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A vendre, une paire de bœufs Béarnais et un bœuf Bordelais, manipulés, à dresser, Asasp-Arros (64)

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Bonjour à toutes et tous, à vendre une paire de bœufs de race Béarnaise de deux ans.

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Nous avons aussi un bœuf de trois ans de race Bordelaise .

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Ils sont tous les trois manipulés tous les jours, idéal pour la  traction  animale.

Pour tous renseignements, vous pouvez me contacter par téléphone au 07 81 70 18 70 

Liage des vaches de Pierre Nabos (Gers)

Méthode de liage utilisée par Pierre Nabos du Gers avec ses vaches Béarnaises.
Film réalisé à l’occasion du rassemblement de nombreux bouviers au sein du pôle traction animale de de la fête de la vache Nantaise, Le Dresny (44) en 2018

A vendre paire de boeufs Béarnais dressée, Bordes (64)

Boeufs

A vendre paire de bœuf pure race Béarnaise 
Agés de 7 ans 
Dressage à la traction et au débardage.
 
Très gentils et très bien éduqués.
Renseignements au 06 60 13 44 50 
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Roland COSTEDOAT, ARGELOS (40)

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Fête du maïs, Laas octobre 2020

Roland COSTEDOAT nous communique ce texte de présentation de son travail.

Nous l’en remercions.

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Un passionné, Roland de PEDEBIDAOU.

Durant ma période d’activité d’agriculteur, je voulais, à la retraite, dresser une paire de vaches au joug comme d’antan.

J’ai choisi deux « Béarnaises », race de travail d’ici d’autrefois, que l’on appelait à l’époque « Blondes des Pyrénées». J’ai donc acheté 2 génisses de 6 mois que j’ai, au fur et à mesure de leur croissance, appris à me suivre et à marcher en rythme avec le joug.

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Foire de Bordeau Juin 2019

La Béarnaise est une vache rustique. Elle porte une robe blonde froment et ses longues cornes sont évasées en lyre. Cette race est en voie de disparition et est donc classée en « sauvegarde de la race ».

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Fête du maïs Laas octobre 2020

Aujourd’hui encore des passionnés dressent des animaux et parcourent des foires et autres rassemblements, pour des démonstrations.

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Fête des Semailles Arudy, Octobre 2019

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Fête du maïs Laas, octobre 2019

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Fête du maïs Laas, octobre 2020

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Château de Montaner 1200 ans du blason, Octobre 2020

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Foire St Michel Maubourguet, Septembre 2020

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Château de Montaner 1200 ans du blason, Octobre 2020

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Foire St Michel Maubourguet, Septembre 2020

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Fête des Semailles Arudy, Octobre 2019

Mes expériences « bovines », Viviane Dautais, Courtauly (11)

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Je vais essayer de vous écrire un article sur mes expériences « bovines. »

Passionnée d’équins dès mon plus jeune âge, j’ai acquis mon premier cheval à dix ans, un vif Camarguais destiné au triage des taureaux. Je suis d’abord cavalière, fascinée par les animaux de travail, et j’ai  passé un Certificat de Spécialisation pour le métier de Cocher en 2006 au CFPPA de Montmorot, suite à un voyage en attelage qui avait débuté dans le Minervois et s’était achevé dans le Jura.

J’ai suivi la formation en réalisant des stages dans diverses fermes, en différents lieux (Belgique, Ariège, Pyrénées-Orientales, Jura, etc…). Entre-temps, je me suis occupée du petit troupeau de la maison, trois mules et quatre chevaux, et j’ai pu expérimenter  différentes attitudes et aptitudes de ces agréables compagnons.

Les mules ont une énergie qui me dépasse par moment, ayant de très jeunes enfants à cette époque et n’étant pas disponible à cent pour cent. Les chevaux de trait manquent de régularité dans le travail de la terre (ce qu’ils ont fini par acquérir avec le temps !) et on me conseille régulièrement les bovins !!

L’histoire du boeuf a donc commencé avec l’arrivée de Mireille et Niko, des éleveurs-voyageurs qui, cherchant un lieu pour fabriquer un « travail » afin de ferrer leurs vaches, se sont arrêtés à la maison quelques jours.

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Partis des Pyrénées-Atlantiques pour se rendre dans les Alpes, où une estive les attendait, ils ont fait une halte de plusieurs jours, ce qui m’a permis  de leur faire part de mon « coup de coeur » pour Nougaï, leur jeune veau Béarnais.

Et puis, les voyageurs sont repartis, sept mois se sont écoulés, et la vie a continué lorsqu’un coup de fil inattendu est arrivé disant ceci: « Viviane, ton veau est sevré, il t’attend dans le Vaucluse ! »

Partagée entre le doute et l’envie, je pars avec mes deux filles enchantées chercher Nougaï, déjà costaud, qui rentre tout juste dans le petit van qu’on m’a prêté pour l’occasion. A l’aise avec la bourrellerie, j’ai pu, avec mon rouleau de cuir, réaliser un licol sur mesure.

Nougaï est arrivé fatigué et perdu dans son nouveau chez lui : une belle clôture deux fils et un box de trois par trois l’attendaient (il semblait tout petit). Rapidement je lui mets une brave jument de trait pour lui tenir compagnie et prends un rendez-vous avec le vétérinaire pour la castration (étape délicate). Nous allons le voir, le brosser presque tous les jours afin qu’il s’habitue à nous, il est content de nous entendre arriver, fort démonstratif, il meugle et nous suit le long de la clôture lorsqu’on part.

Et puis très vite, j’ai commencé à vouloir faire des promenades au licol, et de loin, impossible de savoir qui mène qui, et puis, petit à petit, plus de doute, c’est moi qui le mène. Il tient à l’attache et monte dans le camion sans difficulté.

Mes deux filles et moi décidons de partir à la Mer, cinq jours de balade, une jument pour soulager mes deux filles et le boeuf bâté pour porter nos affaires, ainsi que la marche pour tisser la confiance et le voyage pour tester nos envies et notre tenacité.

Le voyage est magnifique, l’accueil que suscite notre petite tribu me « bluffe », la présence du boeuf surprend, le saugrenu du projet amuse les gens et la présence de Nougaï pousse au respect.

La bienveillance naît grâce à la présence de mes deux filles et du boeuf, j’en reste complètement stupéfaite !

De retour de ce petit périple, j’entreprends d’atteler Nougaï, il accepte le harnais sans souci, étant  déjà habitué à l’attache sur une chaîne de six mètres cinquante, il n’est pas surpris par le contact des « traits » qui viennent régulièrement dans ses pattes. Il tire très vite son pneu par monts et par vaux, les enfants se régalent de descendre et monter sur celui-ci, et rient  sans arrêt, oubliant même la présence de l’animal.

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Le convoi est heureux et l’entreprise a fonctionné parfaitement. J’essaye par la suite de le mener avec les longues rênes plutôt qu’à la tête, ce qui le déstabilise un peu dans les premiers temps et qu’il accepte par la suite. Je nous sens donc prêts pour « tenter » le Grand Jour, le jour où nous allons mettre Nougaï dans les brancards devant l’attelage agricole 4 roues. J’ai toujours une bonne montée d’adrenaline à ce moment-là, ayant déjà essuyé quelques départs dynamiques. Je choisis une petite route légèrement montante sur laquelle le boeuf n’aurait pas trop à tirer. Les premiers trois cent mètres vont bien, et puis une légère descente provoque le contact de « l’avaloir », surprenant Nougaï qui se met au trot. Cela m’ oblige à lâcher les seuls liens qui nous unissent. Nougaï rentre dans un grand pré longeant la route, galope, pour finalement s’arrêter, essoufflé. Il nous attend, inquiet.

Nous reprenons donc les « commandes » et repartons jusqu’à la maison bien tendus mais quand même satisfaits par cette première sortie. Quelques jours après, nous reprenons le boeuf entre deux barres en bois et reculement serré afin de le désensibiliser, nous faisons plusieurs sorties en le contraignant régulièrement, ce qu’il accepte petit à petit.

Par la suite, nous sommes repartis avec un attelage tiré par une jument et le boeuf monté ou bâté vers l’Ariège par la Voie Verte (Mirepoix-Foix-Saint Girons). Ce voyage nous permet de déménager certains animaux vers notre prochaine destination, car nous allons nous installer sur la Ferme des Moulis (09290 Camarade).

Nous n’avons pas ré-attelé le boeuf sur ce périple comme il était prévu, car nous avons rencontré sur notre chemin trop de marcheurs et de cyclistes en cette période estivale. De plus Nougaï est vite sensible des pieds et cherche rapidement à marcher sur le bas-côté.

Pour les connaisseuses et les connaisseurs, vous comprendrez très vite que ce genre de périple avec un bovin créait des « noeuds administratifs » plutôt désagréables. J’avais pris soin avant de partir  de faire faire à Nougaï une prophylaxie (une prise de sang) pour pouvoir prouver au cas où, que mon animal n’était pas porteur de maladies contagieuses, mais la démarche est apparue incomplète et on me culpabilisa d’avoir mal fait, la bonne démarche étant de créer un nouveau « Cheptel », d’obtenir un nouveau numéro afin d’être enregistré en Ariège, de procéder à une première prophylaxie quinze jours avant « l’introduction »(dans le cheptel nouvellement créé) et de faire une seconde prophylaxie quinze jours après « l’introduction ».

Ces démarches n’ayant « ni queue ni tête » me concernant, puisque mon cheptel n’est composé que d’un seul bovin, je contacte donc la Chambre d’Agriculture de l’Aude afin de faire passer Nougaï pour un animal « forain » voué au nomadisme. J’attends encore leur réponse bien que je commence à me dire que je vais sûrement chercher une autre maison pour Nougaï afin qu’il travaille davantage.

Alors voici la vraie raison de cet article : Je cherche une bonne maison pour Nougaï !! Une maison où il ne finira pas en steaks tout de suite, car ça tout le monde peut s’en occuper et c’est une prédiction qu’il a déjà assez souvent entendue ! Nougaï est sensible, heureux et loyal, c’est un animal de coeur qui donnera sans compter car il a appris à aimer l’humain et ça … ce n’est pas une évidence pour tous les êtres vivants !!

Si vous êtes prête ou prêt à l’aimer, venez le voir et … peut-être deviendra-t-il votre compagnon de vie et de travail comme il l’a été pour nous. Je serais par ailleurs intéressée pour terminer d’atteler Nougaï à la quatre roues, et serais prête à rémunérer une personne pour venir à la maison une semaine afin de le travailler à deux.

Viviane Dautais

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A vendre boeuf Béarnais bâté, monté, Courtauly (11)

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Viviane Dautais vends Nougaï, son boeuf Béarnais, bâté et monté.
Il est doux et docile.
Contact:
Viviane Dautais
Caratge
11230 Courtauly
06 87 81 89 98

Autrefois le Couserans, du 1 au 4 Août 2019, le plus grand rassemblement d’attelages bovins de France (09)

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« Autrefois le Couserans »  reste le plus grand rassemblement d’attelages de bovins en France.

A l’occasion de cette fête populaire rurale, dix-huit attelages bovins défileront dans la cité de Saint-Girons accompagnés de la Marraine et invitée d’honneur de cette Année, Renée Bagelet, bouvière réputée sur laquelle ont été réalisé un film par René Duranton et un livre par Jacques Laporte.

Cliquez ici pour voir le programme.

Voir aussi tous les articles du blogs en cliquant ici.

 Liste des participants avec leurs attelages bovins:

Races GASCONNE, LOURDAISE, LIMOUSINE, BEARNAISE,

SALERS, CASTA, BRUNES DES ALPES et AUBRAC

Les BOUVIERS

Gérard RESPAUD 

Erika PONS

Christian SARAMEA

Joel MAULEDOUS 

Alain LABORDE 

Francis BAZERQUE 

Jean AJALON qui avait arrêté toute activité d’attelage bovin depuis 10 ans et qui, cette année, nous présente une jeune paire de vache et une velle de 4 mois avec sa petite fille Elodie.

Daniel HOURQUIEG 

Pierre NABOS 

François CAUJOLLE  et son épouse Renée

Pierre BONZOM  et sa fille Sandrine

Gilbert SERIN

Edouard SOUQUE 

Olivier COURTHIADE avec une paire plus un boeuf solo

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Fête de la vache Nantaise 2018, pôle traction animale, un grand rassemblement de bouviers

 fête 2018 de la vache Nantaise (114). Fête de la vache Nantaise

Jean-Bernard Huon au labour à deux paires

Au Dresny, Plessé (44), la fête de la vache Nantaise qui a lieu tous les quatre ans, s’est tenue cette année du 7 au 9 septembre 2018.

Le coeur de l’événement s’organise autour des races animales d’élevage à faible effectif. Cette année, le porc Basque en était l’invité d’honneur. L’esprit de ce grand rassemblement est axé autour de l’agriculture, des techniques durables, respectueuses de l’environnement, qui s’orientent vers une transition écologique. La fête s’étend sur 10 hectares souvent à l’ombre de grands arbres.

Le pôle traction animale

Le pôle traction animale sous la responsabilité entre autres de Christine Arbeit et Joseph Durand, paysans en traction animale au Dresny, est l’un des points forts de la fête.

Un hectare de terrain partagé en une surface de vigne, une parcelle de maïs et une grande terre de labour a permis à de nombreux attelages de chevaux, mules, mulets, ânes et bovins de travailler tout à leur aise.

Une seconde parcelle de vigne était placée en dessous de l’espace de débardage sur un terrain en pente.
De nombreux stands aux abords de la parcelle de démonstration, permettaient au public de découvrir et d’échanger autour de la traction animale, du matériel, des structures de formations, des artisans, des structures de promotion et de développement de la traction animale.

Etaient présents:

Entreprise JOURDANT avec Stéphane PARRAIN (Cliquez ici pour voir)

Entreprise EQUINOXE avec Daniel Pasquet (Cliquez ici pour voir)

Entreprise VITI-MECA avec Gilles Duvin (Cliquez ici pour voir)

Entreprise BERNARD MICHON HIPPOMOBILE (Cliquez ici pour voir)

Coopérative d’auto-construction L’ATELIER PAYSAN (Cliquez ici pour voir)

Association HIPPOTESE (avec les mesures de force de traction) (Cliquez ici pour voir)

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Entreprise AFH avec Stéphanie Boudin, bourrelière, pour la sellerie et le harnachement. (Cliquez ici pour voir)

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Emmanuel Fleurentdidier et Jérémy Bulteau

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Jean-Marc Chauveau aidé de Francis

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Emile Fleurentdidier

Les causeries

Deux tables rondes ont été orchestrées par Christine Arbeit et Jo Durand.

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Christine Arbeit

La première faisait le point sur la traction bovine, la manière de transmettre les savoir-faire par les formations et la promotion sous toutes ses formes.

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La seconde était axée sur l’utilisation de la traction animale dans un système d’agriculture durable. Il a été question de la pertinence de l’introduction de la traction animale dans un système de production. Le discours très réaliste qui s’est dégagé de cette causerie a bien mis en évidence que faire de l’agriculture autrement ne signifie pas de la faire n’importe comment.

Un jeune en installation doit à la fois trouver des terres, mettre en place un système de production, un système de vente, la technicité, la gestion et l’organisation de l’ensemble. Si dès le début, il veut à
tout prix intégrer de la traction animale uniquement par conviction, mais sans connaissances, il ajoute une grande difficulté technique et une perte de temps à la mise en route de son projet.

De fait, il est apparu qu’il vaut mieux, dans un premier temps, s’installer dans un système de petite mécanisation pour avoir le temps d’apprendre à gérer techniquement la production et la vente, puis d’intégrer progressivement la traction animale. Il apparaît ensuite qu’il n’est pas forcément économiquement intéressant d’entretenir un animal pour quelques heures de travail par semaine, d’autant plus pénalisé au début par un manque de maîtrise et d’efficacité compromettant la réussite de l’installation et la crédibilité du système.

A contrario, pour qui maîtrise l’attelage et l’animal, l’investissement est moindre qu’en agriculture mécanisée.

Le problème du foncier et de la possibilité d’avoir des terres pour exploiter a aussi fait l’objet de discussions. Plusieurs exemples concrets ont été évoqués en présentant des solutions alternatives qui permettent d’échapper à la main mise de la SAFER sur les cessions de terrain qui bloquent la mise en place et le développement de projets hors agriculture « conventionnelle ».

Le coin des bouviers et les démonstrations

La traction bovine était bien présente sur les stands comme sur le terrain.

Emmanuel Fleurentdidier, en plus d’avoir sa paire de boeufs au travail sur le champs de démonstration, présentait son activité de « Traits malins » ainsi que les formations qu’il propose autour de la traction animale en particulier celle en traction bovine réalisée du 17 au 21 septembre 2018 à Moulismes (86).

20180907_130318De gauche à droite, Christine Arbeit, Jérémy Bulteau, Thomas Lippolis, Laurent Martin

Thomas Lippolis de l’Ecomusée d’Alsace a pu expliquer et promouvoir le travail fait autour de la traction animale au sein de la structure ainsi que les formations traction bovine qu’il propose depuis un an avec Philippe Kuhlmann comme formateur. Deux stages ont déjà eu lieu fin 2017, un au début 2018 et un autre organisé du 5 au 9 novembre 2018 à Ungersheim (68).

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Durant la journée du vendredi, ce sont les scolaires de tous niveaux qui sont passés sur les stands et vers la parcelle de démonstration du pôle traction animale. La visite de plusieurs lycées agricoles a permis aux élèves de découvrir le travail agricole en traction animale. Suite à de nombreuses questions, plusieurs jeunes se sont d’ailleurs rapprochés des structures de formations pour envisager de faire des stages et de s’orienter dans cette voie.

On peut noter aussi que plusieurs jeunes fils d’agriculteurs locaux organisateurs de la fête, sont restés durant les trois jours auprès des bouviers. Certains ont observé, d’autres ont pris l’aiguillon pour mener, sous l’oeil prudent de leur propriétaire, des paires de bovins en particulier avec Pierre Nabos qui, avec Emile Fleurentdidier, était l’un des plus jeunes des bouviers de la fête.

La découverte et la pratique de ces jeunes ont sûrement  fait naître des vocations qui feront, à l’avenir, perdurer la pratique .

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Laurent Avon à gauche en compagnie de Philippe Kuhlmann, deux militants pour les races anciennes et la traction animale bovine

Nous avons aussi eu la chance de croiser Laurent Avon en visite sur la fête. C’est la personne incontournable du milieu de l’attelage bovin et des races locales à faible effectifs en France. C’est grâce à son travail que nous avons pu développer le blog en contactant les bouviers qu’il avait répertoriés.

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Démonstration de liage du Morbihan

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Une apprentie adroite!! 

L’Académie des Bouviers du Puy du Fou, sous la houlette de Laurent Martin accompagné de Léonie Biteau, Jérémy Bulteau, Julien Siaudeau, Lionel Rapin et Simon Robet, abordait également le volet formation traction bovine proposée aux bénévoles qui la rejoignent. Cette académie uniquement réservée aux Puyfolais, rassemble de très nombreux jeunes très motivés, et assure une formation soutenue de meneur avec une ouverture vers la pratique professionnelle chez les paysans bouviers par des stages d’un à plusieurs jours en situation dans les fermes (Jo Durand, Jean-Bernard Huon…).

On pouvait également sur le stand pratiquer et apprendre le liage des bovins sur une tête cornée.

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Lionel Rouanet, jougtier

Durant la fête, Lionel Rouanet a taillé un joug du type « Aveyronnais» à partir d’une grume de frêne livrée sur le site dès jeudi soir. Les trois jours de manifestations ont permis d’amener la taille presque à son terme. Les questionnements du public et les explications nombreuses apportées par Lionel ont bien sûr ralenti le travail. Mais le fait que le joug n’ait pas pu être terminé complètement sur trois jours, est la preuve de l’intérêt qu’a pu susciter la présence d’un des derniers (et jeune) jougtiers de France, dont l’apprentissage s’est déroulé auprès de René Alibert, fabricant de jougs réputé de l’Aveyron, disparu en Août 2017.

Lionel présentait un beau panel de ses productions de jougs Aveyronnais mais aussi des jougs de garrots, des jougs de parade de départ en estives et des jougs d’homme pour les transports à l’épaule.
On pouvait aussi découvrir tous les accessoires pour l’attelage des bovins (paniers, coussins d’attelage, liens, anneaux d’attelage en cuir torsadé, vire-mouches).

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Véronique Nioulou, fabrication de coussins d’attelage en laîches

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Véronique tresse à 4 pour la fabrication des vire-mouches tressés en fil de lin

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Emilie une toute jeune apprentie assidue durant les trois jours, tresse à quatre des vire-mouches en fil de lin

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Vire-mouches tressés

Véronique Nioulou fabriquait des coussins d’attelage de bovin en laîche du modèle « Charollais » et des vire-mouches tressés (modèle Haute-Garonne). Emilie, fille d’éleveur de moutons d’Ouessant exposant sur la fête a été fascinée par le tressage du lin pour réaliser les vire-mouches que Véronique réalise. Elle est restée dès le premier jour sur le stand et a fabriqué aussi bien des coussins d’attelages que les vire-mouches.

J’ai personnellement présenté sur le stand de Lionel et Véronique un film « synthèse » sur l’attelage bovin en France réalisé à partir des documents présents sur le blog.

Que ce soit pour les jougs ou pour les accessoires d’attelage, ces techniques maintenues grâce à quelques uns, mais cependant nécessaires aux bouviers, ont été le sujet de nombreux questionnements et étonnements, en particulier sur le fait que ces objets soient réalisés dans un cadre utilitaire. Il faut noter que les mêmes questions revenaient aussi pour les attelages, qu’ils soient bovins ou équins. En effet, le public a souvent découvert que la traction animale n’est pas, comme ils le pensent, une pratique ancienne et d’hier, mais bien une réalité qui s’inscrit dans une pratique actuelle et quotidienne, professionnelle et maîtrisée.

Les attelages bovins comptaient un bel effectif rassemblé pour ces trois jours.

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Presque tous les bovins présents (il manque deux génisses Vosgiennes)

Pas moins de 13 boeufs, génisses et vaches étaient au travail avec leurs bouviers.

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Emmanuel Fleurentdidier de la Vienne et sa paire de boeufs Vosgiens qui travaillent également en solo.

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Jean-Bernard Huon de Riec-sur-Belon (Finistère) avec ses deux paires de boeufs Nantais et Pie-Noire Breton.

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Pierre Nabos du Gers avec sa paire de vaches Béarnaise.

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Jean-Marc Chauveau de Chaumes-en-Retz (Loire-Atlantique) avec sa paire de jeunes vaches Nantaises.

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Jo Durand, le régional de l’équipe, avec ses animaux Vosgiens, un boeuf solo et deux génisses en guides.

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Philippe Kuhlmann, à gauche

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Francis Bazerque à gauche et Joseph Durand à droite

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A gauche, Guy Chautard, éleveur, dresseur et meneur de Ferrandaises, en discussion avec Joël Blanc (au fond)

Bien qu’ils soient venus sans animaux, la présence de bouviers référents comme Philippe Kuhlmann du Haut-Rhin ou Joël Blanc de l’Aveyron, tous les deux paysans utilisateurs de la traction bovine et de Francis Bazerque de Haute-Garonne (Cliquez ici pour voir), bouviers utilisateurs de vaches Lourdaises, a permis aussi d’échanger avec eux autour de la traction animale, en particulier lors des « causeries ».

On a pu aussi croiser Guy Chautard, éleveur, dresseur et meneur de Ferrandaises, mais plutôt occupé au stand de la Ferrandaise, au village des races.

Cozette Griffin Kremer et Nicole Bochet, observatrices et promotrices actives du milieu, étaient également aux côtés des bouviers.

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Jo Durand et son boeuf en dressage au collier en solo dans la vigne

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Les jeunes Nantaises de Jean-Marc Chauveau au sarclage

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          Jean-Marc Chauveau affiche la satisfaction du travail de ses jeunes animaux

Au cours de ces trois jours, on a pu voir évoluer des animaux qui ont l’habitude de travailler. Seule la paire de jeunes Nantaises de Jean-Marc Chauveau et les bovins Vosgiens de Jo Durand avaient moins d’expérience que les autres puisqu’ils sont en fin de dressage, mais les animaux ont rapidement intégré la situation inédite pour eux et n’ont en rien abaissé le niveau de travail. On
peut même dire que trois jours de travail à la fête de la vache Nantaise comptent largement pour trois semaines de dressage à la maison !!!

Durant ces journées, les paires se sont partagé les matériels anciens et modernes pour labourer, herser, sarcler, butter.

Jean-Bernard Huon qui travaille chez lui ses quinze hectares de terre uniquement avec ses deux paires de boeufs, a labouré tantôt à une paire, tantôt à deux, avec différentes charrues, brabant, Dombasles à rouelle, mais aussi avec des outils modernes proposés par les constructeurs.

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Jean-Bernard Huon et son aide au labour avec les boeufs Nantais devant et les boeufs Pie Noire Breton derrière

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 Les Nantais de Jean-Bernard Huon au labour

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Les Pie noire tirent la raie au maximum sans dévier

On pouvait bien noter l’habitude de ces animaux au labour surtout au moment des demi-tours où, successivement, les deux paires emmènent bien l’attelage au bout du rang avant de virer. Le travail des Pie-Noire placées à la charrue en deuxième position est caractéristique : imperturbables, bien que les Nantais du devant aient déjà viré, ils tirent parfaitement le rang jusqu’au bout, le nez dans la barrière, sans dévier. Il faut noter que pour des raisons de sécurité, ces deux paires étaient menées à eux sur la fête, alors que chez lui Jean-Bernard laboure seul et réalise les demi-tour à la voix en restant derrière au brabant pour détourner.

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Manu Fleurentdidier manipule des troncs

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« La Forcat » au travail avec un boeuf solo d’Emmanuel Fleurentdidier

Outre le travail en paire qu’il a mis en oeuvre sur différents matériels et en débardage, Manu Fleurentdidier ainsi que son jeune fils Emile, bouvier depuis l’enfance, a aussi travaillé avec ses boeufs attelés en solo en sarclage, petit labour et buttage avec, entre autre, « la Forcat », un petit porte-outil espagnol à brancards, simple et léger, idéal en maraîchage.

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Pierre Nabos avec ses deux belles vaches Béarnaises a démontré une nouvelle fois ses qualités de dresseur et de meneur avec deux animaux calmes, parfaitement aux ordres et volontaires au travail.

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Jean-Marc Chauveau et ses deux jeunes vaches Nantaises qui ont encore besoin de travail et d’expérience vu leur jeune âge, a parfaitement bien assuré ses démonstrations et la rencontre avec les autres bouviers a été aussi pour lui un grand moteur de motivation pour la suite de son travail.

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Jo Durand a pris en guide un jeune boeuf Vosgien qu’il a progressivement mis à la traction, en particulier au griffage dans l’espace des vignes. Il avait aussi deux jeunes vaches Vosgiennes utilisées par une équipe de réalisation de torchis en terre. Les deux bêtes menées en guide brassaient la terre humidifiée en la foulant aux pieds au fond d’une tranchée circulaire. Les bêtes ont été menées sans encombre par les membres de l’équipe des maçons, malgré le travail répétitif en rond serré que les animaux ont ordinairement parfois du mal à réaliser sans énervement.

La grande attelée 

Le dimanche, l’équipe des bouviers a décidé de réaliser, pour se faire plaisir, une grande attelé avec les cinq paires disponibles sur le site.

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Elle a été mise en oeuvre au labour avec un brabant. De la tête de l’attelage à la charrue se succédaient, la paire de boeuf Vosgiens d’Emmanuel Fleurentdidier, la paire de vaches Béarnaises de Pierre Nabos, la paire de vaches Nantaises de Jean-Marc Chauveau, la paire de boeufs Nantais de Jean-Bernard Huon et sa paire de Pie-Noire Bretons.

Bien sûr la taille du brabant, la qualité du sol et son état ne nécessitaient en rien autant de puissance de traction, mais l’image était symbolique et le reflet d’un dressage des animaux et du savoir-faire de leurs meneurs. C’est sans difficultés que le labour s’est effectué pendant une bonne demi-heure avec de nombreux demi-tours, tous réalisés par les cinq paires sans problèmes malgré des chaintres assez courtes. La situation était assez rare pour que les spectateurs nombreux et les acteurs de la traction bovine s’en imprègnent et savourent à la fois la réussite technique de menage et l’image rare et majestueuse de cinq paires attelées au labour.

En attendant la prochaine !

C’est sur cette belle et rassurante expérience que s’est achevée une fête sans égale et parfaitement réussie.

Chez les bouviers, un tel rassemblement est une aubaine pour les rencontres et les échanges. Trois jours permettent aussi de créer des liens pour ceux qui ne se connaissent pas. De l’avis de beaucoup, tous ont humainement passé des moments forts et chargés de positif.

Les 60000 spectateurs ont eu l’occasion, entre autres, de découvrir la traction animale sous un aspect professionnel et non « folklorique » comme souvent dans des démonstrations publiques.
Les échanges qu’ils ont pu avoir avec les meneurs et les artisans leur ont permis aussi de repartir avec une autre vision de la traction animale.

Face aux rapport alarmistes récents des experts du GIEC, la pratique professionnelle de la traction animale que les visiteurs ont pu voir à l’oeuvre, est sûrement, à son niveau, une des solution pour relever les défis écologiques qui s’imposent à tous pour la sauvegarde de l’humanité. Il est aussi parfois bon de rappeler à tous que la mécanisation de l’agriculture ne concerne que 3% des agriculteurs mondiaux, elle paraît maintenant marginale ici alors qu’elle est commune ailleurs.
La traction animale peut participer en complément aux autres systèmes de traction, à réduire l’impact sur les sols de la sur-mécanisation, limiter l’impact sur la qualité de l’air et toutes les pollutions induites qui apparaissent de plus en plus néfaste à l’avenir de l’Homme.

Avec une bonne maîtrise technique, un mode de production et de commercialisation adaptés et réfléchis, la traction animale contribue aussi en limitant le sur-investissement, à ne pas entrer dans un système de sur-endettement et une dépendance aux systèmes financiers qui est l’un des handicaps de l’agriculture actuelle. A la condition qu’elle soit mise en place sérieusement, de manière pensée et techniquement adaptée, il apparaît qu’elle a sa place et la capacité à se (re) développer au sein de systèmes de productions modernes, plus respectueux de l’environnement et de l’Homme au sens le plus large.

Rendez-vous dans quatre ans pour, nous l’espérons tous, une aussi belle fête réussie, grâce à la présence de meneurs professionnels et performants qui font la fierté d’un milieu en devenir.

Michel Nioulou

Vidéo consacrée à Jean-Bernard Huon:

Les trois jours en images pêle-mêle

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De nombreuses vidéos sont à venir le temps (long) du montage!!

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Nicolas Bourgeois nous a communiqué un petit texte qui nous décrit son parcours et son expérience avec ses bovins dressés. Nous l’en remercions.

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« J’ai dressé une paire de vaches Béarnaises ou presque, en 2010, et j’ai cultivé plusieurs années des légumes avec leur aide et celle de mes ânes.

En septembre 2014, nous avons pris la route, avec mon amie Mireille. Nous sommes maintenant itinérant à pieds, et nous avons aussi une dizaine de brebis.

Ce sont les vaches qui sont attelées à notre roulotte. Nos ânes sont retournés travailler sur une ferme au pays basque.

Nous sommes actuellement au pied du mont Ventoux, dans le Vaucluse. Nous souhaitons rencontrer des paysans ou artisans qui sont concernés et intéressés par la traction animale en général: être accueilli et échanger nos savoir-faire.

Actuellement, nous construisons une roulotte et pensons reprendre la route en fin de printemps ou été. »

BAZILLAC capitale de la traction animale en Midi-Pyrénées, 6 Avril 2014: des boeufs, des vaches, de chevaux, des ânes et des mulets..

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Toutes photos issues du site CDTE 65

Merci à Vincent Jean-Bernard de nous avoir communiqué ce compte-rendu par Adishat, de la journée de traction animale qui s’est déroulée le 6 avril 2014 à Bazillac .

BAZILLAC capitale de la traction animale en Midi-Pyrénées.

Quel bonheur pour l’équipe des Cavaliers Attelages de Loisirs en Bigorre (CALB) qui avait préparé avec minutie cette journée.

Un wee-kend sous le soleil.

Dès 8 heures les chineurs étaient présents, venus nombreux pour le vide-écurie et grenier ainsi que pour les produits proposés sur le marché fermier:

Camions et bétaillères déversant un flot de chevaux, mules, ânes, vaches, boeufs.

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Apres un solide casse-croûte Bigourdan, tout ce petit monde se mit au travail. Tout au long de la journée se succédèrent des démonstrations de labour avec des équipages de boeufs et de vaches Castas, dont celui appartenant au plus ancien bouvier pyrénéen GILBERT SEREIN d’Orieux, toujours accompagné de son fidèle second: CHRISTIAN SARRAMEA.

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Suivaient deux as du labour avec un brabant superbement réglé suivait ALAIN LABORDE avec une jeune paire de boeufs Lourdais passant le « lissadou » ainsi que FRANCIS BAZERQUE venu de la Haute-Garonne avec une paire de vaches Lourdaises attelées à un semoir à mais de 1900.

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Le plus jeune, PIERRE NABOS, nous a présenté une arbalète composée d’une paire de vaches Béarnaises et d’une jument Bretonne attelée à une charrue trisoc. Superbe coup d’oeil!

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JEAN PILO et ses percherons: cumulées, leurs 3 tonnes tractaient une déchaumeuse.

BRUNO CARDEILHAC et sa jument Bretonne passait la herse.

ERIC PRECHAC faisait tourner une faneuse.

HELENE travaillait la vigne avec une sulfateuse.

Le gascon GUY SOUQUERE semait du blé avec un Mérens.

SERGE DULOUT ET GEORGIEN tractaient des billes de bois avec leurs mulets venant des Landes.

ALAIN DERIS avec une superbe paire de mules à l’escalette pour les nouveaux ayant fait des formations de traction à Montmorillon.

FABRICE LORIOT avec un mulet bâté.

VINCENT BESANCON du 64 et sa jument Ardennaise.

FABRICE BOURRIANE avec un Castillonais. Il est prestataire de service pour la ville de Saint-Girons.

MARC PETIGIANI et son âne des Pyrénées.

Le plus ancien, ALFRED TAPIE, nous a fait une démonstration de chargement de billes à l’ancienne, sur un camion.

Toute cette belle journée était animée par les trompes de chasse.

N’oublions pas ce passionné d’attelages, VINCENT JEAN BERNARD dit « LE BIGOURDAN », véritable encyclopédie donnant tout les détails de tels ou tels travaux.

Cette journée fut une magnifique vitrine de la traction animale, drainant une foule de visiteurs émerveillés.

Encore un grand merci à tous les bénévoles qui ont contribué à cette journée.

Adishat.

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