L’archéologue amateur passionné et engagé Henri Pellegrini (Membre de (l ‘IPAAM) Institut de Préhistoire et d’Archéologie des Alpes Maritimes. Membre de (l’ASER centre Var). Président Honoraire d’ARCHEAM, Cercle d’Histoire et d’Archéologie des Alpes Maritimes)
Catégorie : Ressources documentaires et archives
N°93 du journal de l’association FERME pour la sauvegarde et la promotion des races anciennes
Dans le cadre du partenariat « races et populations orphelines », Attelages Bovins d’Aujourd’hui aide F.E.R.ME. (Cliquez ici pour voir) à promouvoir les races les plus rares et menacées en diffusant la version Pdf de son journal.
- Pour découvrir les derniers numéros, cliquez ici
- Dernier journal en ligne : Lien direct pour le N°93 avec la vache Bleue du Nord, le mouton Mahorais, le porc Kunekune, la poule Comtoise (œufs bleus), les tourterelles rieuses, les dindons nains… (Cliquez ici)
N-93_Partenaires Reportage photos de Léonnie Biteau lors d’une formation à la traction bovine avec Laurent Martin, « 2 mains 4 cornes » Les Herbiers (85)
Voici le reportage photographique qu’a réalisé en octobre 2023, Léonnie Biteau lors d’une formation à la traction bovine avec Laurent Martin et sa structure « 2 mains 4 cornes » aux Herbiers.
Merci à Léonnie pour sa participation active depuis plusieurs années au blog et au milieu des attelages de bovins.
Partie 1
Partie 2
Partie 3
Les boeufs d’Emmanuel Fleurendidier dans Les France de l’Histoire Sur les traces des Gaulois – Première partie le 12 Décembre 2023
Deux documentaires sur les Gaulois vont être diffusés sur Arte TV.
On peut y voir intervenir Emmanuel Fleurentdidier avec une paire de bœufs.
Cliquez ici pour voir le lien
Géographie et ethnologie de l’attelage au joug en France du XVIIe siècle à nos jours, livre de Mariel Jean-Brunhes Delamarre, 1969
Voici le PDF d’un livre de Mariel Jean-Brunhes Delamarre.
Cette Géographe et ethnologue Française (1905/2001) a beaucoup travaillé sur le milieu rural en France pour en noter de nombreuses données.
Merci à Philippe Berte Langereau pour nous avoir communiqué cet ouvrage de référence sur les jougs paru en 1969 et aujourd’hui introuvable:
Géographie et ethnologie de l’attelage au joug en France du XVIIe siècle à nos jours
Cliquez sur le lien ci-dessous pour le consulter.
Document PDF : livre-jougs-delamarre_compressed
Voir aussi le PDF sur son œuvre par Martine Segalen:
Une oeuvre entre géographie et ethnologie Martine Segalen Dans Ethnologie française 2002/3 (Vol. 32), pages 529 à 539 Éditions Presses Universitaires de France
Appel pour information au sujet d’un collier entièrement en bois
Elke treitinger nous a communiqué ce mail avec des photos pour un appel au sujet d’un collier entièrement en bois dont on ne connait rien.
Si quelqu’un a des indices communiquez nous vos connaissances!!!Merci!
Contact: aba.attelagesbovinsdaujourdhui@gmail.com
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Cher Monsieur,
Je demande l’aide de nos bouviers français au sujet d’un collier sculpté provenant du musée ethnographique de Ljubljana dont voici les photos.
Le musée n’a aucune information à ce sujet ; je demande partout, plus il y a de personnes au courant, plus l’information est intéressante. Si vous avez déjà vu ce genre de choses ou si vous en avez déjà fait l’expérience, n’hésitez pas à nous le faire savoir !
Le collier est entièrement sculpté en bois, jusque dans les moindres détails ; seules les attaches pour les cordes de traction sont en fer. Il est nettement plus petit que les tailles de colliers habituelles ; c’est pourquoi nous supposons qu’il a été sculpté pour des ânes (mulets ?), en raison de l’angle supérieur horizontal du collier.
L’angle inférieur du collier est ouvert et présente des fentes de chaque côté dans lesquelles étaient insérés soit deux bâtons, soit un arc en bois. Les trous sont bien visibles dans l’espace vide en haut et ils seraient protégés dans les fentes
Il n’y a pas non plus d’indication sur son âge, si ce n’est qu’il faisait déjà partie de la collection du musée avant que celui-ci ne soit construit.
Quelqu’un s’est donné beaucoup de mal et nous espérons ainsi trouver des indices…
Bien à vous et reconnaissant pour vos efforts
elke treitinger
Les surjougs ou Béjouet de J.Bernadet, L’isle Jourdain (32)
Voir aussi l’article de la dépêche du midi en cliquant ici.
Labour avec deux vaches Gasconnes chez Gérard et Patrick Respaud en Mars 2023, le Mas d’Azil (09)
Merci à Jean Baptiste Pozza de nous avoir communiqué cette belle vidéo de l’attelage de la famille Respaud au Mas d’Azil dans l’Ariège.
Deux personnes s’exercent à la fabrication des jougs à Nestier dans les Hautes-Pyrénées, par Lionel Rouanet (65)
Mardi 25/10/2022, journée hors du commun aux « Jardins du Mont Arès » :
Adrien Hirondelle vient, pour la troisième fois en moins d’un an, pour apprendre, dans un premier temps, la fabrication des jougs de types languedociens.
Lionel Rouanet à l’œuvre
Il participe avec moi à la Fête de la Pomme à Sauveterre de Comminges (31) le dimanche 23/10 où nous montrons chacun la fabrication de jougs : lui à l’herminette pour la fin d’un joug sur lequel il a déjà travaillé (et qui avait été remis à tremper dans l’eau depuis), moi à la hache pour un joug peu commun car de très grande taille, sur commande. Lundi et mardi, il reste à la maison pour terminer tout seul le joug, mais avec des conseils pratiques bien sûr.
Lors de sa première venue, Adrien n’est pas à son coup d’essai dans le maniement des haches et herminettes … Il sait d’ailleurs très bien manier tout un tas d’autre outils à bois, notamment le paroir (de sabotier) qu’il affectionne pour la réalisation de cuillères, ustensiles et petites sculptures.(Cliquez ici pour voir) (et ici)
Gilles Perefarres vient une petite journée pour continuer son travail, proche de la fin, sur un joug pyrénéen, une jouatte comme on dit assez communément en cette région.
Paysan, il a toujours eu des vaches de travail, mais depuis peu, il a souhaité se passer de tracteur et vient d’acheter une nouvelle paire de bœufs. Le joug, il voulait le faire seul, mais bien que le modèle pyrénéen (bigourdan en l’occurrence) soit relativement simple, il préférait tout de même solliciter des conseils et de l’aide. C’est ainsi que nous avons fait connaissance et qu’il est passé quelques fois à la maison avec son joug en ébauche sur l’épaule.
Ce joug, il l’a réalisé dans une bille de charme encore fraîche de quelques mois, achetée dans une scierie locale, puis avec l’aide d’une tronçonneuse et de la scie à ruban de son menuisier local, il a détouré l’ébauche d’après un dessin précis en deux plans (devant et dessus). Il utilise un peu aussi une défonceuse.
Ce mardi, je l’aide pour la réalisation des « capièires », autrement dit : écuelles, passage des cous qui ne doivent pas blesser les bêtes et des zones de passages des courroies qui doivent être assez douces pour que les courroies puissent bien être tendues lors du liage. Il veut apprendre, je ne fais que montrer ce qui me semble convenir pour un modèle de joug que je n’ai réalisé qu’une fois auparavant. Ce qui donne lieu à des échanges sympatiques : son joug il le veut « gascon » et pas trop « languedociannisé », « allez, 4% maxi, comme le pourcentage de gênes que nous tenons de Néanderthal ». Il utilise des outils assez conventionnels (ciseaux – « normal » et à tranchant arrondi – maillets, gouges) mais découvre également l’herminette de jougtier qu’il sait apprécier. Quelques jours après, il m’appelle pour me dire qu’il en a retrouvé des vieilles qui avaient probablement été à son grand-père qui faisait des jougs occasionnellement. Il va les confier à une connaissance pour les faire remettre en état …
Le grand char et les charrons du Morvan, livre de Philippe Berte-Langereau, édition Sutton
Le char et les charrons du Morvan.
Les véhicules agricoles fabriqués par les charrons ont progressivement disparu des campagnes dès 1950. Dans le Morvan, région de moyenne montagne, ils ont perduré jusque dans les années 1970. Philippe Berte-Langereau s’intéresse au char à quatre roues couramment utilisé dans cette région pour le transport du foin, de la paille, des grumes, du fumier, etc. Il revient également sur l’activité des charrons qui le fabriquaient dans les ateliers de villages. Au-delà de l’évocation technique, ces pages richement illustrées et enrichies de nombreux témoignages, mettent au jour le rôle social et sentimental que ce véhicule jouait dans les fermes d’autrefois.
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Jusque dans les années 1970-75, l’agriculture du Morvan et surtout celle du haut-Morvan a connu un véhicule particulier et qui servait à de multiples occasions dans les fermes familiales du Pays. Il s’agit du grand char à quatre roues tiré par des vaches, des bœufs, un cheval ou plus rarement un âne.
C’était un long véhicule fabriqué par le charron de la commune ou des environs et constitué de deux trains avant et arrière, munies de roues dites « à embattage », autrement dit de grands cercles de métal qui les protégeaient de l’usure et en assuraient la solidité.
Ce véhicule fut progressivement remplacé par d’autres munis de pneus en caoutchouc à partir des années 1950 et suite à l’occupation et à la fin de la seconde guerre. Mais nombre de fermes poursuivirent avec le matériel ancien faute de succession.
Ce grand char avait des rôles multiples ; transport des foins et de la moisson, du bois, des fumiers, des grumes, etc… Il eut également un rôle particulier : il servit souvent à la famille pour une séance de photo, en guise d’estrade. Ce véhicule était une fierté et nombreuses sont les photos où il figure comme une richesse de la ferme.
Philippe Berte-Langereau a enquêté sur ce char (ou chariot) pour en faire un livre récemment publié aux éditions SUTTON. Il en a étudié la morphologie à partir des derniers exemplaires trouvés ici et là dans le pays et en propose un regard technique sur les différentes parties et leurs noms en patois suivant les secteurs du Morvan et cela grâce à des croquis et à de nombreuses photographies de famille.
Il évoque également la mémoire de quelques charrons qui animaient les villages dans leurs ateliers en travaillant le bois et le fer.
Ce livre permet de faire découvrir un univers disparu aujourd’hui mais qui peut intéresser les amateurs de matériels anciens et les plus jeunes pour qui ce véhicule appartient à l’histoire agricole de notre région.































































































