Thierry Dupré, travaille avec plusieurs paires de boeufs.
Voici plusieurs vidéos de Thierry Dupré avec ses attelages.
Collier « Blaser » à trois matelassures sur un Boeuf du domaine Château Pape Clément en démonstration au salon de Montmorillon 2013
photo Lionel Rouanet
La sellerie Blaser à Wasen en Suisse, propose différents colliers et harnais sur mesure, pour l’attelage des bovins.
Sellerie Blaser
Dorfstrasse 41
CH-3457 Wasen i.E.
Tel. +41 034 437 13 84
Fax. +41 034 437 04 84
info@blaser-sattlerei.ch
Cliquez ici pour aller sur leur site
En France, le domaine viticole Château Pape Clément à Pessac (33), les utilise pour les boeufs de l’exploitation.
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En Suisse, les vaches et bœufs furent longtemps utilisés comme animaux de trait.
Parallèlement aux différents jougs qui variaient sensiblement d’une région à une autre, le collier représentait une très bonne alternative. On rencontrait en réalité en Suisse deux types de colliers à bovins : le collier bernois, très proche de par son apparence du collier de cheval, et le collier à trois matelassures.
Le collier à bovins n’a évidemment pas la même forme que le collier équin puisque l’anatomie du bovin est très différente de celle du cheval. Il faut noter que le collier à vache est toujours ouvert en bas, en l’occurrence il se ferme toujours avec une chaînette de fermeture.
– 1: Le collier Bernois et harnais porte-traits à culeron, traits en corde, sous-ventrière.
Collier classique aux mamelles rembourrées de paille, ouvert avec chaînette de fermeture et attelles en bois.
Traits en longues cordes.
Le harnachement peut être complété par un avaloir dans le cas où les animaux sont attelés à une voiture. (charrette).
Ces colliers se rencontrent encore souvent dans les granges suisses à côté des colliers à chevaux, bien qu’ils ne soient plus utilisés depuis plusieurs décennies.
Photo site Sellerie Blaser
Photo site Sellerie Blaser
Photo site Sellerie Blaser
– 2: Le collier à trois matelassures
Collier réglable (hauteur du point de traction et largeur), et harnais porte-traits à culeron, traits en corde gainés cuir et sous-ventrière (modèle utilisé au Domaine Pape Clément à Pessac en Gironde).
Les deux matelassures latérales sont fixées aux attelles, le tout relié par la matelassure de nuque.
Le bois a gardé sa couleur naturelle et les crochets tirant peuvent être implantés plus ou moins haut selon le travail à effectuer ou la morphologie de l’animal.
Le collier est muni de deux anneaux dans lesquels peuvent coulisser les guides qui permettent de maîtriser l’animal.
Photo site Sellerie Blaser
Boeuf du domaine Château Pape Clément en démonstration au salon de Montmorillon 2013
photo Lionel Rouanet
– 3: Caveçon spécial bovin.
Le caveçon appuie sur le chanfrein et permet de mieux contrôler l’animal.
Photo site Sellerie Blaser
Photo site Sellerie Blaser
La sellerie Blaser peut fabriquer ces colliers neufs dans ses ateliers à la demande et sur mesure, et peut aussi faire des adaptations ou réparations.
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Merci à Philippe Kuhlmann pour les traductions.
Photo extraite du site « La route du fromage », Münster (cliquez ici pour voir)
En Alsace, à Muhlbach-sur-Munster (68), Jean-Claude Mann, sellier, fabrique et répare tous les harnachements. Il vous propose aussi des cloches de vaches et leurs colliers.
Il fabrique des colliers et des coussins d’attelage pour bovins, sangles et tous cuirs nécessaires à l’attelage.
Cliquez ici pour voir un article sur lui.
Contacts: Téléphone: 03.89.77.64.50 Mail: mann.jeanclaude@hotmail.fr
Chapeau de tête fait en feutre , rembourrage ouate + tissu, prototype mis au point avec Philippe Kuhlmann
Possibilité de faire la même chose en cuir et crin. On peut y voir le chapeau ainsi que les courroies.
Collier d’attelage pour bœuf.
Merci à Laurent Avon de nous avoir communiqué ce document de 1904 extrait du « Journal d’Agriculture Pratique » consacré la ferrure des boeufs.
Téléchargez le PDF
en cliquant ici.
La « Revue d’Ethnozootechnie », Patrimoines et Savoirs en Elevage, propose deux numéros consacrés aux bovins de travail
Paru le 17/10/1997
144 pages
(144 pages)
J.M. DUPLAN : Introduction – F. RINIERI-VILLAIN : Attelages de la vallée des Merveilles – F. SIDI MAMMAR : Le statut des boeufs dans les Alpes valaisiennes (Suisse). Réflexions anthropologiques à propos de la castration – M. PRIVAL : Le débardage à traction bovine dans les Bois Noirs (Puy de Dôme) – E. MONPIED : Les boeufs au travail : noms et nombre – L. REVELEAU : Les bovins de travail en Vendée du 19ème siècle aux années 50 – C. HONGROIS : Jouques de Vendée – F. SPINDLER : La répartition géographique en France des bovins utilisés pour la traction et son évolution jusqu’à la dernière guerre – E. MEININGER : Les bovins laboureurs à Cotacachi (Andes septentrionnales de l’Equateur) – F. VERSINI : De la compétition des boeufs-tirants et des charretiers en Guadeloupe – C. GRIFFIN-KREMER : Pourquoi et comment tourner à droite ? Labourer deisal avec des Boeufs – M. BARBOF : Jougs sculptés du Minho et du Douro littoral – E. VALL : La traction bovine en Afrique centrale soudano-sahélienne (Cameroun, Tchad et Centrafrique).
HOMMAGE A FRANCOIS JUSTON
N. BOCHET : Présentation des nouvelles contributions – F. JUSTON :A la recherche des attelages bovins à grand effectif. Réflexions d’un bouvier de France sur la Carrese de San Martino. Talents, tournage et poudre aux yeux – M. DES COLOMBIERS : Note sur le meilleur mode d’attelage des boeufs et des vaches (Reproduction d’une publication de 1841). Commentaires de F. JUSTON.
Paru le 24/03/1983
202 pages
Ce document est aussi consultable directement sur le net en cliquant ici
(202 pages)
J. M. DUPLAN : Présentation – F. POPLIN : Paléontologie des bovinae et origine des bovins domestiques – A. MUZZOLINI : La préhistoire du boeuf dans le nord de l’Afrique durant l’holocène – L. BODSON : Aperçu de l’élevage bovin dans l’Antiquité – J. M. DUPLAN : Le vocabulaire de l’élevage bovin dans les langues indo-européennes – J. J. LAUVERGNE : Les robes des bovins domestiques et leur formule génétique – C. MECHIN : Ethnologie d’une société forestière : le boeuf d’attelage dans la vallée de la Plaine (Vosges) – R. LAURANS : Les bovins et les transports routiers – N. BOCHET : Le comportement des bovins, savoirs traditionnels et acquis scientifiques – B. DENIS : Parenté et filiation des races bovines françaises actuelles vues par les auteurs anciens – M. THERET : L’introduction des races bovines britanniques dans le cheptel bovin français et ses conséquences – L. AVON : La conservation des ressources génétiques bovines en France : les causes d’amoindrissement – J. BOUGLER : Organisation actuelle des races bovines françaises – J. M. DUPLAN : Interventions et compléments.
Article de Marc Prival, extrait de la Revue d’Ethnozootechnie n°60 « Les boeufs au travail » du 17/10/1997, parmi de nombreux autres articles sur le sujet.
Merci à Laurent Avon pour sa communication.
Cliquez ici pour se procurer le numéro complet consacré aux boeufs de travail.
Cliquez ici pour voir l’article en PDF
Frédéric Iehlé nous communique un texte sur son hiver avec ses boeufs.
« La Rouge Mare / 26 janvier 2014
C’est l’hiver.
On le passe à l’abri dans l’étable sur un plancher de chêne avec un tapis de caoutchouc en guise de litière. Plus de paille, presque plus de fumier juste de la bouse à ramasser. Surtout un grand confort pour les pieds. Pieds qui ne font absolument pas partie des sujets de sélection des races bovines étant donné la durée de vie assez courte de cette espèce.
Les bœufs ne sont pas plus sales pour autant, à l’exception de Peelish qui ne rate jamais un couchage sur bouse…
Au total c’est une petite heure de travail pour tout nettoyer matin et soir avec un coup de jet sur les tapis le soir pendant les deux heures quotidiennes de liberté et de désaltération à l’abreuvoir.
Auparavant les pieds qui marinaient dans le fumier devenaient sensibles et marcher ensuite sur les chemins empierrés devenaient un calvaire avec des difficultés pour maintenir l’attelage régulier. Maintenant les pieds sont toujours propres et les allures de l’attelage sont plus homogènes. Reste que la sensibilité sur les silex des chemins est variable entre chaque bœuf et que certains endroits ne sont pas toujours appréciés. Mais nous n’en sommes pas encore à la nécessité de ferrer.
Le comble ! Le graissage du bourrelet de peau entre les onglons des quatre pieds avec de la graisse à traire après nettoyage au jet bien sûr. Cela assouplit cette peau et donne à deux de mes bœufs une démarche franchement plus souple en hiver. L’été, rosée et marche libre dans la pâture suffisent à l’entretien des pieds.
Pour compléter les soins des pieds, la pédicure vérifie et taille les pieds tous les deux ans s’il n’y a pas nécessité plus tôt bien sûr.
Il y a aussi la douche mensuelle, si besoin. Un mélangeur permet d’avoir l’eau chaude sur le robinet extérieur. Le nettoyage est plus facile, plus rapide et surtout cela évite de voir le bœuf rentrer son ventre au contact de l’eau froide.
C’est le premier hivernage avec tout cet équipement et soins, c’est aussi le premier hivernage le plus simple et le plus abouti que les bœufs et moi passons.
L’hiver c’est aussi le moment où les bœufs travaillent le plus car ils sont à la maison.
Les Bretons sont à la guinguette (châssis de 205 habillé de bois) pour emmener le fumier dans la pâture à deux petits kilomètres de la maison, mais tout en pentes et côtes, avant qu’au printemps il ne soit étalé et disséminé par les Normands en traînant soit des branches soit trois rails d’épandeur. Il faut reconnaître que cet hiver, étant donné la quantité d’eau et donc l’état de la pelouse qu’il faut obligatoirement traverser, le fumier est plutôt stocké sur place pour ne pas transformer la pelouse en bourbier.
Les Normands sont plutôt cette année au débardage. Peelish l’avait déjà fait l’année dernière mais seul avec un collier de cheval bricolé (j’ai essayé de trouver un collier mais sans succès, un bourrelier aussi pour en fabriquer un, mais sans plus de succès …). Cette année, le débardage se fait avec la paire de Normands sur un chantier de nettoyage après le passage des exploitants forestiers où l’on récupère de belles pièces de bois laissées sur place et sur le nettoyage de cloisonnement (passage au sein d’une plantation) envahi de bouleaux. Le bouleau fait de très beaux feux et les pièces de hêtres et chêne fournissent la chaleur. Et puis l’achat de stères à l’ONF n’est pas exorbitant, ce qui ne gâte rien. Encore mieux avec la forêt à trente mètres derrière la maison et 10 minutes de marche pour aller sur le chantier !
Le chantier ! Nous y voilà.
Joug Alibert d’Aveyron, liens Fargeix du Puy de Dôme, élingue fabriquée par une PME spécialisée en levage portuaire en Bretagne pour la traction, voilà notre équipement plus notre calme, c’est nous les Normands de Lyons !
Là on est en plein sous-bois pour refaire le cloisonnement. Il faut savoir tourner sur place et au patron de nous éviter les souches dont les chocs résonnent dans les cornes. Pour cela un outil est en préparation, une sorte d’entonnoir qui regroupera les extrémités de bois et « glissera » sur les obstacles.
La charge se prépare.
Maintenant il faut la sortir et nos 750-800 kilos chacun font le boulot.
Non on ne sortira pas tout d’un coup, le patron ne veut pas nous écœurer, juste nous faire acquérir endurance petit à petit avec des coups à donner pour sortir du sous-bois et puis de la traction pépère jusqu’au lieu de cubage final.
La traction pépère mais traction tout de même avec toutes les branches ! Mais cela permet de comprendre que le boulot n’est pas le bagne en alternant dur et plus facile.
Combien de temps va-t-on attendre les pieds dans l’eau que le patron soit enfin prêt ?
Encore ces deux-là et on s’arrête. Faut surtout ne pas nous écœurer et nous faire regretter de mettre tout notre cœur à l’ouvrage. Et puis merde on y va tout seul, on les sort ces deux derniers, on connaît le chemin !
Voilà une après-midi des Normands en forêt de Lyons au travers de quelques photos et quelques unes de mes idées sur le bien vivre avec mes potes les bœufs. »
Frédéric Iehlé
Jean-Marc de Berranger (jmdeberranger@yahoo.fr) est photographe professionnel.
De la carte postale au monde de l’audio-visuel, il a promené ses objectifs dans toute la France.
Il a en particulier photographié la session de formation traction bovine en 2012 à Montmorillon.
« Souvenirs de la France paysanne » un livre de photographies, un témoignage.
Il a édité, en Octobre 2012, chez « Geste Edition », un livre sur les derniers paysans traditionnels du Poitou, avec un texte de Pierre Vignaud.
Bien que ne comportant pas d’images d’attelages bovins, ce livre est un témoignage de la vie des exploitations traditionnelles des années 1970.