Liage d’un joug Vosgiens chez Philippe Kuhlmann à l’occasion de la journée technique sur sa ferme pendant les rencontres de bouviers d’Alsace organisées par l’écomusée d’Ungersheim .
Année 2014
Liage d’un joug Vosgiens chez Philippe Kuhlmann à l’occasion de la journée technique sur sa ferme pendant les rencontres de bouviers d’Alsace organisées par l’écomusée d’Ungersheim .
Année 2014
Mon métier c’est musicien, avant cela, j’ai été menuisier, technicien métreur, père au foyer mais depuis bientôt trente ans, je suis musicien.
On se construit des rencontres que l’on fait.
Quand nous avons annoncé à Michel Nioulou, un ami vielleux et jougtier de Mâcon que nous nous installions à Soultzeren, il a jubilé : « Mais c’est le village de Philippe Kuhlmann, un des dresseurs de bœufs les plus réputés de France, Allemagne, Suisse ! »
Ah bon …
Et depuis à chaque rencontre des bouviers à l’ Ascension, notre pote Michel vient nous rendre visite, on fait de la musique et on découvre le petit monde de la traction bovine.
J’ai bien sympathisé avec Philippe, il nous fait notre bois de chauffage, nous apporte des fromages de chèvre, des œufs, en échange je lui prête la main pour les foins ou des bricoles.
L’an passé, j’ai eu la bonne idée de m’inscrire à un stage de lutherie, j’avais déjà réalisé des épinettes des Vosges et là, j’avais besoin d’une mandoline et d’une mandole. Ça m’a fait du bien de travailler avec un rabot et des ciseaux alors que les contrats de musique s’ annulaient les uns après les autres. Les instruments sont superbes et répondent à mes besoins, sauf qu’il n’y a pas moyen de les faire écouter à un public.
Le musicien par temps de crise sanitaire ne joue plus pour faire rêver ou danser et perd le moral et aussi 2/3 de ses revenus.
Avec le décès de Pierre Mougin, Philippe et les bouviers de France perdaient plus qu’un artisan, un homme aux doigts en or. Qui allait faire les jougs à présent ? C’est là que j’ai proposé à Philippe de me lancer dans l’aventure, je sais travailler le bois, je trouve ces objets esthétiques tout en étant fonctionnels. J’ai profité des conseils de mon ami Michel qui lui, réalise des jougs du charolais, du Velay, de la Loire, du Morvan et de Vendée notamment pour le Puy du fou.
Me voilà à tailler avec rabots, ciseaux, planes et racloirs du bouleau vert : le beau tas de copeaux ! Mon jardin va être content ! Les jougs partiront avec les bœufs là où des hommes prennent le temps de vivre avec les animaux.

Le ferraillage a été assuré par le papa de Gilles Péquignot
D’autre part, façonner le bois me permet de faire patienter mes instruments de musiques qui se languissent de ne plus abreuver les oreilles des danseurs confinés.
Gilles Péquignot été 2021
Voir aussi l’article de l’Alsace en cliquant ici.
Merci à Léa et Batiste pour leur envoi de vidéo.
STAGE D’INITIATION À LA TRACTION BOVINE SEPTEMBRE / OCTOBRE
Téléchargez la plaquette de la formation de septembre / octobre en cliquant ici
Formation_traction bovine_sept oct 2021
Tradition, renouvellement et innovation
OBJECTIFS
Conduire une exploitation à moindre frais grâce à des techniques de travail et d’attelage innovantes
Apprendre par une approche pratique et professionnelle à mener des bovins en attelage (simple ou double) et à prodiguer des soins courants
du 27 septembre au 1er octobre 2021
PROGRAMME
Les bovins : morphologie, physiologie et fonctionnement psychologique
Les différents types de conduite et de harnachement
Travaux pratiques de menage dans le cadre de différentes utilisations (transport, attelage, débardage, maraîchage…)
Utilisation d’outils et de techniques d’attelage innovantes en forêt, dans les champs et dans les vignes.
HORAIRES
Lundi
Mardi au vendredi
CONTACT
Hélène Strammiello
Centre de formation de l’Écomusée d’Alsace
Écomusée d’Alsace
Chemin du Grosswald 68190 UNGERSHEIM
helene.strammiello@ecomusee.alsace
03 89 74 44 71
06 72 97 59 30
MODALITÉS PRATIQUES
La formation est dispensée sur le site de l’Écomusée d’Alsace, par Philippe Kuhlmann, éleveur, dresseur et utilisateur de bovins attelés depuis 40 ans.
Effectif : de 5 à 8 stagiaires
Durée du stage : 5 jours, soit 35 heures de formation
Pré requis : aucun
Matériel à prévoir : vêtements imperméables, chauds et confortables, chaussures de sécurité et gants. Tout le reste du matériel nécessaire à la formation est mis à disposition.
Bovins : 5 à 6 bovins à différents stades de dressage
Restauration : mise à disposition d’une salle équipée pour les repas (plaque de cuisson, cafetière, réfrigérateur et micro-ondes) ou restaurants à proximité.
Hébergement : 30€ / nuit sur le site de l’Écomusée d’Alsace en hébergement collectif (prévoir linge de lit et de toilette) ou hôtels à proximité.
Attestation : une attestation de stage sera délivrée à l’issue
de la formation
TARIFS
SANS HÉBERGEMENT
7,50€ / heure / stagiaire
+ 9,50€ frais de dossier
TOTAL : 272€
AVEC HÉBERGEMENTÀ L’ÉCOMUSÉE
7,50€ / heure / stagiaire
+ 9,50€ frais de dossier
+ 30€ / nuit (4 nuits)
TOTAL : 392€
L’organisateur se réserve le droit de reporter ou d’annuler le stage faute de participants ( 5 minimum ) ou de conditions climatiques favorables.
STAGE D’INITIATION À LA TRACTION BOVINE NOVEMBRE
Téléchargez la plaquette de la formation de novembre
en cliquant ici
Formation_traction bovine_NOVEMBRE 2021
Tradition, renouvellement et innovation
OBJECTIFS
Conduire une exploitation à moindre frais grâce à des techniques de travail et d’attelage innovantes
Apprendre par une approche pratique et professionnelle à mener des bovins en attelage (simple ou double) et à prodiguer des soins courants
du 1er au 5 novembre 2021
PROGRAMME
HORAIRES
Lundi
Mardi au vendredi
CONTACT
Hélène Strammiello
Centre de formation de l’Écomusée d’Alsace
Écomusée d’Alsace
Chemin du Grosswald 68190 UNGERSHEIM
helene.strammiello@ecomusee.alsace
03 89 74 44 71
06 72 97 59 30
MODALITÉS PRATIQUES
La formation est dispensée sur le site de l’Écomusée d’Alsace, par Philippe Kuhlmann, éleveur, dresseur et utilisateur de bovins attelés depuis 40 ans.
Effectif : de 5 à 8 stagiaires
Durée du stage : 5 jours, soit 35 heures de formation
Pré requis : aucun
Matériel à prévoir : vêtements imperméables, chauds et confortables, chaussures de sécurité et gants. Tout le reste du matériel nécessaire à la formation est mis à disposition.
Bovins : 5 à 6 bovins à différents stades de dressage
Restauration : mise à disposition d’une salle équipée pour les repas (plaque de cuisson, cafetière, réfrigérateur et micro-ondes) ou restaurants à proximité.
Hébergement : 30€ / nuit sur le site de l’Écomusée d’Alsace en hébergement collectif (prévoir linge de lit et de toilette) ou hôtels à proximité.
Attestation : une attestation de stage sera délivrée à l’issue
de la formation
TARIFS
SANS HÉBERGEMENT
7,50€ / heure / stagiaire
+ 9,50€ frais de dossier
TOTAL : 272€
AVEC HÉBERGEMENTÀ L’ÉCOMUSÉE
7,50€ / heure / stagiaire
+ 9,50€ frais de dossier
+ 30€ / nuit (4 nuits)
TOTAL : 392€
L’organisateur se réserve le droit de reporter ou d’annuler le stage
faute de participants ( 5 minimum ) ou de conditions climatiques favorables.
Voici mon parcours, il est petit mais c’est le mien.
Voici en dix-sept parties publiées au fil des jours, des clichés réalisés par Léonnie Biteau aux rencontres de bouviers 2019 à l’Ecomusée d’Alsace d’Ungersheim.
Elle a laissé traîner discrètement son oeil et son cadre sur quatre jours de rencontres riches et diverses.
Merci à elle pour sa remarquable contribution et son travail de qualité.
Partie 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4
Partie 5
Partie 6
Partie 7
Partie 8
Partie 9
Partie 10
Partie 11
Partie 12
Partie 13
Partie 14
Partie 15
Partie 16
Partie 17
Claire Declide, céréalière bio en Charentes, nous communique un texte sur son expérience et ses projets de jeune bouvière. Nous la remercions vivement pour sa contribution.
__________________
Céréalière en Charente, je suis accompagnée par Léon, un Vosgien de deux ans et demi, depuis le mois de Mai 2019. Il vient de l’élevage de Monsieur Philippe Kuhllmann et a été débourré (en solo par l’arrière) par Manu et Émile Fleurentdidier en Avril 2019.
Je viens de la traction équine, que je pratique en «loisir» au sein de l’association des Traits Charentais depuis 2016, date d’achat de ma jument de trait, Ella.
J’ai suivi quelques formations en traction équine (BPREA, Haras Nationaux) avant de connaître les bœufs en Septembre 2018.
Je rencontre une paire de bœufs chez Manu et Émile à Moulismes dans la Vienne et découvre ainsi le travail des bovins. Je suis tout de suite très séduite: ils ont des gabarits plus petits qu’un cheval de trait, ils sont plus rustiques, ils passent partout, sont braves dans le travail et d’une excellente compagnie (calmes et affectueux). Naturellement, ils m’ont paru plus accessibles que le cheval: une santé moins délicate, une facilité d’entretien au quotidien, des aptitudes rapides au travail malgré leur jeune âge.
C’était un peu «fou» de ma part de vouloir un bovin de travail, car j’ai très peu d’expérience de travail et surtout, je ne viens pas d’une famille qui pratiquait l’élevage (bovin ou équin d’ailleurs). J’avais donc peu de notions sur leur comportement, leur santé et leurs besoins, mais j’avais conscience, avec l’expérience de ma jument, que toute la bienveillance du monde ne valait pas de solides connaissances en élevage…
Mais bon, Léon est arrivé ici, à deux ans, entier encore et j’ai fait tout mon possible pour lui fournir un environnement adéquat. Aujourd’hui, il s’entend très bien avec Ella, et ils vivent bien ensemble.
Dès son arrivée en Mai 2019, il a tout de suite été mis au travail, je le sortais, plusieurs fois par semaine, pour lui apprendre les ordres, en ajoutant, au fur et à mesure, des outils.
Nous avons commencé par lui faire faire des traînes en débardage, un peu de débusquage, de l’entretien de haies et il connaît aussi le travail de hersage de prairies.
J’essaie, selon mes disponibilités, de le faire travailler une fois par semaine au minimum, mais ce n’est pas toujours évident. Léon voyage très bien cela dit, ce qui nous permet de nous déplacer aisément.
Les sessions les plus intéressantes, doivent durer plusieurs jours pour mettre en place des automatismes, tant pour lui que pour moi.
J’ai découvert que Léon était aussi un très bon compagnon de marche. Avec le mauvais temps que nous avons connu ces derniers mois, impossible de faire des travaux agricoles dans de bonnes conditions, alors j’ai décidé que nous irions marcher afin d’essayer le bât. Je n’ai pas de bât ici mais j’ai essayé de lui mettre de petites charges sur le dos pour qu’il s’y habitue et cela n’a jamais posé problème. Je me suis aussi amusée à lui monter dessus, ce qu’il a très vite accepté aussi.
Castré en décembre 2019, il a passé un mois sans travailler. Depuis janvier, nous arrivons à programmer du travail, notamment du débardage, qui est, selon moi, l’une des activités agricoles les moins répétitives.
J’espère pouvoir le mettre au labour ainsi qu’à l’attelage cette année. A terme, j’aimerais pouvoir travailler notre (petite) vigne, pouvoir nettoyer mes haies et mes arbres sur la ferme avec lui, et aussi avoir un minimum de production en pommes de terre, maïs, haricots blancs que nous pourrions entretenir ensemble.
J’aimerai avoir le plaisir futur d’échanger avec vous, les autres bouviers, tant sur le travail que sur la joie de passer du temps avec nos compagnons.
Claire.
Téléchargez le PDF en cliquant ici:
Formation_traction bovine_Mars 2020.
Contact:
Hélène STRAMMIELLO
Responsable Pédagogie et Formation
Tél. : 03 89 74 44 71
Port. : 06 72 97 59 30