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Hadrien Rabouin, à Valanjou (49) auteur et dresseur de bovins, un parcours atypique.

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Photo extraite du site d’Hadrien Rabouin

Découvrez le parcours de ce jeune écrivain, fils d’agriculteurs bio à Valanjou dans le Maine-et-Loire.

Hadrien dresse au bât une jeune Charollaise, Camomille, avec laquelle il réalise un périple de 1300 km à travers la France.  Plus tard, il dressera le veau de celle-ci, et met ensuite la mère et le fils au joug.

Il a participé à une des formations à la traction bovine du Lycée agricole de Montmorillon en 2012.

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Photo Jean-Marc de Berranger 

La paire fonctionnait très bien. Malheureusement ce jeune mâle devenu boeuf, c’est ensuite cassé une patte. La paire s’est donc arrêtée de travailler. La vache est pour le moment en  » retraite ».

Hadrien a remis deux jeunes boeufs en dressage.

Allez voir son blog sur lequel il parle de son parcours, de ses périples et de ses ouvrages  en cliquant ici.

Serge Sauret, Mazerat- Aurouze (43)

Voici un article de Pomme Labrousse paru dans La montagne du 07 / 07 /2012 (cliquez ici pour voir) qui présente le parcours de Serge Sauret et de son père, Roger.

« Serge Sauret, éleveur à La Brequeuille (Mazerat- Aurouze) a puisé dans les souvenirs de son père pour dresser, à l’ancienne, Charmant et Mignon, deux beaux aubracs.

Avec leurs beaux yeux bruns et leur allure élégante, il y a fort à parier que ces deux-là vont faire chavirer les coeurs, dans deux semaines, pendant la marche de Mémoire et traditions rurales. Et la botte secrète de ces grands gaillards, qui pèsent une tonne et demie à eux deux, c’est qu’ils savent séduire aussi bien les hommes que les femmes. Charmant et Mignon, qui portent décidément bien leurs noms, ont déjà commencé à jouer les bourreaux des coeurs hier, dans la cour de Serge Sauret, à La Brequeuille, commune de Mazerat-Aurouze. Ces deux boeufs Aubracs, nés en janvier 2010, sont la grande fierté de Joseph Beaud, le président de la commission Mémoire et traditions rurales ( cf. ci-dessous). « Avant, on faisait venir des boeufs de plus loin… Mais là, pour fêter nos vingt ans, c’est fantastique d’avoir une paire de boeufs du pays. »

Dans la dizaine de personnes venues assister à la première « sortie officielle » de la paire, Fabien, 9 ans et Paul, 79 ans, jetaient le même regard sur ces deux grosses bêtes. Ce que le premier préfère, c’est de voir son oncle et son grand-père les atteler. Et le second se souvient encore de ses paires à lui. « Travailler avec les boeufs, quand on les a bien dressés, bien mis à sa main, c’est un plaisir… » Quant à Denis Soignon, il n’en a jamais dressé, mais se souvient bien des attelages de son enfance. « Je n’avais pas besoin de boeufs en bois pour jouer : entre 6 et 10 ans, j’ai beaucoup travaillé avec. »

De père en fils…

Mais Charmant et Mignon représentent surtout un lien entre les générations puisque c’est Roger Sauret qui a appris à son fils Serge comment les dresser. « Mon père m’a toujours parlé de ses boeufs. Quand j’ai eu ces deux mâles, qui n’étaient pas bons pour l’export, je les ai fait castrer pour qu’il me fasse voir… Le dressage, c’est un savoir qu’il faut transmettre. Sans mon père, je n’aurais jamais deviné comment faire. Et nos anciens, on ne les aura pas tout le temps… »

Alors, sous les conseils du patriarche, Serge Sauret a appris à installer le sassaü, le jonc, les juilles et les émouchaïres sur ses boeufs. À les faire avancer, s’arrêter, reculer et tourner. Un projet de longue haleine, qui a commencé il y a un an, et qui n’est pas encore achevé. Mais une tâche qui procure bien des satisfactions. « Avec les boeufs, le travail d’une journée est acquis. On n’a pas besoin d’y revenir le lendemain », assure Serge Sauret, qui couvre d’un regard tendre ses gros protégés. « Je me suis complètement pris au jeu ! Il faut le faire pour s’en rendre compte. Et puis ces deux-là, quand ils ne travaillent pas, ils sont toujours côte à côte, et souvent dans le sens dans lequel ils sont attelés. Quand on dit qu’ils sont liés… »

« Le dressage,
c’est un savoir qu’il faut transmettre »

Il a fallu que Serge Sauret trouve le temps, avec son troupeau de vaches allaitantes Aubrac, pour habituer les bêtes au joug, à tirer le tombereau… « Il faut énormément de temps, de patience… Là, il faut encore leur apprendre à suivre la raie de labour. » Mais qu’importe, dimanche 22 juillet, Charmant et Mignon seront attelés au char doublé chargé de foin, et constitueront l’une des attractions vedettes de la marche Mémoire et traditions. « Ce n’est pas du folklore, s’agace Joseph Beaud, c’est un retour à l’authenticité. » Et les anciens de se mettre à rêver : « On ne sait jamais, peut-être qu’on y reviendra, s’il n’y a plus de pétrole… » »

Pomme Labrousse

Ferme de Flaceleyre, Mickaël Bojados et Xavier Brunet, Vorey-sur-Arzon (43)

Flaceleyre est le nom du hameau où se situe la ferme donnée à la fondation Terre de Liens par Gilbert Conord (cliquez ici pour voir). Par ce geste, il souhaite que se poursuivent les pratiques agricoles qu’il a initiées il y a de cela 35 ans. Il souhaite notamment préserver les savoir-faire traditionnels (traction animale) et promouvoir une agriculture qui remet l’homme au centre des préoccupations (agriculture biologique, circuits courts, liens avec le territoire et ses habitants).

La ferme compte 20 ha de prairies, de terrasses, de terrains maraîchers et de bois.
Elle est travaillée uniquement en traction animale (chevaux, ânes et bovins) à l’exception des foins qui sont faits à l’extérieur.

Elle est travaillée uniquement en traction animale (chevaux, ânes et bovins).

La traction bovine est assurée par une paire de vaches Ferrandaises utilisée principalement pour les gros travaux de préparation du sol (maraîchage, céréales …). Les vaches ont été mises en paire pendant l’hiver 2012 grâce à l’aide de Guy Chautard.

La vache du premier côté (Barrade) était déjà formée à la traction bovine contrairement à la seconde (Fauvette). Les bouviers ont été formés en même temps.

Allez voir les détails sur leur site en cliquant ici.

ou sur le site de PROMMATA en cliquant ici.

Fauvette et Barrade les Ferrandaises

Xavier Brunet

Mickaël Bojados

Soleil à la Kassine

Pierot et Titou au débardage accompagnés de Chacha, Xavier et Laïs

Gilbert Serin, Orieux (65)

Gilbert Serin a toujours eu des bovins attelés sur son exploitation. C’est un passeur de savoir-faire.

Photos Laurent Avon

Pierre Bonzom, Betchat (09)

Photo Laurent Avon

Pierre Bonzom travaille avec une paire de boeufs Casta et une paire de boeufs Lourdais. Il participe à de nombreuses manifestations.

Richard Maillet, Vaux (86)

Homme de cheval, bourrelier, intervenant formateur, Richard Maillet est en train de dresser une paire de boeufs Limousins.

Il a créé une association « La rénette ». Voici le texte d’introduction qui présente bien toutes les facettes de ses activités.

« Richard Maillet, sellier-bourrelier, intervenant formateur à Montmorillon à « Agri nature » et Sonia Maillet enseignante, ont créé l’association La Rénette pour accumuler, transmettre et distribuer la mémoire du savoir-faire et des métiers anciens de la région Poitou-Charentes en la synthétisant au sein de La Rénette.

Riche d’une population locale de savoirs ancestraux, accompagnés des anciens de nos villages et des jeunes qui transmettent cette richesse, l’association peut recevoir des groupes, des comités d’entreprise, des écoles ou des individuels pour des journées découvertes. Atelier four à bois, fabrication de pain, pizza, tourte, cuisson au feu de bois, initiation aux ateliers cordes et forges, découverte du travail au sol avec des chevaux ou des bœufs, découverte de la sellerie bourrellerie par Richard notre artisan, bientôt un hébergement en roulottes sur site sera possible, nous accueillons également des chevaux et bœufs pour le débourrage éthologique des animaux.

L’association peut se déplacer sur les foires et fêtes de village pour proposer la découverte des métiers et savoirs anciens. »

Consultez le site en cliquant ici. Le site n’existe plus.

 

Écomusée de Marquèze à Sabres (40)

Photo Léo Sourigues

L’écomusée possède à ce jour deux boeufs: Banut et Palet.

Les travaux des champs de l’écomusée de Marquèze sont actuellement réalisés avec ces deux boeufs Béarnais.

Photo Écomusée de Marquèze

A l’écomusée, sont reproduites les cultures traditionnelles (seigle, millet, panis) selon les techniques et avec les outils utilisés fin XIXe -début XXe dans les quartiers landais et avec les races animales présentes à cette époque.

Photo Léo Sourigues

Le bouvier de l’écomusée passe beaucoup de temps au milieu de l’airial à présenter la race, ses caractérisques. Un bros (nom gascon de la charette) transportant la farine, le son moulu au moulin de l’écomusée, est souvent tracté par les boeufs.

Photo Écomusée de Marquèze

L’ancienne paire de boeufs 

Pour voir le site de l’écomusée cliquez ici

Activité « traction bovine » au lycée agricole d’Oloron-Sainte-Marie (64).

Emmanuel Larre, nous présente les animaux et l’historique des activités autour de l’attelage bovin, qu’il propose à ses élèves au sein du lycée d’Oloron-Sainte-Marie.

« Eleveur depuis mon installation en 1981 sur une exploitation Béarnaise, à quelques kilomètres d’Oloron-Sainte-Marie, je suis également enseignant, en zootechnie et phytotechnie, au lycée agricole d’Oloron. Je suis donc « double-actif ».

Depuis quelques années, l’exploitation agricole du lycée, vouée à la production de lait de brebis et à sa transformation en fromage, constitue un petit troupeau de vaches Béarnaises ( race rustique à très faibles effectifs).

Ces vaches étaient, jusque dans les années 60, très utilisées pour la traction en milieu difficile de montagne et de côteaux. Les quelques animaux actuels ont conservé ces aptitudes. Quelques élèves semblaient motivés par le dressage. La participation annuelle d’une vache suitée au Trophée National des Lycées Agricoles au salon de l’agriculture à Paris a été le déclic.

Tant qu’à éduquer des animaux à marcher, suivre l’homme et rester indifférent à tout ce qui pouvait se produire dans leur environnement, au lycée ou lors de foires, comices et autre exposition, il était tentant de poursuivre vers la traction animale.

Avec des animaux dociles et éduqués jeunes, et des jeunes élèves intéressés, cela devait être faisable. L’aventure me tente, bien que je n’aie aucune expérience en la matière…..

Un premier veau mâle Béarnais est alors préparé. Seul de son âge, je décide donc de le débourrer au collier (un collier pour cheval fait l’affaire…). Castré à 11 mois, Everest tire aujourd’hui, à 3 ans et demi, un traîneau ou des barres de bois provenant de la forêt voisine très pentue. Une remorque équipée de brancards est en cours de réalisation. Il sera également mis au joug à une tête qu’il a simplement porté pour l’instant.

Deux autres veaux mâles naissent et sont retenus au sevrage, après un premier débourrage….. Ils se révèlent très dociles et très réceptifs ( pour un prof, ce sont de très bons élèves! ). Un « joug » de garrot, très rudimentaire et très vite fait, permet de les joindre très jeunes, de les initier à une légère traction et de les avoir parfaitement aux ordres, un vrai régal! Hélas l’acquéreur initial se rétracte et personne ne semble intéressé pour les prendre. Ils finiront malheuseusement à la boucherie.

Dans le même temps, deux veaux mâles, un Salers (Gamin) et un Tarentais (Goyat, ce qui signifie gamin en béarnais) naissaient chez moi. Ils sont, eux aussi, éduqués de la même façon, très jeunes, aux règles élémentaires de la discipline et de la traction.

Cette paire un peu hétéroclite me permet de me faire la main. Agés de 2 ans et demi, ils sont au joug depuis 6 mois et poursuivent leur éducation en tirant un gros pneu, une petite herse et depuis peu un tombereau. Je les considère eux-aussi comme de très bons et très agréables élèves! Deux velles bérnaises doivent arriver chez moi à l’automne et suivront le même parcours…….

Retour au lycée où une paire de génisses Béarnaises (Gabas et Gourzy qui ont le même père), achetées au printemps 2012 à l’âge de 6 mois, a commencé par être apprivoisée. Elles sautaient contre les murs à leur arrivée. Actuellement en estive, elles seront mises au joug de tête à l’automne.

Elles ont également été brièvement appariée avec le petit joug de garrot, l’hiver dernier. Espérons qu’elles aussi donneront satisfaction….

Ces activités sont passionnantes. Elles exigent cependant une forte assiduité.

Que ce soit avec les animaux ou avec les élèves, l’enseignement est l’art de la répétition en adaptant le rythme de la progression. Heureusement, les animaux n’oublient pas!.. Le revers de la médaille étant que le droit à l’erreur est limité! »

Allez voir la page consacrée aux attelages du lycée, sur le blog « Vachement fidèles » tenu par les élèves,  en cliquant ici.

Vendredi 20 décembre 2013

Les attelages

Avant de partir en vacances, voici un petit reportage photo dédié aux attelages. Nous y travaillons beaucoup avec M. Larre, notre professeur.

 Le conseil de Mignoune  

Si ce sujet vous intéresse, nous vous renvoyons vers un blog consacré aux attelages : Blog attelages bovins d’aujourdhui

Préparation de l’attelage

Emmanuel Larre, Faget-de-Goès (64)

 

Emmanuel Larre est exploitant-éleveur et professeur au lycée agricole d’Oloron-Sainte-Marie.

Son exploitation fait 25 ha dont 1.5 ha de maïs et le reste en prairies pacagées et fanées. Une vingtaine de bovins et les chevaux de trait vont en estive en vallée d’Aspe début juin, pendant 3 à 4 mois selon les années.

Au lycée, dans le cadre des activités périscolaires, il initie les élèves volontaires à la traction bovine.

Il nous parle de son parcours et de ses animaux.

« Eleveur depuis mon installation en 1981 sur une exploitation Béarnaise, à quelques kilomètres d’Oloron-Sainte-Marie, je suis également enseignant, en zootechnie et phytotechnie, au lycée agricole d’Oloron. Je suis donc « double-actif ».

J’ai dressé deux veaux mâles nés chez moi: un Salers (Gamin) et un Tarentais (Goyat , ce qui signifie gamin en béarnais).

Ils sont éduqués très jeunes aux règles élémentaires de la discipline et de la traction avec un « joug » de garrot, très rudimentaire et très vite fait, qui permet de les joindre très jeunes, de les initier à une légère traction et de les avoir parfaitement aux ordres.

Cette paire un peu hétéroclite me permet de me faire la main. Agés de 2 ans et demi, ils sont au joug depuis 6 mois et poursuivent leur éducation en tirant un gros pneu, une petite herse et depuis peu, un tombereau. Je les considère comme de très bons et très agréables élèves!

Deux velles Bérnaises doivent arriver chez moi à l’automne et suivront le même parcours……. »

Jacques Gilbert, Pressiat (01)

 

Jacques Gilbert, au pied du Revermont dans l’Ain, dresse actuellement deux boeufs Vosgiens de 20 mois. 

Fils d’agriculteur, et après un parcours dans l’agriculture qui l’a mené de l’Ardèche au Vaucluse, il est revenu dès 1988 dans sa région natale à la limite de la Bresse et du Revermont.

Il avait déjà dressé et mené une paire de vaches lorsqu’il exploitait en Ardèche.

A 60 ans, homme de cheval depuis toujours, il a décidé de renouer avec les bovins attelés pour faire ses petits travaux sur les quelques hectares qu’il exploite dans ces contreforts du Jura fortement escarpés.

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