1 31 32 33 77

Formation traction bovine 2017 à l’écomusée d’Alsace, article d’elke treitinger sur le site Allemand des attelages de bovins

article elke ok

Retrouvez en langue Allemande l’article d’Elke Treitinger sur la formation Traction Bovine animée par Philippe Kuhlmann. Elle s’est déroulé à l’Ecomusée d’Alsace du 6 au 10 novembre 2017.

L’article a été publié sur le site « Arbeitsgruppe Rinderanspannung » (cliquez ici pour voir) consacré comme le nôtre à l’actualité et à la documentation autour de l’attelage bovin en Allemagne.

Vous y retrouverez de nombreuses photos et une vidéo.

Merci à Elke Treitinger d’entretenir avec nous cette fidèle collaboration.

Vous pouvez consulter l’article en cliquant ici.

Fête de la moisson, Autrefois le Couserans 2017, attelages de boeufs Salers noirs

fête moissons autrefois couserans 2017 remi dos reis françois caujolles ok

 Remy Dos Reis et François Caujolles attellent leurs jeunes boeufs Salers noirs à la javeleuse avec un joug neuf de Lionel Rouanet

fête moissons autrefois couserans 2017 f caujolles et pierre bonzom ok

 Francois Caujolles aux guides et Pierre Bonzom au râteau sur une faucheuse à appareil

Merci à Michel Guerrero d’Autrefois le Couserans qui nous a communiqué ces deux photos avec les attelages de Remi dos reis, François caujolles et Pierre Bonzom.

AUTREFOIS le COUSERANS 2017 et ses 14 attelages de bovins, Saint-Girons (09)

 autrefois le couserans 5 ok

L’attelage de Patrick RESPAUD

Michel Guerrero nous communique un article sur « Autrefois Le Couserans », une association qui présente chaque année au cours de sa grande fête d’Août à Saint-Girons en Ariège, certainement le plus grand rassemblement d’attelages de bovins en France. Nous l’en remercions chaleureusement.

________________

La traction animale bovine existe depuis l’époque néolithique, c’est-à-dire 4500 ans avant notre ère.

Les paysans de l’époque, dans leur évolution, avaient su dompter les vaches et s’en servir comme animal domestique. Depuis les gestes ont été transmis de père en fils ; certes l’outil a évolué, mais le geste est resté identique. Aujourd’hui, les bouviers sont encore là, et j’espère pour encore longtemps. Nous nous devons de perpétuer ces gestes de dressage, d’associer notre jeunesse à notre passion afin que les générations futures puissent encore les communiquer à leur tour.

AUTREFOIS le COUSERANS, depuis 25 ans, regroupe un maximum de bouviers dans son magnifique défilé du 1er week end d’août.

Actuellement, nous présentons 14 attelages dont 9 races. Notre souhait, avec M. Claude BAQUIE, Président Fondateur serait d’en avoir davantage.

Lors de cette manifestation, des équins, des ovins, des animaux de la ferme, de vieux tracteurs, des bandas, des groupes folkloriques défilent sur un parcours de 2,8 km dans la ville de Saint Girons. De multiples activités comme la scie de long, le battage à l’ancienne, la trépigneuse, les vieux manèges pour enfants fonctionnent sur les places de la ville.

Marché artisanal et gourmand, diverses expositions retracent notre patrimoine couseranais et régional.

Le responsable de la commission bovine

d’Autrefois Le Couserans

Michel Guerrero

autrefois le couserans françois caujolles ok

François CAUJOLLES 

autrefois le couserans damien batailles ok

Damien BATAILLES 

autrefois le couserans gerard respaud ok

Gérard RESPAUD 

autrefois le couserans patrick respaud ok

autrefois le couserans 4 ok

Patrick RESPAUD 

autrefois le couserans pierre bonzom ok

Pierre BONZOM 

autrefois le couserans edouard souque ok

Edouard SOUQUE 

autrefois le couserans gilbert serin ok

Gilbert SERIN 

autrefois le couserans BAZERQUE Françis et SARAMEA Christian ok

Françis BAZERQUE  et Christian SARAMEA 

autrefois le couserans PONS Erika ok

Erika PONS 

autrefois le couserans DOS REIS Remi Petit fils de CAUJOLLES François ok

autrefois le couserans CAUJOLLES François DOD REIS Remi ok

Remi DOS REIS  le Petit fils de François CAUJOLLES

autrefois le couserans NABOS Pierre ok

Pierre NABOS

autrefois le couserans HOURQIEG Daniel ok

Daniel HOURQUEIG

Les boeufs d’ATEA au spectacle historique de Castillon-la-Bataille (33)

boeufs ATEA photo jérome pillet 1 ok

Merci à M. Christine CONSTANT et J. PRUNIS d’ATEA 33 de nous avoir communiqué ses deux belles photos de leurs attelages au spectacle historique de « la bataille de Castillon » (Cliquez ici pour voir).

Les prises de vues sont de JEROME PILET . Vous pouvez consulter son Face-Book en cliquant iciVous pourrez y retrouver d’autres très belles photos des boeufs d’ATEA 33.

boeufs ATEA photo jérome pillet 2 ok

Andy Gadet, Mazirat (03)

gadet andy 1 ok

Andy Gadet, 29 ans, a dressé deux boeufs Charollais. Issu d’une famille aux origines agricoles et après des études en lycée agricole, il s’oriente ensuite vers d’autres horizons professionnels.

Mais il a gardé le goût de la terre et cultive une parcelle vivrière pour les pommes de terre et les légumes de toute la famille. 

Il a décidé de dresser des bovins. Après avoir recherché le maximum d’informations, il s’est engagé seul dans le dressage de ses animaux avec un résultat très probant.

gadet andy 6 ok

gadet andy 7 ok

Ses jeunes boeufs aux gabarits équilibrés sont bien aux ordres et constituent déjà une belle paire. Calmes, mais avec un caractère volontaire, ces deux boeufs sont assez prometteurs pour le travail.

Nous suivrons l’évolution de son parcours au fil du temps.

gadet andy 3 ok

gadet andy 2 ok

gadet andy 4 ok

gadet andy 5 ok

Autrefois le Couserans 2017 à Saint Girons (09)

 

autrefois le couseran 2017 ok

Michel Guerrero le responsable de la commission bovine d’Autrefois le Couserans nous communique quelques photos du défilé 2017. Nous l’en remercions.

autrefois le couseran 2017 2 ok

autrefois le couseran 2017 1 ok

Vous pouvez aussi voir la vidéo de l’ensemble du défilé avec de nombreux attelages de bovins qui étaient au nombre de quuatorze cette année.

Les instantanés de la formation traction bovine 2017 actuellement à l’écomusée d’Alsace d’Ungersheim (68)

 Merci à Laurent Martin de nous communiquer des images de la formation traction bovine encadrée par Philippe Kuhlmann qui se déroule durant toute cette semaine (6 au 10 novembre 2017) à l’écomusée d’Alsace.

 Aujourd’hui 7 Novembre 2017

photo1

photo2

photo3

photo4

photo5

Aujourd’hui 8 Novembre 2017

B

C

D

E

Form bouviers nov 2017

photo6

photo7

photo8

photo9

photo4 (3)

A

photo5 (2)

photo3 (2)

photo4 (2)

photo0 (3)

photo0 (1)

photo7 (1)

photo6 (1)

photo4 (1)

photo3 (1)

photo2 (1)

photo1 (1)

photo2 (2)

photo1 (2)

photo0 (2)

Discussions, échanges,  transmission, encore plein de richesses pour cette matinée.
travail du sol (griffes), vignes…..

Aujourd’hui 9 Novembre 2017

photo11

photo10

photo9

photo0 (1)

photo8 (1)

photo6 (1)

photo5 (1)

photo4 (1)

photo7 (1)

photo3 (1)

photo1 (1)

photo8

photo7

photo6

photo4

photo3

photo2

photo1

photo0

Quelques photos du jour d’un programme bien complet:

travail aux guides dans la vigne et ferrure le matin.

L’après-midi, direction Soultzeren pour visiter la ferme de Philippe Kuhlmann. Démonstration de l’étable mobile, visite au Valtin (estive), démonstration d’approche d’un taureau en prairie.

Mise en évidence de l’approche entre des veaux qui ont bu au seau et ceux qui ont tété leurs mères: la différence de docilité est flagrante .

Aujourd’hui 10 Novembre 2017photo8

photo7

photo3

photo4

photo2

photo1

photo0

photo5

Matinée de labour avec Varo et Grivé.

photo1

photo2

photo0

photo5

photo4

photo7

photo6

Manipulation de balles rondes avec le « Ramé »

photo10

photo9

photo8

Montage du char de débardage pour le chargement de grumes

Plus on a de vaches, plus on a de chevaux (vapeur)!! par Francis Bazerque

francis Bazerque jougs 3 têtes solo et 2 paires 1 ok

francis Bazerque jougs 3 têtes solo et 2 paires 2 ok

francis Bazerque jougs 3 têtes solo et 2 paires 3 ok

francis Bazerque jougs 3 têtes solo et 2 paires 6 ok

francis Bazerque jougs 3 têtes solo et 2 paires 7 ok

francis Bazerque jougs 3 têtes solo et 2 paires 8 ok

francis Bazerque jougs 3 têtes solo et 2 paires 5 ok

francis Bazerque jougs 3 têtes solo et 2 paires 4 ok

Merci à Francis Bazerque de nous avoir communiqué de belles photos de ses attelages de vaches Lourdaises.

« Laurent Janaudy et la traction animale, une histoire de toujours » par Michel Nioulou

petits riz janaudy 9 ok

A Manziat dans l’Ain, la culture maraîchère intensive est présente sur la commune depuis plusieurs décennies. La terre sablonneuse du Val de Saône est un atout majeur pour la culture légumière. Le relief d’une plaine alluvionnaire est tout juste contrarié par une légère déclivité en allant sur le haut de la commune.

Au milieu des champs de poireaux, céleris, carottes et salades cultivés par de plus en plus grosses exploitations qui fournissent les grossistes et les grandes surfaces, Laurent Janaudy, une petite quarantaine, pratique une agriculture de proximité et respectueuse de l’environnement.

Dresseur remarquable de chevaux et de bœufs, il est depuis son enfance dans le monde du cheval.

Depuis de nombreuses années en double activité, partagé entre un emploi dans la restauration et son activité agricole, il a fait valoir des terrains familiaux, personnels et des petites parcelles qui, sans lui, seraient restés à l’abandon.

Depuis trois ans, il s’est installé à plein temps en développant son activité maraîchère. Il a dû abandonner la prestation de service à cheval dans les vignes par manque de temps.

Laurent travaille sur une superficie d’un hectare de maraîchage. Sept hectares de prairie permettent d’une part de nourrir les animaux et d’autre part de faire du foin en petites bottes pour la vente aux particuliers.

Il fait aussi un peu de céréales pour les animaux et la basse-cour (paille et grain).

Désormais, il fournit des restaurants renommés dont certains sont étoilés, tous en recherche de produits de qualité: L’ô des Vignes à Fuissé dont le chef Sébastien Chambru est MOF, le restaurant de Serge Vieira à Chaudes-Aigues, 2 étoiles, Le Greuze à Tournus tenu par Yohann Chapuis, 1 étoile, et Ma table en ville à Mâcon, restaurant chic à la cuisine soignée de Gilles Bérard.

Laurent fournit aussi des paniers de légumes aux particuliers et en dépôt à Lougalina, une épicerie fine de Replonges.

Sans être certifié bio (il faut maintenant presque s’excuser de travailler normalement!!) ses légumes, pour la plupart de variétés anciennes, sont menés en culture sans produits phytosanitaires.

La plupart des travaux, (labour, sarclage, hersage, déchaumage, charrois) sont effectués en traction animale avec deux juments et une paire de bœufs. Il possède aussi une jeune génisse Charollaise, Mauricette, qu’il a commencé de dresser en solo.

Même si les chevaux sont le plus souvent utilisés, il fait travailler régulièrement deux bœufs Gascons, Cadet et Mignon qui ont remplacé voici trois ans une paire de vaches Aubracs restées une huitaine d’années sur la ferme.

Il utilise aussi un tracteur pour certains travaux. Les modes de traction sont utilisés en complémentarité en fonction des conditions et des priorités. Mais la traction animale reste au centre du projet, comme depuis toujours dans la démarche de Laurent.

 petits riz janaudy 22 ok

La récolte des « petits riz »

En cet après-midi ensoleillé de mi-septembre, une terre d’une quarantaine d’ares est recouverte d’andains bien rangés de haricots secs « Petit riz » autrefois beaucoup cultivés en Val de Saône. Après avoir été arrachés et posés au sol, ils ont séché pendant une semaine et ont été retournés à la main chaque jour pour parfaire le séchage.

La veille, Laurent avait récolté en fin de journée deux petites plate-formes de «petits riz» avec le tracteur. Mais ce 8 septembre 2017, c’est Poulette, une jeune Comtoise et les deux Gascons qui sont de service pour rentrer la récolte avant la pluie annoncée dès le lendemain.

petits riz janaudy 1 ok

petits riz janaudy 2 ok

petits riz janaudy 4 ok

Après avoir chargé deux chars et fait un premier voyage au cheval pour remonter le charroi à l’abri sous le hangar situé en haut de la commune, Laurent et moi-même redescendons dans la parcelle avec les deux bœufs attelés à une gerbière, suivis de Poulette. 

petits riz janaudy 34 ok

petits riz janaudy 5 ok

petits riz janaudy 6 ok

petits riz janaudy 7 ok

De retour dans la terre, après avoir attaché la jument à l’ombre, les haricots sont rapidement chargés sur la gerbière par petites fourchées bien rangées pour «monter» le char, en prenant soin de les croiser pour qu’elles ne glissent pas lors du transport. Mais les pieds de haricots s’accrochent bien entre eux et sont relativement stables une fois entremêlés.

petits riz janaudy 24 ok

petits riz janaudy 25 ok

petits riz janaudy 26 ok petits riz janaudy 8 ok

petits riz janaudy 28 ok

petits riz janaudy 10 okpetits riz janaudy 29 ok

petits riz janaudy 11 ok

Une fois la jument reculée dans la limonière du char chargé en début d’après-midi, le convoi se met en marche pour la dernière remontée.

petits riz janaudy 12 ok

petits riz janaudy 13 ok

petits riz janaudy 14 ok

petits riz janaudy 15 ok

petits riz janaudy 16 ok

petits riz janaudy 17 ok

petits riz janaudy 30 ok

A mi-parcours, nous croisons comme au premier voyage, la grande route départementale qui traverse la commune. C’est un passage délicat du fait de la circulation automobile assez intense.

Si la présence des attelages de Laurent dans la commune n’est pas une surprise pour la plupart des habitants de Manziat, la traversée de la départementale, par contre, est plus surprenante pour les automobilistes de passage.

Les deux chars de haricots traversent, Poulette et Laurent en tête, avançant d’un pas plein d’allant, puis les deux bœufs gascons et leur long char à deux roues passent tranquillement avec une allure posée, sans stress.

Après environ un kilomètre et demi de voyage, nous arrivons à destination.

petits riz janaudy 36 ok. Traction animale

petits riz janaudy 37 ok

petits riz janaudy 18 ok

petits riz janaudy 19 ok

petits riz janaudy 20 ok

Les chars sont reculés sous le hangar, les animaux dételés, les bœufs déliés, Poulette dégarnie.

petits riz janaudy 32 ok

petits riz janaudy 31 ok

petits riz janaudy 38 ok

petits riz janaudy 39 ok

petits riz janaudy 23 ok. Boeuf

Les cinq chars de haricots sont à l’abri et finiront de sécher pendant un mois avant d’être battus avec une petite batteuse puis triés à la main en début d’hiver. Ils rejoindront ensuite les tables des grands chefs.

Il peut désormais pleuvoir pour compenser un peu la sécheresse de l’été, les haricots sont à l’abri!!!

La surface plantée cette année est nettement plus importante qu’en 2016, malgré cela il risque encore de ne pas avoir assez de quantité pour faire face aux besoins.

Voici trois ans que Laurent est à plein temps sur son activité agricole et les commandes sont toujours plus importantes au fil du temps. La démonstration est faite que la demande de produits de qualité est là, et qu’il est possible de la satisfaire dans un mode de production «hors norme». Bien sûr, cet engagement nécessite un investissement personnel et un travail très important. Malgré tout, il fait le maximum pour concilier la quantité de travail tout en maintenant son éthique, la qualité des produits et son mode de production avec la traction animale au coeur du système. 

Michel Nioulou 

Article paru aussi dans la revue « Sabots » N° 81 Novembre/Décembre 2017

petits riz janaudy 33 ok

Hommage de Frédéric Iehlé à René Alibert jougtier à Laissac (12)

alibert iehlé 1 ok

Frédéric Iehlé nous communique ce texte suite à la disparition de René Alibert. Nous le remercions pour sa communication.

_________________

C’est difficile de s’exprimer sur la disparition d’un dernier ou d’un des derniers surtout lorsqu’on l’a rencontré, lui a serré la main, l’a regardé travaillé et eu recours à lui comme à une sorte d’expert dans une activité sans réel futur et cantonné à un cercle très restreint.

Cela a été mon cas il y a sept ou huit ans, je n’ai pas la date exacte.

A deux reprises je suis descendu de ma Haute-Normandie en Aveyron une première fois pour faire l’acquisition de deux jougs neufs après avoir abandonné l’idée d’utiliser des jougs ‘de brocante’, puis une seconde fois pour l’ajustement que je n’arrivais pas à faire seul.

C’est lors de ce second voyage que j’ai découvert M. René Alibert.

Après plusieurs discussions téléphoniques et échanges de courrier avec photos, j’ai du me rendre à l’évidence que je ne pourrais ajuster seul le joug sur un de mes bœufs bretons qui avait un cornage pour le moins particulier comme Monsieux Alibert le reconnut en le voyant.

Alors une nuit de juin, j’ai chargé mes deux Bretons pie-noire dans le van à deux heures du matin et nous sommes descendus chez «René» qui avait tout préparé.

Ce fut tout de même une expédition!! avec un arrêt forcé sur un terrain de football vers Riom car les bœufs s’étaient détachés et retournés dans le van prêts à sortir car souffrant de la chaleur. Mais après un peu de marche et de bouses sur le terrain, tout était rentré dans l’ordre et nous avons repris l’autoroute pour Laissac. Cela l’avait bien fait rire.

Nous avons passé deux jours sur place dans une étable prêtée pour l’occasion à sa demande, avec une tonne à eau à disposition, du foin et l’autorisation pour moi de coucher dans l’étable.

Une matinée fut nécessaire pour ajuster le joug, adapter le liage et le coussin  et finalement entendre un refus sans appel  de la part de «René» « Non ce n’est pas la peine, c’est bon » qui répondait à ma demande de dernier test suite à sa correction finale du joug!

Il est venu me dire au revoir le soir après avoir repiqué un cent de salades pour ses poulets ce qui leur donnait un goût délicieux au vu du geste qu’il fit en regoupant ses doigts devant sa bouche. Nous avons encore parlé bœufs, puis il est rentré et moi je suis reparti vers le Nord quelques heures plus tard de très bonne heure le lendemain matin.

Ce qui m’a frappé chez «René» c’est qu’il y avait toujours quelqu’un pour répondre, voire prévenir ses demandes. Beaucoup sont venus voir mes bœufs mais beaucoup étaient là pour lui, pour faire ce qu’il ne pouvait pas faire, le soutenir. Il était entouré et aidé d’une façon presque naturelle comme si cela lui était du par respect pour ce qu’il était ou représentait et surtout,  je pense, avait vécu et savait faire.

L’entourage et l’aide que beaucoup lui donnait plus que volontiers m’a impressionné.

«Se plier en quatre» n’a jamais eu autant de signification pour le soutien dont il bénéficiait. «René» était réellement très entouré.

Je me souviens aussi du plaisir des contacts qu’il m’avait dit avoir avec les gamins de l’école proche de sa maison.

Je voudrais dire ici à sa sœur, à tout cet entourage dont il a bénéficié et que j’ai pu rencontré combien j’ai apprécié de rencontrer Monsieur Alibert ainsi qu’eux mêmes.

Aujourd’hui, il me reste deux jougs signés qui font merveille comme peuvent en témoigner ces photos avec mes deux Normands et qui me semblent être le meilleur hommage que je puisse faire à «René».

Frédéric Iehlé

alibert iehlé 2 ok

1 31 32 33 77