Jean Yves Ingouf dresse depuis quelques mois une paire de boeufs Canadien.
Après les avoir joint au joug de garrot, il commence à la mettre au joug de cornes.
Merci à lui pour les photos.
Baptiste Hérault baigne dans le milieu agricole depuis qu’il est enfant.
Au fil des années, pendant ses vacances, il passe de plus en plus de temps chez son oncle éleveur laitier. Le projet de reprendre la ferme en s’associant avec son cousin est envisagé.
Il passe un bac et un BTS agricole en production animale. En entrant au lycée agricole il se met aussi à l’équitation.
Après ses études avec des stages dans l’élevage intensif et des visites d’abattoirs, il prend conscience que les systèmes de production qu’on lui propose ne lui conviennent pas.
En conséquence, l’association avec son cousin pour reprendre la ferme n’a pas lieu. Il décide alors d’envisager l’élevage autrement et de se servir des animaux comme force motrice dans son travail.
Il a été paysan boulanger en traction animale pendant cinq ans.
Suite à une séparation, il a rebondi de projet en projet, pour trouver un lieu approprié pour exercer.
Actuellement prestataire de service en traction animale équine et bovine, il fait surtout du dressage de chevaux et de la formation.
Au printemps 2020, il va s’installer avec sa compagne dans le Gers sur une ferme maraîchère en traction animale avec des ânes, des chevaux, des mules et des bœufs au travail.
Il envisage de prendre une paire de jeunes Aubrac d’ici peu pour les dresser et avoir une paire à la vente, car en plus des demandes de formation en traction bovine, s’ajoute celle d’animaux dressés.
Actuellement, il a une paire de bœufs Highlands (Targos, le noir et Marzin, le roux) achetés à 8 mois dans un élevage à viande dans le Gers. Ils ont été castrés à 18 mois et ont maintenant 6 ans.
Dès l’achat, ils ont été progressivement sociabilisés, mis en confiance. Ils partagent aujourd’hui la compagnie de chevaux de trait, mules et un poney du fils de Baptiste.
Ce sont des animaux d’un bon gabarit pour leur race. Ils travaillent bien et régulièrement mais pas assez en ce moment aux yeux de leur propriétaire.
Ils ont aussi fait une saison complète de maraîchage en 2018 en prêt chez une amie.
Ils sont attelés en paire au joug et Marzin, le roux, travaille en solo au collier.
Baptiste Hérault mène à l’épaule gauche à l’aiguillon mais va prochainement les travailler en guide
Retrouvez un article de la Dépêche de janvier 2019 consacré à Baptiste en cliquant ici.
Claire Declide, céréalière bio en Charentes, nous communique un texte sur son expérience et ses projets de jeune bouvière. Nous la remercions vivement pour sa contribution.
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Céréalière en Charente, je suis accompagnée par Léon, un Vosgien de deux ans et demi, depuis le mois de Mai 2019. Il vient de l’élevage de Monsieur Philippe Kuhllmann et a été débourré (en solo par l’arrière) par Manu et Émile Fleurentdidier en Avril 2019.
Je viens de la traction équine, que je pratique en «loisir» au sein de l’association des Traits Charentais depuis 2016, date d’achat de ma jument de trait, Ella.
J’ai suivi quelques formations en traction équine (BPREA, Haras Nationaux) avant de connaître les bœufs en Septembre 2018.
Je rencontre une paire de bœufs chez Manu et Émile à Moulismes dans la Vienne et découvre ainsi le travail des bovins. Je suis tout de suite très séduite: ils ont des gabarits plus petits qu’un cheval de trait, ils sont plus rustiques, ils passent partout, sont braves dans le travail et d’une excellente compagnie (calmes et affectueux). Naturellement, ils m’ont paru plus accessibles que le cheval: une santé moins délicate, une facilité d’entretien au quotidien, des aptitudes rapides au travail malgré leur jeune âge.
C’était un peu «fou» de ma part de vouloir un bovin de travail, car j’ai très peu d’expérience de travail et surtout, je ne viens pas d’une famille qui pratiquait l’élevage (bovin ou équin d’ailleurs). J’avais donc peu de notions sur leur comportement, leur santé et leurs besoins, mais j’avais conscience, avec l’expérience de ma jument, que toute la bienveillance du monde ne valait pas de solides connaissances en élevage…
Mais bon, Léon est arrivé ici, à deux ans, entier encore et j’ai fait tout mon possible pour lui fournir un environnement adéquat. Aujourd’hui, il s’entend très bien avec Ella, et ils vivent bien ensemble.
Dès son arrivée en Mai 2019, il a tout de suite été mis au travail, je le sortais, plusieurs fois par semaine, pour lui apprendre les ordres, en ajoutant, au fur et à mesure, des outils.
Nous avons commencé par lui faire faire des traînes en débardage, un peu de débusquage, de l’entretien de haies et il connaît aussi le travail de hersage de prairies.
J’essaie, selon mes disponibilités, de le faire travailler une fois par semaine au minimum, mais ce n’est pas toujours évident. Léon voyage très bien cela dit, ce qui nous permet de nous déplacer aisément.
Les sessions les plus intéressantes, doivent durer plusieurs jours pour mettre en place des automatismes, tant pour lui que pour moi.
J’ai découvert que Léon était aussi un très bon compagnon de marche. Avec le mauvais temps que nous avons connu ces derniers mois, impossible de faire des travaux agricoles dans de bonnes conditions, alors j’ai décidé que nous irions marcher afin d’essayer le bât. Je n’ai pas de bât ici mais j’ai essayé de lui mettre de petites charges sur le dos pour qu’il s’y habitue et cela n’a jamais posé problème. Je me suis aussi amusée à lui monter dessus, ce qu’il a très vite accepté aussi.
Castré en décembre 2019, il a passé un mois sans travailler. Depuis janvier, nous arrivons à programmer du travail, notamment du débardage, qui est, selon moi, l’une des activités agricoles les moins répétitives.
J’espère pouvoir le mettre au labour ainsi qu’à l’attelage cette année. A terme, j’aimerais pouvoir travailler notre (petite) vigne, pouvoir nettoyer mes haies et mes arbres sur la ferme avec lui, et aussi avoir un minimum de production en pommes de terre, maïs, haricots blancs que nous pourrions entretenir ensemble.
J’aimerai avoir le plaisir futur d’échanger avec vous, les autres bouviers, tant sur le travail que sur la joie de passer du temps avec nos compagnons.
Claire.
Marcel Margerit vend une paire de boeufs Vosgiens de 5 ans (nés Mars et Mai 2015).
Caractère doux et docile.
Issus de l’élevage de Philippe Kuhlmann (Cliquez ici pour voir) et dressés par ses soins à Soultzeren (68). Travaillés ensuite par Marcel Margerit, ils sont menés par devant et par derrière en guides.
Voir l’article sur le hersage de prairies chez lui en 2019 en cliquant ici.
Contact:
Marcel Margerit
240 chemin de verdin
71500 Montagny-près-Louhans
06 81 09 47 49
Baptiste Hérault, prestataire en traction animale , utilise des chevaux et des bovins. Il a une paire de boeufs Highlands (voir en cliquant ici).
Il propose des formations à la traction animale équine et bovine.
Les formations à la traction bovine (voir en cliquant ici), bœufs et/ou vaches, sont proposées par le biais de Prommata. Elles peuvent être financées par Vivéa dans le cadre de formations professionnelles agricoles.
Le module de base de deux jours :
-Approche des bovins et type d’attelage :
Les 18 et 19 Février
Et les 27 et 28 Aôut.
Le module de perfectionnement :
-Gérer un attelage bovin :
Du 8 au 12 Juin.
Et du 5 au 9 0ctobre.
Contact:
Baptiste Hérault
baptiste@lavache.com
06 41 23 86 53
facebook.com/baptiste.herault.90
Téléchargez le PDF en cliquant ici:
Formation_traction bovine_Mars 2020.
Contact:
Hélène STRAMMIELLO
Responsable Pédagogie et Formation
Tél. : 03 89 74 44 71
Port. : 06 72 97 59 30
Merci à Emmanuel fleurentdidier de nous avoir indiqué cet activité de traction bovine.
Cliquez ici pour voir et ici
Voir aussi en cliquant ici.
La famille Mallet de Lavastrie, restaurateur et taxi possède deux paires de boeufs Aubrac.