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A vendre boeuf Suisse dressé, Nescus (09)

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Olivier Courthiade vend « Maréchal », un boeuf de 5 ans, croisé Brown swiss et Brune (originelle).

Il est dressé au collier en solo et au joug en paire. Il a un caractère très doux.

Contact:

Olivier Courthiade Ferme de Méras 09240 Nescus

05 61 64 50 66 aux heures des repas

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Les boeufs d’attelage au service du Conservatoire des Sites Alsaciens par Frédéric Grivel, Hautes-chaumes du Rothenbach, Wildenstein (68)

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Frédéric Grivel  nous communique cet article sur un chantier effectué avec les boeufs de Philippe Kuhlmann dans un espace naturel protégé de montagne dans les Vosges.

Nous le remercions pour sa contribution.

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Rothenbach.

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Mardi 24 septembre 2019, Philippe Kuhlmann et toute son équipe ont changé une clôture à l’aide des bœufs au lieu-dit du Rothenbach .

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Le parc se trouve dans une réserve naturelle gérée par le Conservatoire des Sites Alsaciens. Dans un paysage à couper le souffle, à 1 200 mètres d’altitude, la parcelle d’une vingtaine d’hectares ondule entre les plus hauts sommets vosgiens et la route des crêtes. Ici, pas question d’utiliser un engin motorisé, en raison du dénivelé d’une part mais surtout par respect pour la faune et la flore si caractéristiques de la haute montagne.

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Les arbres tortueux, témoins de la rigueur des éléments, reflètent autant la vigueur que l’austérité, la détermination à survivre et à conquérir ces zones difficiles, et peut-être un peu le profil des paysans avec qui ils partagent cet espace…

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La pause de midi en plein air est même accompagnée des chamois.

Sur les  dix-huit kilomètres de clôtures que compte le site, le travail de la journée consiste à en changer quatre-cents mètres.

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Les deux bœufs Milou et Mani sont attelés à un avant-train conçu par Philippe, qui sert en l’occurrence de remorque permettant de transporter tout le matériel nécessaire : monter les nouveaux piquets, le nouveau fil, la masse, la barre à mine, puis descendre les anciens piquets et le fil.

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Après avoir démonté et enroulé trois hauteurs de fil barbelé, il faut retirer tous les anciens piquets. C’est parfois chose aisée et parfois totalement impossible à la main.

Là encore, les bœufs trouvent toute leur utilité puisque l’avant train a été doté d’un système de relevage. L’engin est placé quasiment à l’aplomb du piquet, une chaîne en ceinture la base. C’est alors que, grâce à un levier (perche de bois d’environ 2,5 mètres de long), le relevage permet de faire monter verticalement ce piquet d’une trentaine de centimètres. Les bœufs n’ont plus qu’à avancer de quelques pas pour sortir complètement le piquet de son emplacement. Ne reste plus qu’à planter les nouveaux piquets, mettre les isolateurs puis deux hauteurs de fil électrique.

L’accès à la clôture en question se fait par un dénivelé très important. La pente est telle que les bœufs qui tirent plusieurs centaines de kilos ne peuvent affronter perpendiculairement les courbes de niveau. Il est nécessaire tantôt de serpenter dans les prés, tantôt d’emprunter un sentier à flanc de coteau où le dévers ne permettrait le passage à aucun véhicule, même à chenille.

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L’attelage dans son ensemble, bœufs et avant-train, a démontré sa stabilité et n’a pas versé.

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Une journée bien remplie qui s’est déroulée sans problème grâce à la bonne organisation de toute l’équipe composée de Philippe, Anne-Catherine, trois personnes du Conservatoire des Sites Alsaciens, Philippe Badonnel et moi-même.

Frédéric Grivel.

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Débardage de bois de chauffage avec une vache Vosgienne dressée au collier, Jo Durand, le Dresny (44) octobre 2019

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Jo Durand et Christine Arbeit travaillent en traction animale sur leur ferme du Dresny en Loire Atlantique.

Jo dresse régulièrement des bovins à l’attelage en particulier des animaux en solo au collier.

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Maison Boidron, Château Calon, des boeufs dans la vigne, Montagne (33)

A vendre boeuf Béarnais bâté, monté, Courtauly (11)

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Viviane Dautais vends Nougaï, son boeuf Béarnais, bâté et monté.
Il est doux et docile.
Contact:
Viviane Dautais
Caratge
11230 Courtauly
06 87 81 89 98

Reportage photographique de Léonnie Biteau sur le pôle traction animale à la Fête de la vache Nantaise 2018

Léonnie Biteau est une excellente photographe (Voir son Instagram en cliquant ici) et côtoie la traction bovine au sein de l’académie des bouviers du Puy du Fou.

Elle était présente à la Fête de la vache Nantaise 2018 au Dresny et nous a permis de publier son travail réalisé sur l’événement.

Nous la remercions très chaleureusement de cette collaboration.

Partie 1 : La grande attelée de boeufs

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Partie 2 : Les boeufs de Jean-Bernard Huon. 

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Partie 3: Jérémy Bulteau 

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Partie 4 : Jean-Marc Chauveau

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Partie 5: Joseph Durand 

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Partie 6: Lionel Rouanet, jougtier 

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Partie 7: Emmanuel et Emile Fleurentdidier 

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Partie 8: Pierre Nabos

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Partie 9 : quelques ambiances autour des boeufs et des bouviers

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Hersage de prairie avec une jeune paire de boeufs Vosgiens chez Marcel Margerit, Montagny-près-Louhans (71)

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Marcel Margerit travaille avec des boeufs depuis toujours.

Voici presque deux années qu’il s’est installé en Saône-et-Loire après sa retraite.

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Il remet en état un petit domaine de quelques hectares à l’aide de ses jeunes boeufs Vosgiens achetés chez Philippe Kuhlmann.

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Voici une vidéo du printemps 2019 où il herse et nivelle une prairie en utilisant le système ancestral et économique des branchages réunis en un gros fagot alourdi par une charge. Cette technique peut être aussi utilisée pour émietter le fumier après un épandage à la fourche.

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A vendre boeuf Charollais docile non dressé (25)

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Un boeuf Charollais de 3 ans et demi, gentil, docile mais non dressé est à vendre dans le Doubs.

Son propriétaire ne veut pas le mettre à l’abattoir et pense qu’il pourrait être dressé au vu de son caractère facile.

Contact:

Téléphone: 06 74 06 70 12

e mail: ulysse.troie.14@orange.fr

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Frédéric Grivel, Le Tholy (88)

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Frédéric Grivel après avoir été double actif depuis longtemps, va sans tarder passer en activité agricole à temps plein.

Il nous communique un texte qui relate sa démarche, son histoire, ses projets et son travail avec les boeufs d’attelage.

Nous le remercions pour sa contribution..

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Comme beaucoup de monde, je ne suis pas fils mais petit-fils d’agriculteur.

Depuis mon plus jeune âge, je passais tout mon temps libre dans la toute petite ferme de montagne vosgienne de mes grands-parents.

Je n’ai jamais vu les anciens travailler avec les bœufs. A ma naissance, même dans ce coin de montagne isolé et préservé, tout le monde avait rangé la traction animale dans les souvenirs d’une époque révolue, souvent synonyme d’un asservissement permanent à la terre, ne faisant qu’entretenir une misère dont seule la mécanisation pouvait les affranchir.
Tout le monde avait cédé au relatif confort qu’offre l’acquisition d’un tracteur, mais il en était un qui a toujours été nostalgique, qui a toujours regretté ses bœufs bien qu’ayant deux tracteurs à la maison: il s’agit de mon grand-oncle Louis.
Ce brave Louis, opiniâtre et discret, a consacré toute sa vie à ses deux métiers : bûcheron pour ramener un salaire et paysan parce que même si ce n’est pas rentable, il faut coûte que coûte poursuivre l’oeuvre des anciens et prendre soin de ce coin de montagne qui a nourri nos aïeux.

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C’est Louis qui m’a transmis le virus de la traction bovine, qui m’a expliqué le travail fait par les anciens à la force de la corne, comment ils ont façonné la montagne, défriché des forêts, érigé des murs de pierres sèches, construit des maisons, des routes, transporté des blocs de granit de plusieurs tonnes avec des dénivelés improbables… pour ne parler que des activités qui ont laissé une trace encore visible de nos jours.
A cela il faut ajouter toutes les activités quotidiennes effectuées ou facilitées par les animaux : les foins, les travaux des champs, les déplacements…
Quand Louis parlait du travail avec les bœufs, son discours était soudain empreint de nostalgie. Il n’occultait pas les aspects difficiles et exigeants de cette activité mais le regard fatigué par des décennies de dur labeur s’éclairait et c’est l’oeil étincelant qu’il relatait les exploits que ces animaux et leurs meneurs réalisaient au quotidien.

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Je l’entends encore dire « lorsque tu arranges des pierres de plusieurs centaines de kilos pour en faire un mur de levée (mur de soutien), vas-y demander au tracteur de faire un pas de côté pour corriger l’angle de traction ». Dans l’exercice, il fallait autant de délicatesse que de puissance et être capable de stopper l’effort sur un simple ordre vocal pour effectuer un travail d’une précision chirurgicale à laquelle nos anciens étaient tellement attachés.

Bref, à voir et à entendre tout cela, dresser des bovins me paraissait une évidence, presque une obligation, en tous cas une vraie passion.

J’ai commencé par demander à Louis de me montrer comment mettre le joug, le chapeau, les tochnottes… puis avec mon épouse Nathalie nous avons démarré le dressage de notre premier bœuf en 2000.

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Avec pas mal d’expérience dans les chevaux et beaucoup d’observation du comportement des bovins, nous avons obtenu plus de moments de satisfaction que de déconvenues.

Nous étions alors tous deux salariés à l’extérieur et j’ai réalisé qu’avec un emploi du temps surchargé, le travail sur la ferme était toujours fait par le tracteur. Les animaux démarraient leur apprentissage et, avant d’avoir pu rendre des services, ils arrivaient en âge d’être vendu. Tout ce temps investi en dressage pour rien…

Nous avons cessé des dresser des animaux pendant quelques années puis en 2015 un jeune couple de la vallée voisine est venu me trouver en me disant « on nous a dit que tu as une ancienne remorque d’une centaine d’année avec des roues à bandage. Nous allons nous marier dans six mois et on voudrait être en tête du cortège sur cette remorque ».

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J’ai dis pas de problème mais avec quoi allez vous tirer cette charrette ? Ils n’avaient pas réfléchi à la question. J’avais à ce moment une génisse de deux ans et demi que  je savais vide. J’ai dis bon je vous dresse une vache et on se retrouve dans six mois pour le mariage, je serai prêt. Nathalie et moi nous sommes attelés au dressage de Sidonie. (Cliquez ici pour voir)

Tout s’est très bien passé, avec un investissement temps très limité. Sur les six mois que nous avions, j’ai travaillé pendant un mois une demi-heure par jour au licol avec le joug simple sur la tête pour lui apprendre les ordres de bases. Puis pendant quatre mois, elle est partie au pré, je n’avais pas le temps de la travailler. Ce n’est que trois semaines avant le mariage que je l’ai rapprochée de la maison pour lui faire tirer la charrette tous les soirs.

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On ne forme pas un animal à la traction en si peu de temps, mais pour ce que nous avions à faire c’était suffisant.

Nous avons continué par la suite à démarrer le dressage d’autres animaux.
J’ai aujourd’hui une paire de bœufs de 3 ans qui sont débourrés et qui me rendent bien des services sur des travaux légers. Ils ont participé à des démonstrations publiques, ils doivent maintenant apprendre à tirer plus fort.
Une paire de taureaux de deux ans commence l’apprentissage également.

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J’ai la chance de travailler très régulièrement avec Philippe Kuhlmann, qui s’attache à transmettre son savoir et son mode d’exploitation agricole, aux antipodes de l’agriculture classique mais qui, j’en suis certain, sera source d’inspiration pour beaucoup à l’avenir.

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Frédéric avec Philippe Kuhlmann

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Chez Philippe Kuhlmann (Soultzeren) à la journée technique 2019 de la rencontre de bouviers 2019

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En compagnie de Corentin Huber à la rencontre de bouviers 2019 à l’écomusée d’Alsace

Cette année nous avons réalisé la fenaison sur plus de trente hectares exclusivement avec les bœufs (hormis le pressage qui est sous-traité).

Nathalie a quitté son emploi en 2015 pour s’occuper de nos deux enfants et a développé depuis deux ans une activité de transformation fromagère.

Quant à moi, le fait que notre petite exploitation a pu s’agrandir un peu et surtout la possibilité de travailler en commun avec Philippe me permettent à mon tour de mettre de côté mon activité professionnelle actuelle pour me consacrer pleinement à l’agriculture et à la traction bovine.

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Vidéos de dressage de boeufs au EtaBot-unis

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