maraîchère bio, récemment installée, qui compte faire intervenir la traction animale dans ses pratiques culturales.

Merci à Solène pour sa participation active au site.

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Plantation de pommes de terres sur billons.

Solène Gaudin intervient chez Julie L’heureux à Moulismes (86), une maraîchère qui s’est installée récemment et qui veut travailler en traction animale. Solène s’occupe de la partie traction animale avec les boeufs et son cheval. Elles sont aidées ici par Ingrid Poinset qui veut aussi faire du maraîchage en traction animale et qui découvre les boeufs.

Les travaux de plantation des pommes de terre ont été réalisés avec Grivé, un boeuf Vosgien mis au collier.

Le choix du boeuf pour ce genre de travail par rapport au cheval, a été justifié par la culture sur billons, avec des inter-rangs très étroits. Un cheval a tendance à écraser les billons même en marchant dans l’inter-rangs. Un boeuf billarde moins qu’un cheval, d’où le choix du boeuf. De plus, son pas est plus lent avec moins d’à-coups.

Sur les photos et vidéos, les billons sont d’abord montés avec la Kassine. Après un passage de sous-soleuse, les pommes de terre sont placées dans les inter-rangs. Puis un passage de disques billonneurs en chevauchement sur deux billons pour créer un billon sur la pommes de terre.

On fait un aller-retour pour bien monter ces nouveaux billons.

Pour finir, on passe la sous-soleuse dans les nouveaux inters-rangs.

Le lendemain, un nouveau passage a été fait pour remonter encore les billons.

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 Passage des billons qui préparent les rangs de pommes de terre

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Passage de la sous-soleuse

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Passage des disques billonneurs

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Second passage le lendemain des disques billonneurs

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Second passage le lendemain des disques billonneurs

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Nouveaux billons avec un passage double.

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Nouveaux billons avec un passage double.

Solène Gaudin

 Allez voir les articles consacrés à Julie L’heureux en cliquant ici et en cliquant ici.

BAZILLAC capitale de la traction animale en Midi-Pyrénées, 6 Avril 2014: des boeufs, des vaches, de chevaux, des ânes et des mulets..

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Toutes photos issues du site CDTE 65

Merci à Vincent Jean-Bernard de nous avoir communiqué ce compte-rendu par Adishat, de la journée de traction animale qui s’est déroulée le 6 avril 2014 à Bazillac .

BAZILLAC capitale de la traction animale en Midi-Pyrénées.

Quel bonheur pour l’équipe des Cavaliers Attelages de Loisirs en Bigorre (CALB) qui avait préparé avec minutie cette journée.

Un wee-kend sous le soleil.

Dès 8 heures les chineurs étaient présents, venus nombreux pour le vide-écurie et grenier ainsi que pour les produits proposés sur le marché fermier:

Camions et bétaillères déversant un flot de chevaux, mules, ânes, vaches, boeufs.

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Apres un solide casse-croûte Bigourdan, tout ce petit monde se mit au travail. Tout au long de la journée se succédèrent des démonstrations de labour avec des équipages de boeufs et de vaches Castas, dont celui appartenant au plus ancien bouvier pyrénéen GILBERT SEREIN d’Orieux, toujours accompagné de son fidèle second: CHRISTIAN SARRAMEA.

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Suivaient deux as du labour avec un brabant superbement réglé suivait ALAIN LABORDE avec une jeune paire de boeufs Lourdais passant le « lissadou » ainsi que FRANCIS BAZERQUE venu de la Haute-Garonne avec une paire de vaches Lourdaises attelées à un semoir à mais de 1900.

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Le plus jeune, PIERRE NABOS, nous a présenté une arbalète composée d’une paire de vaches Béarnaises et d’une jument Bretonne attelée à une charrue trisoc. Superbe coup d’oeil!

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JEAN PILO et ses percherons: cumulées, leurs 3 tonnes tractaient une déchaumeuse.

BRUNO CARDEILHAC et sa jument Bretonne passait la herse.

ERIC PRECHAC faisait tourner une faneuse.

HELENE travaillait la vigne avec une sulfateuse.

Le gascon GUY SOUQUERE semait du blé avec un Mérens.

SERGE DULOUT ET GEORGIEN tractaient des billes de bois avec leurs mulets venant des Landes.

ALAIN DERIS avec une superbe paire de mules à l’escalette pour les nouveaux ayant fait des formations de traction à Montmorillon.

FABRICE LORIOT avec un mulet bâté.

VINCENT BESANCON du 64 et sa jument Ardennaise.

FABRICE BOURRIANE avec un Castillonais. Il est prestataire de service pour la ville de Saint-Girons.

MARC PETIGIANI et son âne des Pyrénées.

Le plus ancien, ALFRED TAPIE, nous a fait une démonstration de chargement de billes à l’ancienne, sur un camion.

Toute cette belle journée était animée par les trompes de chasse.

N’oublions pas ce passionné d’attelages, VINCENT JEAN BERNARD dit « LE BIGOURDAN », véritable encyclopédie donnant tout les détails de tels ou tels travaux.

Cette journée fut une magnifique vitrine de la traction animale, drainant une foule de visiteurs émerveillés.

Encore un grand merci à tous les bénévoles qui ont contribué à cette journée.

Adishat.

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Le 1er colloque des bouviers en Ariège a eu lieu le 9 Mars 2014, à Nescus (09), par Solène Gaudin

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Arrivée en haut sur les prairies où est mis le fumier avant l’épandage, pendant la rencontre de bouviers chez Olivier Courtiade.

La journée a commencé par la présentation des personnes présentes, entre autres: Claude Baquié, Pierre Nabos, Lionel Rouanet (jouguiers), Pierre Bonzom, Francis Bazerque, Rémy Dos Reis et son grand-père, Manu Fleurentdidier (formateur traction animale), Olivier Courtiade…. Il y a environ une trentaine de personnes présentes pour cette journée sur la ferme d’Olivier Courtiade.

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C’est en début de journée, on doit être une trentaine (sur la photo, on est moins, tout le monde n’est pas arrivé), le président d’Autrefois le Couserans, Mr Claude Baquié nous explique le déroulement de la journée.

Un film de présentation  du travail et du dressage de boeufs sur la ferme d’Olivier Courtiade est passé ( Envoie le petit!) ainsi qu’un reportage sur le dariolage à travers les régions françaises et le monde. Le visionnage dure jusqu’à l’heure du repas.

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Photo Lionel Rouanet

Le repas fut un moment d’échange entre les participants,(expérience de chacun, anecdotes, chants…)

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Après le repas,  Olivier Courtiade, nous explique les différentes façons de travailler avec les boeufs (collier, …) et pour commencer, il nous explique qu’il utilise le joug de garrot parce que les cornes ne sont pas assez solides pour être liées.

Dans l’après-midi, Olivier Courthiade a fait une démonstration de liage de sa paire de boeufs et de conduite avec une activité sur le transport du fumier puis le travail d’une jeune paire de boeufs au joug de garrot pour le passage d’un bandage de roue sur une prairie.

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Olivier Courtiade met à la charrette sa paire de boeufs gascons.

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Un stagiaire d’Olivier Courtiade amène la charrette de fumier en haut de la colline pour l’épandre sur des champs.

En fin d’après-midi, visite à l’éco-musée d’Azen pour voir la collection de jougs de plusieurs régions de France avec les commentaires d’Olivier Courtiade. 

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Visite à l’éco-musée d’Azen avec Olivier Courtiade et présentation des différents jougs de France

Solène Gaudin

Merci à Solène pour sa participation active et soutenue au site.

Voici quelques images vidéos de la journée.

Et les bœufs remplacèrent les chevaux…, par Etienne Petitclerc

Etienne Petitclerc nous livre aimablement un article paru dans la revue « Sabots » N°58 Janvier/Février 2014.

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Ce bouvier endimanché conduit son attelée par le côté gauche, position qui assure une vision d’ensemble et une conduite précise de l’attelage.

Dans les plaines céréalières, le cheval de trait règne en maître depuis le Moyen-âge, indissociablement lié à l’idée de richesse de la grande agriculture. En 1820, ce monopole vit pourtant ses dernières heures. L’introduction de nouvelles pratiques culturales, notamment celles de plantes industrielles comme la betterave, va bientôt engendrer des besoins de traction inédits, érigeant les bœufs en auxiliaires déterminants de la prospérité du nouveau système agricole.

Trois idées fortes caractérisent le mouvement général de modernisation de l’agriculture française entre la seconde moitié du XVIIIème siècle et la fin du XIXème siècle : l’abandon progressif de la jachère au profit des cultures fourragères et des prairies artificielles, la prise en compte de l’élevage comme une production agricole à part entière menant à une réflexion sur la sélection des espèces animales et, enfin, une première vague de mécanisation du travail.

Entre 1830 et 1880, surtout, de nombreuses inventions bousculent l’activité agricole. A des rythmes certes très différents selon les régions, une série continue de changements intervient dans l’équipement des fermes, d’abord avec de petits matériels domestiques (comme les coupe-racines, les écrémeuses, les tarares, etc.) gagnant ensuite le gros outillage, allant jusqu’à modifier le parcellaire et le bâti. La portée utilitaire de ces changements semble finalement moins importante que le fait qu’elle prouve une ouverture possible des campagnes au progrès. Rapidement, de grands complexes industriels prospèrent, notamment dans le secteur de la mécanique agricole : Bajac (charrues), Puzenat (râteaux, herses), Société Française, Brouhot, Merlin (matériels de battage), pour n’en citer qu’une poignée. Dans un effet d’encouragement réciproque, les secteurs agricoles et industriels (sidérurgique et chimique) s’entraînent sur le « chemin vertueux de l’innovation », emportant dans leur sillage une partie de l’artisanat et du commerce rural (les forges, par exemple, se font concessionnaires de faucheuses et de moissonneuses).

Le chemin de fer, qui désenclave à partir du milieu du XIXème siècle la plupart des régions, joue un rôle fondamental en donnant aux échanges un cadre national. La carte des excellences agricoles se précise fondée sur de nouveaux horizons commerciaux notamment vers de grandes villes autrement plus lointaines et consommatrices que les traditionnelles capitales provinciales. L’urbanisation du pays devient un moteur essentiel de la modernisation de l’agriculture. Le rapport matériel et intellectuel au temps et à l’espace s’en trouve complètement affecté.

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En route pour la pesée…

A partir du second Empire, dans les plaines septentrionales, jusqu’alors sacrifiées au « primat céréalier », l’industrie sucrière connaît un essor exceptionnel. Les exploitations qui s’y consacrent acquièrent des proportions extraordinaires en superficie, en personnel, en matériels de culture et de transport. Les besoins en force de traction sont de fait multipliés. En dépit de qualités indéniables de rusticité pour les uns, de vélocité pour les autres, les chevaux de trait que la poste et l’armée ont entretenus et encouragés, ceux dont le roulage s’est satisfait jusqu’à présent, ne correspondent plus à la demande. Ils manquent de stature pour les norias de gros charrois, pour les labours profonds. En 1860, le Percheron « type » toise à peine 1,55m. pour 550 kg ! S’il existe bien quelques races de gros trait, à la réputation aussi solide qu’ancienne, comme le Flamand, le Boulonnais, le Comtois ou le Poitevin, leurs effectifs restent insuffisants pour alimenter un commerce devenu plus exigeant. Leurs berceaux, étroits, routiniers, à l’écart des nouveaux axes commerciaux, peinent à relever le défi de fournir en nombre à l’industrie, à la grande agriculture en cours de mécanisation les races améliorées que leur évolution réclame sans délai.

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Les attelages de 4 ou 6 bœufs nivernais étaient courants dans les fermes céréalières de Beauce. Un effectif de 12 à 24 bœufs et autant de chevaux (par attelées de 3 ou 4) était fréquent dans les exploitations de 200 et 300 hectares.  

Tandis que l’amélioration des chevaux et des moutons est devenu depuis un siècle une véritable affaire d’Etat, c’est seulement vers 1830 que l’élevage bovin s’affiche comme une préoccupation gouvernementale, avec le prime intérêt d’accéder à la demande bouchère des villes où une partie de la population consomme désormais régulièrement de la viande. Les autorités, acquises aux préceptes anglais qui préconisent le croisement, choisissent la race Durham pour être l’amélioratrice générale d’un élevage français médiocrement considéré. Comme ce fut le cas pour les chevaux un siècle avant, le croisement continu prôné par les autorités n’aboutit guère qu’à produire des sujets sans figure, ne trouvant pas davantage de tournure dans leur descendance qu’ils n’en ont eux-mêmes mais, surtout, ne présentant plus les caractères et les dispositions recherchés par le commerce ordinaire : polyvalence, rusticité, endurance, précocité…

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Une force longtemps restée sans égale pour tirer les lourdes machines et accomplir les travaux pénibles.

Les débats entre partisans et opposants du sang anglais agitent les comices, les concours, les sociétés d’agriculture qui se développe un peu partout. Avec l’abandon de cette expérience, dès milieu du XIXe siècle, le principe de spécialisation des races est théorisé et les zootechniciens se prennent de passion pour les vertus de l’indigénat. Les souches locales reviennent en grâce alors qu’on redécouvre le principe d’amélioration par la sélection en race pure. On s’attache désormais à fixer les caractères typiques et appréciés d’une population : format, couleur de robe, aptitudes.

En 1850-1860, la France compte environ 14 millions de bovins répartis entre 138 dénominations, 66 qualifiées de « races » (L.Moll & E.Gayot, La connaissance générale du bœuf, Librairie Firmin Didot, 1860), les autres réparties entre sous-races, variétés et populations !

Pour le trait, quelques grandes races émergent, issues d’une heureuse démarche de spécialisation entamée vers 1820. Limousins, Gascons, Charolais-Nivernais gagnent la faveur des chefs d’exploitation. Beaucoup préfèrent la « race blanche » à toutes les autres : rompus pour la plupart aux durs travaux forestiers en Morvan (qui fournit aussi d’excellents bouviers), ces bœufs achetés vers 4-5 ans travaillent sans difficulté 5 à 6 ans avant d’être réformés, engraissés (avec les pulpes de sucreries, les drêches de brasserie ou de distillerie) et revendus pour la boucherie. D’autres apprécient la vitesse du pas et la robustesse des Gascons mais déplorent la difficulté à les engraisser… On sait aussi que la fréquentation de marchands spécialisés et que les réseaux de foires ont pu influencer le choix des exploitants. Il n’en demeure pas moins qu’il existe, comme pour le choix des chevaux, une grande homogénéité des remontes : il est rare de voir dans les étables des Salers voisiner avec des Aubrac !

Pendant cinquante ans, dans les manuels de zootechnie comme dans la presse agricole, le commentaire des avantages et des inconvénients du bœuf et du cheval pour le travail devient un exercice obligé qui, à vrai dire, n’établit jamais complètement la supériorité de l’un sur l’autre.

Chevaux et bœufs de trait vont donc rester éminemment complémentaires dans la plupart des grandes exploitations jusqu’à la déferlante des tracteurs dans les années 1950.

Etienne Petitclerc

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Cinq bœufs « au collier » pour un chariot betteravier.

Julien Paris, photographe, reportage sur les boeufs au travail à la ferme de Méras chez Olivier Courthiade (09)

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Photo de Julien Paris extraite de son site

Julien Paris est un photographe talentueux. Il a fait deux belles séries chez Olivier Courtiade, à la ferme de Méras en Ariège et sur un chantier de débardage.

Série de photos consacrées au chantier de débardage au bois du Bastard à Pau, où Blanc et Marrel, les deux boeufs Gascons, ont travaillé au milieu des équipes de débardage de « Cheval Environnement »… Onze chevaux et deux bœufs!!!

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Photo de Julien Paris extraite de son site

Allez découvrir le travail de photographe de Julien Paris.

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Photo de Julien Paris extraite de son site

Atelier Sellerie JEAN-CLAUDE MANN, harnachements pour bovins, colliers d’attelage, coussins, Muhlbach-sur-Munster (68)

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Photo extraite du site « La route du fromage », Münster (cliquez ici pour voir)

En Alsace, à Muhlbach-sur-Munster (68), Jean-Claude Mann, sellier, fabrique et répare tous les harnachements. Il vous propose aussi des cloches de vaches et leurs colliers.

Il fabrique des colliers et des coussins d’attelage pour bovins, sangles et tous cuirs nécessaires à l’attelage.

Cliquez ici pour voir un article sur lui.

Contacts: Téléphone: 03.89.77.64.50 Mail: mann.jeanclaude@hotmail.fr

Chapeau de tête fait en feutre , rembourrage ouate + tissu,  prototype mis au point avec Philippe Kuhlmann

Possibilité de faire la même chose en cuir et crin. On peut y voir le chapeau ainsi que les courroies.

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Collier d’attelage pour bœuf.

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