1 2 3 4 16

Fiche technique « Bien réussir la manipulation des bovins Percevoir, comprendre, communiquer » de la FiBL

Bien reussir la manipulation des bovins Percevoir comprendre communiquer

 

La fiche technique « Bien réussir la manipulation des bovins: percevoir, comprendre, communiquer  » transmet les bases des perceptions sensorielles et de l’apprentissage des bovins domestiques et montre comment les éleveurs d’un cheptel peuvent créer une relation positive avec leurs bovins.

 

Pages : 28
Authors : Johanna Probst, Anet Spengler Neff
Publisher(s) : FiBL
Year of publication : 2024
Publication Format : Technical guide
Version : Professional print / Download
Language : French
DOI : 10.5281/zenodo.10694029
Item no. : 1659

 

Document PDF : 1659-manipulation-bovins

Site du FiBL : https://www.fibl.org/fr/ 

Allemagne : Épreuve d’aptitude et de performance de traction pour bovins 8-9 novembre 2025

• sillon pas très profond mais bonne évacuation

Allemagne Epreuve daptitude et de performance de traction pour bovins 8 9 novembre 2025 DSC06389a

« Le point sur les harnais pour la traction animal » ouvrage de Thierry Duchenne (GRDR), Gret

  • Le point sur les harnais (jougs et harnachement) pour la traction animal.

Le point sur les harnais pour la traction animale est un ouvrage pratique qui présente les différents types de jougs et de harnachements utilisés. Des illustrations et des explications montrent comment ils sont conçus et utilisés.

______________________

L’énergie animale constitue avec  l’énergie humaine l’essentiel de l’énergie employée en agriculture dans les pays en voie de développement.

Mais comment utiliser au mieux cette énergie  ?

Dans un premier temps, il nous a donc semblé important de synthétiser les informations disponibles sur l’évolution historique de l’attelage et sur la conception des harnais en Occident et particulièrement en France ; nous verrons par ailleurs les limites aux possibilités de transfert de la technologie française de fabrication des harnais pour les pays en développement.

Dans un second temps, nous nous consacrerons essentiellement aux harnais pour bovidés et équidés à usage agricole. Une référence particulière sera faite aux camélidés au chapitre Modèles et plans de fabrication.

______________________

SOMMAIRE

INTRODUCTION

  1. DEFINITIONS
    1. Attelage et harnais
    2. Rôle des harmais dans la composition de l’effort de traction
    3. Lexique
  2. HISTORIQUE EN FRANCE
    1. L’Antiquité
    2. Du Moyen Age au XVIème siècle
    3. Du XVII au XIXème siècle
    4. Le XXème siècle
  3. TYPOLOGIE
    1. La fonction de l’attelage
    2. Le mode de transmission des forces
    3. Exemples
  4. ETUDE THEORIQUE DU TRAIT ET DES HARNAIS
    1. Les bovides
    2. Les équidés
    3. Les attelages multiples
    4. Traction animale pour l’élevation de l’eau
  5. CONCEPTION
    1. Utilisation du harnais
    2. Règles générales
    3. Conception et fabrication des harnais en France
    4. Conclusion
  6. MODELES ET PLANS DE FABRICATION
    1. Harnais pour bovides
    2. Harnais pour équidés
    3. Harnais pour camélidés
    4. Attelage multiple
    5. Choix des matériaux
  7. POSE DU HARNAIS ET GUIDAGE
    1. Pose du harnais
    2. Le guidage
  8. LES BLESSURES PREVENTIONS ET SOINS
    1. Prévention
    2. Soins
  9. DES EXPERIENCES ET DES COMPETENCES
    1. Information sur les harnais en France
    2. Information sur les harnais pour les pays en développement

EN CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

ANNEXES

______________________

  • Thierry Duchenne (GRDR), Gret
  • Éditeur : Éditions du Gret
  • Collection Le point sur…, 5
  • Langue : Français
  • Année : 1984
  • 130 p.
  • ISBN : 978-2-8684-4003-7

Lien directe pour télécharger le document : Le point sur le harnais 

Document PDF : Le-point-sur-les-harnais

Impacts du matériel de traction sur les os, muscles et articulations du bovin

ostéo 1

Impacts du matériel de traction sur les os et articulations du bovin

 

En bleu (sur les illustrations) : les zone qui seront impactées par le matériel de traction.

 

Collier :

– Cervicales basses

– Garrot

– Sternum

– Scapula (omoplate)

– Articulation scapulo-humérale

.

Joug de garrot :

– Cervicales basses

– Garrot ++

– Sternum

– Ligament nuchal +

.

Joug de cornes

– Crâne

– Atlas (1er cervicale)

– Ligament nuchal

– Bourses atloïdienne et axoïdienne

.

Ostéo 2

Impacts du matériel de traction sur les os et articulations du bovin

Collier : 

– Brachio-céphalique

– Omo-transversaire

– Sterno-céphalique

– Dentelé du cou

– Rhomboïde

– Trapèze cervical

– Fascia cervical

.

Joug de garrot

– Dentelé du cou

– Rhomboïde

– Trapèze cervical

– Splénius 

– Semi-épineux 

– Longissimus

– Fascia cervical

Joug de cornes

– Muscles de la nuque

ostéo 3

Autre impact du matériel de traction bovine

Le collier et le joug de garrot pourront également avoir un effet sur la trachée et l’œsophage en les compriment ou du moins sur les fascias qui les entourent. Ils pourront également impacter le nerf phérique, nerf moteur du diaphragme (principale muscle de la respiration). 

.

Impacts du travail de traction en duo sur le bovin

Les principaux impacts se feront sur les structures suivantes : 

– Nuque

– Scapulas (omoplates) et muscles s’insérant dessus 

– Charnière cervico-thoracique et nerfs qui en proviennent 

– Bassin, muscles s’insérant dessus et nerfs qui en proviennent 

.

Quand faire appel à l’ostéo ?

– Traumatisme / accident

– Troubles locomoteurs, viscéraux, neurologiques, comportementaux

– Suivies de gestation et croissance

– Accompagnement lors de pathologie

– Suivi de l’animal de travail / sportif

– En prévention 

.

Le bien-être de votre animal au quotidien forge sa vitalité de demain.

.

 

ostéo 4

Laurie Menu (OA 1282)

David Menu (OA1284)

Osthéopathe pour animaux

Depuis 2017, les ostéopathes animaliers non vétérinaires doivent être inscrits au Registre National d’Aptitude (RNA) et avoir un numéro OA pour exercer légalement. 

La pratique de l’ostéopathie animal en l’absence d’inscription à ce registre expose à des poursuites pour exercices illégal de la médecine vétérinaire. Les ostéopathes animaliers non inscrit au RNA ne sont pas couvert par les assurances.

Retrouver le RNA sur www.veterinaire.fr.

Vous avez aimé cette présentation ? Soutenez nous en nous suivant sur nos réseaux ! 

Le site internet : LD-osteoanimaux.fr

Num de tél : 06.84.48.51.53

Sur Instagram : laurie_david_osteo_animaux

Par mail : LD.osteoanimaux@gmail.com 

 

Journée de bois chez Lucie et Maxime Divo, janvier 2025, Marsac en Livradois (63)

 maxime divo bois 2025 (2)

Lucie et Maxime Divo exploite une petite ferme paysanne Dans le Livradois à Marsac. Leur jeune paire de vaches Ferrandaises permet de réaliser des travaux sur la ferme.
Voici quelques images d’une journée au bois en Janvier 2025.

maxime divo bois 2025 (3)

maxime divo bois 2025 (1)

maxime divo bois 2025 (4) Journée de bois

Rencontre 2024 des bouvières et bouviers de France à Châtelus-Malvaleix (2) du 8 au 12 Mai 2024

IMG_20240511_101849

 

Voici les trois premières vidéos avec plutôt des images d’ambiances, de liage et de moments de vie, et une vidéo de débardage et débusquage lors de la rencontre de bouvières et bouviers chez Philippe Kuhlmann en Creuse à Châtelus-Malvaleix pour le week-end de l’Ascension 2024.

Un article est en cours de rédaction, patience!!

« World Draft Cattle Symposium », Symposium mondial sur les bovins de trait, une conférence internationale sur l’importance du bétail de trait dans le passé, le présent et le futur, 8, 9 et 10 Mars 2024, Lorsch (Allemagne)

logo
vidéo claus kropp 2024

Symposium mondial sur les bovins de trait.

Suite au grand succès du Congrès mondial virtuel des animaux de trait (« Les animaux de trait dans le passé, le présent et le futur ») en 2021, le Symposium mondial sur les animaux de trait se tiendra à Lorsch (Allemagne) du 8 au 9 mars 2024.

L’objectif du symposium est de fournir un aperçu complet et interdisciplinaire de l’état actuel de la recherche et des connaissances sur le thème de la traction bovine (avec des taureaux, des bouvillons et des vaches) dans l’agriculture, les transports, l’approvisionnement en eau et la transformation des cultures.

Dans le même temps, de nouveaux concepts importants sur l’importance future du bétail de trait en tant qu’animaux de travail dans un contexte mondial et dans le cadre d’un avenir durable seront discutés.

La conférence sera divisée en une journée de présentations orales et par affiches et une journée d’ateliers pratiques qui culmineront avec la première d’une nouvelle exposition muséale fascinante sur l’histoire culturelle du joug dans le monde.

La journée d’atelier offrira aux participants à la conférence un aperçu pratique des différents aspects du travail avec le bétail, notamment les différents systèmes de harnais, les méthodes de formation ou les machines, mais également en relation avec la fabrication de fers à griffes ou de jougs et colliers.

La conférence sera suivie d’une Journée en pleine air le 10 mars avec différentes démonstrations d’animaux de trait.

L’appel à communications officiel peut être consulté ici :
1er appel à communications officiel – Symposium mondial sur les bovins de trait

>> Inscrivez-vous en Cliquant ici.

Jetez un premier coup d’œil au livret de la conférence et au calendrier de la conférence (avec plages horaires) en cliquant ici.

Pour toute question sur la conférence ou pour être inclus dans le bulletin d’information de la conférence, veuillez contacter notre équipe de coordination:

 worlddraftcattlesymposium2024@gmail.com

Site Allemand du symposiumClaus KroppDraft Animals in the Past, Present and Future

Les surjougs ou Béjouet de J.Bernadet, L’isle Jourdain (32)

Voir aussi l’article de la dépêche du midi en cliquant ici.

Rencontres de bouviers 18, 19, 20, 21 Mai 2023, les premières images, Soultzeren (68)

Travailler avec une vache ! article de Pascal Durand, GENTIOUX PIGEROLLES (23)

formation août 2022 jo et pascal durand (15)

Travailler avec une vache !

La vache, animal de travail des petites fermes françaises, a encore sa place mais, peut-être, avec des pratiques légèrement différentes de ce qui est connu.

En quelques mots, voici mon avis et mes pratiques.

L’accès au foncier est de plus en plus compliqué, rentabiliser du matériel motorisé sur de petites structures est également difficile, même avoir la nourriture pour de puissants animaux de travail peut être compromis. La vache nous donne du lait, de la viande, les légumes qu’elle permet de cultiver, sans compter son aide pour les transports comme le bois ou le fumier. Je précise que son intérêt ne réside pas seulement dans son utilité, il peut s’agir également d’affinités pour ceux qui ne se sentent pas à l’aise avec des chevaux. Plus placides que des chevaux, les bovins peuvent être plus rassurants.

En quelques décennies de nombreuses choses ont changé:

– Les tracteurs de nos grands-pères ne sont pas les mêmes que ceux d’aujourd’hui, le matériel de traction animale actuel n’est pas forcément le même que celui du 19e siècle, le climat est déréglé et moins prévisible…

Pour s’adapter, certaines techniques agronomiques changent et donc certains outils doivent évoluer. Il en est de même pour les harnachements comme pour les manières de travailler avec les bovins, et il est possible d’intégrer des accessoires et formes connus ailleurs mais moins pratiqués sous nos contrées.

– Le travail avec les animaux dont les bovins, ne fait plus partie de notre environnement quotidien depuis l’enfance, maintenant il s’agit d’une réappropriation des raisons et des savoir-faire. Il y a beaucoup de choses à apprendre, à découvrir, à pratiquer, mais cela laisse également la possibilité de l’envisager sous un nouvel angle, (notamment sur la relation avec les animaux), il ne s’agit plus d’une connaissance et d’ une habitude indiscutable qui se transmettent, mais d’ une recherche parfois mûrement réfléchie.

– Il y a de moins en moins de monde dans les campagnes, on doit travailler seul avec nos animaux, même pour des travaux de précision. Il n’y a plus le vieux ou le gamin pour donner la main. Le guidage et le dressage doivent donc être faits en conséquence.

– Sur les petites fermes, les animaux ne travaillent pas tous les jours car les activités sont très variées entre la production, la transformation, la vente… qui sont souvent les clefs de la survie des petites structures.

– Les travaux lourds, souvent peu rentables en traction animale peuvent, si nous le souhaitons, être réalisés par des tracteurs présents dans notre environnement proche.

– Il reste donc pour la traction animale et plus particulièrement pour les petites structures travaillant avec une vache ou un bœuf, principalement du travail de précision ou du travail en conditions difficiles. Celui-ci est difficilement rentable à la main et trop coûteux en matériel motorisé spécialisé.

En résumé, on a plus besoin de bovins bien dressés et précis que de puissance, ce qui est grandement amélioré par le travail avec un seul animal. Je rajouterai également qu’aujourd’hui nous sommes nombreux à porter haut les questions de bien-être animal et à ne pas souhaiter de relations brutales ou violentes au quotidien. Les animaux qui nous aident dans notre travail, même s’ils sont forcément sous la contrainte ( ils ne voient pas toujours l’intérêt de cultiver des patates ou de sortir du bois), l’acceptent beaucoup mieux quand il y a une contrepartie affective et de l’attention.

 DSC_0322

Traditionnellement, en France, les bovins sont en général attelés avec un joug double, principalement pour les raisons suivantes:

  • Le joug, simple ou double, a un coût relativement réduit, surtout pour certains modèles (pas les plus confortables!) qu’on peut réaliser soi-même.
  • Les animaux au joug ne nécessitent pas d’autres harnais (comme l’avaloire) car le joug permet de freiner les attelages roulants.
  • Le joug double étant également un outil de contention, on peut travailler même avec des animaux partiellement dressés ( ou au moins un des deux).
  • Les animaux restant en paire avec un de leurs congénères, il n’y a pas besoin de les habituer à être en confiance et serein seul avec nous.
  • Le travail en paire au joug peut commencer dès que les animaux connaissent deux ordres: marche et arrêt. Pour tourner, on en arrête un et on fait avancer l’autre.

Le joug, après plusieurs millénaires d’utilisation, s’est affiné et a pris des caractéristiques locales différentes en fonction des animaux ou de la géographie, mais il reste basé sur le même principe, un bois reliant la tête (ou le garrot dans d’autres pays) de deux bovins.

Comme je le précisait plus haut, les harnachements ont évolué et le véritable changement est survenu récemment avec l’arrivé du collier, il y a seulement quelques décennies.

Dans les années 30, à la demande d’Hitler, exigeant un meilleur traitement des bovins au travail, des scientifiques ont élaborés un collier pour bovins qui améliore leur conditions de travail, leur confort au travail et qui également augmente leurs capacités de travail. Il est simple et économique à réaliser et peut relativement facilement passer d’un animal à un autre. C’est le collier 3 points, parfois appelé collier Suisse. En Allemagne, Hitler ayant interdit l’usage du joug, le collier 3 points l’avait remplacé pour le travail en paire comme en solo.

Les bovins, qui ont eu l’opportunité de travailler avec le joug et avec le collier, affirment clairement leur préférence. Un bœuf me disait (en espagnol) qu’il tirait plus facilement la kassine et 5 dents de vibroculteur avec un collier, que la même kassine et 4 dents de vibroculteur harnaché avec un joug simple. La FAO confirme les propos du bœuf !

 DSC_0223

Pour les raisons citées ci-dessus, j’ai choisi de travailler avec une vache harnachée avec un collier et menée de derrière aux guides, et avec un caveçon. Voici quelques-unes des pistes qui fonctionnent pour moi afin de le faire dans de bonnes conditions :

  • Si on veut travailler avec un seul animal, celui-ci doit être serein et en confiance avec nous comme au milieu du troupeau. Il doit se sentir en sécurité avec nous. Pour ma part, pour y arriver, généralement après le sevrage, je le mets seul, au piquet, à proximité de la maison. Il se désensibilise, et à ce moment-là, il fait plus partie de la famille que du troupeau. Après un an, il rejoint le troupeau, il s’y sent bien, mais n’a pas peur de le quitter pour venir nous voir à la maison…

 

  • Les bovins suivent très facilement une ligne, suivre une raie de labour ou un passage de roues sur un chemin ne demande pas énormément de pratique mais, si nous voulons plus de précision le caveçon (ou le licol) et les guides sont indispensables. Ainsi, ils peuvent désherber avec précision les lignes de carottes et celles d’oignons, précision qui n’est pas nécessaire pour des lignes de choux ou  de pomme de terre. En effet ce dernier type d’implantation culturale n’engage qu’une routine à suivre les rangs et d’en sortir pour prendre le suivant sans grandes interactions de précisions tout au long du rang contrairement à d’autres cultures qui nécessitent de réajuster précisément la trajectoire via les guides et le caveçon.

 

  • Les bovins nous suivent facilement. Dans les étapes de dressage il faut au plus tôt leur apprendre à passer devant si nous souhaitons guider de derrière. Je fais généralement cela la première année, dans l’ordre suivant : 
        • Les habituer à être attachés.
        • Aller se promener en les tenant au licol ou au caveçon en leur enseignant les ordres de base. Toujours donner avec la voix les ordres qu’on donne avec les gestes. L’idéal est de le faire tant qu’on est assez fort pour le contenir, entre le sevrage et les 6 mois c’est le plus facile mais on peut, avec plus de force, le faire plus tard.
        • Quand l’animal marche correctement au licol, passer au plus vite à ses côtés, au niveau de son épaule (pour marcher de front). Cette étape est courte et à partir de ce moment on peut mettre la longe en guides pour commencer à l’habituer au guidage sur le licol ou caveçon.
        • Quand cela fonctionne, passer en arrière de son épaule pour qu’il soit devant, et nous derrière. Pendant toutes les étapes précédentes le rassurer en lui parlant et en mettant la main sur son dos juste en arrière de l’épaule.
        • A partir de ce stade, il est possible de passer juste derrière lui avec les guides. Les guides passant bien sur ses flancs, l’animal se rassure en sentant le contact. Quand il marche aux guides, on a tout intérêt à aller se promener dans les chemins, les bois, faire du tout-terrain…pour le désensibiliser mais également pour ancrer les ordres en travaillant : les arrêts, demi-tours, changements de direction…Les séances ne doivent pas être trop longues et s’adapter à sa maturité intellectuelle. Il ne restera plus qu’à réviser les ordres et à apprendre les différents travaux et l’effort le moment venu. Ne pas sous estimer les séances de promenade avec les animaux jeunes, ça les prépare bien pour la suite mais c’est également un très bon apprentissage pour rentrer en contact avec l’animal, le connaître, apprendre à anticiper, s’habituer au guidage…aussi important pour le jeune meneur que pour le jeune bovin.

 

La sécurité !

Pour la sécurité du bovin comme pour celle du meneur ou de son entourage, ne jamais oublier que l’ordre de base qui doit être intégré avant d’atteler est l’arrêt, le STOP !

Pour cela le caveçon est un très bon outil pour la sécurité, il n’est pas là pour violenter. Même avec un animal gentil et confiant, je l’utilise, car en dressage comme au travail on doit pouvoir faire face à tout imprévu.

En dressage comme pour le travail, j’utilise une sorte de surfaix avec des passants pour les guides. Le surfaix permet d’avoir un point de levier pour les guides en arrière des épaules, ce qui est très important pour les animaux qui font demi-tour sur place, sous les guides. C’est très pratique pour ne pas perdre le contact, surtout avec des jeunes animaux encore vifs.

 

L’apprentissage se fait par étapes et plus on commence jeune, moins on a besoin de batailles et de conflits, mais également moins on aura besoin de force.

Avant un an, les séances d’apprentissage ne doivent pas excéder 15 ou 20 minutes, et plus ils grandissent, plus leur maturité intellectuelle leur permet de faire des séances longues.

Souvent, ne pouvant les travailler régulièrement, il est préférable et plus efficace de les faire travailler tous les jours pendant 1 semaine ou 2 (même s’ils restent plusieurs semaines sans travailler) que de faire une séance tous les 8 ou 15 jours.

Un animal adulte qui travaille très peu verra de moins en moins l’intérêt de travailler et, il faudra aller au conflit pour remettre en place un travail serein et de qualité . Une période de reprise sera donc nécessaire pour retrouver l’attention au travail en plus de la condition physique. Pour ces raison, il est important d’avoir différents travaux à réaliser au long de l’année mais forcément également une gamme d’outils suffisamment variés ou suffisamment polyvalents pour pouvoir travailler régulièrement.

Voilà quelques infos sur ma manière de travailler et quelques raisons de mes choix.

FORMATION PASCAL DURAND 2022 (2)

1 2 3 4 16