Labour d’une pature avec des boeufs de Philippe Kuhlmann en automne 2021 à Soultzeren en Alsace.
Merci à Claus Kropp pour sa contribution.
Mon métier c’est musicien, avant cela, j’ai été menuisier, technicien métreur, père au foyer mais depuis bientôt trente ans, je suis musicien.
On se construit des rencontres que l’on fait.
Quand nous avons annoncé à Michel Nioulou, un ami vielleux et jougtier de Mâcon que nous nous installions à Soultzeren, il a jubilé : « Mais c’est le village de Philippe Kuhlmann, un des dresseurs de bœufs les plus réputés de France, Allemagne, Suisse ! »
Ah bon …
Et depuis à chaque rencontre des bouviers à l’ Ascension, notre pote Michel vient nous rendre visite, on fait de la musique et on découvre le petit monde de la traction bovine.
J’ai bien sympathisé avec Philippe, il nous fait notre bois de chauffage, nous apporte des fromages de chèvre, des œufs, en échange je lui prête la main pour les foins ou des bricoles.
L’an passé, j’ai eu la bonne idée de m’inscrire à un stage de lutherie, j’avais déjà réalisé des épinettes des Vosges et là, j’avais besoin d’une mandoline et d’une mandole. Ça m’a fait du bien de travailler avec un rabot et des ciseaux alors que les contrats de musique s’ annulaient les uns après les autres. Les instruments sont superbes et répondent à mes besoins, sauf qu’il n’y a pas moyen de les faire écouter à un public.
Le musicien par temps de crise sanitaire ne joue plus pour faire rêver ou danser et perd le moral et aussi 2/3 de ses revenus.
Avec le décès de Pierre Mougin, Philippe et les bouviers de France perdaient plus qu’un artisan, un homme aux doigts en or. Qui allait faire les jougs à présent ? C’est là que j’ai proposé à Philippe de me lancer dans l’aventure, je sais travailler le bois, je trouve ces objets esthétiques tout en étant fonctionnels. J’ai profité des conseils de mon ami Michel qui lui, réalise des jougs du charolais, du Velay, de la Loire, du Morvan et de Vendée notamment pour le Puy du fou.
Me voilà à tailler avec rabots, ciseaux, planes et racloirs du bouleau vert : le beau tas de copeaux ! Mon jardin va être content ! Les jougs partiront avec les bœufs là où des hommes prennent le temps de vivre avec les animaux.

Le ferraillage a été assuré par le papa de Gilles Péquignot
D’autre part, façonner le bois me permet de faire patienter mes instruments de musiques qui se languissent de ne plus abreuver les oreilles des danseurs confinés.
Gilles Péquignot été 2021
Voir aussi l’article de l’Alsace en cliquant ici.
Le dimanche 6 juin 2021, le Musée départemental des tumulus de Bougon (79) a organisé une démonstration de traction animale d’araire dans le cadre de la manifestation nationale des Rendez-vous au jardin. Conservant un site mégalithique composé de cinq monuments exceptionnels, le Musée propose un voyage en Préhistoire. S’intéressant particulièrement au Néolithique, époque à laquelle les populations deviennent sédentaires en domestiquant certaines espèces animales et végétales le parcours de visite est ponctué par des expositions, des reconstitutions et le site archéologique.
L’araire, outil agricole à « tout faire* » apparaît vers -3500 avant notre ère1. Simple d’apparence, il est néanmoins complexe à produire et nécessite un savoir-faire pour qui souhaite s’en servir. Les recherches archéologiques et l’ethnologie font état de cet outil largement oublié dans nos régions.
Composés de matériaux périssables, les témoignages archéologiques sont rares et souvent partiels.
L’objectif de la démonstration réalisée au Musée était de tester en situation une reproduction d’araire d’inspiration archéologique et faire se rencontrer deux mondes professionnels qui ont à apprendre l’un de l’autre.
* travailler le sol : labourer, sillonner, butter, etc.
L’araire réalisé par Jérémie Vosges de la société Arkéo Fabrik est composé d’une pièce ramifiée d’orme. Le timon est formé d’une longue branche et le dental est taillé dans le tronc de l’arbre. Lors de l’expérimentation, le timon a été prolongé d’un faux-timon en frêne pour plus de maniabilité.
Les pièces annexes, mais néanmoins indispensables, sont réalisées en châtaignier pour le mancheron et en if pour le reille interchangeable. Le reille est solidarisé au corps de l’araire par un astucieux système de maintien : ces deux éléments sont percés d’une mortaise carrée dans laquelle vient se coincer le mancheron qui verrouille l’ensemble. Cette reconstitution s’inspire assez fidèlement d’une découverte archéologique exceptionnelle datée du tout début de l’âge du Bronze dans le site italien de Lavagnone près du lac de Garde. Le modèle est celui d’un araire dental.
La paire de jeunes bœufs, de leurs noms Max et Gaston, était menée par Laurent MARTIN, leur propriétaire et dresseur, ainsi que par Jo DURAND, éleveur et dresseur confirmé. Pour ces deux bœufs de race Vosgienne, cette démonstration de travail était leur première sortie réelle, depuis leur arrivée chez Laurent en août 2020. En effet, leur dressage est encore en cours et durera jusqu’en milieu d’année 2022. Toutefois, la majorité des bases du dressage sont déjà posées et acquises. C’est justement par le biais de travaux comme ceux réalisés au musée que leur apprentissage se valide, en nouant acquis et expérience.
Mis au joug sur un modèle américain, l’attelage à l’araire a nécessité l’utilisation de sangles en cuir et de cordes. L’ensemble formait ainsi un outil à la fois souple et stable, permettant un travail de sol efficace et aussi respectueux du rythme et des capacités des animaux.
Pour Laurent comme pour les bœufs, le maniement de l’araire fut une découverte. Mais grâce aux conseils affûtés et à l’expérience de Jo, le trio a pu assurer la bonne réalisation du projet. La parcelle de 400m² fut ainsi travaillée sans peine en 3h30 par Max et Gaston, en alternant phases de travail et de repos. Les passages successifs en croisé ont permis d’obtenir un résultat homogène. A noter que pour finir, Max a assuré à lui seul le tirage du rondin utilisé pour enfouir les graines de sarrasin semées par le public quelques minutes auparavant.
Si la culture du sarrasin n’est pas attestée dans nos régions au Néolithique sa présence à l’état sauvage a été mise en évidence grâce à différentes études. Citons notamment les analyses de restes de pollens réalisés dans la sépulture collective de la Chaussée Tirancourt (Somme)2. Le sarrasin sera récolté et transformé dans le cadre d’un projet pédagogique associant des élèves de 6een octobre 2021.
1 Pétrequin et. al. Les outils à moissonner et la question de l’introduction de l’araire dans le Jura (France). 2006. Pétrequin et. al., dir. Premiers chariots, premiers araires, CNRS éditions.
2Girard M. La sépulture collective néolithique de la Chaussée-Tirancourt (Somme) Analyse Pollinique. 2006, BSPF, n°103, p. 133-142
STAGE D’INITIATION À LA TRACTION BOVINE SEPTEMBRE / OCTOBRE
Téléchargez la plaquette de la formation de septembre / octobre en cliquant ici
Formation_traction bovine_sept oct 2021
Tradition, renouvellement et innovation
OBJECTIFS
Conduire une exploitation à moindre frais grâce à des techniques de travail et d’attelage innovantes
Apprendre par une approche pratique et professionnelle à mener des bovins en attelage (simple ou double) et à prodiguer des soins courants
du 27 septembre au 1er octobre 2021
PROGRAMME
Les bovins : morphologie, physiologie et fonctionnement psychologique
Les différents types de conduite et de harnachement
Travaux pratiques de menage dans le cadre de différentes utilisations (transport, attelage, débardage, maraîchage…)
Utilisation d’outils et de techniques d’attelage innovantes en forêt, dans les champs et dans les vignes.
HORAIRES
Lundi
Mardi au vendredi
CONTACT
Hélène Strammiello
Centre de formation de l’Écomusée d’Alsace
Écomusée d’Alsace
Chemin du Grosswald 68190 UNGERSHEIM
helene.strammiello@ecomusee.alsace
03 89 74 44 71
06 72 97 59 30
MODALITÉS PRATIQUES
La formation est dispensée sur le site de l’Écomusée d’Alsace, par Philippe Kuhlmann, éleveur, dresseur et utilisateur de bovins attelés depuis 40 ans.
Effectif : de 5 à 8 stagiaires
Durée du stage : 5 jours, soit 35 heures de formation
Pré requis : aucun
Matériel à prévoir : vêtements imperméables, chauds et confortables, chaussures de sécurité et gants. Tout le reste du matériel nécessaire à la formation est mis à disposition.
Bovins : 5 à 6 bovins à différents stades de dressage
Restauration : mise à disposition d’une salle équipée pour les repas (plaque de cuisson, cafetière, réfrigérateur et micro-ondes) ou restaurants à proximité.
Hébergement : 30€ / nuit sur le site de l’Écomusée d’Alsace en hébergement collectif (prévoir linge de lit et de toilette) ou hôtels à proximité.
Attestation : une attestation de stage sera délivrée à l’issue
de la formation
TARIFS
SANS HÉBERGEMENT
7,50€ / heure / stagiaire
+ 9,50€ frais de dossier
TOTAL : 272€
AVEC HÉBERGEMENTÀ L’ÉCOMUSÉE
7,50€ / heure / stagiaire
+ 9,50€ frais de dossier
+ 30€ / nuit (4 nuits)
TOTAL : 392€
L’organisateur se réserve le droit de reporter ou d’annuler le stage faute de participants ( 5 minimum ) ou de conditions climatiques favorables.
STAGE D’INITIATION À LA TRACTION BOVINE NOVEMBRE
Téléchargez la plaquette de la formation de novembre
en cliquant ici
Formation_traction bovine_NOVEMBRE 2021
Tradition, renouvellement et innovation
OBJECTIFS
Conduire une exploitation à moindre frais grâce à des techniques de travail et d’attelage innovantes
Apprendre par une approche pratique et professionnelle à mener des bovins en attelage (simple ou double) et à prodiguer des soins courants
du 1er au 5 novembre 2021
PROGRAMME
HORAIRES
Lundi
Mardi au vendredi
CONTACT
Hélène Strammiello
Centre de formation de l’Écomusée d’Alsace
Écomusée d’Alsace
Chemin du Grosswald 68190 UNGERSHEIM
helene.strammiello@ecomusee.alsace
03 89 74 44 71
06 72 97 59 30
MODALITÉS PRATIQUES
La formation est dispensée sur le site de l’Écomusée d’Alsace, par Philippe Kuhlmann, éleveur, dresseur et utilisateur de bovins attelés depuis 40 ans.
Effectif : de 5 à 8 stagiaires
Durée du stage : 5 jours, soit 35 heures de formation
Pré requis : aucun
Matériel à prévoir : vêtements imperméables, chauds et confortables, chaussures de sécurité et gants. Tout le reste du matériel nécessaire à la formation est mis à disposition.
Bovins : 5 à 6 bovins à différents stades de dressage
Restauration : mise à disposition d’une salle équipée pour les repas (plaque de cuisson, cafetière, réfrigérateur et micro-ondes) ou restaurants à proximité.
Hébergement : 30€ / nuit sur le site de l’Écomusée d’Alsace en hébergement collectif (prévoir linge de lit et de toilette) ou hôtels à proximité.
Attestation : une attestation de stage sera délivrée à l’issue
de la formation
TARIFS
SANS HÉBERGEMENT
7,50€ / heure / stagiaire
+ 9,50€ frais de dossier
TOTAL : 272€
AVEC HÉBERGEMENTÀ L’ÉCOMUSÉE
7,50€ / heure / stagiaire
+ 9,50€ frais de dossier
+ 30€ / nuit (4 nuits)
TOTAL : 392€
L’organisateur se réserve le droit de reporter ou d’annuler le stage
faute de participants ( 5 minimum ) ou de conditions climatiques favorables.
Cette vidéo présente sous forme de diaporama des extraits du livre »Vivre à la ferme » avec la découverte de quatre fermes, deux en Haute-Loire et deux en Ardèche.
Remerciements aux musiciens pour l’illustration musicale, Lolita, Jean-Luc, Sébastien.
Contact : bernard.peyrol@orange.fr
Facebook :
https://www.facebook.com/Audiovision-Bernard-Peyrol-109602934127726/
Merci à Bernard Peyrol pour sa contribution.
Voici 3 boeufs de race Tarentaise que j’aimerai vendre pour le travail:
- Deux boeufs de 2 ans et 4 mois
L’un d’eux a un caractère doux et plutôt très collaboratif
L’autre a un caractère un peu plus obstiné. Ils feraient une très belle paire, ils ont le même âge.
- Un boeuf de 3ans et demi, très gentil, très doux.
Ils n’ont jamais travaillé mais ont l’habitude d’être attachés et sortis tous les jours l’hiver et manipulés
je les vends car je vois que je n’ai pas le temps de les travailler, et je ne peux pas les garder. J’aimerais qu’ils puissent travailler.
Nous sommes en Agriculture Biologique
Contact:
Dominique Guignand, 42220 Burdignes (département Loire, limite Ardèche nord)
06 87 99 22 61
Merci beaucoup d’avance.