1 7 8 9 15

BAZILLAC capitale de la traction animale en Midi-Pyrénées, 6 Avril 2014: des boeufs, des vaches, de chevaux, des ânes et des mulets..

bazillac 2014 photos CDTE 65 no 40 ok

Toutes photos issues du site CDTE 65

Merci à Vincent Jean-Bernard de nous avoir communiqué ce compte-rendu par Adishat, de la journée de traction animale qui s’est déroulée le 6 avril 2014 à Bazillac .

BAZILLAC capitale de la traction animale en Midi-Pyrénées.

Quel bonheur pour l’équipe des Cavaliers Attelages de Loisirs en Bigorre (CALB) qui avait préparé avec minutie cette journée.

Un wee-kend sous le soleil.

Dès 8 heures les chineurs étaient présents, venus nombreux pour le vide-écurie et grenier ainsi que pour les produits proposés sur le marché fermier:

Camions et bétaillères déversant un flot de chevaux, mules, ânes, vaches, boeufs.

bazillac 2014 photos CDTE 65 no 3 ok

Apres un solide casse-croûte Bigourdan, tout ce petit monde se mit au travail. Tout au long de la journée se succédèrent des démonstrations de labour avec des équipages de boeufs et de vaches Castas, dont celui appartenant au plus ancien bouvier pyrénéen GILBERT SEREIN d’Orieux, toujours accompagné de son fidèle second: CHRISTIAN SARRAMEA.

bazillac 2014 photos CDTE 65 no 10 ok

bazillac 2014 photos CDTE 65 no 30 ok

bazillac 2014 photos CDTE 65 no 42 ok

Suivaient deux as du labour avec un brabant superbement réglé suivait ALAIN LABORDE avec une jeune paire de boeufs Lourdais passant le « lissadou » ainsi que FRANCIS BAZERQUE venu de la Haute-Garonne avec une paire de vaches Lourdaises attelées à un semoir à mais de 1900.

bazillac 2014 photos CDTE 65 no 36 ok

Le plus jeune, PIERRE NABOS, nous a présenté une arbalète composée d’une paire de vaches Béarnaises et d’une jument Bretonne attelée à une charrue trisoc. Superbe coup d’oeil!

bazillac 2014 photos CDTE 65 no 43 ok

JEAN PILO et ses percherons: cumulées, leurs 3 tonnes tractaient une déchaumeuse.

BRUNO CARDEILHAC et sa jument Bretonne passait la herse.

ERIC PRECHAC faisait tourner une faneuse.

HELENE travaillait la vigne avec une sulfateuse.

Le gascon GUY SOUQUERE semait du blé avec un Mérens.

SERGE DULOUT ET GEORGIEN tractaient des billes de bois avec leurs mulets venant des Landes.

ALAIN DERIS avec une superbe paire de mules à l’escalette pour les nouveaux ayant fait des formations de traction à Montmorillon.

FABRICE LORIOT avec un mulet bâté.

VINCENT BESANCON du 64 et sa jument Ardennaise.

FABRICE BOURRIANE avec un Castillonais. Il est prestataire de service pour la ville de Saint-Girons.

MARC PETIGIANI et son âne des Pyrénées.

Le plus ancien, ALFRED TAPIE, nous a fait une démonstration de chargement de billes à l’ancienne, sur un camion.

Toute cette belle journée était animée par les trompes de chasse.

N’oublions pas ce passionné d’attelages, VINCENT JEAN BERNARD dit « LE BIGOURDAN », véritable encyclopédie donnant tout les détails de tels ou tels travaux.

Cette journée fut une magnifique vitrine de la traction animale, drainant une foule de visiteurs émerveillés.

Encore un grand merci à tous les bénévoles qui ont contribué à cette journée.

Adishat.

bazillac 2014 photos CDTE 65 no 14 ok

bazillac 2014 photos CDTE 65 no 16 ok

Sortie de « 4 KM/h », deux vaches en roulotte, le film documentaire de la tournée du conteur et chanteur pour enfants,Thomas Carabistouille.

thomas carabistouille ok

Thomas Carabistouille, conteur, chanteur jeune public, réalise des tournées de ses spectacles avec une paire de vaches Normandes avec la complicité de Laurent Legal.

Le DVD qui vient de sortir, raconte la belle histoire de cette expérience qui sort des sentiers battus.

Ce beau film, plein d’humanité, nous fait découvrir une aventure et des hommes qui vivent leurs envies sans complexe et qui font partager avec enthousiasme et humilité, ces moments de vie et d’échange.

Le rapport aux autres, les rencontres,  le lien social créé par cet attelage de bovins qui sillonne les routes de l’ouest de la France et qui interpelle, les difficultés que rencontrent tous les meneurs de boeufs ou de vaches, les petits bonheurs simples de rêves accomplis, le spectacle qui, à chaque étape, prend une autre dimension, tous ces sentiments partagés et pleins de contradictions entre le bonheur et les larmes du bonheur, cette belle aventure humaine, font de cet opus un réel petit bijou qui vous rend heureux, simplement, sans artifice!!

Procurez-vous vite ce film si bien mis en images et bien produit, vous en ressortirez ragaillardi et regonflé pour un moment.

Le coffret comporte le DVD documentaire « 4 km/h, deux vaches en roulotte » ainsi qu’un CD audio en bonus, de contes et de chansons « Attrape le bonheur ».

Pour vous le procurer, contactez Thomas Carabistouille au 06 14 92 35 97.

carabistouille thomas 4 ok

Attelage de vaches Aubrac à la Fête des métiers Anciens en 2011 à Saint-Antonin-Noble-Val (82)

Cours complet d’agriculture ou nouveau dictionnaire d’agriculture, 1834

Les différents aspects du dressage, de l’usage et de l’entretien des boeufs et des chevaux de trait dans l’agriculture, sont abordés de la page 19 à 27, dans ce livre de 1834.

disponible sur :

cours complet d agriculture 1 ok

 

cours complet d agriculture 1 ok

Thomas carabistouille et le boeufbylette, 04 09 2011, spectacle de rue à traction bovine avec Laurent Legal

boeufs bylette 1 ok

Un des spectacle de Thomas Carabistouille, avec la complicité des attelages bovins de Laurent Legal.

De l’utilité de la substitution ou de l’adjonction des vaches aux boeufs dans les travaux de l’agriculture et du meilleur attelage, Bulletin des sciences agricoles et économiques 1824

De l’utilité de la substitution ou de l’adjonction des vaches aux boeufs dans les travaux de l’agriculture et du meilleur attelage, Bulletin des sciences agricoles et économiques 1824

Découvrez le livre sur:

bulletin des sciences agricoles et économiques 1 ok

bulletin des sciences agricoles et économiques 2 ok

bulletin des sciences agricoles et économiques 3 ok

bulletin des sciences agricoles et économiques 4 ok

bulletin des sciences agricoles et économiques 5 ok ok

De l’imprégnation vers le dressage….c’est aussi une histoire d’élevage ! par Tifenn Vital

imprégnation tifennvital 1 ok 

« Ce matin de décembre Ariègeois, dans les premières lueurs du jour, après avoir nettoyé les écuries, nous débutons le rituel immuable du liage des bœufs. Les mains dansent autour du bois sculpté, faisant tournoyer les juilles dans un cérémonial traditionnel appris de génération en génération par la transmission orale et l’amour du geste.

Ce matin, alors que les Gascons s’élancent hors de l’étable, coiffés du joug, en direction du tombereau, une troisième silhouette brave les brumes matinales…Inz est la petite velle Brune des Alpes de 2 mois. Profitant de la soif de découverte des jeunes animaux et de la confiance tissée ces dernières semaines avec le jeune animal, nous l’appelons afin qu’elle suive le convoi.

imprégnation tifennvital 2 ok

Ebouriffée de cette nouvelle expérience, la petite génisse galope autour de l’attelage, puis finit, au son de la voix, par se ranger au côté de ses aînés, aucunement perturbée par le bruit des roues ferrées sur le bitume puis des roches ponctuant le chemin tortueux menant aux «Hauts de Méras».

Au bout de quelques minutes, Inz mime le comportement de Millet et Grisou, chanfrein perpendiculaire au sol, dans une expression d’effort certain.

Mine de rien, nous commençons les exercices : arrêt, tourner…la petite suit les deux bœufs gris, et nous félicitons largement son engagement exemplaire !

La petite séance-exercice est courte : cinq minutes pas plus… puis nous la laissons rejoindre ses itinérances de découvertes en satellite autour de nous…

imprégnation tifennvital 9 ok

Depuis sa naissance, la petite Inz a été touchée et manipulée par les bipèdes de la ferme.

Au commencement le rituel de l’attache. Dans la maison, les bovins sont à l’attache dans les étables et les jeunes veaux ne font pas exception à la règle. Un petit collier en bois autour de l’encolure. Le jeune est détaché deux fois par jour pour téter et gambader dans la cour.

Un peu chaque jour, en passant dans l’étable, une caresse, un coup de brosse… Puis l’essayage d’un petit licol et l’apprentissage de la marche à la longe. On en profite pour prendre les pieds…

Ces petits exercices ne prennent bien sûr que quelques minutes chaque jour et nous profitons allègrement de la personnalité joueuse des jeunes élèves ! Quelques minutes « perdues » chaque jour mais combien de temps gagné par la suite!!!

Puis, quelques mois plus tard, des petites séances au collier ou au joug de garrot, taille mini et facilement bricolables, un petite bûche à tirer et toujours la base des ordres vocaux qui accompagnent la progression…

Nous parlons ici des jeunes bovins, mais ceci est aussi largement conseillé pour les poulains et autres jeunes mulets !!!

En voyant débarquer quelques jours plus tard des génisses de 18 mois n’ayant pas la moindre idée de ce que ces humains inconnus leur voulaient (débarquer du camion jusqu’à l’étable à l’aide d’un licol et d’une longe) je soupirais en pensant à ces savoirs faire qui ont disparu des élevages… Non que je vive dans une nostalgie passéiste, l’avancée de l’agriculture semble s’être malheureusement accompagnée de la perte d’un bon nombre de gestes du bon sens paysan. Cela pose bien sûr la question des problèmes de la valorisation de nos activités agricoles et notamment de l’élevage…

Je digresse mais plaide tout de même pour une attention particulière à ces gestes qui peuvent éviter bien des peines au moment des débourrages ultérieurs !

Dans un contexte où la traction animale semble conquérir les villes, vignobles et forêt avec une nouvelle force, c’est toute la filière de l’élevage qui va être impliquée de responsabilités afin de fournir des animaux de travail adaptés. Si le choix de caractères morphologiques est évident, il me semble primordial de ne pas négliger cette part de dressage par la stimulation des capacités d’apprentissage des jeunes animaux et la manipulation, dans les premiers mois, afin de recréer des vrais foyers d’animaux de travail…

Alors que les génisses Aubrac eurent finalement retrouvé leur étables, attachées et calmes, les premières séances du débourrage consistèrent en sorties journalières à l’abreuvoir situés à une dizaine de mètres de la paille douillette de leur nouveau refuge: trois jours avant de pouvoir y descendre, sans l‘aide de trois gaillards au bout de la longe, afin d’éviter la fuite de Paletto ou de la Mandro !!!

Maintenant que la confiance est acquise, nous les accoutumons à marcher à la longe, accompagnant toujours nos actions des ordres vocaux correspondants…

Puis viendra la mise en place du joug et la suite du débourrage…

D’un point de vue animal, nous éviterions bien des incompréhensions et inconforts par quelques minutes de manipulations journalières les premiers mois !

D’un point de vue économique, il me semble que ces séances de la première semaine chez un professionnel du dressage pourraient aussi largement être évitées !!!

Nous ne parlons même pas là des petits bonheurs du paysan…car lorsque vous verrez l’expression de la petite Inz alors que ses rousses ainées apprennent les leçons de maternelle, alors il y a là  pleins de raisons de rire, sourire et se régaler du retour à un simple métier de paysan !!! « 

Tifenn Vital

 imprégnation tifennvital 5 ok

 imprégnation tifennvital 4 ok

imprégnation tifennvital 7 ok

 Merci à Tifenn pour son article et sa collaboration régulière au site.

Monsieur Moreau, Saint-Jouvent (87), photos de Jean Tabaud

jean tabaud photo Le père Moreau copie oki

Jean Tabaud est photographe et consacre une grande partie de son travail aux ânes et au monde de l’attelage. Il est l’auteur du livre « Ânes d’hier et d’aujourd’hui ».

Il nous a aimablement communiqué ces documents sur Monsieur Moreau et son commis à Puymounier, commune de Saint-Jouvent en Haute-Vienne.

Nous l’en remercions.

________________________________________________________

« Ces photos, je les ai prises en janvier 1994, peu de temps avant que ces deux vaches Limousines ne partent pour une bien triste destination… malgré les bons et loyaux services rendus. Ce sont leurs destinés, la fin du parcours de la plupart des animaux de trait de cette époque.

jean tabaud photo Le père Moreau et son commis copie ok

Mais il ne faut pas croire pour autant que cela ne bouleversait pas ces hommes et ces femmes qui avaient trimé durant de longues années en leurs compagnies.

Presque tous ces paysans, après que leurs bêtes aient quittées définitivement la ferme, allaient très souvent mais discrètement se cacher dans l’étable pour pleurer. Certains « anciens » me l’on confirmé.

Dans ce temps-là, on n’affichait pas ses peines et ses chagrins devant sa famille et encore moins devant ses voisins.

La vie était dure et il fallait faire avec.

Cet attelage de vaches était l’un des derniers du Limousin (Creuse, Haute-Vienne, Corrèze) mais très certainement le dernier de la Haute-Vienne, c’était celui du père Moreau. »

 Jean Tabaud   

Le Bournat, parc à thème, Le Bugue (24)

le bournat 1 ok

Le parc à thème du Bournat dans le Périgord possède une paire de vaches Salers. Quelques animations sont réalisées par la paire. Allez voir le site du parc en cliquant ici.

François Rivals, Aubiet (32)

rivals françois 6 ok

François Rivals est agriculteur à la retraite mais exploite encore 5 hectares.

Il a une paire de vaches Gasconnes attelées sur son exploitation et les utilise pour réaliser ses travaux. Il fait ses labours, son fumier, ses charrois, sort du bois, fait ses foins avec ses animaux.

rivals françois 9 ok

Voici le petit texte qu’il nous a fait parvenir et qui retrace son expérience avec les attelages de bovins.

 » Voici l’histoire de ma vie, résumée bien sûr. 

A ma naissance, il y avait des bêtes de race Gasconne, mon père et ma mère travaillaient avec elles.

A l’âge de 7 ans, j’étais devant pour les guider au labour, plus tard en prenant un peu d’âge et de taille, je les menais seul et les joignais pour atteler un outil.

Puis le tracteur est arrivé en 1958 et a remplacé petit à petit les vaches.

J’ai repris l’exploitation en 1972 toujours en élevage, mais sans atteler.

Ce n’est qu’à la retraite que j’ai repris cette passion , j’avais toujours pensé le refaire.

J’ai fait part de mon idée à mes enfants, il m’ont alors fait le plaisir de m’offrir une paire de vaches Gasconnes pour mes 60 ans, ce qui leur a permis de voir comment se faisait le dressage d’une paire de vaches.

Depuis, elles ne font pas tous les travaux, mais elles vont travailler à la vigne, au jardin, pour le fanage et un peu tout ce que l’on peut faire avec pour se faire plaisir »

Il participe à quelques manifestations locales avec sa paire de vaches.

rivals françois 3 ok

rivals françois 4 ok

rivals françois 5 ok

rivals françois 7 ok

rivals françois 8 ok

rivals françois 1 ok

Cliquez ici  pour voir aussi un article du journal Sud-Ouest.

1 7 8 9 15