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Suite du voyage de Léonnie Biteau avec le rassemblement des meneurs de bovins (23) 2023

La préparation du rassemblement des meneurs de bovin :
Les premiers jours en Creuse sont fort en apprentissage. On découvre le débardage, l’éducation des bovins, la vie en autonomie, et plein d’autres choses dans un cadre magnifique. On continue les préparatifs pour le rassemblement avec les petits travaux quotidiens.
Le temps est toujours aussi beau et aussi chaud. Les boeufs ont pour lieu de repos 18 hectares de zone humide, de bruyère et plein de fougères. J’ai du mettre une cloche à Safran pour les retrouver. Le premier jour, j’ai du faire le tour avant que se soit eu qui me retrouve.

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Le pré des garçons

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On va boire à la rivière

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Objectif nettoyage du matériel de modestine a la riviere

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La nature est partout

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Découverte du débardage  et aussi la rencontre avec Édith

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On visite les vaches de Jo avec Édith

Se soir (15 septembre), il y a eu une échappée de boeufs. On les a retrouvé à plus de deux kilomètres de leur grand pré. Sans le berger qui nous a prévenu, on aurait pu chercher longtemps. Cette ballade du soir m’a quand même permis de découvrir de très beaux paysages.
Conclusion : 6km à pied pour retrouver et ramener les deux chenapan.

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On passe dans les bois

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On profite du paysage en les cherchant

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Ils ont tenu compagnie a des moutons en nous attendant

Un nouvel article réalisé sur la fin de notre voyage. N’hésitez pas a venir au rassemblement même pour un coucou ou pour les deux / trois jours.
On continue à apprendre le métier pour le débardage aux longues rênes.
J’avance doucement. Boulot a compris le principe mais il a aussi son mauvais caractère. Les ordres a la voix commence à être bien acquis. Pour Safran, on n’a pas de matériel adapté pour travailler dans de bonne conditions.

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Boulot doit attendre a sa place pour harnaché

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Qui a dit que les cornes était inutile ?

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Bouleau commence a sortir du bois intéressant- Suite du voyage de Léonnie Biteau avec le rassemblement des meneurs de bovin 2023 (23)

On en profite pour découvrir le lieu du rassemblement

J’ai demander a Jo de l’aide pour les mettre au joug. Les maraichins connaissent très bien le joug de garrot mais ils ne connaissent pas le joug avec une immobilisation plus importantes. Voici une vidéo après 5 minutes de mise au joug et la première fois avec cette configuration de guide. Pour continuer dans la nouveauté, c’est une personne qu’ils ne connaissent pas qui les guides.

Un moment extraordinaire

Le rassemblement des meneurs de bovins :

Premier journée au rassemblement des bouviers sous un temps mitigé. Ce matin, Safran et Bouleau sont les premiers à montrer le travail qu’ils font. Le programme, débardage aux longues rênes. Une première pour eux de tirer des petits bois. Ils ont impressionné tout le monde par leur comportement exemplaire et le travail qu’ils fournissent.

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Accueil des participants

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Les maraichins sont les premiers a faire de la démonstration au joug avec des guides.

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C’est Jo et Audrey qui les préparent. C’est une paire qui va être mener avec des personnes différents. Tout cela fait partie de leur éducation.- Suite du voyage de Léonnie Biteau avec le rassemblement des meneurs de bovin 2023 (23)

Zoom sur Safran et Bouleau avec le joug alsacien
On continue sur l’après midi par observer les autres bovins. On découvre le travail en maraîchage. Plus tard, je ressors Bouleau au collier pour observer tout le monde. Pauline Rnwn en a profité pour nous faire une démonstration sur l’ostéopathie. Après, je remet les garçons au joug et fais un dernier tour avec eux. J’en profite pour laisser des personnes qui n’ont jamais eu l’occasion de manipuler des bovins de s’essayer à l’exercice. Pour le soir, on fait un grand feu (grillades et chamallow grillé) avant d’être chassé par la pluie pour aller nous coucher.
J’ai appris à l’heure du repas une triste nouvelle. Véro, une personne bénévole avec moi dans une association et qui avait toujours une plaisanterie à faire et un soutien, nous a quitté. Elle s’est battu pendant plus d’un an avec un cancer. La marche que j’ai faite prend tout sont sens. La cagnotte ne servira peut-être pas pour les personnes d’aujourd’hui mais pour celle de demain.
La cagnotte pour La Ligue contre le cancer est toujours ouverte et le liens est toujours en haute de la page. On est à 60€ de dépasser la barre des 8000€!
Encore merci pour vos soutiens sur la page, avec les partages, les j’aimes, les encouragements… Ensemble, on peut apporter un peu d’espoir, un petit moment de bonheur à toutes les personnes qui en ont le besoin.
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Le coin du repas
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Présentation du travail d’Agnes et Luc avec leurs animaux

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Vache bretonne pie noir

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Quelques explications ostéopathe avec Pauline

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En attendant, Bouleau a décider de se coucher avec le joug. C’est plus impressionnant qu’il n’y parait.- Suite du voyage de Léonnie Biteau avec le rassemblement des meneurs de bovin 2023 (23)

Préparation du feu pour le soir

Deuxième journée avec les bouviers. On a vu encore beaucoup de chose et une superbe ambiance. Les bovins ont été irréprochable avec de nouveaux exercices et entouré de monde. Pour les repas, grillades au coin du feu. Bena Animal Training est venu avec des colliers de toute taille qui a fait le bonheur de beaucoup de personnes.
La marche vers Gentioux-Pigerolles fut très agréable.
Le soir, tout le monde a pu profiter des contes et du bal traditionnel qui a ravie beaucoup de personnes.

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Stand d’Eline qui c’est fait dévalisé en quelques minutes

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Moment au coin du feu

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Grillade

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Moment de présentation en groupe

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Jo, Michel et Audrey apprennent a une genisse de monter dans un van etroit

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Mission réussi

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Grand marche a pied pour aller dans le bourg

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Tous les attelages nous accompagne

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Corentin et modestine- Suite du voyage de Léonnie Biteau avec le rassemblement des meneurs de bovin 2023 (23)

Chacun avance a sont rythme

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Une visite imprevue

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On arrive dans le bourg

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Transport modestine

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On profite du bar en attendant que la soiré commence

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On a peut etre jamais vu autend de monde

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La famille Kemmerer

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Repas du soir

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Camion Foodtruck

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Un bon repas chaud

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Le temps d’une histoire

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Le conteur du soir
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Bal trad

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Les musiciennes

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Une veillé au coin du feu

Pour ce dernier jour du rassemblement des bouviers, on a eu le petit déjeuner aux coins du feu avec Pauline Ernewein. Puis, on c’est dirigé vers la zone de travail des bovins. Les petits boeufs sont restés avec les autres darioleurs pendant que Pascal et Merise ont fait des démonstrations.
- Suite du voyage de Léonnie Biteau avec le rassemblement des meneurs de bovin 2023 (23)
Il fait froid le matin (-5°C)
Le midi, j’ai mangé sur le marché un délicieux kébab et une crêpe. Peut de temps après, avec Corentin, on a passé un rapide diapo sur nos aventures, à la suite c’est André qui nous a présenté les hippossandals de Modestine et enfin Randoline pour son escargoline.
- Suite du voyage de Léonnie Biteau avec le rassemblement des meneurs de bovin 2023 (23)
Travail du sol avec Pascal et Merise
- Suite du voyage de Léonnie Biteau avec le rassemblement des meneurs de bovin 2023 (23)
Le célèbre monument au mort de Gentioux-Pigerolle
- Suite du voyage de Léonnie Biteau avec le rassemblement des meneurs de bovin 2023 (23)
Michel Nioulou et les jougs
Une fois terminé, je suis retournée au terrain voir les animaux. La journée fut magnifique. Je n’ai pas eu assez de temps pour échanger avec tout le monde.
Le soir arrive, il est temps. Les dernières animaux partent. C’est le tour de Safran et Bouleau. Ils retournent en Vendée après 5 semaines de voyage. Une nouvelle page se tourne. Et une expérience extraordinaire a tout point de vu. Je n’aurai jamais assez de mot pour tout décrire.
Mais pour l’instant, je reste un peu plus longtemps sur place pour le rangement.
Mes aventures ne vont peux être pas en rester là. Je vais surement intervenir pour l’octobre rose au Lathus Saint Remy. Il y aura des nouvelles informations au fil du temps.
Merci encore pour votre soutien, partage et écoute. Merci à La Ligue contre le cancer pour avoir relayé la cagnotte de la corne rose. Le combat continue et la cagnotte aussi.
A bientôt,
Léonnie

- La corne rose - Le voyage de Léonnie Safran, et Bouleau 2023

Journée de rencontre Traction Animale avec PROMMATA Dimanche 18 Janvier 2026

Vous voulez participer à un mouvement agricole alternatif et partager votre expérience ou trouver du soutient? Venez nous retrouver les 18 et 19 janvier 2026, aux deux journées associatives autour de la paysannerie en traction animale.

Au gîte Massabielle, 200A, le Pelaillon, 38160 Saint-Antoine l’Abbaye

Au programme du dimanche 18 janvier Journée de rencontre

à partir de 9h : Accueil des participants-es
9h30 à 11h : Présentation du lieu et du parcours de notre hôte Mathieu Junique dans le monde de la traction animale agricole
11h à 12h30 : Conférence, restitution d’enquête et atelier d’échange animée par Fabienne Boivin et Claire Lamine de l’INRAE d’Avignon.

Vidéo Fabienne Boivin

12h30 à 14h : Repas partagé : amenez votre pique-nique.
14h à 16h : Présentations des associations locales et des dynamiques actuelles pas les représentants présents (Asso Hippotese, Réseau Rhône-Alpes de traction animale, Prommata International…)
16h à 18h : Goûter et échanges sur les itinéraires techniques de culture en traction animale et autres sujets.
20 h : Repas partagé et soupe offerte pour ceux qui restent dormir. Soirée conviviale

Les midis et soir nous partagerons les repas tiré des sacs ! Prenez votre casserole si vous avez besoin de faire chauffer vos repas.

Merci de cliquer sur le lien ci-dessous pour vous inscrire et nous prévenir de votre venue afin de faciliter l’organisation (possibilité de venir une seule journée) :

Inscription à  la Journée de rencontre et/ou à l’AG Prommata 2026

Pour tous ceux qui viennent de loin et qui souhaitent dormir sur place, vous pouvez vous inscrire pour réserver un couchage au gîte Massabielle en suivant le lien ci-dessous (Réservation Obligatoire, 10€ la nuit à régler à Prommata) :

Je réserve mon couchage au gîte

Trouver ou proposer un covoiturage

Pour ceux qui ne peuvent faire le déplacement, il est possible de nous rejoindre en visio-conférence en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://meet.jit.si/AGPrommata2026

✴ Pour voter et participer à l’AG, les adhérents doivent être à jour de leur adhésion. Il sera possible de renouveler son adhésion sur place. Pour prendre un peu d’avance ou pour ceux qui ne viendront pas à l’AG, n’hésitez pas à renouveler votre adhésion en ligne ou à télécharger le bulletin d’adhésion pour un envoi par courrier :

Adhérer à Prommata en ligne ou Télécharger le bulletin d’Adhésion

Réunion des bovins de trait avec aptitude et test de performance de travail pour les bovins 14-15 Février 2026 Allemagne

Voici le prochain évènement qui se déroulera en Allemagne.

Pour voir l’article d’origine sur le site zugrinder.


Parce que notre test de performance de train a été annulé à court terme en novembre 2025 en raison de la langue bleue, c’est maintenant

le 14/15. Février 2026

la nouvelle date est combinée avec la réunion du bétail de travail à

Mirko en 35625 Hüttenberg près de Reiskirchen.

Prenez rendez-vous !

Voici le reste de l’info:

Le formulaire d’inscription:

Réunion du train sur les bovins 2025 14 – 15.02.2026; Hüttenberg-Reiskirchen/JLU Gießen

La liste de l’hôtel:

Nom de l’hôtel Adresse Numéro de téléphone Site web Email-Adresse
Au tilleul Am Lindenberg 15, 35625 Hüttenberg 06441-6792100 https://hotelzur-linde.de/ info@hotelzur-linde.de
B&B Hôtel Wetzlar Wolfgang-Kühle-Straße 2 , 35576 Wetzlar 06146 815361-6
À proximité de Trip Inn Hotel Siegmund-Hiepe-Straße 39, 35578 Wetzlar 06441-870990 https://tripinn-hotels.com/ wetzlar@tripinn-hotels.com
Michel Hôtel Wetzlar Bergstraße 41, 35578 Wetzlar 06181-9911133 https://michel-hotels.de/hotel-wetzlar
SleepySleepy Hôtel Robert-Bosch-Str. 4, 35440 Casting (0)6403 7893790 https://www.invite-hotels.de/content/unsere-hotels/sleepysleepy-hotel-giessen/kontakt/ info.giessen@sleepysleepy-hotels.de

Le Bureau Vétérinaire:

Le Vetamt exige en principe de la part de tous ceux qui apportent à leur bétail un certificat BHV1 et en ce qui concerne Langue bleue un certificat de vaccination, de sorte que le TN provient d’une zone restreinte.

Si nous pouvons nommer les participants avec du bétail, ils ont besoin de la liste de TN et des adresses, car ils traitent à nouveau en détail avec les origines et les expéditions et nous donnent ensuite une information très concrète à bref délai.

Fondamentalement, ils sont totalement enthousiastes et soutiennent le projet – ils seraient heureux si nous pouvons leur envoyer une sorte de rapport de la réunion par la suite, parce qu’ils trouvent cela totalement excitant.

Liens utiles pour ceux qui s’intéressent à la traction bovine

Cette articles rassemblent des liens utiles  pour ceux qui s’intéressent à la traction bovine.

On y trouve des personnes, associations, des structures de formation, du matériel, des documents de référence…

Si vous remarquez un lien inactif ou que vous souhaitez en partager un nouveau, faites-le nous savoir. Cette article ne demande qu’à s’enrichir avec le temps et les contributions de chacun.

Associations et réseaux

Structure de la traction animal : Entreprise, Ferme, parc, formation, écomusées…

Site de référence, documentation…

Matériel et sellerie

Photographes

Reportage photo de Léonnie Biteau lors de la Rencontre des bouvières et bouviers en Creuse (23) 2024

Voici le reportage photographique qu’a réalisé en 2023, Léonnie Biteau et avec la participation d’Edith Papin  lors de la rencontre internationale des bouvières et bouvier de France et d’ailleurs. 

Jour 1 :

Rencontre des bouvières et bouviers

Jour 2

Jour 3 et 4

Allemagne : Épreuve d’aptitude et de performance de traction pour bovins 8-9 novembre 2025

• sillon pas très profond mais bonne évacuation

Examen d’aptitude et d’épreuve de traction pour bovins 2025 (Allemagne)

Vous êtes cordialement invité à participer cette année à l’examen de dressage et de performance des bovins de trait, incluant le programme cadre, à Lorsch (64653).

Vendredi 7/11/25
Arrivée, rencontre informelle, conférence de Philipp Thompson, meneur d’attelages australien

Samedi 8/11/25
Examen de dressage pour animaux jusqu’à 2,5 ans (épreuve individuelle)
Examen de performance pour animaux à partir de 2,5 ans (catégories individuelles et attelages)

Dimanche 9/11/25
Atelier « Travail avec le chariot »
Atelier avec Philipp Thompson « Travail avec de grands attelages »
Ce jour-là, il sera également possible d’essayer différentes activités avec nos animaux et les vôtres.

Qui souhaite participer aux épreuves ?
Qui souhaite participer aux ateliers ?
Qui peut aider ?

Inscriptions directement auprès de moi par email : c.kropp@kloster-lorsch.de

Je peux envoyer le règlement des épreuves, etc., sur demande.

Cordialement,
Claus Kropp

Philipp Thompson est l’un des rares meneurs de bœufs en Australie à maîtriser encore aujourd’hui cet art, et ce malgré le fait que tout l’arrière-pays ait été exploité avec des attelages de bœufs.

Pour ceux qui aiment Facebook :
https://www.facebook.com/ptbullockteam/

Pour ceux qui veulent voir l’annonce allemande : https://www.zugrinder.de/de/terminanzeiger/ZugR25.html 

Adresse :

Centre de recherche et de formation sur les bovins de trait
Im Klosterfeld 12-16
64653 Lorsch

La P’tite Foire Paysanne 26 et 27 juillet 2025 – Tournay – Belgique

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Chères amies, chers amis de la traction animale,

passionné·e·s d’agriculture durable, de savoir-faire paysans et d’énergies vivantes,

Nous avons le plaisir de vous inviter à rejoindre le Village de la Traction Animale lors de la prochaine édition de La P’tite Foire Paysanne, qui se tiendra du 26 au 27 juillet 2025 à Tournay (Neufchâteau , Belgique ).

Organisée chaque année en même temps que la grande Foire agricole de Libramont, La Petite Foire paysanne veut montrer qu’une autre agriculture est possible.

Accueillant 8.000 personnes sur le week-end, la Petite Foire propose des conférences-débats, des démonstrations et des projections afin de sensibiliser les citoyen.ne.s et paysan.ne.s aux enjeux de l’agriculture d’aujourd’hui.

Nos producteur.trice.s et artisan.e.s sont mis en lumière grâce au marché, nous accueillons des artistes pour des performances et concerts,… Il s’agit donc d’un évènement militant et festif permettant à des citoyen.ne.s de découvrir et d’échanger avec le monde paysans, aux paysan.ne.s de se retrouver et de trouver des solutions agroécologiques pour renforcer leurs fermes et aux associations actives dans ou autour de la paysannerie de renforcer leurs liens.

Vous désirez de plus amples informations? Vous avez une suggestion? De l’aide à proposer? Ou n’importe quelle autre question? Contactez-nous par mail : LPF@LeMAP.be

Toutes les infos sur la foire : https://www.lemap.be/la-petite-foire/

Ce village est un espace dédié aux démonstrations, rencontres et échanges autour de la traction animale dans l’agriculture et les métiers ruraux. 

Nous souhaitons y rassembler chevaux, ânes, bovins, mais aussi artisan·es, paysan·nes, formateur·rices, passionné·es et curieux·ses.

Pourquoi participer ?

  • Mettre en lumière les pratiques de la traction animale dans un cadre festif et engagé
  • Échanger vos expériences, méthodes, outils et animaux avec un public intéressé
  • Créer du lien avec d’autres acteurs de la filière

Au programme :

  • Démonstrations de travaux aux champs , simulation de vignes 
  • Présentation de matériel adapté
  • Discussions autour de la transmission des savoir-faire

Intéressé·e·s à participer ? Merci de bien vouloir nous confirmer votre présence , si possible ,  avant le 15 juin 2025 (possibilité de confirmer plus tard mais spécifiez-nous votre intérêt dès que possible!) .

Contactez-nous pour plus d’infos ou pour proposer une activité, une démonstration ou un stand.

N’hésitez pas également à transférer l’invitation à d’autres passionné.e.s de traction animale ! 

Nous espérons vivement pouvoir vous compter parmi nous pour faire vivre et rayonner la traction  !

À bientôt sur la prairie !

L’équipe organisatrice du Village de la Traction Animale

Un voyage de bouviers à travers la France 2022

En 2022, des jeunes bouviers vendéens partent sur les routes française pour rencontrés jougtier et bouviers. A leur retour, ils ont rédigée cet article qu’ils nous ont fait parvenir.

Groupe bouvier Vendée. Un voyage de bouviers à travers la France

Novembre 2021, au vu de la bonne ambiance et la convivialité qui est installé au sein du groupe, “Lionel Rapin”, responsable de l’académie junior des bouviers propose à ses élèves un voyage pédagogique et culturelle en Alsace pendant le weekend de l’ascension 2022 pour partir à la “rencontre des bouviers de France”. Cela permettra d’échanger sur les différentes pratiques de la traction bovine. Cet échange se fera durant les journées « les bovins d’abord », organisé par “Philippe KUHLMANN” , un des meilleurs dresseurs d’Europe de bœufs. Un détour par chez “Michel NIOULOU”, à Mâcon, est organisé aussi car c’est l’un des derniers fabricants de jougs de France. A l’annonce de cette grande nouvelle, 7 bouviers décidèrent de prendre part au voyage car cela enrichira leur apprentissage. Lionel, Léonnie, Julien, Benjamin, Hugo, Xavier et Corentin, passionnés par les bœufs et la traction, participent à ce weekend.

Jeudi 26 mai 2022

Premier jour d’un long weekend, le grand jour est arrivé pour nos bouviers puyfolais. Rendez-vous à la Menanterie pour le traditionnel café du matin. Les retardataires habituels sont à l’heure voir en avance, première historique, malgré des petits yeux chez certains. Le café fait du bien, les premières expressions commencent à se faire entendre : “le weekend de l’ascension est un weekend de 4 jougs (parole de bouvier)”. Les pains au chocolat savourés et le café avalé, il est l’heure de charger le véhicule. En voyant le nombre de sacs et les glacières, les premières questions se posent : le véhicule sera-t-il assez grand ? Qui a le repas de midi ? Où sont les planches à palets et les brioches ?

Le véhicule chargé, 11h30 nous voila parti pour traverser la France direction Mâcon en Saône et Loire. Le trajet va être long mais il se fera dans la joie et la bonne humeur. Les premiers remontants et les musiques campagnardes nous accompagnent jusqu’à notre première halte tant attendue par certains. Quelques kilomètres plus tard les ventres gargouillent mais les aires de repos sont remplies, il va falloir attendre. Cinq aires de repos plus tard, enfin nous trouvons notre lieu de pique nique, un sous bois calme et verdoyant, idéal pour sortir notre petit barbecue et nos viandes. Les batteries rechargées nous parcourons les grandes plaines françaises jusqu’à Mâcon où nous arrivons à notre hôtel. Nous déchargeons les valises rapidement pour aller chez Michel NIOULOU.

Michel à 56 ans, il est jardinier-paysagiste. “Vielleux hors pair, amoureux du répertoire traditionnel du Charollais et du Brionnais, c’est aussi l’un des derniers fabricants de jougs de France (jougtiers)”. Si ce métier se fait de plus en plus rare, il continue de résister grâce à la détermination de Michel Nioulou qui veille à maintenir la flamme.

Nous sommes arrivés en début de soirée, où nous sommes accueillis à bras ouverts par Michel et sa femme Véronique. Ils nous font visiter leur petit éden de verdure au cœur de la ville. On entre dans un jardin très boisé, verdoyant, calme, frais et très fleuri. C’est là où Michel conserve et taille ses jougs. Nous poursuivons la visite avec l’atelier. Jougs, gabarits, charrette, herminettes, planes, haches… occupent cet espace dans lequel l’odeur du bois est enivrante. Pendant les explications de Michel, certains sont attirés par la “sciure” qui jonche les établis et le sol. Remis de nos émotions, nous nous rejoignons autour d’un moment de convivialité, sucre pour Corentin et Mâconnais pour les autres. Les anecdotes sur les hérissons notamment et les fous rires fusent, la bonne humeur et la convivialité sont bien présentes. Michel nous explique la journée du vendredi qui sera consacrée à la fabrication de deux jougs qu’on ramènera au Puy du Fou. Un livret explicatif nous à été transmis quelques semaines plus tôt pour apprendre la taille d’un joug. Après ces échanges, il est temps de quitter Michel et Véronique pour les retrouver le lendemain. Nous décidons d’aller manger dans un restaurant à Mâcon. Hasard puyfolais, nous sommes accueillis par Marie-Ange. Fous rires et délires accompagnent notre repas. Deux, trois tables débarrassées, nous décidons de continuer cette si belle soirée. Des vendéens qui ne se déplacent jamais sans leur planche à palet décident de faire une partie sur le parking de 4 murs. Après de longues heures, la fatigue se fait ressentir et nos bouviers regagnent l’hôtel car demain la journée s’annonce physique et longue.

Taille de joug, copeau de bois

Vendredi 27 mai 2022


Michel nioulou joug

Journée chez Michel Nioulou pour la fabrication des jougs. Rendez-vous à 7h30, rue des charmilles. Le groupe est motivé et en forme pour “tailler des jougs”. Michel nous explique la procédure de la journée, nous présente les différents outils avec leur utilité. On compose deux équipes pour avancer plus vite et pour que tout le monde participe. Nous sortons les morceaux de hêtre des bassins qui immergeait dans l’eau depuis 3 ans. Nous nous installons sur l’herbe et nous commençons par tracer les jougs avec les gabarits « vendéen charolais », les mesures sont adaptées aux bœufs du Puy du Fou. Nous dessinons les 4 faces et nous prenons les haches pour dégrossir le bois. Sous l’œil expert de Michel, les coups et les postures ne sont pas adéquats. Il nous conseille pour être plus efficace et usé moins d’énergie. Petit à petit nous sommes meilleurs et les jougs avancent bien, on aperçoit la forme des futurs jougs. Toujours dans la joie et la bonne humeur, ça chambre, ça déconne mais le travail avance vite et bien. On impressionne Michel et Véronique par notre sérieux et notre engagement. Les copeaux de bois volent de partout, les coups de haches passent près des genoux pour les moins habiles comme Julien, les mains de Hugo commencent à cramper, les gouttes de sueur dégoulinent le long de nos sourires. Les jougs bien avancés, place au traditionnel petit déjeuner des bouviers, où les pains aux chocolats et les sandwichs de rillettes requinquent ces hommes. Rien ne vaut un petit mâconnais pour accompagner ses bouchées. Les bois bien dégrossis, place à la taille des embannures avec les herminettes pour être plus précis. A genoux sur les jougs, les coups s’enchaînent, les gars se relaient car c’est assez physique comme activité. La matinée se déroule tranquillement et le travail avance bien, nous ne les aurons pas finis le soir mais on en fait le plus possible. Personne ne veut s’arrêter en si bon chemin. Viens l’heure de la pause du midi, nous rentrons dans la maison, sur la table une surprise nous attend. Michel et Véronique nous on offert un frêne chacun à planter (bois de l’aiguillon) pour perpétuer cette tradition et deux petites vaches en cuirs par personne. Après l’apéro, Véronique nous à cuisiné une spécialité locale, le saucisson cuit avec ses pommes de terre. Plat conséquent préparé lors des vendanges pour donner à manger aux paysans. Nos ventres bien remplis, nous reprenons le travail avec comme objectif de finir les embannures et tailler les têtières. Nous reprenons les outils et nous recommençons toujours sous les conseils pertinents de Michel. On voit bien la forme des jougs à présent, on se le représente bien sur la tête des bœufs avec le passages des courroies. Après quelques coups d’herminettes et de plane pour arrondir les angles, vient l’heure de s’arrêter mais difficile tellement c’est passionnant, le fait de pas pouvoir finir déçoit mais on les finira cet hiver pendant les académies. Les jougs enroulés dans une bâche et chargés dans la voiture, il est temps de repartir direction l’Alsace. Les salutations achèvent cette formidable et enrichissante journée auprès de Michel et Véronique NIOULOU. Ces deux personnes sont exceptionnelles, chaleureuses, pédagogues, généreuses et ont la joie de vivre. « A la revoyure » « à ctes cotsse », en Vendée où à Mâcon. Merci à vous et à bientôt.

taille joug crayon

Direction l’Alsace pour cette fin de journée, plus précisément Soultzeren à quatre heures de route. Le trajet se fait tranquillement avec plusieurs haltes auprès de forêts occupées par des « ourfs » selon Xavier. On arrive à l’hôtel à Soultzeren pour récupérer nos clés. Nous décidons de rejoindre les autres bouviers chez Philippe KUHLMANN en haut des montagnes pour passer la soirée avec eux. Nous sommes très bien accueillis et faisons connaissance avec ces personnes. Les chants paillards commencent à se faire entendre et les rires sont de la partie. La soirée se finit calmement et nous regagnons le village. Nous étions prêts, surtout Lionel, à trouver des vaches soi-disant perdues dans les montagnes, mais par manque de preuves et de luminosité nous entrons dans l’hôtel. L’arrivée dans l’auberge se fait sereinement jusqu’à ce que Benjamin laisse les clés dans la chambre qui s’était refermée dans son dos, et là le code ce n’était pas le 888 comme à Mâcon. Mais la plus le choix, il n’y a ni l’aide du public ni le 50/50, il faut appeler l’hôtelier à 3 heures du matin. Le séjour commence sur les chapeaux de roue. Toutes ces péripéties finies, nous tombons dans les bras de Morphée pour attaquer une journée de samedi bien remplie.Michel nioulou et les jeunes bouviers du puy du fou

Samedi 28 mai 2022

Après avoir emprunté les routes sinueuses des Vosges, nous arrivons chez Philippe où d’autres bouviers sont présents. Ce sont les journées « les Bovins d’abord ». Ces journées qui se déroulent sur 4 jours sont organisées par Philippe et Christine sur la ferme de Philippe. Elles permettent aux bouviers de France de se rencontrer et d’échanger sur les différentes pratiques et travaux de chacun. C’est très enrichissant pédagogiquement et socialement.

Philippe KUHLMANN est un fervent bouvier très reconnu. Il a dressé plus de 300 bœufs depuis quatre décennies. Propriétaire d’une petite ferme reculée dans la vallée de Munster, il travaille toutes ces terres avec les bœufs. Il n’a qu’un motoculteur équipé d’une faucheuse pour couper son herbe. Les activités faites avec les bœufs sont les suivantes : fanage et andainage des foins, labour, plantations, transports de foin et de fumier. Mais l’activité principale est le débardage en fortes pentes dans les montagnes. Son leitmotive est un savoir-faire qu’il souhaite transmettre, persuadé que la traction bovine est une technique d’avenir car moins polluante.Philippe Kuhlmann labour

Nous commençons la matinée par préparer les paires de bœufs pour les emmener au Valtin à 22 Km. “Nous faisons connaissance avec des bouviers venus d’Aveyron, Joël et Guy, des bons gaillards avec un bon sens de l’humour et Dimitri, un maraîcher belge travaillant avec de la traction bovine et équine toujours prêt à raconter des blagues”. Les bœufs mis dans la bétaillère et les affaires chargées nous partons à Valtin. Là-bas, il y est organisé pour l’évènement du débardage en forte pente et un marché local avec des vendeurs de cloches, de vins et de spécialités de la région. Le site est magnifique dans un petit village de montagne avec des maisons à l’architecture locale très coloré. Philippe prépare ses bœufs et les monte dans la montagne où il redescend de grandes perches de sapins pour montrer l’activité aux autres bouviers et touristes. “Rencontres, discussions, ostéopathie sur des bœufs, animent” l’après-midi. En milieu d’après-midi, Philippe emmène ses bœufs dans une prairie voisine pour montrer la démonstration d’andainage de foin. C’est une animation intéressante. On revient au cœur de la fête où nous avons discuté avec Pauline, ostéopathe équine et bovine. Nous avons aussi présenté et expliqué nos jougs à l’assemblée. Après la présentation nous repartons vers Soultzeren en faisant une escale sur une station de ski pour prendre des photos avec une vue panoramique unique. Le soir nous sommes arrivées, Julien, Corentin et Xavier se sont essayé à la pratique de la fauche d’herbe à la faux avec Guy pendant que Benjamin, Hugo et Lionel restauraient un tombereau pour transporter du foin le lendemain. Une fois ces activités terminées et les vaches traites, la dégustation de produits des différentes régions de France débutait. Philippe, qui écrit des livres aussi, nous à lu un texte racontant ses débuts dans sa ferme et son amour pour la traction bovine. La soirée continua jusqu’à tard dans la nuit, les chansons à ripounet résonnèrent dans les vallées du Munster. La trouspinette ou trousfinette selon Madeleine est appréciée. La fatigue se fit ressentir pour certains qui ont pu apprécier la douceur d’une meule de foin pour reprendre leurs esprits et où d’autres continuèrent à fêter dignement ce weekend.Corentin huber

Dimanche 29 mai 2022

Le réveil fût compliqué pour certains, mais c’était l’heure de faire les valises car toutes bonnes choses ont une fin. Le petit déjeuner avalé pour les plus téméraires et le fourgon chargé, nous repartons vers les sommets pour rejoindre notre « petite famille » du weekend. A première vue, les ébats de la veille ont marqué quelques têtes, c’est dur, mais il faut y retourner les bœufs nous attendent pour aller ramasser du foin. Un verre d’amitié est organisé dans la salle des fêtes du village auquel nous participons. Nous passons principalement la journée avec Corentin, jeune bouvier à l’expérience conséquente. Les animations proposées sont du ramassage de foin et l’initiation à la faux présenté par Philippe. Nous avons pu nous tester à la fauche sans grand succès car il faut avoir le coup de main. On a pu assisté à une prestation de cor des Alpes aussi, c’est un instrument de musique à vent, il était utilisé initialement pour communiquer à distance en montagne.


Philippe Kuhlmann debardage

Viens le début de soirée, le moment de se dire au revoir et à la prochaine. Nous remercions Philippe KUHLMANN d’avoir organisé cet évènement auquel nous avons fort apprécié les échanges et les activités réalisées. Nous sommes admiratifs devant ce genre de vie où les journées sont rythmées par le pas des bœufs et où le partage et les traditions sont perpétués par des personnes qui ont la main sur le cœur et sont prêts à montrer leur quotidien aux passionnés. Le respect pour la nature et la passion pour le métier de bouvier est omniprésent auprès de ces personnes là qui ont parfois tout quitté pour devenir ce qu’ils sont aujourd’hui. Philippe est un grand nom du monde des bouviers, atypique, passionné, impliqué, et toujours prêt à transmettre pour pérenniser le travail avec les bœufs. Un grand merci pour tout, à bientôt.

Je remercie aussi toutes les autres personnes présentes durant ce weekend avec lequel nous avons passé de très bons moments riches en enseignements, en rigolade, en histoire, en échanges et à partager nos façons de voir les choses. Christine, Guy, Joël, Dimitri et son fils, Daniel, André, Pauline, Corentin, Madeleine, Baptiste, Erwan… A une prochaine fois dans une autre région de France pour une rencontre bouvier qui est nécessaire pour entretenir ce savoir-faire qui est la traction bovine.

17 heures, nous repartons direction la Vendée, plus précisément la Menanterie. La fatigue se fait ressentir, l’excitation est moins trépidante qu’à l’aller et les chansons se font de moins en moins entendre. Les quelques haltes dans les aires de repos permettent de se réveiller, mais c’est la tête remplie de souvenirs que nous regagnons chacun notre petit chez soi jusqu’à la prochaine fois autour d’une paire de bœufs ou d’un barbecue. C’était un weekend inoubliable, gravé à jamais dans nos mémoires et que nous reparlerons encore et encore…

Un grand merci à Lionel de la part des bouviers de l’académie, sans lesquels ce weekend ne se serait pas fait. On est reconnaissant envers toi pour tout ce que tu nous apportes les samedis matin d’hiver et les soirs de Cinéscénie.

On souhaite remercier Elisabeth et Aymard, sans lesquels, ce weekend n’aurait pas pu se faire.

Les bouviers


groupe bouvier du Puy du fou

Texte : Corentin Guinaudeau

Photos : Léonnie Biteau

Compte rendu de la réunion chez Anne Wiltafsky et Famille à Tuttlingen par Astrid Masson, (Allemagne, près du Lac Constance) 2025

Ballade allemagne

Fig.1. Promenade (Photo Astrid Masson), la fille ainée d’Anne sur Geanna

TRADUCTION française

Le « Groupe de Travail ZUGRINDER » (Bœufs de trait) a été fondé durant les années 1990 par une poignée de personnes, notamment Jörg Bremond et Rolf Minhorst, tous deux présents à la rencontre mi-février 2025. Ils ont constaté à cette époque que presque personne en Allemagne ne maîtrisait plus l’utilisation des bœufs de travail. Depuis lors, ce groupe, ouvert à tous, réunit une fois par an quelque 40 à 60 personnes, généralement vers la mi-février, tous invités par une personne ou par une institution comme un musée qui peut montrer son propre travail avec des bœufs, des vaches et même des veaux. Les participants travaillent ensemble pendant un week-end, parlent « boulot » et montrent des techniques et des équipements. Enfin, on y discute beaucoup du comportement et de la communication avec les bovins, car il n’existe pratiquement aucune littérature scientifique sur ce sujet. Le mot d’ordre de la rencontre, c’est « sans communication, il n’y a pas de collaboration ».

Philippe Kuhlmann

Fig. 2. Les participant/es (Photo Astrid Masson)

Cette fois, la rencontre s’est déroulée sous un soleil radieux, une fine couche de neige et des températures avoisinant les -3°C chez Anne Wiltafsky et sa famille à Tuttlingen, à une bonne vingtaine de kilomètres au nord-ouest du lac de Constance. C’est une ferme où l’on utilise une race en voie de disparition en Allemagne, les Vosgiens, tandis qu’en France, les Vosgiens sont soutenus par l’État en tant que race locale et menacée. Cependant, Anne a acheté ses quatre veaux en Sarre, auprès d’une des rares entreprises en Allemagne qui les utilise encore dans l’aménagement paysager et aussi pour la traite. Biscuit et Beaux ont maintenant 7 mois, Onni et Belle sont un peu plus jeunes et sont chez Anne depuis 6 semaines. Geanna, une croisée Holstein-Fleckvieh de 14 ans, vit également avec la famille.

Anne et veau de face 2

Fig. 3. Anne Wiltafsky et amie (Photo Léonnie Biteau)

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Anne et veau qui cours

Fig. 4. Sautillant avec Anne (Photo Léonnie Biteau)

La spécialité d’Anne est l’observation du comportement et la manipulation respectueuse des bovins de trait et elle a déjà dressé de nombreux animaux. Ce week-end, elle nous a montré comment initier de manière ludique des veaux à leurs futures tâches. Pour l’entraînement, elle utilise consciemment les besoins et les élans naturels des animaux, comme le besoin de jouer après avoir bu du lait maternel : tout éleveur de bovins connaît le « sautillement » des très jeunes veaux, juste après avoir bu au pis de leur mère ou du seau contenant son lait. Anne utilise cette explosion d’énergie naturelle pour courir avec les veaux, sauter par-dessus des obstacles ou monter des escaliers. 

Elle profite de leur curiosité naturelle pour leur faire découvrir des objets inconnus qu’ils sont censés tirer, par exemple. Plus tard, on leur enfile même des chaussettes de yoga antidérapantes pour qu’ils puissent monter les escaliers de la maison sans crainte. Les veaux apprennent très tôt à donner ou à lever leurs pattes, ce qui est très utile plus tard, quand ils apprennent à enjamber des cordes ou quand il faut parer la corne des sabots.

Mise des chaussettes

Fig. 5. Chaussettes anti-dérapantes et patte levée (Photo Astrid Masson)

Veau maison

Fig. 6. Allez hop, on monte l’escalier (Photo Léonnie Biteau)

Imaginez notre surprise à suivre Beaux qui montait l’escalier jusqu’au premier étage, puis qui traversait un pont sur le toit de la grange pour sortir ! Après, on s’est réuni autour d’un buffet champêtre, apporté par les participants et accompagné par une soupe aux lentilles et des boissons chaudes, auprès de deux feux de bois et des sièges divers pleins de couvertures. Tout à côté, les gens partageaient leurs savoir-faire comme, par exemple, pour l’épissage de cordes ou la diversité des bottines à vache.

Anne a eu l’idée géniale – entre beaucoup d’autres – de mettre de la paille sur des bâches pour que les veaux se couchent pour se reposer et ! bon nombre de participants se sont allongés à leurs côtés, comme quoi les relations humaines-animales allaient bon train.

épissure

Fig. 7. Épissage (Photo Astrid Masson)

veau coucher

Fig. 8. Et on se couche (Photo Léonnie Biteau)

Durant l’après-midi, divers objets ont formé un « parkour » sur le pâturage enneigé, notamment des jouets à veaux en forme de boudins en caoutchouc d’un mètre de long, un toboggan en plastique pour enfants et – oui ! – une batterie.

Tout d’abord, les animaux s’en sont approchés avec précaution, puis les ont reniflés de long en large, et ont fini par les juger si inoffensifs qu’ils pouvaient les lécher. Justement, il faut permettre aux animaux à bien prendre le temps d’examiner les objets, par exemple lorsqu’ils sont censés les tirer pour la toute première fois, et avant de les y atteler.

veaux et batterie

Fig. 9. On joue aussi à la batterie (Astrid Masson)

Collier et 3 veaux 2

Fig. 10. Puis on suit les copines (Photo Léonnie Biteau)

À l’aide d’un petit collier, un des plus grands veaux a tiré une des légers boudins en caoutchouc à travers le parkour d’obstacles. Les autres veaux l’ont suivi, courant librement autour de lui, et ont ainsi pu perdre leur peur du « monstre » mystérieux en caoutchouc.

Le soir, nous avons mangé ensemble à La Lochmühle, une ancienne ferme convertie en hostellerie. Comme d’habitude lors de ces réunions, chacun a pu montrer des photos ou des films de son travail avec les bêtes. La vétérinaire Elke Treitinger a donné une conférence intitulée « Manger, ça s’apprend ». Elle y montrait comment, contrairement aux idées reçues, les veaux commencent parfois à ruminer dès l’âge de 3 jours et mangent du foin le premier ou le deuxième jour – mais pas de la même façon que leur mère. Ils doivent d’abord l’apprendre et ils ne peuvent le faire que si des bovins adultes ou au moins plus âgés sont présents. Chez les veaux sans contact avec des aînés, ce comportement est retardé de 2 à 3 semaines. Elle a donc préconisé de leur offrir du foin dès leur premier jour.

Philippe Kuhlmann a montré des images et des films impressionnants de son travail avec des bœufs et des taureaux vosgiens dans la forêt. Il est actuellement le seul agriculteur de ma connaissance qui cultive des prairies et des forêts sans tracteur sur une exploitation de 40 hectares dans la Creuse.

Bovins et train

Fig. 11. Rencontre des tractions (Photo Edwin Rotzal) : Ben et Bubi, Gris rhétiques menés par Gerd Döring et Maximilian Bauer devant une locomotive KDL de 70ch, fabrication 1944 par la firme Budich à Breslau, roulant sur une voie à 600mm d‘écartement.

Edwin Rotzal a présenté ses photos du mois de janvier : débardage avec Ben et Bubi, les bêtes de la famille Döring. Il y avait aussi des scènes impressionnantes de la locomotive à vapeur du chemin de fer local à voie étroite en pleine coopération avec les bouviers.

Ruben Klemm, 19 ans, a surpris tout le monde avec des photos de la récolte du foin, du transport de fumier et d’autres travaux réalisés exclusivement avec deux bœufs de trait tardivement castrés et un cheval. L’exploitation est située à Pobiedna, en Pologne, près de la frontière tchèque et à peine 50 km au sud-est de Görlitz. Elle est gérée par ses parents, avec lui et ses 2 frères. Ruben est venu à la rencontre en vélo et – signe des nombreux succès à assurer les contacts fructueux – est reparti pour passer un moment chez Philippe Kuhlmann.

Astrid Masson a également montré des photos des débuts naïfs de son travail avec des vaches et des bœufs, allant de 2006 à aujourd’hui sur le Domaine de Dahlem et à la ferme d’Auenhof à Pabstthum, où elle utilise des Pies Noires Allemandes (Niederungsrinder) et des Vogelsberger (Rotes Höhenvieh).

Tete de veau

Fig. 12. Remarquez le collier pour bébé, mais aussi l’épis sur le front (Photo Astrid Masson)

Le dimanche matin, on a discuté des hipposandales à vaches, de comment manipuler le sens de la croissance des cornes en faisant de petites marques de lime dessus, et sur la question de savoir si la forme de la tête et les épis des poils sur le front pourraient indiquer le caractère d’une vache. Les conversations se sont poursuivies lors d’une jolie balade dans la neige avec le petit quatuor de veaux et la fille d’Anne chevauchant la vache Geanna. De retour à la ferme autour du feu de cheminée, nous avons terminé les restes du buffet. Ensuite, les participants sont rentrés chez eux – à vélo, en train ou en voiture, inspirés et enrichis de nouvelles idées.

Un aspect de la rencontre tout particulièrement encourageant et bienvenu, c’est que bon nombre de jeunes sérieusement intéressés y ont participé. Certains travaillent et s’entraînent déjà avec des bovins. Cette technique de travail avec les bœufs présente tant d’avantages – écologiques, sociaux et même économiques – et pourrait rencontrer un intérêt renouvelé à l’avenir.

Quiconque s’intéresse aux activités du « Groupe de Travail ZUGRINDER » peut les suivre sur le site Internet www.zugrinder.de ou sur le forum : https://www.pferdekutscher.de/vorpferd/index.php?board/13-zugrinder-rinderanspann/

https://www.pferdekutscher.de/vorpferd/index.php?board/13-zugrinder-rinderanspannung/

Astrid Masson

Traduction/adaptation Cozette Griffin-Kremer avec Léonnie Biteau, André Kammerer, Michel Bastien

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