
Document PDF : 1659-manipulation-bovins
Site du FiBL : https://www.fibl.org/fr/

Document PDF : 1659-manipulation-bovins
Site du FiBL : https://www.fibl.org/fr/
L’article présente le déroulé de la Zugeignungs- und Zugleistungsprüfung 2025, un rendez-vous annuel consacré au travail des bovins de traction en Allemagne. L’événement s’est tenu à Lorsch et a réuni des meneurs, des artisans, des formateurs et des passionnés venus observer, comparer et tester différents modes d’attelage. Le texte décrit l’ambiance, les démonstrations, les échanges techniques et une large diversité de matériel, du simple joch au widerristjoch australien.
Voici le lien de l’article d’origine sur le site allemand zugrinder: www.zugrinder.de/de/terminanzeiger/ZugR25.html
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Épreuve d’aptitude et de performance de traction pour bovins 2025
Publier le : 07.11.2025–09.11.2025
Date de l’événement : 7–9 novembre 2025
Lieu : Centre de recherche et de formation pour bovins de traction
Im Klosterfeld 12–16
64653 Lorsch
Vous êtes chaleureusement invités à l’épreuve d’aptitude et de performance de traction de cette année, avec programme associé, à 64653 Lorsch.
Le BTV nous avait encouragés à changer le programme : et finalement ?
c’était quand même très réussi !
Le programme initial a été pleinement utilisé : labour sous les yeux de nombreux spécialistes (avec l’intelligence combinée maison, il a même été possible d’améliorer le tracé des raies avec la charrue réversible), excellentes présentations sur le travail avec des personnes en situation de handicap et sur le travail avec les bovins en Australie, bonnes discussions sur les différents types d’attelages possibles et les conditions nécessaires, avec du matériel à montrer, y compris un nouveau joug australien de type Queensland. Il y a aussi eu des tours en charrette avec un bœuf… et beaucoup de nourriture.

• plaque d’immatriculation adaptée à l’événement (la plaque d’immatriculation montre les lettres K UH, qui se lisent comme Kuh, le mot allemand pour vache)
• nouveau joug australien de garrot, type Queensland
• joug à genouillères
• joug à claire-voie
• joug double de nuque
• joug simple de nuque avec poignée
• joug frontal
• joug frontal
• joug frontal de Georg Ley de Wallhausen
• magnifique collier complet avec son harnais
• les plus jeunes étaient présents
• beaucoup de café, parfait par temps froid et humide
• Reitox
• charrette agricole – roue en bois avec goupille d’essieu
• …toujours ce langage corporel
• …toujours ce langage corporel
• reproduction d’une araire (Krümelpflug – Ard)
• détail de la charrette agricole – qu’est-ce que c’est ?
• charrue à bascule
• en route pour le labour : 2x CP (CattlePower)
• crochet autobloquant sur l’esse
• crochet autobloquant sur l’esse
• charrue Eberhard avec roue-jambe – simple mais efficace
• qui doit aller dans le sillon cette fois ?
• théorie avant la pratique
• sillon pas très profond mais bonne évacuation
• théorie avant la pratique
• sillon pas très profond mais bonne évacuation
• charrue de charrette
• ici, le meneur doit marcher sur l’éjection
• théorie et pratique
• charrue réversible – l’enfant difficile
• portrait
Photos mises à disposition par Monsieur Thomson :

• ferrure au bout du timon, permettant une traction (supplémentaire) sur l’essieu avant de la charrette

• différents jougs avec chaînes de liaison ; noter la longueur de certains maillons

• joug australien de garrot, type tasmanien

• découpe pour l’ajustement sur l’encolure

• joug avec point de traction central variable et anneaux différents pour cet usage

• arcs métalliques individuels pour chaque bœuf

• différentes goupilles artisanales pour les arcs et la traction sur le joug australien
Notre invité Philipp Thomson est l’un des rares conducteurs de bœufs en Australie qui maîtrisent encore ce savoir-faire aujourd’hui, alors même que tout l’intérieur du pays a été ouvert grâce aux attelages de bœufs.
Pour celles et ceux qui aiment Facebook :
https://www.facebook.com/ptbullockteam/


Le point sur les harnais pour la traction animale est un ouvrage pratique qui présente les différents types de jougs et de harnachements utilisés. Des illustrations et des explications montrent comment ils sont conçus et utilisés.
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L’énergie animale constitue avec l’énergie humaine l’essentiel de l’énergie employée en agriculture dans les pays en voie de développement.
Mais comment utiliser au mieux cette énergie ?
Dans un premier temps, il nous a donc semblé important de synthétiser les informations disponibles sur l’évolution historique de l’attelage et sur la conception des harnais en Occident et particulièrement en France ; nous verrons par ailleurs les limites aux possibilités de transfert de la technologie française de fabrication des harnais pour les pays en développement.
Dans un second temps, nous nous consacrerons essentiellement aux harnais pour bovidés et équidés à usage agricole. Une référence particulière sera faite aux camélidés au chapitre Modèles et plans de fabrication.
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SOMMAIRE
INTRODUCTION
EN CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES
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Lien directe pour télécharger le document : Le point sur le harnais
Document PDF : Le-point-sur-les-harnais
Impacts du matériel de traction sur les os et articulations du bovin
En bleu (sur les illustrations) : les zone qui seront impactées par le matériel de traction.
Collier :
– Cervicales basses
– Garrot
– Sternum
– Scapula (omoplate)
– Articulation scapulo-humérale
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Joug de garrot :
– Cervicales basses
– Garrot ++
– Sternum
– Ligament nuchal +
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Joug de cornes
– Crâne
– Atlas (1er cervicale)
– Ligament nuchal
– Bourses atloïdienne et axoïdienne
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Impacts du matériel de traction sur les os et articulations du bovin
Collier :
– Brachio-céphalique
– Omo-transversaire
– Sterno-céphalique
– Dentelé du cou
– Rhomboïde
– Trapèze cervical
– Fascia cervical
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Joug de garrot
– Dentelé du cou
– Rhomboïde
– Trapèze cervical
– Splénius
– Semi-épineux
– Longissimus
– Fascia cervical
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Joug de cornes
– Muscles de la nuque
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Autre impact du matériel de traction bovine
Le collier et le joug de garrot pourront également avoir un effet sur la trachée et l’œsophage en les compriment ou du moins sur les fascias qui les entourent. Ils pourront également impacter le nerf phérique, nerf moteur du diaphragme (principale muscle de la respiration).
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Impacts du travail de traction en duo sur le bovin
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Les principaux impacts se feront sur les structures suivantes :
– Nuque
– Scapulas (omoplates) et muscles s’insérant dessus
– Charnière cervico-thoracique et nerfs qui en proviennent
– Bassin, muscles s’insérant dessus et nerfs qui en proviennent
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Quand faire appel à l’ostéo ?
– Traumatisme / accident
– Troubles locomoteurs, viscéraux, neurologiques, comportementaux
– Suivies de gestation et croissance
– Accompagnement lors de pathologie
– Suivi de l’animal de travail / sportif
– En prévention
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Le bien-être de votre animal au quotidien forge sa vitalité de demain.
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Laurie Menu (OA 1282)
David Menu (OA1284)
Osthéopathe pour animaux
Depuis 2017, les ostéopathes animaliers non vétérinaires doivent être inscrits au Registre National d’Aptitude (RNA) et avoir un numéro OA pour exercer légalement.
La pratique de l’ostéopathie animal en l’absence d’inscription à ce registre expose à des poursuites pour exercices illégal de la médecine vétérinaire. Les ostéopathes animaliers non inscrit au RNA ne sont pas couvert par les assurances.
Retrouver le RNA sur www.veterinaire.fr.
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Le site internet : LD-osteoanimaux.fr
Num de tél : 06.84.48.51.53
Sur Instagram : laurie_david_osteo_animaux
Par mail : LD.osteoanimaux@gmail.com
Voici les trois premières vidéos avec plutôt des images d’ambiances, de liage et de moments de vie, et une vidéo de débardage et débusquage lors de la rencontre de bouvières et bouviers chez Philippe Kuhlmann en Creuse à Châtelus-Malvaleix pour le week-end de l’Ascension 2024.
Un article est en cours de rédaction, patience!!
Symposium mondial sur les bovins de trait.
Suite au grand succès du Congrès mondial virtuel des animaux de trait (« Les animaux de trait dans le passé, le présent et le futur ») en 2021, le Symposium mondial sur les animaux de trait se tiendra à Lorsch (Allemagne) du 8 au 9 mars 2024.
L’objectif du symposium est de fournir un aperçu complet et interdisciplinaire de l’état actuel de la recherche et des connaissances sur le thème de la traction bovine (avec des taureaux, des bouvillons et des vaches) dans l’agriculture, les transports, l’approvisionnement en eau et la transformation des cultures.
Dans le même temps, de nouveaux concepts importants sur l’importance future du bétail de trait en tant qu’animaux de travail dans un contexte mondial et dans le cadre d’un avenir durable seront discutés.
La conférence sera divisée en une journée de présentations orales et par affiches et une journée d’ateliers pratiques qui culmineront avec la première d’une nouvelle exposition muséale fascinante sur l’histoire culturelle du joug dans le monde.
La journée d’atelier offrira aux participants à la conférence un aperçu pratique des différents aspects du travail avec le bétail, notamment les différents systèmes de harnais, les méthodes de formation ou les machines, mais également en relation avec la fabrication de fers à griffes ou de jougs et colliers.
La conférence sera suivie d’une Journée en pleine air le 10 mars avec différentes démonstrations d’animaux de trait.
L’appel à communications officiel peut être consulté ici :
1er appel à communications officiel – Symposium mondial sur les bovins de trait>> Inscrivez-vous en Cliquant ici.
Jetez un premier coup d’œil au livret de la conférence et au calendrier de la conférence (avec plages horaires) en cliquant ici.
Pour toute question sur la conférence ou pour être inclus dans le bulletin d’information de la conférence, veuillez contacter notre équipe de coordination:
worlddraftcattlesymposium2024@gmail.com
Site Allemand du symposium: Claus KroppDraft Animals in the Past, Present and Future
Voir aussi l’article de la dépêche du midi en cliquant ici.
Travailler avec une vache !
La vache, animal de travail des petites fermes françaises, a encore sa place mais, peut-être, avec des pratiques légèrement différentes de ce qui est connu.
En quelques mots, voici mon avis et mes pratiques.
L’accès au foncier est de plus en plus compliqué, rentabiliser du matériel motorisé sur de petites structures est également difficile, même avoir la nourriture pour de puissants animaux de travail peut être compromis. La vache nous donne du lait, de la viande, les légumes qu’elle permet de cultiver, sans compter son aide pour les transports comme le bois ou le fumier. Je précise que son intérêt ne réside pas seulement dans son utilité, il peut s’agir également d’affinités pour ceux qui ne se sentent pas à l’aise avec des chevaux. Plus placides que des chevaux, les bovins peuvent être plus rassurants.
En quelques décennies de nombreuses choses ont changé:
– Les tracteurs de nos grands-pères ne sont pas les mêmes que ceux d’aujourd’hui, le matériel de traction animale actuel n’est pas forcément le même que celui du 19e siècle, le climat est déréglé et moins prévisible…
Pour s’adapter, certaines techniques agronomiques changent et donc certains outils doivent évoluer. Il en est de même pour les harnachements comme pour les manières de travailler avec les bovins, et il est possible d’intégrer des accessoires et formes connus ailleurs mais moins pratiqués sous nos contrées.
– Le travail avec les animaux dont les bovins, ne fait plus partie de notre environnement quotidien depuis l’enfance, maintenant il s’agit d’une réappropriation des raisons et des savoir-faire. Il y a beaucoup de choses à apprendre, à découvrir, à pratiquer, mais cela laisse également la possibilité de l’envisager sous un nouvel angle, (notamment sur la relation avec les animaux), il ne s’agit plus d’une connaissance et d’ une habitude indiscutable qui se transmettent, mais d’ une recherche parfois mûrement réfléchie.
– Il y a de moins en moins de monde dans les campagnes, on doit travailler seul avec nos animaux, même pour des travaux de précision. Il n’y a plus le vieux ou le gamin pour donner la main. Le guidage et le dressage doivent donc être faits en conséquence.
– Sur les petites fermes, les animaux ne travaillent pas tous les jours car les activités sont très variées entre la production, la transformation, la vente… qui sont souvent les clefs de la survie des petites structures.
– Les travaux lourds, souvent peu rentables en traction animale peuvent, si nous le souhaitons, être réalisés par des tracteurs présents dans notre environnement proche.
– Il reste donc pour la traction animale et plus particulièrement pour les petites structures travaillant avec une vache ou un bœuf, principalement du travail de précision ou du travail en conditions difficiles. Celui-ci est difficilement rentable à la main et trop coûteux en matériel motorisé spécialisé.
En résumé, on a plus besoin de bovins bien dressés et précis que de puissance, ce qui est grandement amélioré par le travail avec un seul animal. Je rajouterai également qu’aujourd’hui nous sommes nombreux à porter haut les questions de bien-être animal et à ne pas souhaiter de relations brutales ou violentes au quotidien. Les animaux qui nous aident dans notre travail, même s’ils sont forcément sous la contrainte ( ils ne voient pas toujours l’intérêt de cultiver des patates ou de sortir du bois), l’acceptent beaucoup mieux quand il y a une contrepartie affective et de l’attention.
Traditionnellement, en France, les bovins sont en général attelés avec un joug double, principalement pour les raisons suivantes:
Le joug, après plusieurs millénaires d’utilisation, s’est affiné et a pris des caractéristiques locales différentes en fonction des animaux ou de la géographie, mais il reste basé sur le même principe, un bois reliant la tête (ou le garrot dans d’autres pays) de deux bovins.
Comme je le précisait plus haut, les harnachements ont évolué et le véritable changement est survenu récemment avec l’arrivé du collier, il y a seulement quelques décennies.
Dans les années 30, à la demande d’Hitler, exigeant un meilleur traitement des bovins au travail, des scientifiques ont élaborés un collier pour bovins qui améliore leur conditions de travail, leur confort au travail et qui également augmente leurs capacités de travail. Il est simple et économique à réaliser et peut relativement facilement passer d’un animal à un autre. C’est le collier 3 points, parfois appelé collier Suisse. En Allemagne, Hitler ayant interdit l’usage du joug, le collier 3 points l’avait remplacé pour le travail en paire comme en solo.
Les bovins, qui ont eu l’opportunité de travailler avec le joug et avec le collier, affirment clairement leur préférence. Un bœuf me disait (en espagnol) qu’il tirait plus facilement la kassine et 5 dents de vibroculteur avec un collier, que la même kassine et 4 dents de vibroculteur harnaché avec un joug simple. La FAO confirme les propos du bœuf !
Pour les raisons citées ci-dessus, j’ai choisi de travailler avec une vache harnachée avec un collier et menée de derrière aux guides, et avec un caveçon. Voici quelques-unes des pistes qui fonctionnent pour moi afin de le faire dans de bonnes conditions :
La sécurité !
Pour la sécurité du bovin comme pour celle du meneur ou de son entourage, ne jamais oublier que l’ordre de base qui doit être intégré avant d’atteler est l’arrêt, le STOP !
Pour cela le caveçon est un très bon outil pour la sécurité, il n’est pas là pour violenter. Même avec un animal gentil et confiant, je l’utilise, car en dressage comme au travail on doit pouvoir faire face à tout imprévu.
En dressage comme pour le travail, j’utilise une sorte de surfaix avec des passants pour les guides. Le surfaix permet d’avoir un point de levier pour les guides en arrière des épaules, ce qui est très important pour les animaux qui font demi-tour sur place, sous les guides. C’est très pratique pour ne pas perdre le contact, surtout avec des jeunes animaux encore vifs.
L’apprentissage se fait par étapes et plus on commence jeune, moins on a besoin de batailles et de conflits, mais également moins on aura besoin de force.
Avant un an, les séances d’apprentissage ne doivent pas excéder 15 ou 20 minutes, et plus ils grandissent, plus leur maturité intellectuelle leur permet de faire des séances longues.
Souvent, ne pouvant les travailler régulièrement, il est préférable et plus efficace de les faire travailler tous les jours pendant 1 semaine ou 2 (même s’ils restent plusieurs semaines sans travailler) que de faire une séance tous les 8 ou 15 jours.
Un animal adulte qui travaille très peu verra de moins en moins l’intérêt de travailler et, il faudra aller au conflit pour remettre en place un travail serein et de qualité . Une période de reprise sera donc nécessaire pour retrouver l’attention au travail en plus de la condition physique. Pour ces raison, il est important d’avoir différents travaux à réaliser au long de l’année mais forcément également une gamme d’outils suffisamment variés ou suffisamment polyvalents pour pouvoir travailler régulièrement.
Voilà quelques infos sur ma manière de travailler et quelques raisons de mes choix.