1 … 20 21 22 … 79

Fernand BORDAGE “Toucheur” de bœufs, article du site « Au fil du temps » sur l’histoire de Bournezeau (85)

 

bordage 1

Retrouvez  en cliquant ici  un très bel article sur Fernand Bordage, ancien bouvier Vendéen.  ces propos sont issus du journal “Vendée Matin” du 18 octobre 1989 et dans la revue de Radio Alouette “La fin de la Rabinaïe”
Témoignages : Yvette Guigné/Bordage, Patrick Guigné.

Pdf de l’article en cliquant ci-après article-au-fil-du-temps-bournezeau

bordage 2

Voici l’article : 

Fernand BORDAGE “Toucheur” de bœufs

Fernand, agriculteur au village des Brosses à Saint-Vincent-Puymaufrais, a cessé son activité le 1er novembre 1989. C’est une page qui se tournait pour cet éleveur qui avait la passion des animaux et des attelages de bœufs. Il était l’un des derniers toucheurs de bœufs de la région. Fernand est maintenant rentré dans l’histoire. Nous rappelons un peu la vie de ce paysan traditionnel qui a marqué la population locale. Fernand Bordage est né le 3 février 1932 à Villeneuve de Bournezeau. Son frère jumeau s’appelle René. Sa sœur Yvette est née en 1933.

Fernand BORDAGE Toucheur de boeufs article du site Au fil du temps sur lhistoire de Bournezeau 85 image002Fernand Bordage vers 1955

Ses parents : Églantine Rattier née en 1911, Fernand Bordage né en 1907, ont vécu, à l’époque après leur mariage en 1931, à Villeneuve, avant de s’installer dans une ferme à la Boule, puis en 1939, à la ferme des Brosses de Saint-Vincent-Puymaufrais

Lieu historique : Les Brosses

La ferme est au cœur d’une région connue et célèbre du temps des Guerres de Vendée, comme le décrit avec beaucoup de chaleur Henri de Villedieu de la Réorthe, une région qui était contrôlée au début de l’insurrection de 1793 par Gaspard de Béjarry et ses 400 hommes. Elle faisait partie de Saint-Vincent-Fort-du-Lay, fusionné depuis 1833 avec Saint-Vincent-Puymaufrais.

La ferme est appelée les Brosses. Maurice Bedon, l’historien chantonnaysien rappelle qu’elle a été le théâtre d’un combat à la fin des Guerres de Vendée. Le 1er ventôse de l’an IV (20 février 1796), quatre officiers vendéens étaient dans une métairie. Trahis, puis encerclés, trois réussirent à s’échapper, le quatrième combattit jusqu’à ce qu’il tombe de quinze balles. La ferme des Brosses, vendue comme bien national, a été rachetée par la même famille Béjarry qui en avait été dépossédée le 7 février 1799.

Lieu-dit Les Brosses en 2013

Comme autrefois, la polyculture

Ce petit coin de la Vendée profonde et pittoresque va perdre de son charme et de son originalité avec le départ de cette famille d’agriculteurs “à l’ancienne mode” au sens noble de l’expression.

Églantine et son mari Fernand se sont donc installés en 1939, avec leurs trois enfants, à la ferme des Brosses. Comme tous les enfants des villages, Fernand, René et Yvette allaient à l’école à pied, tout d’abord à la Réorthe, puis à l’école de l’Augoire. René et Yvette ont quitté le domicile familial à leur mariage. Églantine devint veuve en 1968. Elle resta donc avec son fils Fernand, célibataire.

Patrick Guigné, petit-fils d’Églantine et neveu de Fernand, a travaillé à la ferme de 1981 à 1989. Après son mariage, il a quitté Les Brosses, pour aller travailler à la Gaubretière. Dès l’âge de 9/10.ans, Patrick allait déjà aider Fernand, le mercredi, le samedi et quand il n’y avait pas d’école.

Les 4 bœufs de Fernand
attelés à la vanneuse lors d’une fête de battage.

Ils ont cultivé avec amour cette terre de 47 ha à l’exemple de leurs ainés, défiant le progrès et l’aventure. Comme autrefois, ils ont fait de la polyculture : betterave, blé, chou, maïs, foin, luzerne, un peu de tout et de l’élevage de charolais. En 1988 il y avait soixante-dix têtes de bétail. Ils avaient également des chevaux : deux juments poulinières et un poulain.

Églantine Bordage élevait cochons, poulets, lapins, comme au bon vieux temps. Leur principe : vivre tranquille, sans emprunt, achetant quand l’argent était là.

Pour leur retraite, Fernand et sa mère avaient, depuis quelques années déjà, acheté, entretenu et amélioré une maison à Bournezeau.

Boeufs Bordage 5
Deux bœufs de Fernand
attelés sur un tonneau un jour de fête

Dresser les bœufs

Fernand Bordage avec deux bœufs
aux Brosses en mai 1988.

Il n’y a pas de durée fixe pour dresser les bœufs. Certains, après trois sorties sous le joug, marchent très bien… D’autres, au bout d’un an, seront aussi bêtes que la première fois  Il est nécessaire de lier d’abord un jeune bœuf avec un vieil habitué au joug. C’est comme un gosse pour l’apprendre à marcher, on le tient par la main.Après un temps d’apprentissage, plus ou moins long, on lie les jeunes ensemble et on les attache à un arbre.

Il faut les surveiller, et ils connaissent leur homme. Un jour, pendant que je coupais des choux, mon neveu a voulu détacher les bœufs. Ils sont partis comme des fous en courant, ont sauté les clôtures, se sont arrêtés à un buisson de houx après bien des dégâts

Une autre fois, un jeune homme a voulu voir, par dessus la haie, mes bœufs attelés à une charrette. Ils ont pris peur, ils sont très peureux, ils se sont emballés en traînant la charrette. Quelle course épouvantable, je criais : tot é perdu, tot é perdu ».Fernand, après avoir traversé les champs en courant, a réussi, après plusieurs kilomètres, à se trouver devant pour les arrêter.

Tous les ans Fernand vendait deux bœufs gras et en dressait deux autres pour assurer la relève .

Fernand conduit ses quatre bœufs et sa jument pour tirer la vanneuse un jour de battage.

Toucher les bœufs

Conduire des bœufs est un art :

« Avec certains  “boués”, des bœufs démarrent et marchent au commandement. Avec d’autres ils ne bougent pas. Faut savoir leur parler. Souvent, je leur parle, pour eux je chante. Ils connaissent leur maître, sa voix, son odeur. Faut de la douceur, de la patience ».Il y a une manière de les piquer, avec la pointe au bout de l’aiguillon : « Si vous appuyez ferme, vous crevez la peau. Faut avoir du doigté. Moi, je n’ai jamais fait saigner mes bœufs ».et Fernand conclut avec un brin de nostalgie « Dans les fermes, l’amour des bêtes c’est fini. Aujourd’hui on préfère entendre “péter” les tracteurs. »

Des bœufs pour le travail et pour la fête :

Pour ses bœufs, Fernand avait de l’admiration et de l’affection. Il en parlait avec de l’émotion dans la voix. À eux, il a parlé, chanté.

«À cinq ans, j’ai commencé à garder les vaches du matin au soir »nous dit Fernand, « en partant vers 10 heures, rentrant le soir vers 6 heures, quant on venait me chercher. C’était dur »

Le père et le fils Bordage au labour

A 7 ans, il “touchait” (conduisait) déjà les bœufs, On disait que j’étais un bon boué » (bouvier)

Il a toujours conservé des bœufs. Non pas qu’il fut réfractaire au progrès mécanique : depuis 1956, il possédait un solide tracteur. Mais les bœufs étaient pour lui de précieux compagnons,l’hiver, pour charroyer choux et betteraves, et l’été, depuis 15 ans, pour aller aux fêtes »

De cette participation aux fêtes, il en parle avec enthousiasme. Dans tout l’ouest, chaque été pendant trois mois, il conduisait son attelage de six bœufs précédés de sa jument, pour déplacer la machine à battre sous les applaudissements des foules, ou pour labourer.

Il est allé dans les Deux-Sèvres, le Finistère, les Côtes-du-Nord, le Maine-et-Loire, un calendrier très chargé l’accaparant tous les dimanches. Sa dernière sortie c’était le 3 septembre 1989,près d’Angers.« C’étaient de grosses journées. Dès que les bêtes descendaient du camion, je les lavais…Car, quand elles sont sales, ça ne présente pas ».

Toute sa vie, Fernand a élevé aussi des juments. Les dernières, c’étaient “Paulette” une forte jument poulinière de 8 ans, mélange de race percheronne et bretonne, et “Rainette>”, une jeune pouliche.« En 1940, puis pendant toute l’occupation, mon père a fait saillir sa jument pour éviter la réquisition par les Allemands. Depuis, j’ai toujours eu des poulains. »>A la fin de son activité, deux bœufs “Bas Blanc, Roquet” sont partis à Bordeaux pour la viande. Les deux autres paires, “Viens-tu, Trinquet”et “Capricieux, Charlatan” ont été vendues à Denis Bonnin de la Chaize-le-Vicomte, un collègue voisin qui assurait aussi des fêtes de labours

Le départ des Brosses

C’est après 50 ans de labeur fécond et généreux, que Fernand et sa mère ont quitté la ferme des Brosses pour raison de santé, cette ferme. à laquelle ils étaient très attachés, comme à leur propre bien, appartenant à Michel de Béjarry. Églantine avait 78 ans, Fernand 57 ans. Pour Fernand, ce fut un déchirement : La ferme n’était-elle pas toute son histoire d’homme ? Les terres ont été attribuées à une exploitation voisine : aux frères Perrocheau de la Fouquetterie.

Fernand et Églantine s’installèrent donc dans leur maison, rue de la Végo à Bournezeau., ils méritaient bien leur retraite. Églantine est décédée le 10 janvier 1994, Fernand s’est marié en mai 1995 avec Marie-Thérèse Péaud. Il est décédé le 5 avril 2001.

Grange et écuries des Brosses en 2013

Églantine et Fernand étaient connus dans nos communes. C’étaient des personnages, qui ont marqué les habitants de la commune et dont les noms resteront à jamais gravés dans la mémoire de leurs proches.

Louisette Lemoullec

Propos recueillis dans le journal “Vendée Matin” du 18 octobre 1989.
et dans la revue de Radio Alouette “La fin de la Rabinaïe”
Témoignages : Yvette Guigné/Bordage, Patrick Guigné

Léonnie Biteau (85)

FB_IMG_1585728499145 rc

Léonnie Biteau est une jeune passionnée d’attelages de boeufs. C’est aussi une photographe émérite .

Elle nous présente aujourd’hui son parcours.

Merci à elle pour ce texte ainsi que pour sa précieuse, régulière et importante collaboration au site en nous faisant partager ses clichés.

_______________

Je m’appelle Léonnie, et en octobre 2016, je suis allée à la rencontre du monde des bouviers pour faire un reportage photo. Ces toucheurs de bœufs transmettent leur savoir et leur passion aux jeunes de l’association dans un célèbre parc en France .

On m’accueille volontiers, je suis la seule femme cette année-là. J’ai la chance d’apprendre en même temps que de faire des clichés.

Les premiers bœufs que j’ai menés sont Heureux et Hasard. J’ai mordu à l’hameçon. Après la première année, le reportage est fini et je signe à nouveau pour les années qui suivent.

A la fin de l’été 2018, j’entends pour la première fois parler de « la Fête de la Vache Nantaise » 

On recherche des bénévoles pour tenir un stand afin de présenter la traction bovine. Je me porte volontaire pour les trois jours en septembre. Je ne sais pas à quoi m’attendre.

Merveilleusement bien accueillie, j’ai rencontré beaucoup de passionnés de toute la France. On est continuellement en échange sur des sujets très variés, des remises en question sur certaines pratiques. Beaucoup de moments forts, de souvenirs notamment avec la grande attelée (jusqu’à cinq paires en même temps!). Le prochain rendez-vous est donné dans quatre ans.

Quelques mois plus tard, je suis en Alsace et plus précisément à l’Ecomusée d’Alsace d’Ungersheim. Tous les ans, à la même période pendant le pont du jeudi de l’Ascension, le site accueille le rassemblement national des bouviers. 

Beaucoup de surprises, des personnes venant de toutes les régions de France et des différents pays alentours. On vient chercher des réponses ou découvrir cette pratique singulière dans l’échange.

Fin 2019, j’ai envie de découvrir d’autres techniques, gagner en expérience et rencontrer de nouvelles personnes.

Sur le site « Attelages Bovins d’Aujourd’hui », j’avais repéré une annonce assez particulière. Une personne cherchait quelqu’un pour l’aider à dresser une paire de Highlands de trois ans, pas si loin de chez moi.

Je me suis lancée, et j’y suis allée. J’ai découvert un travail au joug-cadre et l’instauration d’une base pour démarrer le dressage. Un jour, le propriétaire me fait la proposition de me céder ses bœufs. C’était inattendu, je ne pensais pas acquérir une paire à quelques mois de mes vingt-trois ans. J’accepte après réflexion de me lancer dans l’aventure. Je vais pouvoir grandir avec eux, apprendre, évoluer. Dans les prochaines années j’aimerais sortir, faire des animations et quelques événements autour de chez moi, montrer cette paire atypique et sensibiliser les personnes sur la traction animale et la relation que j’ai avec Caramel et Vigoureux, mes Highlands.

En quatre ans, j’ai fait beaucoup de chemin, mais une chose est sûre. Je n’ai jamais été aussi heureuse de m’adonner à cette passion. Ainsi le hasard fait bien bien les choses.

Travail du sol avec des bovins Vosgiens au printemps 2020 dans la famille Durand, Gentioux Pigerolles (23)

Pascal Durand travaille avec les bovins Vosgiens de son père Joseph à la reprise de parcelles au printemps 2020 en Creuse.

Taille d’un joug Charollais, toutes les étapes en vidéo

20200327_173952

Nous vous proposons une suite de quatre vidéos consacrées à la taille d’un joug d’attelage depuis la bille équarrie jusqu’au joug terminé.

Haches, herminettes et planes sont les principaux outils utilisés pour tailler un joug d’attelage sans interventions d’outils mécaniques.

Il s’agit là d’un modèle Charollais dit « découpé » réalisé par Michel Nioulou.

20200324_180322

20200324_185117

20200324_185106

20200325_182701

20200327_094230

20200327_173857

20200327_174059

Rencontres de bouviers 2019 en Alsace, reportage photographique de Léonnie Biteau

Voici en dix-sept parties publiées au fil des jours, des clichés réalisés par Léonnie Biteau aux rencontres de bouviers 2019 à l’Ecomusée d’Alsace d’Ungersheim.

Elle a laissé traîner discrètement son oeil et son cadre sur quatre jours de rencontres riches et diverses.

Merci à elle pour sa remarquable contribution et son travail de qualité.

 Partie 1 

Léonnie BITEAU (1)

Léonnie BITEAU (2)

Léonnie BITEAU (3)

Léonnie BITEAU (4)

Léonnie BITEAU (5)

Léonnie BITEAU (6)

Léonnie BITEAU (7)

Léonnie BITEAU (8)

Léonnie BITEAU (9)

Léonnie BITEAU (10)

Partie 2

Léonnie BITEAU serie 2 (1)

Léonnie BITEAU serie 2 (2)

Léonnie BITEAU serie 2 (3)

Léonnie BITEAU serie 2 (4)

Léonnie BITEAU serie 2 (5)

Léonnie BITEAU serie 2 (6)

Léonnie BITEAU serie 2 (7)

Léonnie BITEAU serie 2 (8)

Léonnie BITEAU serie 2 (9)

Léonnie BITEAU serie 2 (10)

Partie 3

Léonnie BITEAU-serie 3 (1)

Léonnie BITEAU-serie 3 (2)

Léonnie BITEAU-serie 3 (3)

Léonnie BITEAU-serie 3 (4)

Léonnie BITEAU-serie 3 (5)

Léonnie BITEAU-serie 3 (6)

Léonnie BITEAU-serie 3 (7)

Léonnie BITEAU-serie 3 (8)

Léonnie BITEAU-serie 3 (9)

Léonnie BITEAU-serie 3 (10)

Partie 4

Léonnie BITEAU-série 5 (2)

Léonnie BITEAU-série 5 (3)

Léonnie BITEAU-série 5 (4)

Léonnie BITEAU-série 5 (5)

Léonnie BITEAU-série 5 (6)

Léonnie BITEAU-série 5 (7)

Léonnie BITEAU-série 5 (8)

Léonnie BITEAU-série 5 (9)

Léonnie BITEAU-série 5 (10)

Partie 5

Léonnie BITEAU-série 6 (1)

Léonnie BITEAU-série 6 (2)

Léonnie BITEAU-série 6 (3)

Léonnie BITEAU-série 6 (4)

Léonnie BITEAU-série 6 (5)

Léonnie BITEAU-série 6 (6)

Léonnie BITEAU-série 6 (7)

Léonnie BITEAU-série 6 (8)

Léonnie BITEAU-série 6 (9)

Léonnie BITEAU-série 6 (10)

Partie 6

Léonnie BITEAU-série 7 (1)

Léonnie BITEAU-série 7 (2)

Léonnie BITEAU-série 7 (3)

Léonnie BITEAU-série 7 (4)

Léonnie BITEAU-série 7 (5)

Léonnie BITEAU-série 7 (7)

Léonnie BITEAU-série 7 (8)

Léonnie BITEAU-série 7 (9)

Léonnie BITEAU-série 7 (10)

Partie 7

Léonnie BITEAU-série 8 (1)

Léonnie BITEAU-série 8 (2)

Léonnie BITEAU-série 8 (3)

Léonnie BITEAU-série 8 (4)

Léonnie BITEAU-série 8 (5)

Léonnie BITEAU-série 8 (6)

Léonnie BITEAU-série 8 (8)

Léonnie BITEAU-série 8 (7)

Léonnie BITEAU-série 8 (9)

Léonnie BITEAU-série 8 (10)

Partie 8

Léonnie BITEAU-série 9 (1)

Léonnie BITEAU-série 9 (2)

Léonnie BITEAU-série 9 (3)

Léonnie BITEAU-série 9 (4)

Léonnie BITEAU-série 9 (5)

Léonnie BITEAU-série 9 (6)

Léonnie BITEAU-série 9 (7)

Léonnie BITEAU-série 9 (8)

Léonnie BITEAU-série 9 (9)

Partie 9 

Léonnie BITEAU-série 10 (1)

Léonnie BITEAU-série 10 (2)

Léonnie BITEAU-série 10 (3)

Léonnie BITEAU-série 10 (4)

Léonnie BITEAU-série 10 (5)

Léonnie BITEAU-série 10 (6)

Léonnie BITEAU-série 10 (7)

Léonnie BITEAU-série 10 (8)

Léonnie BITEAU-série 10 (9)

Léonnie BITEAU-série 10 (10)

Partie 10

Léonnie BITEAU-série 11 (1)

Léonnie BITEAU-série 11 (2)

Léonnie BITEAU-série 11 (3)

Léonnie BITEAU-série 11 (4)

Léonnie BITEAU-série 11 (5)

Léonnie BITEAU-série 11 (6)

Léonnie BITEAU-série 11 (7)

Léonnie BITEAU-série 11 (8)

Léonnie BITEAU-série 11 (10)

Partie 11

Léonnie BITEAU-série 12 (1)

Léonnie BITEAU-série 12 (2)

Léonnie BITEAU-série 12 (3)

Léonnie BITEAU-série 12 (4)

Léonnie BITEAU-série 12 (5)

Léonnie BITEAU-série 12 (6)

Léonnie BITEAU-série 12 (7)

Léonnie BITEAU-série 12 (8)

Léonnie BITEAU-série 12 (9)

Léonnie BITEAU-série 12 (10)

Partie 12

Léonnie BITEAU-série 13 (2)

Léonnie BITEAU-série 13 (3)

Léonnie BITEAU-série 13 (4)

Léonnie BITEAU-série 13 (5)

Léonnie BITEAU-série 13 (6)

Léonnie BITEAU-série 13 (7)

Léonnie BITEAU-série 13 (8)

Léonnie BITEAU-série 13 (9)

Léonnie BITEAU-série 13 (10)

Partie 13

Léonnie BITEAU-série 14 (2)

Léonnie BITEAU-série 14 (3)

Léonnie BITEAU-série 14 (4)

Léonnie BITEAU-série 14 (5)

Léonnie BITEAU-série 14 (6)

Léonnie BITEAU-série 14 (7)

Léonnie BITEAU-série 14 (8)

Léonnie BITEAU-série 14 (9)

Léonnie BITEAU-série 14 (10)

Partie 14

Léonnie BITEAU-série 15 (3)

Léonnie BITEAU-série 15 (2)

Léonnie BITEAU-série 15 (1)

Léonnie BITEAU-série 15 (4)

Léonnie BITEAU-série 15 (5)

Léonnie BITEAU-série 15 (6)

Léonnie BITEAU-série 15 (7)

Léonnie BITEAU-série 15 (8)

Léonnie BITEAU-série 15 (9)

Léonnie BITEAU-série 15 (10)

Partie 15

Léonnie BITEAU-série 16 (1)

Léonnie BITEAU-série 16 (2)

Léonnie BITEAU-série 16 (3)

Léonnie BITEAU-série 16 (4)

Léonnie BITEAU-série 16 (5)

Léonnie BITEAU-série 16 (6)

Léonnie BITEAU-série 16 (7)

Léonnie BITEAU-série 16 (8)

Léonnie BITEAU-série 16 (9)

Partie 16

Léonnie BITEAU-série 17 (2)

Léonnie BITEAU-série 17 (3)

Léonnie BITEAU-série 17 (4)

Léonnie BITEAU-série 17 (5)

Léonnie BITEAU-série 17 (6)

Léonnie BITEAU-série 17 (7)

Léonnie BITEAU-série 17 (8)

Léonnie BITEAU-série 17 (9)

Léonnie BITEAU-série 17 (10)

Partie 17

Léonnie BITEAU-série 18 (1)

Léonnie BITEAU-série 18 (2)

Léonnie BITEAU-série 18 (3)

Léonnie BITEAU-série 18 (4)

Léonnie BITEAU-série 18 (5)

Léonnie BITEAU-série 18 (6)

Léonnie BITEAU-série 18 (7)

Léonnie BITEAU-série 18 (8)

Léonnie BITEAU-série 18 (9)

Léonnie BITEAU-série 18 (10)

Léonnie BITEAU-série 18 (11)

Léonnie BITEAU-série 18 (12)

Léonnie BITEAU-série 8 (10). Rencontres de bouviers

Les jeunes boeufs de Jean-Yves Ingouf au joug, Plouguenast (22)

 

IMG-20200308-WA0000

Jean Yves Ingouf dresse depuis quelques mois une paire de boeufs Canadien.

Après les avoir joint au joug de garrot, il commence à la mettre au joug de cornes.

Merci à lui pour les photos.

IMG-20200308-WA0002

Baptiste Hérault, Bon-Encontre (47)

 baptiste hérault 1

Baptiste Hérault baigne dans le milieu agricole depuis qu’il est enfant.

Au fil des années, pendant ses vacances, il passe de plus en plus de temps chez son oncle éleveur laitier. Le projet de reprendre la ferme en s’associant avec son cousin est envisagé.

Il passe un bac et un BTS agricole en production animale. En entrant au lycée agricole il se met aussi à l’équitation.

Après ses études avec des stages dans l’élevage intensif et des visites d’abattoirs, il prend conscience que les systèmes de production qu’on lui propose ne lui conviennent pas.

En conséquence, l’association avec son cousin pour reprendre la ferme n’a pas lieu. Il décide alors d’envisager l’élevage autrement et de se servir des animaux comme force motrice dans son travail.

Il a été paysan boulanger en traction animale pendant cinq ans.

Suite à une séparation, il a rebondi de projet en projet, pour trouver un lieu approprié pour exercer.

Actuellement prestataire de service en traction animale équine et bovine, il fait surtout du dressage de chevaux et de la formation.

Au printemps 2020, il va s’installer avec sa compagne dans le Gers sur une ferme maraîchère en traction animale avec des ânes, des chevaux, des mules et des bœufs au travail.

Il envisage de prendre une paire de jeunes Aubrac d’ici peu pour les dresser et avoir une paire à la vente, car en plus des demandes de formation en traction bovine, s’ajoute celle d’animaux dressés.

Actuellement, il a une paire de bœufs Highlands (Targos, le noir et Marzin, le roux) achetés à 8 mois dans un élevage à viande dans le Gers. Ils ont été castrés à 18 mois et ont maintenant 6 ans.

Dès l’achat, ils ont été progressivement sociabilisés, mis en confiance. Ils partagent aujourd’hui la compagnie de chevaux de trait, mules et un poney du fils de Baptiste.

Ce sont des animaux d’un bon gabarit pour leur race. Ils travaillent bien et régulièrement mais pas assez en ce moment aux yeux de leur propriétaire.

Ils ont aussi fait une saison complète de maraîchage en 2018 en prêt chez une amie.

Ils sont attelés en paire au joug et Marzin, le roux, travaille en solo au collier.

Baptiste Hérault mène à l’épaule gauche à l’aiguillon mais va prochainement les travailler en guide

 Retrouvez un article de la Dépêche de janvier 2019 consacré à Baptiste en cliquant ici.

baptiste hérault 4

Claire Declide, MOUTON (16)

Photo 4 bis Léon débardage Septembre 2019

Claire Declide, céréalière bio en Charentes, nous communique un texte sur son expérience et ses projets de jeune bouvière. Nous la remercions vivement pour sa contribution.

__________________

Céréalière en Charente, je suis accompagnée par Léon, un Vosgien de deux ans et demi, depuis le mois de Mai 2019. Il vient de l’élevage de Monsieur Philippe Kuhllmann et a été débourré (en solo par l’arrière) par Manu et Émile Fleurentdidier en Avril 2019.

Je viens de la traction équine, que je pratique en «loisir» au sein de l’association des Traits Charentais depuis 2016, date d’achat de ma jument de trait, Ella.

J’ai suivi quelques formations en traction équine (BPREA, Haras Nationaux) avant de connaître les bœufs en Septembre 2018.

Photo 3 Léon spectacle Traits Charentais Aout 2019

Je rencontre une paire de bœufs chez Manu et Émile à Moulismes dans la Vienne et découvre ainsi le travail des bovins. Je suis tout de suite très séduite: ils ont des gabarits plus petits qu’un cheval de trait, ils sont plus rustiques, ils passent partout, sont braves dans le travail et d’une excellente compagnie (calmes et affectueux). Naturellement, ils m’ont paru plus accessibles que le cheval: une santé moins délicate, une facilité d’entretien au quotidien, des aptitudes rapides au travail malgré leur jeune âge.

Photo 2 bis Léon et Emile éducation Mai 2019

C’était un peu «fou» de ma part de vouloir un bovin de travail, car j’ai très peu d’expérience de travail et surtout, je ne viens pas d’une famille qui pratiquait l’élevage (bovin ou équin d’ailleurs). J’avais donc peu de notions sur leur comportement, leur santé et leurs besoins, mais j’avais conscience, avec l’expérience de ma jument, que toute la bienveillance du monde ne valait pas de solides connaissances en élevage…

Photo 4 ter Léon vignes Octobre 2019

Mais bon, Léon est arrivé ici, à deux ans, entier encore et j’ai fait tout mon possible pour lui fournir un environnement adéquat. Aujourd’hui, il s’entend très bien avec Ella, et ils vivent bien ensemble.

Dès son arrivée en Mai 2019, il a tout de suite été mis au travail, je le sortais, plusieurs fois par semaine, pour lui apprendre les ordres, en ajoutant, au fur et à mesure, des outils.

Nous avons commencé par lui faire faire des traînes en débardage, un peu de débusquage, de l’entretien de haies et il connaît aussi le travail de hersage de prairies.

Photo 5 Léon débardage Novembre 2019

J’essaie, selon mes disponibilités, de le faire travailler une fois par semaine au minimum, mais ce n’est pas toujours évident. Léon voyage très bien cela dit, ce qui nous permet de nous déplacer aisément.

Les sessions les plus intéressantes, doivent durer plusieurs jours pour mettre en place des automatismes, tant pour lui que pour moi.

J’ai découvert que Léon était aussi un très bon compagnon de marche. Avec le mauvais temps que nous avons connu ces derniers mois, impossible de faire des travaux agricoles dans de bonnes conditions, alors j’ai décidé que nous irions marcher afin d’essayer le bât. Je n’ai pas de bât ici mais j’ai essayé de lui mettre de petites charges sur le dos pour qu’il s’y habitue et cela n’a jamais posé problème. Je me suis aussi amusée à lui monter dessus, ce qu’il a très vite accepté aussi.

Photo 4 Léon débardage Septembre 2019

Castré en décembre 2019, il a passé un mois sans travailler. Depuis janvier, nous arrivons à programmer du travail, notamment du débardage, qui est, selon moi, l’une des activités agricoles les moins répétitives.

J’espère pouvoir le mettre au labour ainsi qu’à l’attelage cette année. A terme, j’aimerais pouvoir travailler notre (petite) vigne, pouvoir nettoyer mes haies et mes arbres sur la ferme avec lui, et aussi avoir un minimum de production en pommes de terre, maïs, haricots blancs que nous pourrions entretenir ensemble.

J’aimerai avoir le plaisir futur d’échanger avec vous, les autres bouviers, tant sur le travail que sur la joie de passer du temps avec nos compagnons.

Claire.

 

 

 

 

Paire de boeufs Vosgiens à vendre, Montagny-près-Louhans (71)

20190329_112810 rec

Marcel Margerit vend une paire de boeufs Vosgiens de 5 ans (nés Mars et Mai 2015).

Caractère doux et docile. 

Issus de l’élevage de Philippe Kuhlmann (Cliquez ici pour voir) et dressés par ses soins à Soultzeren (68). Travaillés ensuite par Marcel Margerit, ils sont menés par devant et par derrière en guides.

Voir l’article sur le hersage de prairies chez lui en 2019 en cliquant ici.

Contact: 

Marcel Margerit

240 chemin de verdin

71500 Montagny-près-Louhans

06 81 09 47 49

20190329_112958

 

Formation traction bovine 2020, Baptiste Hérault, BON ENCONTRE (47)

baptiste hérault 1

Baptiste Hérault, prestataire en traction animale , utilise des chevaux et des bovins. Il a une paire de boeufs Highlands (voir en cliquant ici).

Il propose des formations à la traction animale équine et bovine.

Les formations à la traction bovine (voir en cliquant ici), bœufs et/ou vaches, sont proposées par le biais de Prommata. Elles peuvent être financées par Vivéa dans le cadre de formations professionnelles agricoles.

Le module de base de deux  jours :

-Approche des bovins et type d’attelage :

     Les 18 et 19 Février

     Et les 27 et 28 Aôut.

Le module de perfectionnement :

-Gérer un attelage bovin :

     Du 8 au 12 Juin.

     Et du 5 au 9 0ctobre.

Contact:

Baptiste Hérault

baptiste@lavache.com

06 41 23 86 53

facebook.com/baptiste.herault.90

baptiste hérault 4

 

1 … 20 21 22 … 79
↑
↓