Agnès et Luc nous ont communiqué des photos du ramassage des pommes en fin d’année sur leur exploitation, pour la réalisation de jus de pommes.
Auteur/autrice : Michel NIOULOU
L’attelage bovin sur « Vachement fidèles », le blog des élèves du Lycée des Métiers de la montagne d’Oloron-Sainte-Marie (64)
Les élèves du lycée agricole d’Oloron ont la possibilité de participer à une activité « Traction bovine » grâce à leur professeur Emmanuel Larré.
Ils tiennent un blog qui présente la vie, les activités au lycée et en particulier la préparation du Trophée National des Lycées Agricoles:
Le Trophée National des Lycées Agricoles est un concours regroupant plusieurs lycées agricoles de la France entière. Il est réparti en 5 épreuves préparées au long de l’année scolaire, et évaluées au salon de l’agriculture de Paris.
Six élèves du Lycée des Métiers de la Montagne ont été sélectionnés pour y participer, en compagnie de Mignoune et Iluro, la vache et son veau, qui seront la base de présentation et d’évaluation de ce concours !
Leur activité « traction bovine » est bien sûr aussi abordée.
Pour aller découvrir leur sympathique blog « Vachement fidèles » Cliquez ici
Sébastien Bonnot, le bugue (24)
Sébastien Bonnot attelle pour le plaisir.
Après avoir emménagé dans la ferme de son grand-père, il a dressé depuis 2007 plusieurs paires de bovins, comme il se l’était toujours promis.
Après avoir travaillé avec une paire de boeufs Salers qu’il a vendus en 2011, il termine le dressage d’une paire de femelles Salers.
Voici la présentation de son parcours qu’il nous a communiquée:
« L’envie de travailler avec des bovins me tenait à cœur depuis longtemps car j’ai passé tous les jours sans école de mon enfance, chez mes grands parents.
Ceux-ci avaient une petite exploitation agricole avec quelques vaches, une basse-cour…L’entretien des vaches m’a toujours plu et les récits que me faisaient mes aïeuls des travaux effectués avec les bœufs ou les vaches ont aiguisé ma curiosité.
Lorsque les conditions professionnelles l’ont permis, mon épouse Béatrice et moi avons aménagé l’ancienne grange en maison d’habitation et nous avons racheté des bovins en 2007.
Il s’agissait d’une paire de veaux Salers nés en 2006 que j’ai commencé à dresser dès l’âge de 8 mois. Pour me guider dans cette entreprise, deux voisins âgés et mon grand-père m’ont prodigué leurs conseils.
Le dressage a mis du temps car je ne lie que le samedi et le dimanche, à condition que la météo et le planning familial le permettent…Mais finalement, je n’étais pas trop mécontent du résultat. Ils obéissaient à la voix et suivaient correctement. Il faut noter que je fais cela tout seul. A deux, je pense que cela avancerait plus vite.
J’ai vendu cette paire de bœufs en septembre 2011 à un éleveur qui en cherchait une pour travailler et faire des démonstrations en foire (j’avais moi-même fait une douzaine de sorties avec mes bœufs).
Ce qui m’a poussé à les vendre, c’est la quatrième grossesse de mon épouse Béatrice (nous avons quatre garçons). Du coup je n’avais plus le temps de faire travailler mes boeufs, et lorsque je les liais, il fallait à chaque fois tout reprendre.
Vous pouvez les voir sur cette vidéo, car un voisin m’avait filmé à l’improviste pendant que je ramassais de la fougère avec un autre voisin.
Après cet épisode, le virus ne m’avait pas quitté.
J’avais acheté une génisse Salers en 2010. Elle a eu deux filles, une en mai 2011 et l’autre en mai 2012. Le petit dernier ayant un peu grandi, je me suis mis à dresser les deux sœurs. J’ai dressé l’ainée en solo (ce qui n’est pas le plus facile!), puis lorsque la deuxième a été assez grosse, je les ai mises en paire.
Pour l’instant, l’aînée travaille pas mal, mais la plus jeune (18 mois), qui est très douce au pré, reste vive et nerveuse avec le joug. Mais c’est l’âge qui veut ça, il faut qu’elle mûrisse.
Aujourd’hui elles tirent la herse, la canadienne ou des petites billes de bois. Je vais sans tarder leur faire essayer la remorque sur pneu. Vous les verrez sur les photos ci-jointes qui datent du 23 décembre.
Vous pourrez constater que les enfants participent aussi au dressage!
Voici donc rapidement un aperçu de mon parcours. Je pourrais vous en écrire plusieurs pages mais j’ai essayé de résumer l’essentiel. »
Francis Arné, Sarrancolin (65)
Francis Arné, la soixantaine, n’a jamais cessé d’atteler des bovins pour réaliser ses travaux sur son exploitation.
Il élève un troupeau d’une soixantaine de brebis et travaille sur l’exploitation avec sa paire de vaches Gasconnes (foin, charrois divers, fumier, bois…)
Il ne sort pas dans les fêtes locales.
Nous attendons des photos et quelques précisions sur son travail et son parcours.
Dans un village d’Alsace, vidéo de l’ECPAD
Image extraite du film
Voici un beau document de 1918, du service du cinéma des armées, l’ECPAD.
On y voit, en Alsace, de belles scènes d’attelages de bovins et d’attelages mixtes, bovins/chevaux, ainsi que des scènes de travail.
Cliquez ici pour voir la vidéo.
Image extraite du film
Olivier Nicolle, Hyenville (50)
Une dizaine d’années plus tard, j’ai croisé Thierry Joly, un passionné de traction animale, et j’ai commencé à me former plus sérieusement à cette discipline.
Puis, j’ai eu l’occasion d’aller chez Jean Bartin à Vierzon, et je suis revenu de ce court séjour avec une certitude: j’allais atteler un bœuf Normand.
L’idée à tout de suite plu au syndicat de nettoyage des plages du Havre de la Vanlée (un site classé situé au Nord de la Baie du Mont Saint-Michel).
Depuis 8 ans, tous les étés, en parallèle de mon travail, je nettoie les plages de tous leurs déchets sur 5 km et ce, deux fois par semaine.
Pour ce travail, j’ai débuté avec un cheval de trait. Mais c’était inadapté, je suis donc passé aux ânes depuis des années.
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Ce printemps, je vais m’installer sur une exploitation de 12 hectares pour produire des agneaux et des courges. L’ exploitation sera travaillée au maximum en traction animale. Un tracteur de 35 chevaux sera présent si besoin uniquement. » Allez voir les articles des journaux « La manche libre » et « Ouest-France » en cliquant ici et ici Allez voir aussi l’article consacré à son entreprise « Hypo clean » en cliquant ici.
Plans du travail à ferrer les boeufs de la maison Dubuisson, à Saint-Bonnet-de-Joux (71)
Toutes photos Joanny Nioulou
Peu de travails à ferrer restent en place en Charollais et en Brionnais, deux régions d’élevage de Saône-et-Loire, où les attelages bovins furent légion.
Celui de la forge Dubuisson, maréchal-ferrant à Saint-Bonnet-de-Joux, trône dans la cour de la forge, au bourg depuis des décennies. Il a servi, voici encore peu d’années, au parage et/ou au ferrage orthopédique de bovins des alentours.
Ce doit être l’un des derniers, sinon le dernier de la région.
Photo de famille Dubuisson (merci à André Dubuisson)
Il reste une pièce unique d’un patrimoine du Charollais-Brionnais, où les attelages de bovins sont restés très majoritaires jusqu’entre les deux guerres et ont perduré jusque dans les années 1960.
Les toutes dernières paires, à Bois-Sainte-Marie (canton de la Clayette), ont travaillé jusqu’au début des années 1980.
Ce travail à ferrer mérite une préservation au vu de sa rareté et de l’importance qu’ont eu les attelages de bovins dans l’histoire de la région.
Voici les plans et des photos de ce travail. (cliquez sur les photos pour les agrandir)
Vous pouvez télécharger les plans papiers pour les imprimer, si vous le souhaitez.
en cliquant ici.
Le travail est couvert et reste donc en bon état. Seules, les sangles de levage ne sont plus présentes en place.
Merci à la famille Dubuisson et à Michel Bouillot pour leur collaboration et leur aide.
Xavier Chauvière, l’Ile d’Olonne (85)
Xavier Chauvière est exploitant à l’Ile d’Olonne en Vendée. Il travaille en particulier avec des boeufs. Nous attendons des précisions sur son travail.
Ramassage des betteraves fourragères avec les boeufs chez Xavier Chauvière à L’Ile d’Olonne (85)
Adrien Lavignée nous communique quelques photos du ramassage des betteraves fourragères réalisé cette fin d’année 2013 chez Xavier Chauvière, exploitant à l’Ile d’Olonne. Nous les remercions tous les deux pour leur communication.
Toutes photos Adrien Lavignée
Joël Frappier St Denis La Chevasse (85)
Joël Frappier était éleveur de vaches allaitantes sur 36 hectares. Bien qu’ayant acheté un tracteur, il a toujours travaillé en traction animale pour la plupart de ses travaux.
Il a toujours dressé des boeufs (Charollais, Maine-Anjou, Parthenay, Maraichin, Bazadais..) et des chevaux.
Il a eu sur l’exploitation, jusqu’à 4 paires de boeufs et 5 juments. Né avant guerre, il estime avoir dressé au moins 150 paires de boeufs dans sa vie.
Actuellement à la retraite, il exploite encore quelques hectares avec sa paire de boeufs Parthenay. Dès cet hiver 2013/2014, il entame le dressage d’une seconde paire de boeufs Parthenay et forme aussi un voisin au dressage et à la conduite des boeufs d’attelage.
Parallèlement à son activité d’exploitant agricole, il a toujours été très demandé pour participer à de nombreuses manifestations d’attelage et de fête locales, depuis plus de vingt ans.
Le chaussage d’automne…, avec les boeufs, au Chateau pape-Clément à Pessac (33), par Tifenn Vital
Tifenn au salon de Montmorillon 2013 (Photo L. et A. Bernard)
Merci à Tifenn Vital, bouvière au domaine Château pape-Clément, de nous communiquer un texte sur les travaux d’automne dans les vignes du château.
« Au château Pape clément, alors que les vendanges touchaient à leur fin début octobre, les chevaux et les bœufs ont repris leurs quartiers dans l’enceinte du château. Au programme : chaussage des vignes !
Apres deux mois de vacances, Blanc et Marrel les Gascons, ont dû rapidement se remettre au travail avec notre participation au salon de la traction animale pour quelques démonstrations simples de la nonchalance avec laquelle ils tirent la griffe ! Clic clac quelques photos et de belles rencontres avec d’autres bouviers, puis il fut temps de s’atteler aux 30 hectares du domaine.
Devant le travail intensif, les boeufs sont maintenant ferrés régulièrement au domaine.
Charrues potelières, adaptation de disques pour découper proprement la bande enherbée… C’est maintenant aux animaux d’adopter un rythme suffisamment lent pour permettre à la terre de se retourner en limitant les projections et…sans arracher de pieds !
Tifenn au chateu Pape Clément (photo Jean-Léo Dugast)
Tant qu’ils n’eurent pas bien compris l’objectif des opérations, nos bœufs marchèrent un peu vite malgré nos « dolçament , dolçament » et légères pressions sur les guides afin de leur soumettre nos intentions… Et quand ils en avaient assez, ils n’hésitaient pas à serrer la vigne du mauvais côté en nous guettant d’un œil pour pouvoir ce que nous pouvions faire… bizarrement, lorsque nous nous munissions d’un aiguillon, serrer à droite ou à gauche n’est plus sujet à discussion ! Cependant il n’est pas toujours aisé de tenir une charrue dans l’argile en plus du bâton… Alors pour la prochaine saison, nous allons souder des portes aiguillons sur nos outils ! Et espérer qu’à force de kilomètres, nos deux amis cessent de nous tester régulièrement !
Cependant nous sommes satisfaits de leurs progrès et ils ont bien pris leur part de travail sur les 30 hectares de vignes que nous avons chaussés cet automne ! D’autant plus que nos bœufs ressortent de la saison en belle forme aussi grâce au maréchal-ferrant qui s’est occupé de les ferrer au château à l’aide d’un travail mobile, et d’une séance d’ostéopathie qui leur a débloqué quelques côtes et tensions ! Marrel avait notamment des cervicales bloquées et son port de tête s’est nettement relevé depuis cette manipulation… Depuis, il mobilise beaucoup mieux sa ligne du dessus dans les efforts de traction.
Pour l’hiver, les bœufs vont participer à un chantier de débardage, en paire au joug, en simple au collier… Et nous avons fait quelques séances de travail au cordeau sur Blanc pour préparer cette nouvelle aventure.
Tifenn au salon de Montmorillon 2013 (Photo Traits de Savoie, Patrick Boonroy)
Cette nouvelle saison nous fait encore progresser dans le travail avec nos bœufs, d’autant plus que nous sommes exigeants : le château n’apprécierait pas des rais tortillant le long des rangs, et même si nous sommes parfois agacés de leurs « désobéissances passives », nous sommes certains d’être sur la bonne voie et de retrouver de saison en saison des animaux de plus en plus finement préparés au travail ! Patience, calme et justesse… Les bœufs nous donnent aussi de belles leçons… »
Tifenn Vital












































