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Gérard et Patrick Respaud, le Mas d’Azil (09)

le labour reGérard et Patrick Respaud sont des éleveurs et défenseurs de la race Gasconne. Le père et le fils sont des passionnés de l’élevage et de cette race. La recherche de la qualité des animaux est essentielle pour eux et les guide dans leur travail.

L’exploitation a, depuis toujours, gardé au moins une paire de vaches attelées. Ils réalisent de nombreux travaux avec leurs animaux et tiennent à maintenir l’attelage chez eux.

Malgré une perte complète du troupeau il y a peu, repartis de zéro, ils ont reconstitué un troupeau et remis immédiatement des vaches à l’attelage.

Ils ont actuellement une paire de vaches de quatre ans dressées et une paire de génisses de deux ans en dressage.

Monsieur Respaud nous présente son parcours.

« Mes parents travaillaient la ferme avec deux paires de vaches. Il n’y a qu’à partir de 1965 que nous avons eu le premier tracteur, en plus du travail avec les vaches (j’avais 14 ans).

La mécanisation est allée trop vite. Malgré le tracteur, mon père avait toujours gardé une paire de vaches dressées. J’aimais bien faire quelques travaux dans les champs ou dans les bois.

Malgré la modernisation, nous avons toujours gardé cette tradition.

Mon fils à pris la succession de la ferme et, étant donné que cela lui plaisait, nous avions gardé les deux paires de vaches dressées soit pour le bois ou pour planter les pommes de terre.

Nous avions un cheptel de 70 bêtes composé de 18 vaches mères et de boeufs à l’engraissement. Tout cela engraissé avec les produits de la ferme (foin, céréales) en label rouge.

Jusque-là, il était facile de redresser une paire de vaches, vu leurs origines dociles.

Pourquoi des vaches et pas des boeufs?

les vaches vivent plus longtemps: la dernière vache vendue avait 22ans.

Les vaches font un veau chaque année. Les boeufs ne travaillent qu’une dizaine d’années.

Mais voilà que depuis un an et demi, notre troupeau a été abattu pour cause de tuberculose et là, tout s’est vraiment compliqué. Nous étions dégoutés et voulions tout arrêter.

Mais, les associations auxquelles je participais avec l’attelage m’ont tellement soutenu et sollicité que nous avons reconstitué le troupeau.

Mais hélas la docilité des bêtes n’y était plus. Les bêtes d’aujourd’hui ne connaissent plus l’homme, elles ne connaissent que le tracteur.

Donc pour atteler à nouveau, nous apprenons à la bête la présence de l’homme, la corde et le joug ensuite. A ce jour, nous sommes à deux attelages en cours de dressage, de 4 ans et de 2 ans. »

Au travail sur l’exploitation:

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Salon de l’agriculture

Dans les manifestations:

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Roland Ayel, Sauvessanges (63)

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Roland Ayel nous présente son travail avec ses animaux.

« Je suis double actif sur une petite ferme à 1000 mètres d’altitude. J’ai 5000 mètres de légumes de plein champ, deux vaches et quelques chèvres du Massif Central (race à faible effectif).

Mon grand-père avait toujours travaillé avec un attelage de vaches. C’est pourquoi j’ai acheté deux vaches dressées de race vosgienne en 2009. J’utilise les vaches pour transporter le fumier et le bois de chauffage avec le tombereau, pour herser dans le champ où je cultive les légumes. »

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Jean Pierre Garrouste, Saint Gauzens (81)

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Jean Pierre Garrouste a attelé des bovins dès sa jeunesse dans les années 1950. Il a toujours eu, sans discontinuer, une ou deux paires attelées sur son exploitation.

Actuellement à la retraite, il n’exploite plus que quelques hectares. Il possède encore cinq vaches dont quatre attelées.

Il effectue tous ses travaux avec ses vaches (foin, labour, hersage, fumier, transports divers). Il laboure chaque année une parcelle pour y semer du blé pour faire son pain de l’année.

Il ne travaille avec ses animaux que chez lui et n’intervient pas dans les fêtes locales.

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Thierry Dupré et ses bœufs au travail sur les berges du lac de Montgeard (31)

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Article de « La dépêche » 13 /03 /2013

Dans le cadre de futures plantations organisées sur le Lac de la Thésauque par la Communauté des Communes CoLaurSud, la préparation des sols a été confiée à un bouvier des Varennes, Thierry Dupré, et à ses bœufs mirandais. L’objectif était de préparer deux bandes labourées permettant de compléter un maillage déjà existant de haies pour asseoir à terme une zone boisée, première étape d’une politique privilégiant des savoir-faire ancestraux.

L’attelage conduit par Thierry Dupré est l’un des rares équipages encore actifs, représentatifs de la race mirandaise. «Il est important de préciser que ces bovins remarquables – plus que 400 femelles seulement dans le monde !- sont menacés de disparition, au même titre que les Lourdais, les Castas, les Béarnais…, ces représentants des petites races locales, dont le patrimoine génétique est en péril…», explique Patrick Estrade chargé de l’opération.

Quant au bouvier, qui se déclare paysan sans terre, il exerce plusieurs métiers dont celui de tapissier sellier.

Suivant les saisons et le temps, il laboure, débarde en forêt, et participe à des animations. Il valorise le rôle des animaux derrière lesquels il marche sans ressentir la fatigue. «Ils nous donnent de l’énergie, ajoute-t-il. On a sûrement perdu quelque chose dans cette course effrénée vers une agriculture qui s’éloigne de plus en plus de la nature…»

Thierry Dupré, 06 13 23 08 63, www.tdupré-moulindenblanc.com

Gérald Dumont à Saint Etienne le Mollard (42)

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Gérald Dumont attelle actuellement une paire de vaches ferrandaises pour cultiver ses terres. Il travaille aussi avec ses chevaux.

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Petit article de presse en cliquant ici.

 

Au travail chez Laurent Legal à Ferel (56)

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Photo Thomas Carabistouille
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Photo Thomas Carabistouille
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Photo Thomas Carabistouille
Voici quelques vidéos filmées chez Laurent Legal. (vidéos « lecirquegeorgette »)

Antoine Riocreux, Monistrol sur Loire (43)

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Antoine Riocreux a travaillé toute sa vie avec des bovins. En 1975 lorsqu’il s’installe en prenant la suite de son père, il travaille pendant deux ans avec les boeufs paternels. Après leur vente, il dressera, sans discontinuer jusqu’à aujourd’hui, des paires de vaches pour travailler sur les quinze hectares de son exploitation.

Dans la continuité de l’exploitation familiale, il resta éleveur laitier avec un cheptel de montbéliardes. Devant les difficultés de ce secteur dans les petites exploitations, il a ensuite  basculé vers un troupeau à vocation viande en race Salers.

Il a un tracteur, mais travaille encore beaucoup avec ses trois paires de vaches Salers.

Avec ses animaux, il laboure, fauche, mène le fumier et autre charrois. Pendant tout l’hiver, il débarde du bois en forêt pour des particuliers.

Il dresse régulièrement des animaux pour lui et pour d’autres meneurs.

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Antoine Riocreux avec les boeufs de Clément Sastre

Joseph Durand, le Dresny en Loire Atlantique (44)

 durand joseph 2 okla paire de boeufs attelée au porte-outils fait maison

Jo et Christine nous présentent leur ferme.

Nous avons une petite ferme en polyculture-élevage.

Nous utilisons les boeufs pour le travail du sol, les semis et pour débarder notre bois de chauffage.
Nous travaillons aussi avec notre âne et la Kassine de Prommata.
Jo fait du fromage avec des vaches Vosgiennes, Christine fait du pain avec les blés produits sur la ferme et nous faisons aussi de la culture légumière.
 
Nous accueillons à la ferme dans deux mobile-homes.
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les boeufs en train de semer les céréales

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l’âne à la Kassine.

Karine Huguenot à Lusse dans les Vosges (88)

 

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Karine Huguenot , par ce petit texte, nous présente sont exploitation et sa démarche. Elle utilise un boeuf Vosgien en solo.

« Je suis à la tête d’une petite exploitation de montagne en légumes de saison et en quasi-autonomie. Les terrains y sont très pentus et donc difficiles à travailler. De nombreuses parcelles auparavant cultivées sont devenues des friches depuis l’arrivée des tracteurs. Le seul moyen pour moi si je souhaitais travailler les terrains qui m’entourent était la traction animale. J’ai tenté de me familiariser avec les chevaux de trait, l’âne… mais la découverte du boeuf l’a emporté : l’approche de l’animal fut plus facile, le contact meilleur, c’est un animal calme, plus lent et qui correspond mieux à mes attentes. L’aspect financier n’a pas été négligeable non plus car entre l’achat de l’animal lui-même et le matériel qui sert à atteler, on peut diviser le prix par dix par rapport à l’achat d’un cheval de trait et son harnachement. Je travaille avec un seul boeuf, il a trois ans, il effectue du travail du sol, le débardage, la conduite de fumier sur les parcelles et tous les petits travaux qui ne sont pas possibles à bras d’homme. Les sols sont respectés, la structure et la fertilité en sont améliorées : pas de tassements et un enrichissement de ceux-ci par le fumier. Et point non négligeable : le rapport avec l’animal. Il existe une relation avec votre animal qui ne sera jamais celle que vous avez avec votre tracteur ! Et puis le carburant c’est le foin ! Entre les problèmes de pollution, d’énergie, de finances que la société actuelle (que l’on appelle « moderne ») nous fait vivre, cette alternative est à mon sens le passage obligé pour l’avenir d’une agriculture respectueuse et vivrière. Car travailler avec un boeuf est loin d’être une démarche passéiste même si quelques organisateurs de manifestations aiment nous solliciter pour mettre en valeur l’agriculture d’autrefois. Le seul hic aujourd’hui est que les institutions en place vous aident à financer de gros tracteurs et du matériel démesuré mais ne vous aident pas dans ce genre de projet, mais en cherchant un peu, quelques papys ont encore au fond de leur grange de quoi assouvir la passion des nouveaux(elles) bouvier(e)s ! »

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Karine huguenot fait également un accueil à la ferme en gîte rural. 

Jean Léo Dugast, le photographe de la traction animale

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Photo Jean Léo Dugast

Jean Léo Dugast photographie les chevaux, les mules, les ânes, les boeufs ainsi que toute la vie autour de ces milieux. Allez voir son site et ses photos superbes en cliquant ici.

Il vient en particulier, de consacrer un article sur Philippe Kuhlmann avec Bashi et Vairo, deux boeufs vosgiens de 3 ans et 2 ans et demi, au dressage, en train de sortir du bois dans la neige de la vallée de Munster. 

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