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Formation de Montmorillon, article de « La nouvelle république » de Sébastien Kerouanton

Article du journal « La nouvelle république » de Sébastien Kerouanton, mis en ligne sur leur site le 05/06/2013 (cliquez ici).

Travailler avec des boeufs : ce n’est pas que du folklore

Le CFPPA maintient sa formation à la traction bovine, la seule du genre proposée en France par un établissement relevant de l’Éducation nationale.

Quel est l’intérêt de travailler avec des bœufs ?

Emmanuel Fleurentdidier, formateur. « Par rapport aux chevaux, les bœufs sont plus placides, plus calmes. On peut les laisser à l’arrêt et faire autre chose, ce qui permet de travailler seul. Avec des chevaux, ce n’est pas possible.
Le bœuf est également moins cher : il faut compter 4.000 € pour une paire prête à travailler, soit deux fois moins que des chevaux. Il est moins coûteux à l’entretien, moins fragile, consomme moins de fourrage puisqu’il rumine.
On peut aussi le valoriser en boucherie, ce qui est rarement le cas avec les chevaux, l’attachement n’est pas le même. »

Et par rapport à un tracteur ? Est-ce économiquement réaliste dans une ferme ?

« Oui, comme le montre une étude du CIVAM (1) qui a comparé l’utilisation des bovins et du tracteur.
Tout est question de surface. En dessous de 2 ha, l’investissement dans un tracteur n’est pas forcément justifié. C’est une organisation différente.
A titre personnel, j’utilise des bœufs, des chevaux et j’ai un tracteur. Les bœufs font les trois quarts du travail. Surtout ces dernières semaines, sur les sols détrempés. Les onglons s’enfoncent moins que les sabots des chevaux. »

La technique est-elle appelée à se développer ?

« En ce moment, il y a un boom sur la traction bovine. Un domaine viticole du Bordelais se met à utiliser des bœufs par exemple, et le médiatise. Je suis en contact avec plusieurs anciens élèves qui ont acheté des paires et les utilisent. Certains en ont fait leur principal outil de travail. »

Quel est le profil des élèves de cette formation ?

« Certains veulent se lancer dans l’agriculture ou le débardage. D’autres sont déjà installés, souvent en maraîchage et veulent développer la traction animale sur leurs exploitations. Certains viennent aussi pour préparer des spectacles, des fêtes de village, etc. »

Vous leur parlez dans quelle langue à ces bœufs ?

« C’est du patois vosgien [rire]. Haïe pour avancer, hot pour droite, diha pour gauche, cheu pour reculer, ho pour arrêter. Les mots sont courts, ils percutent mieux que le français. L’utilisation des patois et dialectes est courante en traction animale, c’est un aspect de la conservation de ce patrimoine. »

(1) Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural.

Sébastien Kerouanton

Thomas Carabistouille, 4 km/h, dernière ligne droite, 20 jours, 200 souscripteurs à 10 euros et c’est gagné !

Thomas Carabistouille finalise la production du film sur la vie de sa tournée de spectacle pour enfants avec ses deux vaches Normandes. Une expérience exceptionnelle, hors du commun et fabuleuse!!!

Souscrivez! Encore 200 souscripteurs à 10 euros en 20 jours et le film voit le jour!!!

Les bouviers du Château Pape Clément à Pessac (33)

C’est Fred Fardoux qui gère la traction animale au château. Son entreprise fait de la prestation en vigne, forêt, et bientôt sur le domaine territorial, en ville.

Tifenn Vital, bouvière au domaine, nous présente l’équipe impliquée dans la remise au travail des boeufs sur ce grand domaine viticole.

« C’est avec un sourire malicieux que Fred Fardoux, débardeur et laboureur au cheval nous tend nos contrats ou en titre de l’emploi occupé, nous pouvons lire « bouvier ». L’aventure commençait, nous sommes en juin 2013…

La petite équipe se compose de Pauline Réaux qui, après un court passage en formation de CS cocher, a préféré se rapprocher des professionnels pour apprendre sur le terrain… Elle est aussi passionnée de bovins et remplit notre équipe de sa motivation et de son rire communicatif. Charles Quignard est aux guides depuis quelques années entre maraîchage, débardage et cheval territorial. Bricoleur, nous aurons bientôt sur nos charrues un porte-aiguillon grâce à lui ! Tous deux ont passé un séjour de quelques semaines chez Olivier Courthiade afin de prendre connaissance avec Blanc et Marrel. Quant à moi, je suis presque arrivée avec les bœufs dans le camion depuis l’Ariège! Je suis dans les quartiers de la ferme de Méras depuis janvier 2012, date de ma rencontre avec l’attelage bovin « Tu veux apprendre à atteler les chevaux ? Eh bien… nous allons commencer avec les bœufs !!! »…

Des parcours différents pour cette chaleureuse équipe qui, à la veille de l’interruption estivale du travail du sol dans la vigne, fait le bilan… En juin, remettre les bœufs au travail ne fut pas une mince affaire…et s’ils avaient été débourrés au collier, ils n’étaient pas habitués au travail spécifique de la vigne et très raides sur les guides… Nous avons commencé par une personne à la tête et une personne aux guides jusqu’à ce qu’ils commencent à se détendre et à répondre à la voix, ainsi qu’aux indications des guides. De la tête, une personne restait en sécurité dans le rang voisin, puis au bout des rangs et maintenant, Blanc et Marrel travaillent en solo. Griffes, lames interceps essentiellement. Le rendez- vous est pris à l’automne pour les chaussages puis au printemps pour le décavaillonnage, des travaux un peu plus précis qui vont encore demander des efforts d’apprentissage aux deux bœufs du domaine !

Quant à nous, si nous sommes heureux du travail que nous effectuons avec les bœufs, nous n’avons pas envie de nous auto-proclamer « bouviers ». Nous nous documentons, recherchons des infos, expérimentons sur la base de notre bon sens … Il faudra encore quelques années, d’autres dressages, d’autres utilisations avant de se targuer de Savoir ! »

Tifenn Vital

Boeufs de race bretonne pie noir en cours de dressage chez Agnès et Luc Bernard à Courgenard (72)

Agnès et Luc sont éleveurs dans la Sarthe. Après avoir fait la formation traction bovine au lycée agricole de Montmorillon, Agnès dresse une paire de boeufs pour faire des petits travaux sur l’exploitation.

Journée de Labour chez Bernard Chambert, Raucoules (43)

Journée de labour chez Bernard Chambert avec sa  paire de Vosgienne/Vosgienne croisée Ferrandaise, et une des paires de vaches Salers d’Antoine Riocreux.

Tournée de Thomas Crabistouille, 4Km/h – Prends ton « bus deux vaches »

Thomas Carabistouille réalise sa tournée avec ses deux vaches Normandes et la complicité de Laurent Legal (Cliquez ici pour voir). Il prépare un film sur son aventure en lançant un appel à la coproduction. (Cliquez ici pour voir)

Un petit avant-goût.

Le » bus deux vaches », la roulotte, Daphné, Dalhia, le voyage, le lien, la rencontre, Lili et sa caméra….

Le projet avance petit à petit, comme la tortue qui rattrape le lièvre.

Ce projet de « 4km/h » est un fabuleux moment de vie, une rencontre entre un bouvier Laurent Legal (Cliquez ici pour voir), un conteur, Thomas Carabistouille, une réalisatrice Aurélie Nurier, un musicien Frédéric Peignet et des « sans qui c’est pas possible »!

Montmorillon, semaine d’initiation à la traction bovine 2013

Montmorillon, semaine d’initiation à la traction bovine du 3 Juin 2013 au 7 juin 2013, par Solène Gaudin

Durant cinq jours, Vincent, Ludivine, Jean-Francois, Laurent et Solène, les cinq stagiaires venus de toute la France (Nord, Lozère, Charente, Bretagne, Poitou) se sont initiés auprès de Manu Fleurentdidier, à la traction bovine au CFPPA de Montmorillon.

Ils ont pu découvrir tout un panel de jougs, de colliers, de frontals ainsi que différentes façons de jointer, de la plus traditionnelle à la plus moderne. Ils ont aussi parlé des innovations en cours sur le matériel (recherche INSIC, école de Mines de Nancy à Saint-Dié-des Vosges).

Durant cette semaine, les stagiaires ont pu apprendre le maniement du bâton et les ordres à donner en patois Vosgien aux deux boeufs Varo et Grivé.


Après l’apprentissage des bases, ils ont appris à travailler de différentes façons, en simple et en paire, à s’initier au débardage et au travail du sol (charrue brabant, canadien, kassine…).


Ils ont pu se joindre à une autre formation en cours (CAPA Entretien de l’Espace Rural) pour le ramassage des déchets verts sur le lycée agricole à l’aide d’un avant-train et d’une remorque basculante (réalisation AMB 88).


Ce fut une semaine riche en échanges et en savoir-faire autour de la traction bovine. L’utilisation de la paire de boeufs ou du boeuf en solo, a permis de voir l’intérêt économique et écologique de cette traction. Les stagiaires sont repartis satisfaits de cette formation, et certains ont l’intention de mettre en place les boeufs sur leur exploitation.

Même si la formation est complète, au final, le ressenti des stagiaires est qu’une semaine de découverte n’est pas suffisante pour l’ampleur du travail en traction bovine. Ils restent dans l’attente d’une formation de perfectionnement.

Solène Gaudin (texte et photos)

 Photo Laurent Bulot

Découverte de la traction bovine le 24/05/2013 à Montmorillon (86), par Solène Gaudin

Article et photos de Solène Gaudin

Lors d’une séance d’UCAR (Unités Capitalisables d’adaptation régionale faisant partie du module complémentaire du Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole), une vingtaine de stagiaires venus découvrir la traction animale principalement chevaline, a pu découvrir la traction bovine.

Manu Fleurentdidier, formateur en traction animale à Montmorillon, les a initiés à garnir  et à mener une paire de boeufs.


Certaines personnes sont en cours d’installation en traction animale, ce qui leur a permis de réfléchir sur le choix de l’animal (cheval ou boeuf) avec ses avantages et ses inconvénients.

Ils ont pu se rendre compte de l’aisance de travail avec une paire de boeufs et des capacités de ses animaux à réaliser le travail demandé.

Merci à Solène pour se collaboration.

Plantation des pommes de terre chez Jo Durand et Christine ARBEIT (44)

Préparation du sol avec les 2 boeufs et le porte-outils + vibro et rouleau bris-
mottes au Dresny

Jo Durand nous fait parvenir quelques nouvelles photos de la plantation des pommes de terre de la saison 2013. A cette occasion, les stagiares en traction animale du lycée agricole de Montmorillon en voyage pédagogique, étaient présents sur l’exploitation, avec leur formateur, Emmanuel Fleurentdidier.

Les deux boeufs Vosgiens ont travaillé pour cette occasion en solo ou en paire, à la préparation des 25 ares de terrain.

Grâce à l’efficacité de tous, le travail a pris environ 3 heures. Jo et Christine, à eux deux, auraient mis beaucoup plus de temps.

Merci à Jo pour cet envoi.

Billonnage avec l’ânesse en attendant que les boeufs aient fini de préparer le
terrain

Billonnage avec 1 boeuf au collier attelé à la kassine

Sous solage en fond de raie , avant d’y mettre des pommes de terre

 Il ne reste plus qu’à les recouvrir. Pour cela on reprend 1/2 billon de chaque côté
pour en refaire un sur la raie.

Journée technique chez Philippe Kuhlmann 2013 en Alsace

Philippe Kuhlmann et deux boeufs Ferrandais

André Kammerer, bouvier à Breitenbach (67), nous fait partager quelques photos des rencontres de bouviers en Alsace.

Dans ce cadre, le vendredi 10 mai, Philippe Kuhlmann organisait chez lui à Soultzeren, une journée technique autour de l’attelage bovin. Une grande attelée a été réalisée à cette occasion.

Jo Durand

La grande attelée

Un boeuf au travail à ferrer à l’écomusée d’Alsace pendant la fin de semaine

Un grand merci à André Kammerer pour ses photos.

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