Gilbert Serin a toujours eu des bovins attelés sur son exploitation. C’est un passeur de savoir-faire.
Photos Laurent Avon
Homme de cheval, bourrelier, intervenant formateur, Richard Maillet est en train de dresser une paire de boeufs Limousins.
Il a créé une association « La rénette ». Voici le texte d’introduction qui présente bien toutes les facettes de ses activités.
« Richard Maillet, sellier-bourrelier, intervenant formateur à Montmorillon à « Agri nature » et Sonia Maillet enseignante, ont créé l’association La Rénette pour accumuler, transmettre et distribuer la mémoire du savoir-faire et des métiers anciens de la région Poitou-Charentes en la synthétisant au sein de La Rénette.
Riche d’une population locale de savoirs ancestraux, accompagnés des anciens de nos villages et des jeunes qui transmettent cette richesse, l’association peut recevoir des groupes, des comités d’entreprise, des écoles ou des individuels pour des journées découvertes. Atelier four à bois, fabrication de pain, pizza, tourte, cuisson au feu de bois, initiation aux ateliers cordes et forges, découverte du travail au sol avec des chevaux ou des bœufs, découverte de la sellerie bourrellerie par Richard notre artisan, bientôt un hébergement en roulottes sur site sera possible, nous accueillons également des chevaux et bœufs pour le débourrage éthologique des animaux.
L’association peut se déplacer sur les foires et fêtes de village pour proposer la découverte des métiers et savoirs anciens. »
Consultez le site en cliquant ici. Le site n’existe plus.
Photo Léo Sourigues
L’écomusée possède à ce jour deux boeufs: Banut et Palet.
Les travaux des champs de l’écomusée de Marquèze sont actuellement réalisés avec ces deux boeufs Béarnais.
Photo Écomusée de Marquèze
A l’écomusée, sont reproduites les cultures traditionnelles (seigle, millet, panis) selon les techniques et avec les outils utilisés fin XIXe -début XXe dans les quartiers landais et avec les races animales présentes à cette époque.
Photo Léo Sourigues
Le bouvier de l’écomusée passe beaucoup de temps au milieu de l’airial à présenter la race, ses caractérisques. Un bros (nom gascon de la charette) transportant la farine, le son moulu au moulin de l’écomusée, est souvent tracté par les boeufs.
Photo Écomusée de Marquèze
L’ancienne paire de boeufs
Pour voir le site de l’écomusée cliquez ici
Emmanuel Larre, nous présente les animaux et l’historique des activités autour de l’attelage bovin, qu’il propose à ses élèves au sein du lycée d’Oloron-Sainte-Marie.
« Eleveur depuis mon installation en 1981 sur une exploitation Béarnaise, à quelques kilomètres d’Oloron-Sainte-Marie, je suis également enseignant, en zootechnie et phytotechnie, au lycée agricole d’Oloron. Je suis donc « double-actif ».
Depuis quelques années, l’exploitation agricole du lycée, vouée à la production de lait de brebis et à sa transformation en fromage, constitue un petit troupeau de vaches Béarnaises ( race rustique à très faibles effectifs).
Ces vaches étaient, jusque dans les années 60, très utilisées pour la traction en milieu difficile de montagne et de côteaux. Les quelques animaux actuels ont conservé ces aptitudes. Quelques élèves semblaient motivés par le dressage. La participation annuelle d’une vache suitée au Trophée National des Lycées Agricoles au salon de l’agriculture à Paris a été le déclic.
Tant qu’à éduquer des animaux à marcher, suivre l’homme et rester indifférent à tout ce qui pouvait se produire dans leur environnement, au lycée ou lors de foires, comices et autre exposition, il était tentant de poursuivre vers la traction animale.
Avec des animaux dociles et éduqués jeunes, et des jeunes élèves intéressés, cela devait être faisable. L’aventure me tente, bien que je n’aie aucune expérience en la matière…..
Un premier veau mâle Béarnais est alors préparé. Seul de son âge, je décide donc de le débourrer au collier (un collier pour cheval fait l’affaire…). Castré à 11 mois, Everest tire aujourd’hui, à 3 ans et demi, un traîneau ou des barres de bois provenant de la forêt voisine très pentue. Une remorque équipée de brancards est en cours de réalisation. Il sera également mis au joug à une tête qu’il a simplement porté pour l’instant.
Deux autres veaux mâles naissent et sont retenus au sevrage, après un premier débourrage….. Ils se révèlent très dociles et très réceptifs ( pour un prof, ce sont de très bons élèves! ). Un « joug » de garrot, très rudimentaire et très vite fait, permet de les joindre très jeunes, de les initier à une légère traction et de les avoir parfaitement aux ordres, un vrai régal! Hélas l’acquéreur initial se rétracte et personne ne semble intéressé pour les prendre. Ils finiront malheuseusement à la boucherie.
Dans le même temps, deux veaux mâles, un Salers (Gamin) et un Tarentais (Goyat, ce qui signifie gamin en béarnais) naissaient chez moi. Ils sont, eux aussi, éduqués de la même façon, très jeunes, aux règles élémentaires de la discipline et de la traction.
Cette paire un peu hétéroclite me permet de me faire la main. Agés de 2 ans et demi, ils sont au joug depuis 6 mois et poursuivent leur éducation en tirant un gros pneu, une petite herse et depuis peu un tombereau. Je les considère eux-aussi comme de très bons et très agréables élèves! Deux velles bérnaises doivent arriver chez moi à l’automne et suivront le même parcours…….
Retour au lycée où une paire de génisses Béarnaises (Gabas et Gourzy qui ont le même père), achetées au printemps 2012 à l’âge de 6 mois, a commencé par être apprivoisée. Elles sautaient contre les murs à leur arrivée. Actuellement en estive, elles seront mises au joug de tête à l’automne.
Elles ont également été brièvement appariée avec le petit joug de garrot, l’hiver dernier. Espérons qu’elles aussi donneront satisfaction….
Ces activités sont passionnantes. Elles exigent cependant une forte assiduité.
Que ce soit avec les animaux ou avec les élèves, l’enseignement est l’art de la répétition en adaptant le rythme de la progression. Heureusement, les animaux n’oublient pas!.. Le revers de la médaille étant que le droit à l’erreur est limité! »
Allez voir la page consacrée aux attelages du lycée, sur le blog « Vachement fidèles » tenu par les élèves, en cliquant ici.
Vendredi 20 décembre 2013
Avant de partir en vacances, voici un petit reportage photo dédié aux attelages. Nous y travaillons beaucoup avec M. Larre, notre professeur.
☺ Le conseil de Mignoune
Emmanuel Larre est exploitant-éleveur et professeur au lycée agricole d’Oloron-Sainte-Marie.
Son exploitation fait 25 ha dont 1.5 ha de maïs et le reste en prairies pacagées et fanées. Une vingtaine de bovins et les chevaux de trait vont en estive en vallée d’Aspe début juin, pendant 3 à 4 mois selon les années.
Au lycée, dans le cadre des activités périscolaires, il initie les élèves volontaires à la traction bovine.
Il nous parle de son parcours et de ses animaux.
« Eleveur depuis mon installation en 1981 sur une exploitation Béarnaise, à quelques kilomètres d’Oloron-Sainte-Marie, je suis également enseignant, en zootechnie et phytotechnie, au lycée agricole d’Oloron. Je suis donc « double-actif ».
J’ai dressé deux veaux mâles nés chez moi: un Salers (Gamin) et un Tarentais (Goyat , ce qui signifie gamin en béarnais).
Ils sont éduqués très jeunes aux règles élémentaires de la discipline et de la traction avec un « joug » de garrot, très rudimentaire et très vite fait, qui permet de les joindre très jeunes, de les initier à une légère traction et de les avoir parfaitement aux ordres.
Cette paire un peu hétéroclite me permet de me faire la main. Agés de 2 ans et demi, ils sont au joug depuis 6 mois et poursuivent leur éducation en tirant un gros pneu, une petite herse et depuis peu, un tombereau. Je les considère comme de très bons et très agréables élèves!
Deux velles Bérnaises doivent arriver chez moi à l’automne et suivront le même parcours……. »
L’association pour la promotion et la sauvergarde de la race Ferrandaise, aborde l’aptitude à l’attelage des animaux. Le lien de la page n’es plus accessible mais leur site est toujours d’actualité.
Découvrez aussi l’ensemble de leur site en cliquant ici.
Jacques Gilbert a commencé de dresser deux boeufs Vosgiens de 20 mois qu’il familiarise depuis qu’ils sont veaux.
Les deux animaux très sociaux, calmes et gentils, sont actuellement dans l’apprentissage du joug, de la marche couplée et du respect des ordres et de l’arrêt.
Voici quelques photos prises le 12 Août 2013 en pleine séance de dressage, chez Jacques à Pressiat.
Jacques Gilbert, au pied du Revermont dans l’Ain, dresse actuellement deux boeufs Vosgiens de 20 mois.
Fils d’agriculteur, et après un parcours dans l’agriculture qui l’a mené de l’Ardèche au Vaucluse, il est revenu dès 1988 dans sa région natale à la limite de la Bresse et du Revermont.
Il avait déjà dressé et mené une paire de vaches lorsqu’il exploitait en Ardèche.
A 60 ans, homme de cheval depuis toujours, il a décidé de renouer avec les bovins attelés pour faire ses petits travaux sur les quelques hectares qu’il exploite dans ces contreforts du Jura fortement escarpés.