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Impacts du matériel de traction sur les os, muscles et articulations du bovin

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Impacts du matériel de traction sur les os et articulations du bovin

 

En bleu (sur les illustrations) : les zone qui seront impactées par le matériel de traction.

 

Collier :

– Cervicales basses

– Garrot

– Sternum

– Scapula (omoplate)

– Articulation scapulo-humérale

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Joug de garrot :

– Cervicales basses

– Garrot ++

– Sternum

– Ligament nuchal +

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Joug de cornes

– Crâne

– Atlas (1er cervicale)

– Ligament nuchal

– Bourses atloïdienne et axoïdienne

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Impacts du matériel de traction sur les os et articulations du bovin

Collier : 

– Brachio-céphalique

– Omo-transversaire

– Sterno-céphalique

– Dentelé du cou

– Rhomboïde

– Trapèze cervical

– Fascia cervical

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Joug de garrot

– Dentelé du cou

– Rhomboïde

– Trapèze cervical

– Splénius 

– Semi-épineux 

– Longissimus

– Fascia cervical

Joug de cornes

– Muscles de la nuque

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Autre impact du matériel de traction bovine

Le collier et le joug de garrot pourront également avoir un effet sur la trachée et l’œsophage en les compriment ou du moins sur les fascias qui les entourent. Ils pourront également impacter le nerf phérique, nerf moteur du diaphragme (principale muscle de la respiration). 

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Impacts du travail de traction en duo sur le bovin

Les principaux impacts se feront sur les structures suivantes : 

– Nuque

– Scapulas (omoplates) et muscles s’insérant dessus 

– Charnière cervico-thoracique et nerfs qui en proviennent 

– Bassin, muscles s’insérant dessus et nerfs qui en proviennent 

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Quand faire appel à l’ostéo ?

– Traumatisme / accident

– Troubles locomoteurs, viscéraux, neurologiques, comportementaux

– Suivies de gestation et croissance

– Accompagnement lors de pathologie

– Suivi de l’animal de travail / sportif

– En prévention 

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Le bien-être de votre animal au quotidien forge sa vitalité de demain.

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Laurie Menu (OA 1282)

David Menu (OA1284)

Osthéopathe pour animaux

Depuis 2017, les ostéopathes animaliers non vétérinaires doivent être inscrits au Registre National d’Aptitude (RNA) et avoir un numéro OA pour exercer légalement. 

La pratique de l’ostéopathie animal en l’absence d’inscription à ce registre expose à des poursuites pour exercices illégal de la médecine vétérinaire. Les ostéopathes animaliers non inscrit au RNA ne sont pas couvert par les assurances.

Retrouver le RNA sur www.veterinaire.fr.

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Le site internet : LD-osteoanimaux.fr

Num de tél : 06.84.48.51.53

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Par mail : LD.osteoanimaux@gmail.com 

 

Un voyage de bouviers à travers la France 2022

En 2022, des jeunes bouviers vendéens partent sur les routes française pour rencontrés jougtier et bouviers. A leur retour, ils ont rédigée cet article qu’ils nous ont fait parvenir.

Groupe bouvier Vendée. Un voyage de bouviers à travers la France

Novembre 2021, au vu de la bonne ambiance et la convivialité qui est installé au sein du groupe, “Lionel Rapin”, responsable de l’académie junior des bouviers propose à ses élèves un voyage pédagogique et culturelle en Alsace pendant le weekend de l’ascension 2022 pour partir à la “rencontre des bouviers de France”. Cela permettra d’échanger sur les différentes pratiques de la traction bovine. Cet échange se fera durant les journées « les bovins d’abord », organisé par “Philippe KUHLMANN” , un des meilleurs dresseurs d’Europe de bœufs. Un détour par chez “Michel NIOULOU”, à Mâcon, est organisé aussi car c’est l’un des derniers fabricants de jougs de France. A l’annonce de cette grande nouvelle, 7 bouviers décidèrent de prendre part au voyage car cela enrichira leur apprentissage. Lionel, Léonnie, Julien, Benjamin, Hugo, Xavier et Corentin, passionnés par les bœufs et la traction, participent à ce weekend.

Jeudi 26 mai 2022

Premier jour d’un long weekend, le grand jour est arrivé pour nos bouviers puyfolais. Rendez-vous à la Menanterie pour le traditionnel café du matin. Les retardataires habituels sont à l’heure voir en avance, première historique, malgré des petits yeux chez certains. Le café fait du bien, les premières expressions commencent à se faire entendre : “le weekend de l’ascension est un weekend de 4 jougs (parole de bouvier)”. Les pains au chocolat savourés et le café avalé, il est l’heure de charger le véhicule. En voyant le nombre de sacs et les glacières, les premières questions se posent : le véhicule sera-t-il assez grand ? Qui a le repas de midi ? Où sont les planches à palets et les brioches ?

Le véhicule chargé, 11h30 nous voila parti pour traverser la France direction Mâcon en Saône et Loire. Le trajet va être long mais il se fera dans la joie et la bonne humeur. Les premiers remontants et les musiques campagnardes nous accompagnent jusqu’à notre première halte tant attendue par certains. Quelques kilomètres plus tard les ventres gargouillent mais les aires de repos sont remplies, il va falloir attendre. Cinq aires de repos plus tard, enfin nous trouvons notre lieu de pique nique, un sous bois calme et verdoyant, idéal pour sortir notre petit barbecue et nos viandes. Les batteries rechargées nous parcourons les grandes plaines françaises jusqu’à Mâcon où nous arrivons à notre hôtel. Nous déchargeons les valises rapidement pour aller chez Michel NIOULOU.

Michel à 56 ans, il est jardinier-paysagiste. “Vielleux hors pair, amoureux du répertoire traditionnel du Charollais et du Brionnais, c’est aussi l’un des derniers fabricants de jougs de France (jougtiers)”. Si ce métier se fait de plus en plus rare, il continue de résister grâce à la détermination de Michel Nioulou qui veille à maintenir la flamme.

Nous sommes arrivés en début de soirée, où nous sommes accueillis à bras ouverts par Michel et sa femme Véronique. Ils nous font visiter leur petit éden de verdure au cœur de la ville. On entre dans un jardin très boisé, verdoyant, calme, frais et très fleuri. C’est là où Michel conserve et taille ses jougs. Nous poursuivons la visite avec l’atelier. Jougs, gabarits, charrette, herminettes, planes, haches… occupent cet espace dans lequel l’odeur du bois est enivrante. Pendant les explications de Michel, certains sont attirés par la “sciure” qui jonche les établis et le sol. Remis de nos émotions, nous nous rejoignons autour d’un moment de convivialité, sucre pour Corentin et Mâconnais pour les autres. Les anecdotes sur les hérissons notamment et les fous rires fusent, la bonne humeur et la convivialité sont bien présentes. Michel nous explique la journée du vendredi qui sera consacrée à la fabrication de deux jougs qu’on ramènera au Puy du Fou. Un livret explicatif nous à été transmis quelques semaines plus tôt pour apprendre la taille d’un joug. Après ces échanges, il est temps de quitter Michel et Véronique pour les retrouver le lendemain. Nous décidons d’aller manger dans un restaurant à Mâcon. Hasard puyfolais, nous sommes accueillis par Marie-Ange. Fous rires et délires accompagnent notre repas. Deux, trois tables débarrassées, nous décidons de continuer cette si belle soirée. Des vendéens qui ne se déplacent jamais sans leur planche à palet décident de faire une partie sur le parking de 4 murs. Après de longues heures, la fatigue se fait ressentir et nos bouviers regagnent l’hôtel car demain la journée s’annonce physique et longue.

Taille de joug, copeau de bois

Vendredi 27 mai 2022


Michel nioulou joug

Journée chez Michel Nioulou pour la fabrication des jougs. Rendez-vous à 7h30, rue des charmilles. Le groupe est motivé et en forme pour “tailler des jougs”. Michel nous explique la procédure de la journée, nous présente les différents outils avec leur utilité. On compose deux équipes pour avancer plus vite et pour que tout le monde participe. Nous sortons les morceaux de hêtre des bassins qui immergeait dans l’eau depuis 3 ans. Nous nous installons sur l’herbe et nous commençons par tracer les jougs avec les gabarits « vendéen charolais », les mesures sont adaptées aux bœufs du Puy du Fou. Nous dessinons les 4 faces et nous prenons les haches pour dégrossir le bois. Sous l’œil expert de Michel, les coups et les postures ne sont pas adéquats. Il nous conseille pour être plus efficace et usé moins d’énergie. Petit à petit nous sommes meilleurs et les jougs avancent bien, on aperçoit la forme des futurs jougs. Toujours dans la joie et la bonne humeur, ça chambre, ça déconne mais le travail avance vite et bien. On impressionne Michel et Véronique par notre sérieux et notre engagement. Les copeaux de bois volent de partout, les coups de haches passent près des genoux pour les moins habiles comme Julien, les mains de Hugo commencent à cramper, les gouttes de sueur dégoulinent le long de nos sourires. Les jougs bien avancés, place au traditionnel petit déjeuner des bouviers, où les pains aux chocolats et les sandwichs de rillettes requinquent ces hommes. Rien ne vaut un petit mâconnais pour accompagner ses bouchées. Les bois bien dégrossis, place à la taille des embannures avec les herminettes pour être plus précis. A genoux sur les jougs, les coups s’enchaînent, les gars se relaient car c’est assez physique comme activité. La matinée se déroule tranquillement et le travail avance bien, nous ne les aurons pas finis le soir mais on en fait le plus possible. Personne ne veut s’arrêter en si bon chemin. Viens l’heure de la pause du midi, nous rentrons dans la maison, sur la table une surprise nous attend. Michel et Véronique nous on offert un frêne chacun à planter (bois de l’aiguillon) pour perpétuer cette tradition et deux petites vaches en cuirs par personne. Après l’apéro, Véronique nous à cuisiné une spécialité locale, le saucisson cuit avec ses pommes de terre. Plat conséquent préparé lors des vendanges pour donner à manger aux paysans. Nos ventres bien remplis, nous reprenons le travail avec comme objectif de finir les embannures et tailler les têtières. Nous reprenons les outils et nous recommençons toujours sous les conseils pertinents de Michel. On voit bien la forme des jougs à présent, on se le représente bien sur la tête des bœufs avec le passages des courroies. Après quelques coups d’herminettes et de plane pour arrondir les angles, vient l’heure de s’arrêter mais difficile tellement c’est passionnant, le fait de pas pouvoir finir déçoit mais on les finira cet hiver pendant les académies. Les jougs enroulés dans une bâche et chargés dans la voiture, il est temps de repartir direction l’Alsace. Les salutations achèvent cette formidable et enrichissante journée auprès de Michel et Véronique NIOULOU. Ces deux personnes sont exceptionnelles, chaleureuses, pédagogues, généreuses et ont la joie de vivre. « A la revoyure » « à ctes cotsse », en Vendée où à Mâcon. Merci à vous et à bientôt.

taille joug crayon

Direction l’Alsace pour cette fin de journée, plus précisément Soultzeren à quatre heures de route. Le trajet se fait tranquillement avec plusieurs haltes auprès de forêts occupées par des « ourfs » selon Xavier. On arrive à l’hôtel à Soultzeren pour récupérer nos clés. Nous décidons de rejoindre les autres bouviers chez Philippe KUHLMANN en haut des montagnes pour passer la soirée avec eux. Nous sommes très bien accueillis et faisons connaissance avec ces personnes. Les chants paillards commencent à se faire entendre et les rires sont de la partie. La soirée se finit calmement et nous regagnons le village. Nous étions prêts, surtout Lionel, à trouver des vaches soi-disant perdues dans les montagnes, mais par manque de preuves et de luminosité nous entrons dans l’hôtel. L’arrivée dans l’auberge se fait sereinement jusqu’à ce que Benjamin laisse les clés dans la chambre qui s’était refermée dans son dos, et là le code ce n’était pas le 888 comme à Mâcon. Mais la plus le choix, il n’y a ni l’aide du public ni le 50/50, il faut appeler l’hôtelier à 3 heures du matin. Le séjour commence sur les chapeaux de roue. Toutes ces péripéties finies, nous tombons dans les bras de Morphée pour attaquer une journée de samedi bien remplie.Michel nioulou et les jeunes bouviers du puy du fou

Samedi 28 mai 2022

Après avoir emprunté les routes sinueuses des Vosges, nous arrivons chez Philippe où d’autres bouviers sont présents. Ce sont les journées « les Bovins d’abord ». Ces journées qui se déroulent sur 4 jours sont organisées par Philippe et Christine sur la ferme de Philippe. Elles permettent aux bouviers de France de se rencontrer et d’échanger sur les différentes pratiques et travaux de chacun. C’est très enrichissant pédagogiquement et socialement.

Philippe KUHLMANN est un fervent bouvier très reconnu. Il a dressé plus de 300 bœufs depuis quatre décennies. Propriétaire d’une petite ferme reculée dans la vallée de Munster, il travaille toutes ces terres avec les bœufs. Il n’a qu’un motoculteur équipé d’une faucheuse pour couper son herbe. Les activités faites avec les bœufs sont les suivantes : fanage et andainage des foins, labour, plantations, transports de foin et de fumier. Mais l’activité principale est le débardage en fortes pentes dans les montagnes. Son leitmotive est un savoir-faire qu’il souhaite transmettre, persuadé que la traction bovine est une technique d’avenir car moins polluante.Philippe Kuhlmann labour

Nous commençons la matinée par préparer les paires de bœufs pour les emmener au Valtin à 22 Km. “Nous faisons connaissance avec des bouviers venus d’Aveyron, Joël et Guy, des bons gaillards avec un bon sens de l’humour et Dimitri, un maraîcher belge travaillant avec de la traction bovine et équine toujours prêt à raconter des blagues”. Les bœufs mis dans la bétaillère et les affaires chargées nous partons à Valtin. Là-bas, il y est organisé pour l’évènement du débardage en forte pente et un marché local avec des vendeurs de cloches, de vins et de spécialités de la région. Le site est magnifique dans un petit village de montagne avec des maisons à l’architecture locale très coloré. Philippe prépare ses bœufs et les monte dans la montagne où il redescend de grandes perches de sapins pour montrer l’activité aux autres bouviers et touristes. “Rencontres, discussions, ostéopathie sur des bœufs, animent” l’après-midi. En milieu d’après-midi, Philippe emmène ses bœufs dans une prairie voisine pour montrer la démonstration d’andainage de foin. C’est une animation intéressante. On revient au cœur de la fête où nous avons discuté avec Pauline, ostéopathe équine et bovine. Nous avons aussi présenté et expliqué nos jougs à l’assemblée. Après la présentation nous repartons vers Soultzeren en faisant une escale sur une station de ski pour prendre des photos avec une vue panoramique unique. Le soir nous sommes arrivées, Julien, Corentin et Xavier se sont essayé à la pratique de la fauche d’herbe à la faux avec Guy pendant que Benjamin, Hugo et Lionel restauraient un tombereau pour transporter du foin le lendemain. Une fois ces activités terminées et les vaches traites, la dégustation de produits des différentes régions de France débutait. Philippe, qui écrit des livres aussi, nous à lu un texte racontant ses débuts dans sa ferme et son amour pour la traction bovine. La soirée continua jusqu’à tard dans la nuit, les chansons à ripounet résonnèrent dans les vallées du Munster. La trouspinette ou trousfinette selon Madeleine est appréciée. La fatigue se fit ressentir pour certains qui ont pu apprécier la douceur d’une meule de foin pour reprendre leurs esprits et où d’autres continuèrent à fêter dignement ce weekend.Corentin huber

Dimanche 29 mai 2022

Le réveil fût compliqué pour certains, mais c’était l’heure de faire les valises car toutes bonnes choses ont une fin. Le petit déjeuner avalé pour les plus téméraires et le fourgon chargé, nous repartons vers les sommets pour rejoindre notre « petite famille » du weekend. A première vue, les ébats de la veille ont marqué quelques têtes, c’est dur, mais il faut y retourner les bœufs nous attendent pour aller ramasser du foin. Un verre d’amitié est organisé dans la salle des fêtes du village auquel nous participons. Nous passons principalement la journée avec Corentin, jeune bouvier à l’expérience conséquente. Les animations proposées sont du ramassage de foin et l’initiation à la faux présenté par Philippe. Nous avons pu nous tester à la fauche sans grand succès car il faut avoir le coup de main. On a pu assisté à une prestation de cor des Alpes aussi, c’est un instrument de musique à vent, il était utilisé initialement pour communiquer à distance en montagne.


Philippe Kuhlmann debardage

Viens le début de soirée, le moment de se dire au revoir et à la prochaine. Nous remercions Philippe KUHLMANN d’avoir organisé cet évènement auquel nous avons fort apprécié les échanges et les activités réalisées. Nous sommes admiratifs devant ce genre de vie où les journées sont rythmées par le pas des bœufs et où le partage et les traditions sont perpétués par des personnes qui ont la main sur le cœur et sont prêts à montrer leur quotidien aux passionnés. Le respect pour la nature et la passion pour le métier de bouvier est omniprésent auprès de ces personnes là qui ont parfois tout quitté pour devenir ce qu’ils sont aujourd’hui. Philippe est un grand nom du monde des bouviers, atypique, passionné, impliqué, et toujours prêt à transmettre pour pérenniser le travail avec les bœufs. Un grand merci pour tout, à bientôt.

Je remercie aussi toutes les autres personnes présentes durant ce weekend avec lequel nous avons passé de très bons moments riches en enseignements, en rigolade, en histoire, en échanges et à partager nos façons de voir les choses. Christine, Guy, Joël, Dimitri et son fils, Daniel, André, Pauline, Corentin, Madeleine, Baptiste, Erwan… A une prochaine fois dans une autre région de France pour une rencontre bouvier qui est nécessaire pour entretenir ce savoir-faire qui est la traction bovine.

17 heures, nous repartons direction la Vendée, plus précisément la Menanterie. La fatigue se fait ressentir, l’excitation est moins trépidante qu’à l’aller et les chansons se font de moins en moins entendre. Les quelques haltes dans les aires de repos permettent de se réveiller, mais c’est la tête remplie de souvenirs que nous regagnons chacun notre petit chez soi jusqu’à la prochaine fois autour d’une paire de bœufs ou d’un barbecue. C’était un weekend inoubliable, gravé à jamais dans nos mémoires et que nous reparlerons encore et encore…

Un grand merci à Lionel de la part des bouviers de l’académie, sans lesquels ce weekend ne se serait pas fait. On est reconnaissant envers toi pour tout ce que tu nous apportes les samedis matin d’hiver et les soirs de Cinéscénie.

On souhaite remercier Elisabeth et Aymard, sans lesquels, ce weekend n’aurait pas pu se faire.

Les bouviers


groupe bouvier du Puy du fou

Texte : Corentin Guinaudeau

Photos : Léonnie Biteau

Participez à un projet avec la FAO sur les races bovines 2025

La FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) travaille actuellement au développement d’un outil utilisant l’intelligence artificielle pour reconnaître les races bovines. Ce projet nécessite une contribution importante en images.

Grégoire Leroy, ancien sociétaire de la Société d’Ethnozootechnie et collaborateur de la FAO depuis près de dix ans, est à la recherche de photos libres de droits de bovins adultes dont la race est identifiée pour alimenter cette base de données. L’objectif est de réunir environ 100 photos différentes par race française bien sûr, mais aussi d’autres pays. 

Si vous possédez des photos, vous pouvez les transmettre via un outil en ligne simple à utiliser : Le lien vers l’outil de collecte de photos. L’interface est en anglais mais c’est très facile d’utilisation. 

Un grand merci à l’avance de l’attention que vous porterez à cette démarche.

Pour mieux comprendre l’objectif et le fonctionnement de ce projet, nous vous invitons à consulter le document détaillé ci-dessous. Ce dernier vous fournira plus d’informations sur le processus de collecte d’images et l’importance de cette initiative pour le suivi des races bovines à l’échelle mondiale.

Processus de collecte d’images sur les races bovines

L’identification des races est une condition préalable à la gestion durable des races domestiques. Une identification précise permet aux parties prenantes d’estimer et de surveiller la taille des populations de races, en particulier lorsque les systèmes d’enregistrement individuels ne sont pas développés. Pour soutenir le suivi et l’étude des races d’élevage, la FAO développe actuellement une application logicielle basée sur l’intelligence artificielle qui facilitera l’identification de la race d’un animal à partir d’une photographie, en fournissant des propositions basées sur une base de données de référence existante de photos de races exemplaires. Une fois développée, l’application sera mise à la disposition des parties prenantes impliquées dans la gestion des ressources génétiques animales ainsi que du grand public.

La version pilote de l’application se concentrera dans un premier temps uniquement sur les bovins, l’espèce pour laquelle les données (photos) sont actuellement les plus disponibles. Néanmoins, les photos dont nous disposons actuellement pour les bovins ne sont pas encore suffisantes, c’est pourquoi nous vous demandons de nous aider. Pour que le logiciel de reconnaissance d’images fonctionne correctement, la base de données de référence doit contenir un grand nombre de photos de chaque race. Nous aimerions que vous nous aidiez à constituer notre base de données de photos, en partageant toutes les images des races bovines qui résident dans votre pays.

Les droits d’auteur des images fournies par le tiers restent la propriété du (des) fournisseur(s) d’images ou du (des) détenteur(s) des droits originaux. Les fournisseurs d’images ne peuvent télécharger que des images pour lesquelles ils ont le droit ou la permission de le faire, et en téléchargeant des images, ils reconnaissent et accordent à la FAO une licence pour télécharger des images sur l’outil de collecte d’images DAD-IS sur les races bovines. Les images seront stockées exclusivement aux fins du processus de collecte d’images DAD-IS sur les races bovines et ne seront pas reproduites, republiées, distribuées ou utilisées pour créer de nouvelles œuvres.

Pour ce faire, rendez-vous sur le site https://cattle-image-retrieval-microservice-tzpoevo4wq-ew.a.run.app/ et sélectionnez le pays pour lequel vous souhaitez télécharger des images. Après avoir cliqué sur « suivant », vous pouvez utiliser le menu déroulant pour sélectionner une race bovine présente dans le pays de votre choix et télécharger des images de la race sélectionnée. Il n’y a pas de limite au nombre d’images pouvant être téléchargées pour une race donnée, et nous vous encourageons à en télécharger autant que possible. Si le téléchargement a réussi, une fenêtre pop-up s’affiche avec une confirmation et le menu déroulant peut être utilisé pour choisir la race suivante. Si possible, le format .JPEG est préférable. Pour toute question, contactez gregoire.leroy@fao.org .

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Journée de bois chez Lucie et Maxime Divo, janvier 2025, Marsac en Livradois (63)

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Lucie et Maxime Divo exploite une petite ferme paysanne Dans le Livradois à Marsac. Leur jeune paire de vaches Ferrandaises permet de réaliser des travaux sur la ferme.
Voici quelques images d’une journée au bois en Janvier 2025.

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Labour avec les boeufs de Philippe Kuhlmann chez Charly Derian,Le Jardin Du Crot, à Vesdun (18)

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Philippe Kuhlmann de Châtelus-Malvaleix dans la Creuse est venu aider Charly Derian maraîcher à Vesdun dans le Cher, à labourer avec ses bœufs Vosgiens.
Les conditions n’étaient pas idéales, mais les bœufs permettent de travailler même avec beaucoup d’humidité.

Les Jardins du Crot https://www.facebook.com/profile.php?id=100066825933418

Voir aussi en cliquant ici

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Les araires gravés du Mont Bégo, une approche technologique et éthnologique, par Henri pellegrini

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L’archéologue amateur passionné et engagé Henri Pellegrini (Membre de (l ‘IPAAM)  Institut de Préhistoire et d’Archéologie des Alpes Maritimes. Membre de (l’ASER centre Var). Président Honoraire d’ARCHEAM, Cercle d’Histoire et d’Archéologie des Alpes Maritimes)

nous fait le grand privilège de nous accorder une seconde publication avec un texte sur les araires, paru dans le N° 1 de la revue Archéam, (Janvier 1994).
Il s’intéresse principalement aux peintures et gravures rupestres du monde entier, en archéologie.
Son attention est surtout d’analyser le mode d’harnachement et les caractéristiques des animaux et engins tractés, travois, chars, chariots, ainsi que les instruments aratoires utilisés depuis le néolithique à nos jours.
Un grand merci à lui pour sa collaboration.
Vous pouvez téléchargé le PDF fichier pdf en cliquant ici
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Quand la corne arrachait tout, réédition du livre par l’Association Violette et François JUSTON

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La réédition du livre  » Quand la corne arrachait tout… » de François Juston est en projet.
François JUSTON, connu pour son ouvrage « Quand la corne arrachait tout », édité en 1994, a mené les bœufs dans la ferme familiale en Ardèche (Saint Maurice en Chalençon) jusqu’à 40 ans. Puis la vie l’a poussé à travailler comme salarié dans une autre exploitation, où l’unique vache servait à donner du lait et un veau de temps en temps, mais pas le temps pour l’attelage…
Toutefois, passionné qu’il était, il n’a jamais cessé de participer aux recherches sur l’attelage bovin, tant sur son histoire que sur son présent et son avenir. Une partie de la collection d’images et de textes qu’il a accumulée est aujourd’hui conservée au Musée national des arts et traditions populaires (13). L’autre partie est chez nous, sa famille.
Ce petit encart a pour but de vous faire savoir que Nelly et Lydie JUSTON, ses filles, et moi-même, sa petite fille Elvire, avons créé l’association Violette et François JUSTON (sans le soutien de sa femme Violette, François n’aurait pas été aussi loin dans ses recherches).
Son objectif est de protéger, promouvoir et diffuser ces ouvrages, en commençant par rééditer « Quand la corne arrachait tout… » épuisé très rapidement lors de sa parution.
Si vous souhaitez soutenir cette association qui a beaucoup de travail devant elle, adhérez en envoyant un chèque (à l’ordre de l’Association Violette et François JUSTON), à l’adresse en fin d’article, la cotisation étant de 5 euros. Vos dons seront les bienvenus.
Et vous pouvez acheter le fascicule (32 pages) sur les Grandes Attelées au prix modique de 4 euros , frais de port compris
Association Violette et François JUSTON
Logement communal
65240 ARDENGOST
06 03 94 77 37
asso.vfjuston@laposte.net
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Maison Michel-Clément, jougtiers-boisseliers à Charolles

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Alice Michel-Fèbvre est l’une des filles de Claude Michel qui excerça le métier de fabricant de jougs à Vendenesse-les-Charolles dans un premier temps, puis à Charolles, rue Gambetta.

Alice Michel-Fèbvre nous propose un petit historique de l’activité de son père et de son grand-père, en nous livrant ses souvenirs.

Merci à elle pour cette participation.

enseigne fabrique de joug charronnage

« Mon grand-père, Pierre Clément né le 16 Octobre 1854, à Vendenesse-lès-Charolles, était installé sur la commune au lieu-dit « Molaise ». Il fabriquait des jougs pour la demande locale.

C’était un travail artisanal qui laissait libre cours à la forme particulière et personnelle qui s’adapterait le mieux à celle de l’animal pour lequel il était destiné, en l’occurence, les vaches et les boeufs Charollais. C’est ce qui fît la renommée du fabricant.

Pour exercer cette activité, il fallait une autorisation du directeur des contributions de l’arrondissement. En effet, le percepteur de Charolles, Monsieur P.Finaud, lui délivra l’avertissement-formule suivant:

« Monsieur Pierre Clément demeurant à Molaise sera redevable de la somme de 58 francs 90, pour exercer l’activité de marchand forain, n’allant pas à plus de 20 kilomètres de sa résidence à l’aide d’une voiture à quatre roues avec collier ».

Depuis, l’atelier de « Molaise » où travaillait Pierre Clément a été détruit au moment de la modification du tracé de la route Express dans les années 1980.

Après la guerre de 1914, Monsieur Claude Michel, né le 12 Août 1885 à Suin, revient au pays, miraculeusement épargné par l’horreur de la Grande Guerre, après sept ans sous les drapeaux, service militaire compris. La paix retrouvée, malgré sa formation d’électricien dans les ascenseurs à Paris, Claude Michel est attiré par son Charollais.

Il épouse en 1919 sa promise, Antoinette, née le 2 Août 1885 à Vendenesse-lès-Charolles. C’est précisément la fille de Pierre Clément, le fabricant de joug bien connu. Le jour venu, après avoir travaillé quelques années avec son beau-père, malgré sa formation d’électricien en ascenseur, il prend tout naturellement sa succession. Il s’installe à Charolles, rue Gambetta. Son atelier a été aussi détruit, il y a quelques année pour dégager une partie des remparts de la ville.

La fabrication de jougs se poursuit jusque dans les années 1950.

Claude Michel va en forêt choisir ses arbres, des hêtres et des bouleaux, il en effectue le cubage avec une étonnante facilité, lui qui se vantait d’aller à l’école uniquement le Jeudi, jour de repos de l’époque.  Le calcul mental semblait pour lui d’une évidente simplicité, tant il était doué.

Une fois la matière première repérée et achetée, les arbres étaient abattus à l’aide d’un immense passe-partout. Il avait ensuite recours aux services des rouliers messieurs Machillot ou Burtin de Charolles, avec leurs grands boeufs Charollais attelés pour effectuer le débardage.

Les troncs étaient alors déposés à la scierie Sabatier-Roberjon, route de Mâcon à Charolles, pour obtenir des sections de bois vert dans lesquels seront sculptés les jougs. 

A l’atelier, après avoir tracé des repères avec des gabarits, quelques ébauches étaient données à la scie à ruban avant de commencer le travail très physique de ces pièces, qui allaient devenir le moyen d’atteler des boeufs et de leur donner ainsi toute leur puissance de traction.

Il fallait se rapprocher le plus possible de l’anatomie bovine. Quelques fois, une retouche était donc nécessaire suivant l’animal.

A genoux sur le sol de l’atelier, face à ce gros blocs de bois vert, protégé par un immense tablier et un coussin de toile rempli de frisons de bois, il dégrossissait pour ébaucher la forme, à l’aide d’herminettes, de grosses gouges et de planes.

Cela demandait une force évidente pour obtenir enfin, après des heures de travail, la forme désirée.

La finition s’effectuait à la râpe et au papier de verre.

Les formes étaient variables selon le modèle et la région. Trois tailles étaient proposées.

Dans la région, on proposait des jougs découpés Charollais et des jougs droits. Pour l’Auvergne où il avait une clientèle de grossistes, il proposait un modèle particulier.

La famille de Gramont de Lugny-lès-Charolles, qui possèdait une exploitation sucrière dans le bassin de l’Ile de France, avait fait une commande d’une vingtaine de jougs qui étaient partis pour lier les boeufs de l’exploitation. Ils avaient été payés en numéraires et en nature avec du sucre en poudre.

La production était gravée sur le bois avec un fer chauffé au rouge: c’était la signature de l’artisan-artiste CLEMENT.

A la vente, ils étaient accompagné d’accessoires:

Les « cordets  »  en cuir torsadé, qui soutiennent l’attelage au joug.

Les « pieumets » , petits coussins de paille de seigle qui protége la tête des boeufs ou des vaches attelés de la tension des liens.

Les sangles appelées « layoure » ou « liures » en cuir.

Les « vire-mouches » avec ses ficelles qui, pendues devant les yeux, et par leur mobilité continue, éloignaient les insectes.

Mon père travaillait beaucoup et de toutes ses forces, pour réaliser durant l’hiver, des réserves de matériels à vendre avant les ventes de printemps et de la belle saison.

Il employait plusieurs personnes suivant la demande, mais a toujours eu un employé embauché à l’année.

J’ai grandi dans cette atmosphère où l’odeur du bois s’est révélée inoubliable. Les années ont passé, la demande de jougs s’est peu à peu ralentie avec le remplacement progressive des bovins de trait par les chevaux puis par la mécanisation qui s’installait.

Dans le courant des années 1920, il a fallu pour assurer la stabilité financière de la famille, s’orienter vers d’autres fabrications, avec toujours cette merveilleuse matière première qu’est le bois.

C’est ainsi que barattes, moules à beurre ovales ou rectangulaires à décors de vaches, de fleurs ou de glands, cages à fromages, garde-manger, broyeurs à pommes de terre, vêleuses, ruches en bois, râteaux à blé et à foin en bois, selles à laver, battoirs à linge, pelles à grain, manches de faux, faux à blé avec un râteau intégré, fléaux, jeannettes sur pied (50X15) de repasseuse pour repasser les manches de corsages et de chemises, des « potets » (couffin d’aiguisage ») que l’on pendait à la ceinture, et qui contenaient la pierre d’aiguisage pour affûter les faux.

Les jouets en bois sont venus renforcer la gamme des produits:

Tricycles, brouettes d’enfants, trottinettes, luges et aussi tableaux noirs d’écoliers.

Les affaires étaient prospères. Il fallut même adapter la fabrication aux besoins de la clientelle Auvergnate, notamment pour  les jougs et pour la forme des râteaux à foin avec une certaine courbure de dents, obtenue par immersion dans l’eau bouillante.

On a changé de siècle depuis, mais la merveilleuse aventure est intacte dans mes souvenirs. Mon père était de ceux qui trouvaient le bonheur dans le travail.

Avec l’âge, lorsqu’il cessa son activité vers 1955, il continua malgré tout à aller tous les jours à son atelier « tourner autour de son établi » comme il aimait à le dire. »

Alice Michel-Fèbvre.

 

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Cliquez sur les photos pour les agrandir

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Fers à marquer

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Carte mentionnant en haut « Fabrique de jougs »

et en bas à droite « cordes, liures cuir, cordets etc ». Ce sont là tous les accessoires nécessaires à l’utilisation des jougs Charollais (dans cette région du Charollais et du Brionnais, les liens sont mixtes en cuir et corde, les cordets sont les anneaux de traction en cuir tressé).

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Monsieur Michel à gauche et un ouvrier, devant l’atelier, rue Gambetta à Charolles

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Lettre de commande de jougs

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Stand de la foire-exposition de Paray-le-Monial

On y voit, à gauche de la photo, sur un présentoir,  les jougs découpés Charollais rangés par taille, et tout en haut, les jougs droits.

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Dépliant mentionnant en bas à gauche, « jougs droits et découpés ».

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Toute la famille devant l’atelier rue Gambetta

Oh la vache ! Documentaire de Dominique Garing, disponible sur France TV, Diffusion le 29/02/2024 à 23h30

logo film D Garing

A ne pas manquer!!!
Voici un film documentaire de Dominique Garing autour de la vache.
On peut y voir trois bouviers Français: Gérard RESPAUD, Philippe Kuhlmann et Jean Bernard HUON.
Le blog a été un des maillons (mais petit!!!) de la réalisation de ce film.
Diffusion le 29/02/2024 à 23h30  Disponible sur internet dès maintenant et jusqu’au 01/03/2025 (il suffit de se créer un compte France TV d’une manière très simple avec son mail, un mot de passe à créer, sa date de naissance et son code postal).
Cliquez ici pour allez sur la page du documentaire.
Synopsis:
Autrefois les vaches broutaient paisiblement dans nos pâturages et mourraient sans tapage. Aujourd’hui on dit qu’elles encombrent les paysages, souffrent et polluent la planète ! Mais que sait-on vraiment de ce familier bovidé, domestiqué par les premiers hommes pour pérenniser l’espèce humaine ? Au fil des siècles, depuis la vie sauvage de l’Auroch jusqu’à la sélection génétique de races d’élevage, la vache s’est adaptée aux pratiques pastorales, agricoles, puis industrielles, pour couvrir les besoins alimentaires mondiaux. Cette histoire naturelle de la vache, de son origine à nos jours, de son anatomie à notre assiette, nous invite à re-découvrir que la vache n’est pas une  » usine  » à lait, à viande ou à méthane, mais bien un animal culturel, qui fait partie de la biodiversité, des paysages ruraux, de la vie et du travail de l’homme.

Réalisé par : Dominique Garing

Maison de production : VDH production / France Télévisions

Taille d’une reproduction d’un joug datant de l’âge de fer

Taille d’une reproduction d’un joug datant de l’âge de fer d’après un document de Stuart Pigott de 1949 issu de fouilles réalisées dans des tourbières d’Irlande du Nord.

Taille par Michel Nioulou et Gilles Péquignot en Décembre 2023 à Charnay lès Mâcon en Saône et Loire.

Ce joug est destiné à rejoindre l’exposition de jougs à l’occasion d’un symposium sur l’attelage bovin à Lorsch en Allemagne les 8, 9 et 10 Mars 2024.

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