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10e rencontre internationale des bouviers à l’écomusée d’Alsace 14/15/16 et 17 Mai 2015

Professionnels et passionnés se donnent rendez-vous pour présenter les usages des boeufs.

Démonstrations de harnachement, de dressage et de conduite dans le village et dans les champs.

Professionnels et passionnés présentent les usages des bœufs au travers de démonstrations dans le village et les champs. Cette année, le thème de la rencontre sera le débourrage et l’utilisation des bovins.

Au programme :

Jeudi 14 mai

La journée est axée sur la vache, le veau et le lait. Un accent particulier est mis sur la polyvalence de la vache : le lait, le travail, le veau, la viande et le cuir.

  • 11h-12h : à l’issue de la médiation quotidienne d’accueil de nos visiteurs, arrivée et présentation de la vache et apéritif avec lait, confiture, etc. (place des Charpentiers) ;
  • 14h30-15h : à l’issue de la présentation quotidienne sur les attelages, explications autour de la vache, du bœuf, du joug double et des différents modes d’harnachement (place des Charpentiers). S’ensuit un départ pour les champs de l’Ecomusée d’Alsace ;
  • 15h-15h30 : présence aux champs ;
  • 15h30-16h : discussion sur la place d’une vache dans une exploitation durable à échelle humaine au début du 21ème siècle, dans le contexte du Sundgau (ferme de Sternenberg) ;
  • 16h-16h30 : traite de la vache (ferme de Sternenberg) ;
  • 16h30-17h : transformation paysanne du lait (maison des goûts et des couleurs).

Vendredi 15 mai

Journée de travail dans la Vallée de Munster chez Philippe Kuhlmann (pas de bouviers présents sur le site de l’écomusée).

Samedi 16 mai

La journée est axée sur le travail agricole des bovins.

  • 10h-11h : accueil des participants, en interface avec les visiteurs (place des Charpentiers) ;
  • 11h-12h : démonstration de familiarisation des bovins au travail (place des Charpentiers) ;
  • 14h-15h : présentation quotidienne des attelages (place des Charpentiers) ;
  • 15h-17h : travail d’un bovin aux guides dans le terroir de l’Ecomusée d’Alsace (aux champs et aux vignes) ;
  • 18h30-19h : soin aux bovins, en interface avec les visiteurs ;
  • A partir de 19h : repas et discussion dans le cadre de l’ouverture nocturne du musée à l’occasion de la Nuit des musées/Nuit des mystères (jardin d’été).

Dimanche 17 mai

La journée est axée sur le travail agricole des bovins.

  • 10h-11h30 : travail agricole avec des bœufs aux colliers et aux guides, et au joug double et aux guides (terroir de l’Ecomusée d’Alsace) ;
  • 11h30 : retour en cortège jusqu’à la place des Charpentiers ;
  • 14h-15h : présentation quotidienne sur les attelages (place des Charpentiers) ;
  • 15h-16h : travail agricole pour les bœufs et synthèse de la rencontre pour les bouviers et les visiteurs (terroir de l’Ecomusée d’Alsace et place des Charpentiers).

Consultez la page du site du musée en cliquant ici.

Du jeudi 14 au dimanche 17 mai 2015

Ecomusée d’Alsace

Chemin du Grosswald
BP 71
68190 Ungersheim
 

Chantier école avec les boeufs du lycée agricole de Montmorillon dans les bois de Saint-Pierre près de Poitiers (86)

Solène Gaudin nous communique un article sur un chantier école près de Poitiers.

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Depuis le 09 février 2015, les stagiaires du CS UCA (Utilisateurs de Chevaux Attelés) de Montmorillon sont présents dans les bois de St Pierre près de Poitiers. Durant deux semaines, ils apprennent à débarder, moufler, gerber, dans le cadre du module débardage.
Cette année, la commune de Poitiers a décidé d’y mettre les bœufs pour tester leur efficacité, notamment sur la fagotteuse.
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Les bœufs à la fagotteuse
Pour ce faire, les stagiaires sortent le bois abattu à l’aide des chevaux, des bûcherons le coupent et le fendent en bouts d’un mètre. Une intervention est faite ensuite avec un stagiaire pour le ramasser et le mettre en fagots.
La fagotteuse en cours de chargement et la fendeuse avec le tracteur
Les bœufs sont attelés à un avant-train de l’AMB 88 et la fagotteuse du Bois de St Pierre. Le bois coupé en un mètre est mis dans la fagotteuse et emmené sur une place de dépôt pour le décharger.
L’avantage des bœufs sur cet outil, c’est que l’on n’est pas obligé de rester devant les bœufs comme avec un cheval, deux personnes suffisent pour faire les fagots, alors qu’il faut trois personnes avec un cheval ( un meneur aux guides et deux au chargement).
Les boeufs sur la place de dépôt
La seconde activité avec les bœufs, c’est le débardage des grosses grumes.
Sur les photos, nous utilisons l’avant-train AMB 88 avec un treuil.
Débardage avec l’avant-train AMB 88, un treuil et une pince
Débardage avec l’avant-train AMB 88, un treuil et une pince
Des écoles à la découverte des bœufs et du débardage

 

2014 en photos pour Grivé le boeuf Vosgien d’André Kammerer, Breitenbach (67)

André Kammerer nous communique quelques photos de son boeuf au travail chez lui ou dans des manifestations auxquelles il a participé avec Grivé son boeuf Vosgien.

Un grand merci pour son envoi.

Dressage de deux boeufs Vosgiens chez Jacques Gilbert à Pressiat (01)

Jacques Gilbert a toujours utilisé la traction animale sur ses exploitations.

Il dresse actuellement deux boeufs Vosgiens au travail.

L’attelage solo inconnu identifié!!!

Nous avions lancé un appel concernant un attelage solo de boeuf au collier (cliquez ici pour voir).

Guillaume Pobeaud nous a contactés pour nous donner le renseignement.

« Il s’agit de Guy Malterre résidant au lieu dit La Viergne à Issoudun-Létrieix (23130) en Creuse, où il élève pour sa retraite un petit troupeau de Highland et 3 Jersiaises.
 
Depuis le bœuf a été vendu à Monsieur Bartin à Vierzon mais Guy veut préparer une paire de bœuf Highland pour continuer de passer une retraite active. »

Les attelages de bovins à la Fête de la Vache Nantaise, Le Dresny (44) les 12, 13 et 14 septembre

Solène Gaudin nous communique quelques photos des attelages de bovins à la fête de la vache Nantaise en septembre 2014.

   

La paire de boeufs Vosgiens de Manu Fleurentdidier et une paire de Maraîchins

 Philippe Kuhlmann, Emannuel Fleurentdidier, Fred Numa et Claude Sandillon de PROMMATA pendant le colloque sur la traction bovine

 Laurent Martin (bouvier au Puy-du-fou) fait du débardage avec la paire de Vosgiens de Jo Durand

Jean Bernard Huon laboure avec sa paire de boeufs Nantais et sa paire de Breton Pie Noire

Jean Bernard Huon laboure avec sa paire de boeufs Nantais et sa paire de Breton Pie Noire

Une paire de boeufs en démonstration à Anima’Terre, à l’Asinerie du Baudet du Poitou à Dampierre-sur-Boutonne (16), 21 septembre 2014

Toutes photos Solène Gaudin

Le 21 septembre 2014 se déroulait Anima’Terre, à l’Asinerie du Baudet du Poitou en Charente à Dampierre-sur-Boutonne.

Le Matin, Solène Gaudin a fait une présentation de l’attelage bovin: les boeufs, le joug, la façon de lier, les manières de mener.

Le public avait aussi la possibilité de mener la paire de boeufs Vosgiens.

On pouvait aussi assister à des démonstrations de labour, de passages de herse, d’initiation à la traction équine avec les mules ainsi qu’à la traction bovine avec les boeufs que menait Solène Gaudin.

Solène a pu constater que beaucoup de personnes étaient intéressées par la traction bovine mais n’osaient pas passer le pas…

Les échanges étaient intéressants…

Conjointement, se déroulait le championnat de France d’endurance d’attelage.

Allez voir aussi la page de photos sur la page face-book de l’Asinerie du baudet du Poitou en cliquant ici

Fauchage avec les boeufs d’Emmanuel Fleurentdidier et un porte-outil de chez AMB88 attelé à une faucheuse rotative.

Emmanuel Fleurentdidier et Solène Gaudin ont testé pendant les foins, un porte-outil de chez AMB88 attelé à une faucheuse rotative.

Solène nous envoie quelques précisions:

« Il s’agit d’un porte-outil créé par l’AMB88, il est équipé d’un moteur 13 chevaux et d’un relevage hydraulique.

Il s’adapte aux chevaux et aux boeufs.

Le porteur est conçu pour un seul cheval. Sans les outils derrière, il pèse 480 kg. Il est équipé de deux télécommandes pour le relevage hydraulique. Une télécommande est placée près du siège quand on mène à cheval et une télécommande portative utilisée lorsqu’on travaille devant avec les boeufs.

Derrière ce porte-outil, on peut mettre du matériel de micro-tracteur et de quad. A l’arrière, il y a un caisson de 1 m. sur 1 m. dans lequel on peut mettre des outils ou une tonne à eau si on fait, par exemple, de l’arrosage.

On peut déporter l’outil, sur la gauche ou sur la droite, par exemple quand on fait les bordures, etc… ce qui est préférable quand on utilise le cheval, car il ne marche pas dans l’herbe, mais à côté.

Nous allons bientôt tester une faucheuse qui est déjà déporté, ainsi, les boeufs ne marcheront pas dans l’herbe.

Sur la vidéo, on a mis une faucheuse avec deux tambours. En 40 minutes, sur des zones épaisses, à peu près 800m2 ont été fauchés ». 

Voyage 2014 « Découverte traction bovine » des stagiaires du CS utilisateurs de chevaux attelés du Lycée agricole de Montmorillon (86) chez Jo Durand (44) et Jean-Bernard Huon (29)

            Pour la cinquième année consécutive, les stagiaires du CS Utilisateurs de Chevaux Attelés de Montmorillon (86), session 2013-2014 se sont rendus dans l’Ouest de la France pour le voyage de découverte de la traction bovine.

Du 12 au 14 mai, Brendan, Aurélie, Emma, Solenne, Chloé, Sandrine et leur formateur Manu Fleurentdidier ont rencontrés des bouviers qui leur ont fait partager leur passion.

La première journée a commencé par un arrêt chez Jo Durand et Christine Arbeit au Dresny en Loire Atlantique. Les stagiaires ont passé la herse avec la paire de boeufs Vosgien de Jo, ils ont ensuite vu un jeune taureau mis au guide avec un claveçon ainsi qu’une génisse. Le travail de la terre a été difficile en raison des conditions climatiques.

Durant la seconde journée, les stagiaires ont visité le Haras de Hennebont. Ils sont ensuite allés chez Jean Bernard et Laurence Huon à Riec-sur-Belon dans le Finistère.

Celui-ci leur a montré différentes charrues: de la charrue pour faire du labour en planche, à la charrue brabant pour le labour à plat.

Pour cela, les deux paires de boeufs de Jean Bernard Huon, les Nantais et les Pies Noires étaient liées. L’utilisation de la charrue pour le labour en planche a été plus difficile pour les stagiaires puisqu’il qu’il faut « guider » la charrue pour rester droit et dans le sillon.

La brabant est plus simple car une fois réglée, il faut juste la tenir. Après la démonstration de charrue, un coup de cultivateur a été passé.

En fin de journée, les stagiaires ont appris à utiliser un butoir pour faire des buttes soit pour les pommes de terre ou le cas présent pour les betteraves.

La soirée a fini à Erdeven chez Marie Le Quéré et Agathe Dagoreau, deux anciennes stagiaires de Montmorillon, installées comme prestataires en traction equine. Ce qui a permis un échange et des perspectives pour les futurs meneurs.

La dernière journée s’est déroulée chez Jérôme et Fanny Czubak, propriétaires de la ferme pédagogique et des Roulottes de L’Abbaye à Maillezais en Vendée, qui a montré sa paire de Parthenay en cours de dressage et les 9 races de chevaux de trait français.

La journée a fini avec la visite d’un chantier de fauche avec des chevaux sur un chemin de halage avec Manu Davignon et Isabelle Dantan sur la commune de Marans.

En conclusion, ce fut trois jours de découverte et d’initiation à la traction bovine pour des novices. Le voyage a été très instructif mais hélas trop court. Cela a permis d’aborder de nouvelles optiques et une autre utilisation de la traction animale.

Rencontre internationale des bouviers à l’Ecomusée d’Alsace / 28 mai – 1 juin 2014, par Cozette Griffin-Kremer

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Rencontre internationale des bouviers à l’Ecomusée d’Alsace / 28 mai – 1 juin 2014

Les bouviers ont participé à la fête des 30 ans de l’Écomusée d’Alsace : Philippe Kuhlmann, avec ses deux Vosgiens attelés, en tête d’un cortège qui partait du siège du Conseil Régional à Colmar pour arriver à la place des Charpentiers au cœur de l’Écomusée, le jeudi ; puis une journée de travail chez Anne-Catherine et Philippe, le vendredi, et le samedi et dimanche retour à l’Écomusée.

Les bœufs en tête, suivis par un attelage de deux chevaux de trait Comtois et de deux tracteurs old-timer, on fait les 38 km de Colmar à l’écomusée, lancés sur la route par le Conseil Régional à Colmar en la personne du Président actuel, Charles Buttner, en présence de l’ancien président, Henri Goetschy. C’est le maire d’Ungersheim, Jean-Claude Mensch, qui a accueilli le cortège pour le déjeuner au milieu des festivités du week-end. Le Directeur de l’Écomusée, Eric Jacob, et le Président de l’Association, Jacques Rumpler, ont participé à ce périple à travers les villages, accompagnés par toute une équipe. Eric Jacob a rappelé que c’est le trio « Conseil Régional – Mairie – Association » qui est à l’origine du lancement de cette aventure qui a tant séduit les Alsaciens et tous leurs amis.

Reçus par Anne-Catherine et Philippe Kuhlmann chez eux à Soultzeren, les bouviers ont bénéficié d’une leçon particulière donnée par Philippe : une toute première expérimentation avec une machine, une sorte de chariot élévateur à traction bovine, mais à action double, car pouvant être tiré ou poussé. Idée géniale pour transporter des bottes de foin ou autres charges, et en hiver, pour actionner la pelle chasse-neige. Les participants ont pu mettre la main à la pâte pour atteler les bœufs, pour actionner le chariot, et même pour lui faire, illico, un second timon en bois. Philippe nous a régalés avec une démonstration de l’évolution de son harnachement, passant du classique joug de tête alsacien avec coussins, aux coussins améliorés, et à la dernière innovation, des coussins en feutre intégrés au joug. Le mécanicien fabricant du chariot était là pour inspecter le déroulement des essais et prévoir des modifications, tout comme le sellier-bourrelier qui fabrique les jougs et coussins pour Philippe. C’est Anne-Catherine avec les musiciens invités qui ont fait connaître, comme l’an dernier, les cornes alpines, après des interventions musicales traditionnelles plus familières et, bien entendu, un pique-nique convivial.

La séance d’expérimentation a alimenté la discussion du samedi, car chacun s’accordait à dire que la traction animale, surtout bovine, a souffert du fait que les équipementiers se sont détournés de la recherche suite à la mécanisation, juste au moment où les systèmes d’attelage eux-mêmes ont vu des avancées importantes. Si la FECTU (http://www.fectu.org/) promeut un équipement de pointe pour les chevaux de trait, il n’en est pas de même pour les bœufs, hélas, et le groupe espère encourager une reprise en compte des besoins des bovins. Philippe fait marcher son exploitation entièrement à la traction animale et insiste sur le fait que ce défi sollicite toute son ingéniosité, condition absolue pour la recherche sérieuse de solutions.

Le samedi et le dimanche des bouviers à l’écomusée ont été consacrés aux « travaux publics » pour participer à la fête – tirer divers véhicules, faire des démonstrations, échanger avec les spectateurs, passer à la télévision régionale – et aux leçons « privées », telles le débardage dans le bois de l’écomusée, et les nombreuses occasions de s’entraîner avec les attelages, et d’échanger sur des points spécialisés comme le ferrage, le choix des bêtes aptes au dressage, etc. Philippe propose des stages en traction bovine et les Kuhlmann ont des chalets pour vous héberger.

A.C. & Ph. KUHLMANN
Chemin du Londenbach
68140 SOULTZEREN
Tél. 03 89 77 44 46
Port. 06 86 26 09 33

http:lechaletvosgien.free.fr

Les participants se sont donné comme mission de renforcer la communication, tout comme d’étendre le réseau à d’autres intéressés parmi les agriculteurs, les bouviers « par passion », les employés de divers musées qui utilisent la traction bovine ou chevaline, les équipementiers, les débardeurs et les chercheurs tels que les spécialistes en éthologie, et autres ethnologues, historiens ou archéologues. Il faut savoir que que le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a annoncé dans les pages de France Agricole qu’il a fermement l’intention d’épauler la promotion du cheval de trait et qu’il faut également le sensibiliser à la traction bovine. Aussi, n’oublions pas que les trois quarts des agriculteurs du monde utilisent encore la traction animale et que la place de ce travail dans les objectifs de développement durable lancés par les Nations-Unies est plus importante que jamais, vu la pression démographique pesant sur les sources alimentaires.

Il y a déjà un rapport détaillé en Allemand et en Anglais sur le site Internet du groupe de travail allemand (http://www.zugrinder.de/de/)

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