1 2 3 4 19

Rencontres de bouviers 18, 19, 20, 21 Mai 2023, les premières images, Soultzeren (68)

Labour avec deux vaches Gasconnes chez Gérard et Patrick Respaud en Mars 2023, le Mas d’Azil (09)

Merci à Jean Baptiste Pozza de nous avoir communiqué cette belle vidéo de l’attelage de la famille Respaud au Mas d’Azil dans l’Ariège.

Traction animale, Agnès et Luc Bernard, article du Maine Libre du 8 Décembre 2022, Courgenard (72)

article

Travailler avec une vache ! article de Pascal Durand, GENTIOUX PIGEROLLES (23)

formation août 2022 jo et pascal durand (15)

Travailler avec une vache !

La vache, animal de travail des petites fermes françaises, a encore sa place mais, peut-être, avec des pratiques légèrement différentes de ce qui est connu.

En quelques mots, voici mon avis et mes pratiques.

L’accès au foncier est de plus en plus compliqué, rentabiliser du matériel motorisé sur de petites structures est également difficile, même avoir la nourriture pour de puissants animaux de travail peut être compromis. La vache nous donne du lait, de la viande, les légumes qu’elle permet de cultiver, sans compter son aide pour les transports comme le bois ou le fumier. Je précise que son intérêt ne réside pas seulement dans son utilité, il peut s’agir également d’affinités pour ceux qui ne se sentent pas à l’aise avec des chevaux. Plus placides que des chevaux, les bovins peuvent être plus rassurants.

En quelques décennies de nombreuses choses ont changé:

– Les tracteurs de nos grands-pères ne sont pas les mêmes que ceux d’aujourd’hui, le matériel de traction animale actuel n’est pas forcément le même que celui du 19e siècle, le climat est déréglé et moins prévisible…

Pour s’adapter, certaines techniques agronomiques changent et donc certains outils doivent évoluer. Il en est de même pour les harnachements comme pour les manières de travailler avec les bovins, et il est possible d’intégrer des accessoires et formes connus ailleurs mais moins pratiqués sous nos contrées.

– Le travail avec les animaux dont les bovins, ne fait plus partie de notre environnement quotidien depuis l’enfance, maintenant il s’agit d’une réappropriation des raisons et des savoir-faire. Il y a beaucoup de choses à apprendre, à découvrir, à pratiquer, mais cela laisse également la possibilité de l’envisager sous un nouvel angle, (notamment sur la relation avec les animaux), il ne s’agit plus d’une connaissance et d’ une habitude indiscutable qui se transmettent, mais d’ une recherche parfois mûrement réfléchie.

– Il y a de moins en moins de monde dans les campagnes, on doit travailler seul avec nos animaux, même pour des travaux de précision. Il n’y a plus le vieux ou le gamin pour donner la main. Le guidage et le dressage doivent donc être faits en conséquence.

– Sur les petites fermes, les animaux ne travaillent pas tous les jours car les activités sont très variées entre la production, la transformation, la vente… qui sont souvent les clefs de la survie des petites structures.

– Les travaux lourds, souvent peu rentables en traction animale peuvent, si nous le souhaitons, être réalisés par des tracteurs présents dans notre environnement proche.

– Il reste donc pour la traction animale et plus particulièrement pour les petites structures travaillant avec une vache ou un bœuf, principalement du travail de précision ou du travail en conditions difficiles. Celui-ci est difficilement rentable à la main et trop coûteux en matériel motorisé spécialisé.

En résumé, on a plus besoin de bovins bien dressés et précis que de puissance, ce qui est grandement amélioré par le travail avec un seul animal. Je rajouterai également qu’aujourd’hui nous sommes nombreux à porter haut les questions de bien-être animal et à ne pas souhaiter de relations brutales ou violentes au quotidien. Les animaux qui nous aident dans notre travail, même s’ils sont forcément sous la contrainte ( ils ne voient pas toujours l’intérêt de cultiver des patates ou de sortir du bois), l’acceptent beaucoup mieux quand il y a une contrepartie affective et de l’attention.

 DSC_0322

Traditionnellement, en France, les bovins sont en général attelés avec un joug double, principalement pour les raisons suivantes:

  • Le joug, simple ou double, a un coût relativement réduit, surtout pour certains modèles (pas les plus confortables!) qu’on peut réaliser soi-même.
  • Les animaux au joug ne nécessitent pas d’autres harnais (comme l’avaloire) car le joug permet de freiner les attelages roulants.
  • Le joug double étant également un outil de contention, on peut travailler même avec des animaux partiellement dressés ( ou au moins un des deux).
  • Les animaux restant en paire avec un de leurs congénères, il n’y a pas besoin de les habituer à être en confiance et serein seul avec nous.
  • Le travail en paire au joug peut commencer dès que les animaux connaissent deux ordres: marche et arrêt. Pour tourner, on en arrête un et on fait avancer l’autre.

Le joug, après plusieurs millénaires d’utilisation, s’est affiné et a pris des caractéristiques locales différentes en fonction des animaux ou de la géographie, mais il reste basé sur le même principe, un bois reliant la tête (ou le garrot dans d’autres pays) de deux bovins.

Comme je le précisait plus haut, les harnachements ont évolué et le véritable changement est survenu récemment avec l’arrivé du collier, il y a seulement quelques décennies.

Dans les années 30, à la demande d’Hitler, exigeant un meilleur traitement des bovins au travail, des scientifiques ont élaborés un collier pour bovins qui améliore leur conditions de travail, leur confort au travail et qui également augmente leurs capacités de travail. Il est simple et économique à réaliser et peut relativement facilement passer d’un animal à un autre. C’est le collier 3 points, parfois appelé collier Suisse. En Allemagne, Hitler ayant interdit l’usage du joug, le collier 3 points l’avait remplacé pour le travail en paire comme en solo.

Les bovins, qui ont eu l’opportunité de travailler avec le joug et avec le collier, affirment clairement leur préférence. Un bœuf me disait (en espagnol) qu’il tirait plus facilement la kassine et 5 dents de vibroculteur avec un collier, que la même kassine et 4 dents de vibroculteur harnaché avec un joug simple. La FAO confirme les propos du bœuf !

 DSC_0223

Pour les raisons citées ci-dessus, j’ai choisi de travailler avec une vache harnachée avec un collier et menée de derrière aux guides, et avec un caveçon. Voici quelques-unes des pistes qui fonctionnent pour moi afin de le faire dans de bonnes conditions :

  • Si on veut travailler avec un seul animal, celui-ci doit être serein et en confiance avec nous comme au milieu du troupeau. Il doit se sentir en sécurité avec nous. Pour ma part, pour y arriver, généralement après le sevrage, je le mets seul, au piquet, à proximité de la maison. Il se désensibilise, et à ce moment-là, il fait plus partie de la famille que du troupeau. Après un an, il rejoint le troupeau, il s’y sent bien, mais n’a pas peur de le quitter pour venir nous voir à la maison…

 

  • Les bovins suivent très facilement une ligne, suivre une raie de labour ou un passage de roues sur un chemin ne demande pas énormément de pratique mais, si nous voulons plus de précision le caveçon (ou le licol) et les guides sont indispensables. Ainsi, ils peuvent désherber avec précision les lignes de carottes et celles d’oignons, précision qui n’est pas nécessaire pour des lignes de choux ou  de pomme de terre. En effet ce dernier type d’implantation culturale n’engage qu’une routine à suivre les rangs et d’en sortir pour prendre le suivant sans grandes interactions de précisions tout au long du rang contrairement à d’autres cultures qui nécessitent de réajuster précisément la trajectoire via les guides et le caveçon.

 

  • Les bovins nous suivent facilement. Dans les étapes de dressage il faut au plus tôt leur apprendre à passer devant si nous souhaitons guider de derrière. Je fais généralement cela la première année, dans l’ordre suivant : 
        • Les habituer à être attachés.
        • Aller se promener en les tenant au licol ou au caveçon en leur enseignant les ordres de base. Toujours donner avec la voix les ordres qu’on donne avec les gestes. L’idéal est de le faire tant qu’on est assez fort pour le contenir, entre le sevrage et les 6 mois c’est le plus facile mais on peut, avec plus de force, le faire plus tard.
        • Quand l’animal marche correctement au licol, passer au plus vite à ses côtés, au niveau de son épaule (pour marcher de front). Cette étape est courte et à partir de ce moment on peut mettre la longe en guides pour commencer à l’habituer au guidage sur le licol ou caveçon.
        • Quand cela fonctionne, passer en arrière de son épaule pour qu’il soit devant, et nous derrière. Pendant toutes les étapes précédentes le rassurer en lui parlant et en mettant la main sur son dos juste en arrière de l’épaule.
        • A partir de ce stade, il est possible de passer juste derrière lui avec les guides. Les guides passant bien sur ses flancs, l’animal se rassure en sentant le contact. Quand il marche aux guides, on a tout intérêt à aller se promener dans les chemins, les bois, faire du tout-terrain…pour le désensibiliser mais également pour ancrer les ordres en travaillant : les arrêts, demi-tours, changements de direction…Les séances ne doivent pas être trop longues et s’adapter à sa maturité intellectuelle. Il ne restera plus qu’à réviser les ordres et à apprendre les différents travaux et l’effort le moment venu. Ne pas sous estimer les séances de promenade avec les animaux jeunes, ça les prépare bien pour la suite mais c’est également un très bon apprentissage pour rentrer en contact avec l’animal, le connaître, apprendre à anticiper, s’habituer au guidage…aussi important pour le jeune meneur que pour le jeune bovin.

 

La sécurité !

Pour la sécurité du bovin comme pour celle du meneur ou de son entourage, ne jamais oublier que l’ordre de base qui doit être intégré avant d’atteler est l’arrêt, le STOP !

Pour cela le caveçon est un très bon outil pour la sécurité, il n’est pas là pour violenter. Même avec un animal gentil et confiant, je l’utilise, car en dressage comme au travail on doit pouvoir faire face à tout imprévu.

En dressage comme pour le travail, j’utilise une sorte de surfaix avec des passants pour les guides. Le surfaix permet d’avoir un point de levier pour les guides en arrière des épaules, ce qui est très important pour les animaux qui font demi-tour sur place, sous les guides. C’est très pratique pour ne pas perdre le contact, surtout avec des jeunes animaux encore vifs.

 

L’apprentissage se fait par étapes et plus on commence jeune, moins on a besoin de batailles et de conflits, mais également moins on aura besoin de force.

Avant un an, les séances d’apprentissage ne doivent pas excéder 15 ou 20 minutes, et plus ils grandissent, plus leur maturité intellectuelle leur permet de faire des séances longues.

Souvent, ne pouvant les travailler régulièrement, il est préférable et plus efficace de les faire travailler tous les jours pendant 1 semaine ou 2 (même s’ils restent plusieurs semaines sans travailler) que de faire une séance tous les 8 ou 15 jours.

Un animal adulte qui travaille très peu verra de moins en moins l’intérêt de travailler et, il faudra aller au conflit pour remettre en place un travail serein et de qualité . Une période de reprise sera donc nécessaire pour retrouver l’attention au travail en plus de la condition physique. Pour ces raison, il est important d’avoir différents travaux à réaliser au long de l’année mais forcément également une gamme d’outils suffisamment variés ou suffisamment polyvalents pour pouvoir travailler régulièrement.

Voilà quelques infos sur ma manière de travailler et quelques raisons de mes choix.

FORMATION PASCAL DURAND 2022 (2)

Melissa Boursier, Bourrou, (24)

mélissa bousier (2)

Mélissa Boursier de Dordogne est une jeune vétérinaire ostéopathe. Elle travaille aussi une petite ferme et nous présente son projet avec les bovins. Merci à elle pour sa communication.

______________

Je suis installée en tant que cotisante solidaire depuis février 2022, date à laquelle j’ai créé la Ferme du Chapeau de Paille chez moi à Bourrou, en Dordogne. https://www.facebook.com/lafermeduchapeaudepaille

J’ai une toute petite surface de légumes que je cultive à la main et 2000 m² de verger diversifié ou future « forêt-jardin », avec des arbres fruitiers, des petits fruits et des fraisiers.

Ma fille est née en septembre 2021 et m’accompagne sur la ferme, elle n’est pas gardée, c’est notre choix même si ce n’est pas toujours facile!

mélissa bousier (1)

J’ai pour projet de développer la traction animale pour réaliser du transport sur la ferme et environs proches (de marchandises, voire de personnes) et pour faire le foin (il est fait chez nous par un voisin pour l’instant). Ce sont des jersiais alors je sais qu’ils ne seront pas extrêmement puissants mais au collier et castrés sur le tard, j’espère qu’on pourra quand même faire des choses intéressantes. Les chevaux prendraient le relai pour les tâches plus difficiles, dans mon système je pense que ça sera la fauche et le transport du foin. Ils n’en sont qu’aux bases. Ils marchent en licol et en longues rennes, seul et en paire mais il y a encore du boulot.

mélissa bousier (9)

J’aimerais les équiper d’un collier suisse « simplifié » mais pour l’instant je n’ai pas ce qu’il faut et je ne sais pas trop quand je pourrai considérer que le plus gros de leur croissance est terminé pour me fixer sur une taille.

Je les ai fait castrer en mars 2022 car l’un des deux était devenu agressif et avait blessé ma jument cet hiver en l’encornant (1 mois de cicatrisation, et heureusement à une période sans mouche !). Même nous les humains il nous menaçait mais n’a jamais  dépassé la limite. Les deux taurillons m’avaient aussi détruit la bâche du tunnel qui leur sert d’abri à eux et aux chevaux alors en même temps que la castration, on a emboulé les cornes (il m’était inconcevable de leur couper les cornes, je considère que c’est un organe important pour eux vu qu’ils ont grandi avec). Ils ont perdu la charbonnure et de la masse musculaire mais le caractère agressif de Jipso est redevenu placide et ils revivent tous ensemble avec les chevaux, la jument ne lui en a pas tenu rigueur, ouf!!

mélissa bousier (3)

Je regrette quand même un peu de les avoir fait castrer car ils étaient tellement beau en taureaux et je voulais casser le cou à cet a priori sur les taureaux. Mais je n’avais pas assez de temps à leur consacrer et n’allais plus trop les voir à cette époque (avec mon bébé) et ils étaient redevenus un peu sauvages sans doute, avec les hormones et ne pas avoir accès à l’herbe et la météo pourrie, bref, ils en avaient gros ! les tensions sont redescendues, c’était sans doute la meilleure chose à faire dans ce contexte.

mélissa bousier (4)

mélissa bousier (7)

mélissa bousier (6)

mélissa bousier (11)

mélissa bousier (12)

mélissa bousier (5)

mélissa bousier (10)

Traction bovine au Château Corbin Michotte, Maison Boidron

Au Château Corbin Michotte, Saint-Emilion Grand Cru, la Maison Boidron remet en pratique depuis 3 ans le travail des vignes avec des bœufs de traction.

Journées d’échanges PROMMATA 2021, anniversaire des 30 ans

 

SAISON 2022 DE LA FERME À L’ANCIENNE CHEZ MARYSE ET MICHEL BERNE, BOURG ARGENTAL (42)

michel berne battages 2016 ok

La ferme à l’ancienne ouvrira les portes de son musée cette année: 

  •     Du 10 juillet au 10 août tous les jours sauf dimanches, de 15h00 à17h30
  •     Du 20 août au 5 septembre tous les jours sauf dimanches, de 15h00 à17h30

michel berne m bettendroffer 1 ok

Le manuel d’attelage bovin de Philippe Kuhlmann, Soultzeren (68)

livre philippe 1

Le « Manuel d’attelage bovin » de Philippe Kuhlmann consacré à l’élevage, au dressage et au menage des bœufs de travail est enfin sorti après de longues années d’élaboration.
C’est un ouvrage qui fera date et qui rassemble le savoir et les données de plus de quarante années d’expérience de travail avec les bovins d’attelage.
C’est aussi l’aboutissement d’une volonté farouche et permanente de transmettre qui, outre le travail de formation des jeunes sur le terrain au cul des bêtes, laissera une trace écrite sur la pratique agricole des bœufs de travail à la fin du vingtième siècle/début du vingt unième siècle.
Vous pouvez l’obtenir en envoyant votre demande directement à l’auteur et le règlement de 24 euros pour le livre + 8 euros de frais d’envoi :
Monsieur Philippe Kuhlmann
Chemin DU LONDENBACH
68140 SOULTZEREN
livre philippe 2
.
livre philippe 3
livre philippe 4
philippe kuhlmann photo pascal cranga (5)

Jérome de Juriew, travail de la vigne avec un boeuf au collier en Champagne, article publié dans l’Union

retrouvez l’article de « L’Union » disponible en ligne en cliquant ici.
___________________
“Le bœuf est un animal très polyvalent, avec un caractère tranquille ».
Un prestataire d’Orbais-l’Abbaye remet au goût du jour le labour avec un bœuf, à l’allure et au travail différents du cheval. Présent dans une parcelle à Fossoy, dans l’Aisne, Jérôme de Juriew revient sur cette activité insolite particulièrement prisée des viticulteurs.
Hector, 3ans, est un bœuf croisé entre un Vosgien et un Ferrandais. Il fait ses débuts dans le monde du labour viticole, ici dans une vigne de Fossoy.

« Huot », « Dia », « Ho », les cris de Jérôme De Juriew résonnent pour guider Hector, dernier arrivé dans la famille du prestataire champenois. Ce bœuf de trois ans a entamé son apprentissage pour travailler le sol aux côtés des juments, chevaux et mules. Sur les terres de Benoît Déhu, à Fossoy dans l’Aisne, Hector a fait ses premiers pas dans le monde de la traction animale.

Désherbage et décavaillonnage

« Il s’agit d’un croisement entre un Ferrandais et un Vosgien, explique Jérôme de Juriew. Je l’ai acquis auprès d’un des derniers bouviers français, Philippe Kuhlmann, en Alsace. Il n’avait pas encore été conditionné à travailler dans quelque activité et apprend donc très vite. »

D’un poids d’environ 900 kilos, Hector présente l’avantage de ne pas être trop large et peut donc passer sans soucis dans les vignes étroites champenoises. Avançant à une cadence différente du cheval, il apporte une puissance décuplée et est utilisé pour décompacter le sol mais aussi pour des opérations telles que le décavaillonnage.

« Cela fait neuf ans que nous travaillons avec Jérôme pour labourer le sol d’une parcelle de meuniers de 50 ares conduite en bio, informe Benoît Déhu, viticulteur. C’est une manière de valoriser notre terroir. Le travail est plus long qu’au tracteur, mais il y a moins de tassement, et une précision accrue. »

Pour travailler les 50 ares du viticulteur, sur tous les rangs, Jérôme de Juriew a besoin d’une bonne matinée, soit un peu plus de 4 heures. Pourvu d’un canadien agricole, Hector désherbe mécaniquement les adventices qui ont poussé à une vitesse accrue cette année au vu des conditions météorologiques.

« Finalement, le bœuf est animal très polyvalent, avec un caractère tranquille, estime Jérôme de Juriew. Il faut faire attention et le ménager, car il peut se blesser et boiter. Avec un bon entretien, il peut travailler jusqu’à 13 ans sans problème. »

Pour maintenir ses animaux en forme toute l’année, le prestataire d’Orbais-l’Abbaye les utilise l’hiver pour entretenir les bords de rivière ou encore s’occuper des espaces naturels.

« Je réfléchis également à intégrer des lamas, à la fin de l’année, pour débroussailler des sites protégés, révèle l’amoureux des bêtes. J’aime diversifier mes activités. Pour moi, c’est une passion avant tout. »

1 2 3 4 19