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Le liage des bovins en Charollais Brionnais

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 Le liage que nous pratiquons est celui de notre région du Charollais Brionnais.

Il nous a été enseigné par Jean Fournier et confirmé par de nombreux autres anciens bouviers.   La méthode permet de lier sans avoir à passer entre les mains la totalité de la longueur des liens à chaque tour de tête ou de corne.   Jean Fournier dit qu’il ne faut jamais « faire sauter la layoure ».

Pendant le liage, le lien reste pendu entre les bêtes et les tours sont faits de sorte à ne pas avoir à retirer la longueur du lien.   Le liage se termine sur la corde que l’on lie avec un noeud coulant simple pris autour des dernières passes de corde.

Cette méthode permet également un déliage rapide. De la même manière qu’au liage, le lien retombe entre les bêtes sans avoir à passer les longueurs entre les mains.

A la pose du joug, on peut faire un tour mort sur la corne intérieure. Mais au déliage, si la bête secoue la tête en se sentant libérée le meneur peut prendre un coup de joug du fait du tour mort qui solidarise jusqu’à la fin la tête et le joug.

C’est pourquoi sur les conseil de Jean Fournier, pour commencer le liage nous croisons directement de l’avant corne intérieure à l’arrière corne extérieure où l’on bloque alors avec un tour mort.  

Liage:

  •    Départ du lien à l’intérieur de la paire face avant joug
  •    Croise de l’AV intérieur vers AR extérieur
  •    1 tour extérieur sur joug/corne
  •    1 tour de tête AV AR
  •    croise de l’AV extérieur vers l’AR intérieur
  •    croise de l’AV intérieur vers l’AR extérieur
  •    1 tour de tête AV AR
  •    croise de l’AV extérieur vers l’AR intérieur
  •    croise de l’AV intérieur vers l’AR extérieur
  •    liage au centre de la têtière

Cette vidéo permet de bien visualiser la méthode que nous employons.

Transport de la cuvée 910 des vignes du Maynes à Cluny le 13 juin 2010

En septembre 2009, nous avions avec les deux paires de vaches transporté la vendange des anciennes vignes des moines de Cluny depuis Cruzille jusqu’à Blanot (voir article sur notre blog en cliquant ici). Cette année, le vin a été acheminé jusqu’à l’abbaye de Cluny.

Après avoir traversé les bois de Cluny et le gué de la Grosne le vin de la cuvée 910 est entré dans Cluny avec Annabelle et Azalée fraîchement ferrées.

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la cuvée 910 est chargée et attelée prête au départ

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Animation Flash

passage du gué de la Grosne avant d’entrer dans Cluny

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arrivée à Cluny

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avec les musiciens devant l’abbaye

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Guillaume Bodin a réalisé un superbe film sur la réalisation de la cuvée 910. Nous vous le proposons. 


Les bovins de Laurent Billoux à la fête du seigle à Ménessaire (21) 26 Juillet 2015

menessaire 2015 okLe 26 juillet nous étions invités à participer avec notre attelage mixte composé d’Azalée la vache et de Froment, le boeuf, à la fête du seigle de Ménessaire.

Après avoir charrié vers la batteuse la moisson de seigle depuis la terre où elle avait été fauchée à la main, notre attelage était ensuite utilisé pour l’entraînement d’un manège qui actionnait une petite batteuse/dépiqueuse.

Ce n’est pas le travail le plus agréable pour nos animaux, en particulier pour celui qui tourne à l’intérieur du cercle. En effet, le rayon de braquage assez court oblige l’animal du centre à marcher de côté durant toute la séance de travail. Le terrain également en pente créait  une irrégularité du mouvement. Il aurait fallu aussi que nous relions d’une corde, la tête de la bête intérieure à l’axe du manège afin de ne pas dévier du rayon de travail.

Malgré cela, nous étions très contents de la journée. La paire maintenant bien aguerrie, est restée calme, malgré un public nombreux et demandeur de renseignements.

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La fête de Ménessaire dans le Morvan, petite commune de la Côte-d’Or enclavée dans la Saône-et-Loire, nous a permis d’emmener les vaches dans un territoire où l’attelage bovin reste très emblématique. 

Nous avons pu y rencontrer des gens sympathiques en particulier Guy Namur qui comme nous, attelait par passion jusqu’à, il y a peu de temps, une paire de boeuf charollais. 

La commune compte un musée sur le seigle qui présente toutes les facettes et l’utilisation de cette céréale.

Nous avons animé un manège qui entraine une petite machine à battre.

Les vaches n’étaient pas à la fête, surtout pour Anabelle (attelée à droite) qui a marché en crabe tout l’après midi sur un petit cercle autour du manège.

Nous retournons avec plaisir cette année dans ce sympathique village.

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Journée technique autour du débourrage et dressage des jeunes boeufs le 15 Mai 2015 chez Philippe Kuhlmann à Soultzeren (68)

Une journée technique organisée dans le cadre des rencontres de bouviers de l’écomusée d’Alsace, s’est déroulée à Soultzeren chez Philippe Kuhlmann le vendredi 15 Mai 2015.

La journée était axée sur le débourrage et dressage des jeunes boeufs.

La longue expérience et le recul de cet éleveur/dresseur de la haute vallée de Munster, dont la seule force motrice au quotidien sur sa ferme est la traction animale bovine, lui permettent  de transmettre et de faire partager un savoir appris auprès des anciens et peaufiné par sa pratique de chaque jour depuis de longues années.

Pratiquer est une chose importante pour le maintien d’un savoir-faire, mais le transmettre est essentiel et impératif.

C’est un des objectifs prioritaire de Philippe qui d’ailleurs est en train de rédiger un manuel de dressage et d’utilisation des boeufs de travail.

La journée a rassemblé une bonne quarantaine de participants pour la plupart bouviers, agriculteurs et/ou passionnés venus de tous horizons, le tout sous l’oeil des caméras de la télévision Allemande qui réalisait un documentaire d’une trentaine de minutes sur les quatre jours des rencontres de bouviers de l’écomusée.


Avant d’aborder le thème du dressage, une suite à la journée technique de 2014 était donnée par la venue d’Eric Petit utilisateur de boeufs Vosgiens et d’un outil polyvalent qu’il a nouvellement construit en s’inspirant du matériel conçu et présenté l’an passé par Philippe Kuhlmann.

 

Ce matériel permet soit de déplacer les balles rondes, soit une utilisation en train avant de débardage qui limite les frottements et la résitance au débardage à la traîne. Sa particularité est qu’il peut travailler, sans dételer, aussi bien en poussant qu’en tractionnant grâce à pivot placé en bout de timon lui même positionné façon col de cygne au dessus des boeufs. Il permet aussi des manoeuvres fines et des déplacements en reculant le matériel mais en ayant les boeufs en marche avant (on évite la difficulté du reculement sur une longue distance des animaux).

Il peut aussi être attelé en solo.

 Une démonstration de manipulation de botte ronde et une utilisation en débardage à montrer l’évolution du projet qui a abouti à un matériel facile d’utilisation et performant.

Ensuite, manipulations de sociabilisation, débourrage et dressage ont occupé le restant de la journée jusqu’au soir. Du jeune veau jusqu’au boeuf de trois ans, Philippe a expliqué de nombreuses méthodes de mise aux ordres, de précautions à prendre, de techniques de manipulations pour arriver à obtenir un animal à la fois fiable et volontaire au travail.

 

Plusieurs paires à différents stades de dressage ont été mises au joug, boeufs Ferrandais, Vosgiens, Hérens.

La fermeté, la patience, la prudence, l’anticipation de réactions, la fréquence et la régularité de travail, la manière de mettre au joug de jeunes bêtes, ont fait l’objet de démonstrations et de débats alimentés par des questions techniques des participants.

Philippe a aussi illustré ses propos par les exemples de sa pratique et son expérience du dressage au quotidien dans le travail. En effet ses animaux sont rapidement mis en situation de travail en adaptant bien sûr la tâche à leur force et à leur avancement dans le dressage. Il dresse généralement au bois en tirant des pièces plus ou moins grosses selon le degré de dressage et l’âge des animaux.

Un volet matériel d’attelage a aussi été abordé par la venue de Mr Mougin qui fabrique entre autres des jougs Vosgiens et de Jean-Claude Mann, bourrelier sellier qui fabrique et répare des colliers d’attelage pour bovins et qui réalise toutes les garnitures nécessaires aux jougs Vosgiens. Leur venue régulière chaque année permet aux bouviers présents d’avoir des contacts avec des artisans rares mais indispensables.

En fin d’après-midi, un boeuf Ferrandais noir a été installé dans le travail à ferrer, et un moment a été consacré au ferrage avec la complicité d’un maréchal ferrant venu de Suisse qui a beaucoup pratiqué le ferrage des bovins. 

Malgré la pluie et une température un peu basse, la journée s’est  déroulée comme si le soleil avait été de la partie. Le repas de midi et l’excellente soupe aux sept herbes et aux saucisses concoctée par Anne-Catherine Kuhlmann a permis encore plus d’échanges et de convivialité.

Prendre le temps de se rencontrer pour des gens qui travaillent souvent éparpillés sur le territoire est un point très apprécié de tous. Les échanges tant techniques qu’humains et amicaux sont capitaux et attendus chaque année pour repartir chez soi regonflé par l’élan d’une pratique commune ré-alimentée et encouragée par des gens comme Philippe, qui sait chaque année captiver son public par son savoir, sa générosité et sa gentillesse.

Il est parfois des gens essentiels, merci à Anne-Catherine et Philippe d’être de ceux-ci.

 Michel Nioulou

Vidéo N° 1

Vidéo N° 2

Vidéo N° 3

Dressage de deux jeunes bœufs Gascons chez Laurent Janaudy à Manziat (01)

 

 Après s’être séparé de sa première paire de vaches de neuf ans à cause de l’écornage de l’une d’entre elles, Laurent Janaudy a commencé le dressage de deux mâles Gascons qu’il a fait castrer récemment.

Cadet et Mignon, qui n’ont pas encore un an, sont déjà en plein dressage.

Laurent les travaille en paire, joints au joug de garrot. Ils sont pour le moment pleins de promesses, avec un caractère facile.

Comme Mignon présente encore plus de docilité que Cadet, il a décidé de le faire travailler en solo, conjointement au travail en paire.

Mené en guides, de derrière, il est déjà parfaitement aux ordres, sans peur et dans un calme étonnant.

Nous suivrons le parcours prometteur de ces deux Gascons un peu loin de leur berceau d’origine, mais qui se sont acclimatés apparemment sans difficultés à la vie en Val de Sâone.

« Trait de vie », un projet de film du « grenier d’images » sur la traction animale d’aujourd’hui (chevaux et boeufs) Appel à soutien financier du projet!!

L’équipe de Grenier d’images a le plaisir de vous faire part de son nouveau projet de film documentaire qui s’intitule « Trait de vie ».
Sophie Arlot et Fabien Rabin mettent en lumière les parcours de vie de paysannes et paysans qui utilisent la traction animale comme énergie dans leur activité agricole.
Nous lançons le 4 avril prochain un appel à finance participative. La réussite de cette collecte se joue principalement dans les premiers jours, c’est pourquoi nous avons créé une page Facebook consacrée à Trait de vie : https://www.facebook.com/traitdevie 
En cliquant sur « J’aime » vous recevrez toutes les actualités de ce film.
On parle également du projet sur notre site internet : www.grenierdimages.com
N’hésitez pas à faire connaître ce projet autour de vous et à transférer ce mail à votre carnet d’adresse. Pour produire ce film Grenier d’images recherche des partenaires, contactez-nous pour obtenir plus d’information à ce sujet. Salutations cinéphiles,
L’équipe de Grenier d’images
Sophie, Maud et Fabien
Grenier d’Images
C’est l’éclosion partout ! Les fleurs, les bourgeons, les insectes, les oiseaux dans les nichées, les petits dans les terriers… en une semaine on passe de l’état végétatif à l’état explosif. L’effet de luminosité et de chaleur est perceptible jusqu’au Grenier où les projets sont en pleine germination. « Trait de vie » sort de son cocon. Le tournage d’une commande de 4 films pour le réseau InPACT a commencé. Nous avons lancé un formidable concours de logo. Et ce mois-ci, Grenier d’images a permis la mise au grand jour du film Eqalusuaq en organisant une des 3 avant-premières à Soudan.Mais nous ouvrons cette Graine d’infos sur un sujet qui nous est cher : la finance participative. En préambule, nous vous posons la question : pour vous la finance participative, c’est quoi ? Un acte éthique de consommation, une forme de charité ou l’envie de faire exister des projets qui ont du sens ?
Pourquoi Grenier d’images a recours à la finance participative ?
L’aventure d’un film est toujours collective. Il prend forme dans l’intimité de ses créateurs, mais il ne voit le jour que lorsqu’il est désiré. De l’idée à sa sortie, il se mue, s’affine et grandit grâce à ses rencontres et ses confrontations avec le monde extérieur.Dans le cas de Trait de vie notre appel à finance participative est une aide au lancement du film. Ce mot « aide » a un double sens. Elle est financièrement indispensable pour démarrer le tournage, et elle est socialement vitale pour sortir le film du cocon où il s’est formé. Nous comptons sur notre propre communauté, puis sur l’effet de propagation des réseaux sociaux et de l’appel à finance participative pour que le film connaisse un public dès le début.Mais ce n’est pas la seule raison. Nous développons un peu plus cette réflexion dans la rubrique FAQ (Fact And Questions – Traduction : Commentaires et questions fréquentes) de la page KisskissBankbank de Trait de Vie.
« Trait de Vie » sur la pente !

Nous prenons de l’altitude ! Au bout de 15 jours, nous avons atteint 25 % de notre pari ! Un grand merci à ceux qui nous ont permis d’en arriver là. Mais il nous reste encore du chemin à faire. N’hésitez pas à communiquer et à partager nos actualités pour nous aider à atteindre un nouveau palier.

Trait de vie sur Kisskissbankbank

Grenier d’images Films documentaires, Ciné-Rencontres Contact : Grenier d’images 16, rue du Jardin des Sens 79340 COUTIERES E-mail : contact@grenierdimages.com www.grenierdimages.com www.facebook.com/Grenierdimages Tél. : 06-73-93-83-37 / 05-49-64-48-25 Siège social : ACEASCOP GRENIER D’IMAGES 16, rue Albert Einstein 86100 CHATELLERAULT

Chantier école avec les boeufs du lycée agricole de Montmorillon dans les bois de Saint-Pierre près de Poitiers (86)

Solène Gaudin nous communique un article sur un chantier école près de Poitiers.

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Depuis le 09 février 2015, les stagiaires du CS UCA (Utilisateurs de Chevaux Attelés) de Montmorillon sont présents dans les bois de St Pierre près de Poitiers. Durant deux semaines, ils apprennent à débarder, moufler, gerber, dans le cadre du module débardage.
Cette année, la commune de Poitiers a décidé d’y mettre les bœufs pour tester leur efficacité, notamment sur la fagotteuse.
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Les bœufs à la fagotteuse
Pour ce faire, les stagiaires sortent le bois abattu à l’aide des chevaux, des bûcherons le coupent et le fendent en bouts d’un mètre. Une intervention est faite ensuite avec un stagiaire pour le ramasser et le mettre en fagots.
La fagotteuse en cours de chargement et la fendeuse avec le tracteur
Les bœufs sont attelés à un avant-train de l’AMB 88 et la fagotteuse du Bois de St Pierre. Le bois coupé en un mètre est mis dans la fagotteuse et emmené sur une place de dépôt pour le décharger.
L’avantage des bœufs sur cet outil, c’est que l’on n’est pas obligé de rester devant les bœufs comme avec un cheval, deux personnes suffisent pour faire les fagots, alors qu’il faut trois personnes avec un cheval ( un meneur aux guides et deux au chargement).
Les boeufs sur la place de dépôt
La seconde activité avec les bœufs, c’est le débardage des grosses grumes.
Sur les photos, nous utilisons l’avant-train AMB 88 avec un treuil.
Débardage avec l’avant-train AMB 88, un treuil et une pince
Débardage avec l’avant-train AMB 88, un treuil et une pince
Des écoles à la découverte des bœufs et du débardage

 

Réglage d’un joug neuf « Nioulou » chez Marcel Margerit, la Roche-sur-Foron (74)

Marcel Margerit travaille sur une petite exploitation de Haute Savoie.

Ses jeunes boeufs Aubracs n’avaient plus de joug à leur taille. C’est pourquoi il a fallu en tailler un neuf adapté à leurs tailles et à leurs cornes.

La particularité du joug est qu’il est fabriqué à partir d’une pièce de bois en plateaux contre-collés. Marcel participe ainsi à tester la résistance au travail d’une telle fabrication.

Un article y sera prochainement consacré. 

Voici maintenant plus d’un mois que le joug travaille au débardage sans problème.

Voici quelques clichés et une petite vidéo du réglage.

Dressage des vaches Normandes de Thomas Carabistouille, Noyal-Muzillac (56) par Laurent Legal, Ferel (56)

Vidéo du dressage par Laurent legal des deux vaches Normandes qu’utilise Thomas Carabistouille pour présenter ses spectacles et ses tournées en traction animale.

Vache solo au collier attelée à une rateleuse au Québec par Amélie Anne Blaise

Voici « Mamache » et Amélie qui travaillent avec un râteau à foin. Cette vache Holstein croisée Jersey attèle depuis son jeune âge et a déjà fait des sorties en public.

 

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