1 6 7 8

Traction animale, choix et dressage des bovins, formation des bouviers… forum à la Fête de la vache Nantaise, le 13 septembre (44)

Traction animale, choix et dressage des bovins et formation des bouviers, formation en traction animale et débouchés professionnels, forum à la Fête de la vache Nantaise, le 13 septembre au Dresny-Plesse (44)

Voici les affiches et le programme du forum consacré au dressage des bovins et à la formation des bouviers, qui aura lieu le samedi 13 Septembre à 9 heure sur le site de la fête de la vache Nantaise.

Il sera animé par Gérard Coti, coordonnateur formations traction animale, formateur phytotechnie et chargé de communication externe au CFPPA de Montmorillon, avec les interventions de:

  • Philippe Kuhlmann, éleveur, dresseur et utilisateur de bovins attelés.
  • Emmanuel Fleurentdidier, formateur en utilisation de chevaux attelés et en traction bovine.
  • Claude Sandillon, formateur au sein de PROMMATA, prestation de service en viticulture.
  • Fred Numa, directeur du CFPPA de Mirande.

affiche1 ok affiche 2 ok1

Programme de la Fête de la vache Nantaise les 12, 13 et 14 Septembre 2014

pdf 1 ok1 pdf 2 ok1

Voyage 2014 « Découverte traction bovine » des stagiaires du CS utilisateurs de chevaux attelés du Lycée agricole de Montmorillon (86) chez Jo Durand (44) et Jean-Bernard Huon (29)

     voyage pedagogique 2014 montmorillon ouest de la france 4 ok       Pour la cinquième année consécutive, les stagiaires du CS Utilisateurs de Chevaux Attelés de Montmorillon (86), session 2013-2014 se sont rendus dans l’Ouest de la France pour le voyage de découverte de la traction bovine.

voyage pedagogique 2014 montmorillon ouest de la france 11 ok

Du 12 au 14 mai, Brendan, Aurélie, Emma, Solenne, Chloé, Sandrine et leur formateur Manu Fleurentdidier ont rencontrés des bouviers qui leur ont fait partager leur passion.

La première journée a commencé par un arrêt chez Jo Durand et Christine Arbeit au Dresny en Loire Atlantique. Les stagiaires ont passé la herse avec la paire de boeufs Vosgien de Jo, ils ont ensuite vu un jeune taureau mis au guide avec un claveçon ainsi qu’une génisse. Le travail de la terre a été difficile en raison des conditions climatiques.

voyage pedagogique 2014 montmorillon ouest de la france 1 ok

voyage pedagogique 2014 montmorillon ouest de la france 2 ok

Durant la seconde journée, les stagiaires ont visité le Haras de Hennebont. Ils sont ensuite allés chez Jean Bernard et Laurence Huon à Riec-sur-Belon dans le Finistère.

voyage pedagogique 2014 montmorillon ouest de la france 3 ok

Celui-ci leur a montré différentes charrues: de la charrue pour faire du labour en planche, à la charrue brabant pour le labour à plat.

Pour cela, les deux paires de boeufs de Jean Bernard Huon, les Nantais et les Pies Noires étaient liées. L’utilisation de la charrue pour le labour en planche a été plus difficile pour les stagiaires puisqu’il qu’il faut « guider » la charrue pour rester droit et dans le sillon.

voyage pedagogique 2014 montmorillon ouest de la france 5 ok

voyage pedagogique 2014 montmorillon ouest de la france 6 ok

La brabant est plus simple car une fois réglée, il faut juste la tenir. Après la démonstration de charrue, un coup de cultivateur a été passé.

voyage pedagogique 2014 montmorillon ouest de la france 8 ok

En fin de journée, les stagiaires ont appris à utiliser un butoir pour faire des buttes soit pour les pommes de terre ou le cas présent pour les betteraves.

voyage pedagogique 2014 montmorillon ouest de la france 9 ok

voyage pedagogique 2014 montmorillon ouest de la france 10 ok

La soirée a fini à Erdeven chez Marie Le Quéré et Agathe Dagoreau, deux anciennes stagiaires de Montmorillon, installées comme prestataires en traction equine. Ce qui a permis un échange et des perspectives pour les futurs meneurs.

La dernière journée s’est déroulée chez Jérôme et Fanny Czubak, propriétaires de la ferme pédagogique et des Roulottes de L’Abbaye à Maillezais en Vendée, qui a montré sa paire de Parthenay en cours de dressage et les 9 races de chevaux de trait français.

La journée a fini avec la visite d’un chantier de fauche avec des chevaux sur un chemin de halage avec Manu Davignon et Isabelle Dantan sur la commune de Marans.

En conclusion, ce fut trois jours de découverte et d’initiation à la traction bovine pour des novices. Le voyage a été très instructif mais hélas trop court. Cela a permis d’aborder de nouvelles optiques et une autre utilisation de la traction animale.

voyage pedagogique 2014 montmorillon ouest de la france 7 ok

Traction bovine à Montmorillon (86), L’ambition européenne de la traction animale, article de « La Nouvelle République

Emmanuel Fleurentdidier vient de nous communiquer cet article de presse de « La Nouvelle République » sur un stage de traction animale qu’il vient d’encadrer du 2 au 6 Juin, pour 12 stagiaires espagnols.

Cliquez ici pour voir l’article sur le site de « La Nouvelle République »

_______________________________________________________________

L-ambition-europeenne-de-la-traction-animale_image_article_large ok

Le CFPPA est a priori le seul organisme public d’Europe à former à la conduite des bœufs. Une formation « de niche » qui lui vaut des demandes de plusieurs pays étrangers.

La formation à la conduite des chevaux et des bœufs dispensée à Montmorillon attire des élèves européens : la semaine dernière, onze Espagnols.

 

Le CFPPA de Montmorillon a reçu, la semaine dernière, onze stagiaires espagnols venus suivre la formation à l’utilisation des chevaux et des bœufs attelés.

Une première pour le Centre de Formation pour Adultes, qui reçoit cette année plusieurs demandes de pays européens : «Nous allons recevoir des Portugais et des contacts sont pris avec des Anglais, des Suisses et des Allemands, indique l’un de ses responsables, Gérard Coti.

L’essentiel de la demande concerne les chevaux, mais ça monte pour les bovins : nous sommes a priori les seuls en Europe à proposer cet enseignement. Nous aimerions devenir un centre de référence. »

La particularité du CFPPA de Montmorillon tient à la présence dans ses effectifs d’Emmanuel Fleurentdidier : formateur à la conduite des chevaux, il propose depuis 2006 aux stagiaires de découvrir le métier de bouvier, avec ses propres bœufs. « Tous ne sont pas intéressés, mais certains qui venaient pour le cheval s’orientent vers le bœuf, qui leur convient mieux », explique-t-il.

La semaine dernière, c’est donc à onze Espagnols qu’il a enseigné les mots de patois vosgien utilisés pour conduire les deux mastodontes.
Des stagiaires déjà très expérimentés avec les chevaux, qui se destinent en fait eux-mêmes à la formation dans leurs régions.

Comme Jordi Clapes Trivino : son entreprise basée à Barcelone fournit chevaux (il en possède 60), calèches et cochers (quatre salariés) pour les mariages, fêtes traditionnelles et même les enterrements. Alfred Ferris, maraîcher en Andalousie, utilise trois juments et des mules sur son exploitation depuis 26 ans. « Nos techniques et nos outils sont un peu différents, mais c’est intéressant de voir d’autres méthodes, une autre culture, explique-t-il, intrigué par les bœufs. Chez nous, cela a complètement disparu. »

«  Nous voyons ici que notre projet n’est pas farfelu  »

« Nous n’avons pas en Espagne de formation réglementée comme celle-ci, explique Georgina Dieste, secrétaire de la Fédération Espagnole de Thérapie Equestre, qui s’est chargée du séjour du groupe. Nous souhaitons en faire reconnaître une par notre ministère de l’Agriculture. » 
« Nous voyons ici que notre projet n’est pas farfelu, que nous allons dans la bonne direction, poursuit José Sanchez, juge à la Fédération Hippique Espagnole (1). Il y a de la demande en équithérapie et en maraîchage notamment, on est au tout début. »

(1) Et interprète pour les entretiens lors de notre reportage.

Sébastien Kerouanton
Cliquez ici pour voir l’article sur le site de « La Nouvelle République »

Photographies de Jean-Marc de Berranger à la formation traction bovine à Montmorillon (86) en avril 2012

jean marc de berranger 1 ok

Jean-Marc de Berranger est photographe professionnel, il a réalisé une série de 62 photos lors de la formation « traction bovine » à la Jarrouie, la ferme du lycée agricole de Montmorillon le 5 Avril 2012.

jean marc de berranger 2 ok

jean marc de berranger 3 ok

jean marc de berranger 4 ok

Merci à Jean-Marc de Berranger de nous avoir donné l’autorisation de publier ses images.

L’attelage bovin sur « Vachement fidèles », le blog des élèves du Lycée des Métiers de la montagne d’Oloron-Sainte-Marie (64)

image blog oloron ok

Les élèves du lycée agricole d’Oloron ont la possibilité de participer à une activité « Traction bovine » grâce à leur professeur Emmanuel Larré.

Ils tiennent un blog qui présente la vie, les activités au lycée et en particulier la préparation du Trophée National des Lycées Agricoles:

Le Trophée National des Lycées Agricoles est un concours regroupant plusieurs lycées agricoles de la France entière. Il est réparti en 5 épreuves préparées au long de l’année scolaire, et évaluées au salon de l’agriculture de Paris.

Six élèves du Lycée des Métiers de la Montagne ont été sélectionnés pour y participer, en compagnie de Mignoune et Iluro, la vache et son veau, qui seront la base de présentation et d’évaluation de ce concours ! 

Leur activité « traction bovine » est bien sûr aussi abordée.

Pour aller découvrir leur sympathique blog « Vachement fidèles » Cliquez ici 

Stage d’initiation à la traction bovine à Montmorillon (86) du 6 au 10 janvier 2014

2ok

Un stage de cinq jours d’initiation à la traction bovine est organisé à Montmorillon. Il sera encadré par Emmanuel Fleurentdidier (cliquez ici pour voir) le formateur en utilisation de chevaux attelés et en traction bovine au lycée agricole de Montmorillon.

___________________________________________________

Le stage abordera les divers aspects du ménagement des boeufs d’attelage:

Garnir un boeuf:

  •      Jougs.
  •      Jougs frontaux.
  •      Colliers et harnais.

Maniement et utilisation:

  •      Attelage et charrois.
  •      Travail du sol (si le temps le permet).
  •      Débardage.

Questions diverses.

___________________________________________________

Conditions:

Le stage est ouvert à tous.

Les inscriptions doivent être faites avant fin Décembre 2013.

Contact: Emmanuel Fleurentdidier 06 12 25 94 21

___________________________________________________

 

Activité « traction bovine » au lycée agricole d’Oloron-Sainte-Marie (64).

everest boeuf bearnais au traineau attelage au collier ok

Emmanuel Larre, nous présente les animaux et l’historique des activités autour de l’attelage bovin, qu’il propose à ses élèves au sein du lycée d’Oloron-Sainte-Marie.

« Eleveur depuis mon installation en 1981 sur une exploitation Béarnaise, à quelques kilomètres d’Oloron-Sainte-Marie, je suis également enseignant, en zootechnie et phytotechnie, au lycée agricole d’Oloron. Je suis donc « double-actif ».

Depuis quelques années, l’exploitation agricole du lycée, vouée à la production de lait de brebis et à sa transformation en fromage, constitue un petit troupeau de vaches Béarnaises ( race rustique à très faibles effectifs).

Ces vaches étaient, jusque dans les années 60, très utilisées pour la traction en milieu difficile de montagne et de côteaux. Les quelques animaux actuels ont conservé ces aptitudes. Quelques élèves semblaient motivés par le dressage. La participation annuelle d’une vache suitée au Trophée National des Lycées Agricoles au salon de l’agriculture à Paris a été le déclic.

Tant qu’à éduquer des animaux à marcher, suivre l’homme et rester indifférent à tout ce qui pouvait se produire dans leur environnement, au lycée ou lors de foires, comices et autre exposition, il était tentant de poursuivre vers la traction animale.

Avec des animaux dociles et éduqués jeunes, et des jeunes élèves intéressés, cela devait être faisable. L’aventure me tente, bien que je n’aie aucune expérience en la matière…..

2 jeunes veaux bearnais au debourrage a la traction avec un joug de garrot ok

Un premier veau mâle Béarnais est alors préparé. Seul de son âge, je décide donc de le débourrer au collier (un collier pour cheval fait l’affaire…). Castré à 11 mois, Everest tire aujourd’hui, à 3 ans et demi, un traîneau ou des barres de bois provenant de la forêt voisine très pentue. Une remorque équipée de brancards est en cours de réalisation. Il sera également mis au joug à une tête qu’il a simplement porté pour l’instant.

everest tirant du bois ok

Deux autres veaux mâles naissent et sont retenus au sevrage, après un premier débourrage….. Ils se révèlent très dociles et très réceptifs ( pour un prof, ce sont de très bons élèves! ). Un « joug » de garrot, très rudimentaire et très vite fait, permet de les joindre très jeunes, de les initier à une légère traction et de les avoir parfaitement aux ordres, un vrai régal! Hélas l’acquéreur initial se rétracte et personne ne semble intéressé pour les prendre. Ils finiront malheuseusement à la boucherie.

Dans le même temps, deux veaux mâles, un Salers (Gamin) et un Tarentais (Goyat, ce qui signifie gamin en béarnais) naissaient chez moi. Ils sont, eux aussi, éduqués de la même façon, très jeunes, aux règles élémentaires de la discipline et de la traction.

Cette paire un peu hétéroclite me permet de me faire la main. Agés de 2 ans et demi, ils sont au joug depuis 6 mois et poursuivent leur éducation en tirant un gros pneu, une petite herse et depuis peu un tombereau. Je les considère eux-aussi comme de très bons et très agréables élèves! Deux velles bérnaises doivent arriver chez moi à l’automne et suivront le même parcours…….

Retour au lycée où une paire de génisses Béarnaises (Gabas et Gourzy qui ont le même père), achetées au printemps 2012 à l’âge de 6 mois, a commencé par être apprivoisée. Elles sautaient contre les murs à leur arrivée. Actuellement en estive, elles seront mises au joug de tête à l’automne.

Elles ont également été brièvement appariée avec le petit joug de garrot, l’hiver dernier. Espérons qu’elles aussi donneront satisfaction….

les 2 velles bearnaises gabas et gourzy 1ere mise au joug de garrot ok

Ces activités sont passionnantes. Elles exigent cependant une forte assiduité.

Que ce soit avec les animaux ou avec les élèves, l’enseignement est l’art de la répétition en adaptant le rythme de la progression. Heureusement, les animaux n’oublient pas!.. Le revers de la médaille étant que le droit à l’erreur est limité! »

Allez voir la page consacrée aux attelages du lycée, sur le blog « Vachement fidèles » tenu par les élèves,  en cliquant ici.

Vendredi 20 décembre 2013

Les attelages

Avant de partir en vacances, voici un petit reportage photo dédié aux attelages. Nous y travaillons beaucoup avec M. Larre, notre professeur.

 Le conseil de Mignoune  

Si ce sujet vous intéresse, nous vous renvoyons vers un blog consacré aux attelages : Blog attelages bovins d’aujourdhui

Activite traction bovine au lycee agricole dOloron Sainte Marie 64. IMG 0321

Préparation de l’attelage

Activite traction bovine au lycee agricole dOloron Sainte Marie 64. IMG 0322
Activite traction bovine au lycee agricole dOloron Sainte Marie 64. IMG 0323
Activite traction bovine au lycee agricole dOloron Sainte Marie 64. IMG 0332
Activite traction bovine au lycee agricole dOloron Sainte Marie 64. IMG 0337

Montmorillon (86), SALON DE LA TRACTION ANIMALE les 4 et 5 octobre 2013

 salon traction animale montmorillon 2013 ok
LE SALON DE LA TRACTION ANIMALE les 4 et 5 octobre 2013

Cette cinquième édition du Salon de la Traction Animale de Montmorillon se donne plusieurs objectifs :

  Le premier est de démontrer l’utilité de la traction animale dans un contexte moderne et dans le cadre d’un développement durable.

 Il réunira pour cela des utilisateurs et des professionnels qui réaliseront des démonstrations dans les différents domaines où peut s’exercer la traction animale : le travail du sol en maraîchage et en agriculture, le débardage, les transports divers dans le cadre d’une agglomération, le sport, le loisir.

 Le second objectif sera de montrer que l’utilisation des chevaux de trait comme force de traction génère une activité socio économique non négligeable.

 Des stands divers exposeront les activités artisanales et professionnelles qui se créent autour et grâce à la traction animale et les emplois et création d’entreprises qui en découlent : sellerie, maréchalerie, voitures, matériel, prestations de services etc…

 Un autre objectif sera de situer la traction animale dans une logique d’alternative durable aux problèmes d’environnement et de gestion des ressources naturelles et des énergies fossiles.

 Des intervenants expliqueront en quoi l’utilisation du cheval à des fins de travail encourage et contribue au maintien de la biodiversité en développant et maintenant le patrimoine génétique important que représentent nos neufs races de trait françaises.

Ils expliqueront également en quoi le travail du cheval améliore et rend aux sols l’oxygénation et l’activité biologique indispensables à des productions de qualité, en viticulture notamment.

D’autres débattront de l’utilité économique et écologique à employer des chevaux de trait pour réaliser certaines tâches municipales et territoriales.

Des débardeurs professionnels montreront que le cheval de trait peut réunir efficacité, rendement et respect absolu de la faune et de la flore forestières. Beaucoup de témoignages qui iront dans le sens d’un développement de cette énergie douce, parfaitement adaptée à nos conjonctures difficiles et inquiétantes pour l’avenir de la planète.

Des toilettes sèches seront installées sur le site dans une logique de comportement citoyen et responsable vis-à-vis de l’environnement.

 Pour cette 5ème édition : la traction bovine sera à nouveau présente

Invitée déjà au dernier salon de 2011, la traction bovine représente un autre aspect de la traction animale peut-être moins médiatisé mais qui conserve un certain nombre d’adeptes. Depuis quelques temps on constate même une augmentation significative de demandes et d’intérêt pour elle. La traction bovine se place dans la même logique que la traction équine : la recherche de durabilité, la préservation de la biodiversité génétique, la création de lien social. Le 5ème Salon de la Traction Animale de Montmorillon se devait de s’ouvrir à nouveau à cette pratique en accueillant encore cette année quelques meneurs et dresseurs réputés avec leurs bœufs qui montreront que la force et l’habileté de ces animaux représentent des atouts indiscutables pour accompagner les travaux humains.

 Le dernier objectif, et non le moindre, réside dans la volonté de créer une dynamique locale et de faire du Pays montmorillonnais un pôle de compétences reconnu et un centre d’attractivité national et européen en matière de traction animale.

 En effet, en créant ce salon, au sein d’un établissement d’enseignement agricole situé au cœur du territoire et acteur de celui-ci, nous pouvons faciliter ainsi la découverte des richesses humaines, architecturales, paysagères et économiques du Pays montmorillonnais.

Ce salon peut donc contribuer à créer une animation importante autour d’un thème original et largement populaire, et par-là même, générer du lien social et inter générationnel.

  • Pour réaliser ces ambitions et objectifs, le Site de Formation Agri Nature de Montmorillon s’appuie sur une équipe d’organisateurs volontaires et convaincus, déjà rodée par quatre expériences réussies en 2005, 2007, 2009 et 2011. Il s’appuie également sur une forte équipe de bénévoles constituée de jeunes élèves et stagiaires en formation ainsi que de professionnels et d’éleveurs de chevaux de trait.

  • Il mettra à contribution les compétences de ses formateurs et ses propres chevaux de trait et bœufs de travail ainsi que son matériel de traction animale.

  • Il mettra, enfin, à disposition le site de son exploitation Agricole et ses infrastructures pour accueillir hommes, chevaux et bovins dans les meilleures conditions de confort et de sécurité.

  • Le soutien de la Région Poitou Charentes, de la Ville de Montmorillon, de la ville de Poitiers, del’IFCE, des associations de professionnels (Trait Poitou Charente, Races Mulassières du Poitou, Asinerie de Dampierre s/ Boutonne, l’association Hippothèse, des débardeurs, le Syndicat National des Cochers professionnels ) de la commission Nationale des chevaux territoriaux, du CIVAM du Pays montmorillonnais, de l’Association March’Equitable, de Jard’Insolite et de bien d’autres contribuera à la réussite de cette manifestation.

  • Il est important de souligner que l’esprit qui veut présider à ce salon va dans le sens de la modernité et de la créativité. Il veut résolument éviter l’écueil folklorique encore trop souvent attaché aux manifestations où interviennent les animaux de trait. Si l’expérience et les savoirs anciens restent indispensables et riches d’enseignement, ils doivent être un tremplin d’évolution et de progrès pour adapter la traction animale à notre monde moderne.

  • Enfin dans le souci d’animation du territoire, une des missions de l’enseignement agricole public, nous situons notre 5ème Salon de la Traction Animale dans le cadre du Pôle Régional Equin en partenariat étroit avec le CPA de Lathus, qui organise le dimanche 6 octobre 2013 ses traditionnelles« Boucles de la Gartempe » auxquelles nous convions, dans nos différents supports de communication, les participants de notre Salon.

La traction animale moderne ne peut se concevoir que comme une activité venant en complément de l’activité mécanisée, pour en réduire les effets néfastes et dans une idée d’équilibre économique. Elle ne peut en aucun cas se substituer totalement au tracteur et autres engins automobiles, mais elle peut effectivement, dans de nombreux contextes, les remplacer efficacement.

Merci à Gérard Coti du lycée agricole de Montmorillon (chargé d’ingénérie Animation et développement du territoire, chargé de communication et de discipline, coordonnateur formations courtes, formateur phytotechnie) pour nous avoir communiqué ces informations.

Formation de Montmorillon, article de « La nouvelle république » de Sébastien Kerouanton

Article du journal « La nouvelle république » de Sébastien Kerouanton, mis en ligne sur leur site le 05/06/2013 (cliquez ici).

travailler avec des boeufs ce n est pas que du folklore image article large

Travailler avec des boeufs : ce n’est pas que du folklore

Le CFPPA maintient sa formation à la traction bovine, la seule du genre proposée en France par un établissement relevant de l’Éducation nationale.

empty

Quel est l’intérêt de travailler avec des bœufs ?

Emmanuel Fleurentdidier, formateur. « Par rapport aux chevaux, les bœufs sont plus placides, plus calmes. On peut les laisser à l’arrêt et faire autre chose, ce qui permet de travailler seul. Avec des chevaux, ce n’est pas possible.
Le bœuf est également moins cher : il faut compter 4.000 € pour une paire prête à travailler, soit deux fois moins que des chevaux. Il est moins coûteux à l’entretien, moins fragile, consomme moins de fourrage puisqu’il rumine.
On peut aussi le valoriser en boucherie, ce qui est rarement le cas avec les chevaux, l’attachement n’est pas le même. »

Et par rapport à un tracteur ? Est-ce économiquement réaliste dans une ferme ?

« Oui, comme le montre une étude du CIVAM (1) qui a comparé l’utilisation des bovins et du tracteur.
Tout est question de surface. En dessous de 2 ha, l’investissement dans un tracteur n’est pas forcément justifié. C’est une organisation différente.
A titre personnel, j’utilise des bœufs, des chevaux et j’ai un tracteur. Les bœufs font les trois quarts du travail. Surtout ces dernières semaines, sur les sols détrempés. Les onglons s’enfoncent moins que les sabots des chevaux. »

La technique est-elle appelée à se développer ?

« En ce moment, il y a un boom sur la traction bovine. Un domaine viticole du Bordelais se met à utiliser des bœufs par exemple, et le médiatise. Je suis en contact avec plusieurs anciens élèves qui ont acheté des paires et les utilisent. Certains en ont fait leur principal outil de travail. »

Quel est le profil des élèves de cette formation ?

« Certains veulent se lancer dans l’agriculture ou le débardage. D’autres sont déjà installés, souvent en maraîchage et veulent développer la traction animale sur leurs exploitations. Certains viennent aussi pour préparer des spectacles, des fêtes de village, etc. »

Vous leur parlez dans quelle langue à ces bœufs ?

« C’est du patois vosgien [rire]. Haïe pour avancer, hot pour droite, diha pour gauche, cheu pour reculer, ho pour arrêter. Les mots sont courts, ils percutent mieux que le français. L’utilisation des patois et dialectes est courante en traction animale, c’est un aspect de la conservation de ce patrimoine. »

(1) Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural.

Sébastien Kerouanton

Montmorillon, semaine d’initiation à la traction bovine 2013

Montmorillon, semaine d’initiation à la traction bovine du 3 Juin 2013 au 7 juin 2013, par Solène Gaudin

3ok

Durant cinq jours, Vincent, Ludivine, Jean-Francois, Laurent et Solène, les cinq stagiaires venus de toute la France (Nord, Lozère, Charente, Bretagne, Poitou) se sont initiés auprès de Manu Fleurentdidier, à la traction bovine au CFPPA de Montmorillon.

Ils ont pu découvrir tout un panel de jougs, de colliers, de frontals ainsi que différentes façons de jointer, de la plus traditionnelle à la plus moderne. Ils ont aussi parlé des innovations en cours sur le matériel (recherche INSIC, école de Mines de Nancy à Saint-Dié-des Vosges).

Durant cette semaine, les stagiaires ont pu apprendre le maniement du bâton et les ordres à donner en patois Vosgien aux deux boeufs Varo et Grivé.

2ok

Après l’apprentissage des bases, ils ont appris à travailler de différentes façons, en simple et en paire, à s’initier au débardage et au travail du sol (charrue brabant, canadien, kassine…).

9ok

Ils ont pu se joindre à une autre formation en cours (CAPA Entretien de l’Espace Rural) pour le ramassage des déchets verts sur le lycée agricole à l’aide d’un avant-train et d’une remorque basculante (réalisation AMB 88).

7ok

Ce fut une semaine riche en échanges et en savoir-faire autour de la traction bovine. L’utilisation de la paire de boeufs ou du boeuf en solo, a permis de voir l’intérêt économique et écologique de cette traction. Les stagiaires sont repartis satisfaits de cette formation, et certains ont l’intention de mettre en place les boeufs sur leur exploitation.

Même si la formation est complète, au final, le ressenti des stagiaires est qu’une semaine de découverte n’est pas suffisante pour l’ampleur du travail en traction bovine. Ils restent dans l’attente d’une formation de perfectionnement.

Solène Gaudin (texte et photos)

8ok

1ok

4ok

6ok

 Photo Laurent Bulot

1 6 7 8