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Laurent Martin, Chanverrie (85)

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Laurent Martin, bouvier Vendéen nous parle de son expérience et de ses projets auprès des boeufs d’attelage.

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Max et Gaston,  une aventure de 2005 à aujourd’hui

Tout a commencé pour moi il y a 15 ans, lors de ma rencontre avec la traction bovine. C’était durant un stage en tant que soigneur animalier au Grand Parc du PUY DU FOU.

Depuis, trois grandes étapes ont jalonné mon parcours, des rencontres très nombreuses et très riches d’enseignement et de belles relations nouées. La toute première, a été celle de Jo DURAND et Christine ARBEIT, contactés grâce au blog ABA.

Cette superbe rencontre m’a énormément appris, notamment sur le dressage et le menage de bovin en solo, mais pas que… Jo et Christine m’ont rapidement convié à les accompagner lors de la rencontre des bouviers à l’écomusée d’Alsace, c’était au printemps 2013.  Ce fut  pour moi une vraie révélation.

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Au retour de cette belle expérience, j’ai voulu répondre à une forte envie de valoriser ces récents acquis, en boostant la traction bovine au PUY du FOU.

J’y étais embauché depuis 2006 en tant qu’animalier saisonnier et aussi bénévole à la Cinéscénie (spectacle nocturne) dans l’équipe des « Toucheurs de boeufs ».

J’ai alors initié la création de l’Académie de Bouvier (cf: article ABA du 17/12/2014). Il y avait depuis longtemps au PUY DU FOU le principe d’Académie, mais rien n’était dédié exclusivement à la traction bovine, alors que le site compte aujourd’hui pas moins de 7 paires de boeufs dressés et attelés pour répondre aux besoins des différents spectacles du site. Cette Académie a depuis formée presque 35 jeunes et moins jeunes, de 14 à 52 ans.

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L’envie était forte pour moi et les réflexions allaient bon train pour me pousser à exploiter mes acquis et les valoriser dans un projet plus personnel, mais la vie en avait voulu autrement jusque là. Et puis, en ce début de printemps 2020, tous les feux étaient au vert et les facteurs positifs se sont cumulés pour faire aboutir et concrétiser l’arrivée de Max et Gaston.

Cette jeune paire de boeufs de race Vosgienne née mi-mai 2019, est arrivée au sein de l’exploitation d’un ami. Jean est à la tête d’une entreprise qui propose des prestations d’éco-pâturage, et il m’a gentiment proposé de pouvoir intégrer Max et Gaston au sein de son cheptel. Les deux broutards ont été élevés chez Jo DURAND, la boucle de transmission fonctionne pas mal du tout !!! Ils étaient déjà très sociabilisés et permettaient un bon contact : un terrain très propice pour commencer une belle relation, avec des bases saines et solides.

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Le projet avec ces bovins est double : permettre une création d’activité de prestation d’entretien, travaux forestier, maraîchage, et envisager la création d’une formation pour transmettre ce savoir acquis depuis plus de 15 ans. Je souhaiterais proposer cet apprentissage à tout bon volontaire, porteur de projet dans le domaine agricole, forestier, ou même à des particuliers qui souhaiteraient s’ouvrir à cette noble pratique qui correspond aujourd’hui et encore plus demain, à une alternative durable pour une gestion respectueuse de l’environnement. Celle-ci prendra la forme d’une session de formation séquencée en différents modules avec, pour certains d’entre eux, les thématiques suivantes : L’approche du bovin, sa lecture, sa psychologie, son contact et sa manipulation, les possibilités qu’offre le dressage en solo/en paire…

A l’époque où nous sommes, il me semble important de remettre au coeur de notre société le CONTACT entre les gens et les animaux. La démarche de Jean est un vrai succès dans le secteur (cf : La tondeuse qui broute.fr) et outre la démarche d’entretien écologique, c’est aussi ce lien re-créé entre les animaux et les hommes.

Ma démarche avec Max et Gaston suit la même trame, afin de permettre de faire redécouvrir que les animaux ont été depuis la nuit des temps au contact de l’homme dans son quotidien. Pour moi, c’est essentiel et cela participe activement à sa bonne santé et à sa bonne intégration dans son environnement.

Cela doit lui permettre de conserver des repères, des valeurs et de les transmettre sainement aux générations à venir. 

 Laurent MARTIN 

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Vends boeufs Montbéliards, Villeneuve-lès-Charnod (39)

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Roger Piccoli de Villeneuve-lès-Charnod vend une paire de boeufs Montbeliards bien dressés de 5 ans. Ils ont l’habitude du public dans les fêtes.

Contact:

Piccoli Roger

grande rue

39240, Villeneuve les Charnod

06 08 69 16 64

03 84 44 32 65 

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A vendre paire de boeufs Salers et chars à boeufs à deux roues, Pionsat (63)

Michel Dupoux vend une paire de boeufs Salers dressés de 12 ans.

Ils ont fait près de 200 manifestations et sont habitués à toutes sortes de conditions d’environnement.

Ils travaillent au labour, à la faucheuse, à la lieuse, au charrois.

Monsieur Dupoux vends aussi des « chassines » qui sont des chars à deux roues dont les fourragères cintrées passent au dessus du dos des boeufs.

Contact:

Dupoux Michel, place de l’église 63330 Pionsat

06 15 77 12 51

04 73 52 46 70

Les Galvachers, meneurs de boeufs du Morvan, sur le site « Eulglod »

Attelage Morvan

Découvrez sur le site de Claude Minard, « Eulglod » en cliquant iciun article assez complet consacré aux Galvachers du Morvan, meneurs de boeufs qui louaient leurs services hors de leur pays pour pouvoir vivre. 

Document PDF : Les Galvachers

Merci à lui.

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RÉQUISITION DE BOEUFS EN PAYS CLUNYSOIS PENDANT LA REVOLUTION FRANCAISE, par Maroussia Laforêt

Une histoire de bœufs et de bouviers…

Voici un document qui peut intéresser les amateurs d’animaux de trait et d’attelages.

Venu directement de la fin du XVIII° s., le passage que je vous propose est à la fois anodin et fugitif : quelques mots cachés au cœur de deux délibérations de la ville de Cluny datées de 1795, simples compte-rendus des conseils municipaux de l’époque, qui nous en apprennent finalement beaucoup de la vie quotidienne en Bourgogne du Sud, et plus particulièrement dans le Clunysois il y a plus de deux siècles.

La langue française de 1795 a été conservée dans la transcription (p. 1 à 3), qui reste lisible quoique parfois surprenante question orthographe et ponctuation.

Les passages surlignés en gras font directement allusion à la réquisition des bœufs.

Première délibération : « Boeufs » – feuillet 129

25 nivose an III de la République GUICHARD maire PONIEL LAROCHE ADNOT, MUTIN GUILLEMIN officiers municipeaux, DEBEAUX DUTTRION BARBET FERRIERE PETITJEAN PERRIER et PIRET notables ont paru à la maizon commune […]

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De suite un membre a observé qu’à l’exécution de l’arreté du departement du sept du présent mois, et celui du district du dix-sept, on devait […faire la repartition des quatorze bœufs et cinq bouviers qui doivent être levés dans notre canton. Les dits bœufs nantis de deux jougs chaque paire que cette répartition devoit être faitte dans le vingt-quatre heures sont ensuite à se concerter pour le tout avec les officiers municipaux de tout le canton sur les différentes mezures qui pourraient entraver cette operation nottament sur la fourniture de cinq bouviers et qu’en même tem il falloit nommer un expert qui serait chargé de faire l’estimation des dits bœufs et harnais conjoinctement avec celuy du district et un de la part du propriétaire des bœufs sur quoy déliberant le cytoyen MUTIN faizant les fonctions d’agent national en l’absence du cytoyen CHARLES entendu il a été arrété que la repartition des dits quatorze bœufs demeuroit faitte ainsy que suit cluny en fournira deux Pont sur Grosne Mazille Bergesserin et Curtil deux Donzy le National Buffiere et Garde deux Lavineuze Massy deux Cortambert Blanot et Donzy le Pertuis deux Jallogny et Chateau deux et Lournand deux en tout quatorze lesquelles communes seront tenues de faire les dittes fournitures

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le plutot possible chaque paire de bœuf ayant deux jougs garnis de leurs agrais pour le trait en telle sorte qu’ils puissent être rendu au chef lieu c’est adire à cluny dans la 8ne [huitaine] de la notiffication qui leurs sera faitte de la prezente déliberation et être estimé par le citoyen DUMONT ainsi que la commune nomme pour expert conjointement avec celuy du district et celuy quil plaira au propriétaire de choizir en prézence de deux officiers municipaux qui dresseront procès verbal de cette operation et de suitte il sera tiré mandat sur le receveur du district pour obtenir payement lequel mandat sur le viza du district sera de faitte acquitté et ont tous les membres

signé la prezente ledit jour étan.

Suivent les signatures du maire, des officiers municipaux et des notables de la ville de Cluny

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Seconde délibération : « Procès verbal réglé contre les communes qui nont pas fourni leurs contingents de bœufs » – Feuillets 131 et 132

Aujourd’hui 14 pluviose an III, sur les cinq […] de relevées nous maire et officiers municipaux de la commune de cluny nommés par l’arrêtte du district de macon du 27 nivose pour faire la repartition entre les communes de ce canton du contingents des bœufs jougs et bouviers qu’elles étaient dans le cas de fournir d’après larrête du Comité de Salut public du 19 brumaire dernier le dit contingent déterminé pour notre canton à une quantité de quatorze bœufs par autre arrêtté du district du 17 nivose, nous maire et officiers municipaux après avoir fait la repartition entre les dites communes le 25 dudit mois de nivose leur avait fait parvenir les ordres et instructions tendantes à leur faire fournir leur contingent chacune en cequi les concerne et leur avait a cet éffet de se trouver cejourdhuÿ et faire trouver leurs bœufs garnis de leurs jougs avec leurs propriétaires leurs experts pour conjointement avec REBOUX expert nommé par le district, et DUMONT ainé nommé de notre part faire l’estimation des dits bœufs et jougs et recevoir ensuite le montant de la dite estimation un mandat par nous signé par le receveur du district. La commune de cluny à fourni les deux céans [ici], celles de Blanot Cortambert et Donzy le Perthuis deux, celles de Lavineuse et Massy deux, quant aux autres communes aucunes non présenté ni donné leurs motifs à l’exception de Joseph DECHAISE de Donzy Lenational et qui sans être assisté d’officiers municipaux en droit ni de

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ceux des autres communes aux quelles il etait soumis en a présenté deux garnï d’un seul joug mauvais, lesquels dits bœufs ont été refusés par les experts REBOUX et DUMONT pour cause de deffectiosité dont et dutout nous commissaires cette part avons réglés le présent procès verbal du jour et au susdit troisième année républicaine et nous sommes soussignés avec les dits REBOUX et DUMON experts.

Suivent les signatures du maire, des experts, des officiers municipaux et des notables de la ville de Cluny 

Il s’agit de l’une des rares mentions concernant des bœufs dans les Délibérations Municipales D1 conservées aux Archives Municipales de Cluny. On est 1795, « année de la faim », en pleine tourmente révolutionnaire, pendant la Convention: les dates de ces deux délibérations, 25 nivose an III (janvier 1795) et 14 pluviose an III (février 1795), correspondent à une période de privations et de réquisitions pour les habitants de Cluny et des alentours.

« 14 paires de bœufs munis de jougs, deux paires par attelage, avec harnais et  agrais pour le trait ».

Très peu d’informations. Pas d’explication complémentaire. On aurait pu penser, à première lecture, que ces 14 bœufs, avec jougs, harnais et agrès (liens en cuir et/ou corde et anneaux de traction en cuir ou bois torsadé, appelés cordets dans la région) pouvaient être destinés aux labours. Or nous sommes en plein hiver, en janvier et février 1795, un froid exceptionnel s’installe dans tout le Clunysois : « La glace tient la Grosne et empêche le jeu des moulins qui sont arrêtés », et « les amas de neige couvrent l’horizon ». De plus, cette réquisition se fait en plus dans l’urgence. Il faut donc chercher une autre cause que celle d’un hypothétique travail agricole, car les sols sont gelés sur une belle épaisseur.

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Collection M.-Thérèse PROST

Tous droits réservés

C’est dans le contexte de ces années révolutionnaires qu’il faut chercher une éventuelle explication. On a brûlé les terriers seigneuriaux sur la place de la Foire de Cluny en haut de la rue du Merle le 28 septembre 1793, et depuis cette date, la commune procède régulièrement à des réquisitions de subsistances, notamment de grains : « froment, orge, gesses (une légumineuse ressemblant aux pois), turquis (maïs) et seigle ». Dans l’hiver 1793-1794, on les entrepose dans l’église Notre-Dame, et ces céréales sont destinées à nourrir les indigents, environ 5% des 4 000 habitants de cette ville qui, fin XVIII° s., « sont dans une disette effroyable ».

En janvier 1794, le district de Mâcon exige des communes du canton de Cluny des grains, des légumes, de la paille et même « 21 bœufs gras et 4 vaches », ainsi que « tous les cochons tant morts que vifs ».

En mars suivant, on recense « tous les bœufs qui ne sont pas nécessaires à la culture ». La commune a ordre également de fournir du blé pour « les armées et la ville de Paris ».

Ces réquisitions rendues obligatoires par le Comité de Salut public, qui sont destinées à l’approvisionnement des armées et de Paris, sont mentionnées à plusieurs reprises, de façon d’autant plus insistante que nous sommes en hiver, on sait que la « soudure » sera difficile. Les grains se font rares, la crise économique s’installe et les prix augmentent. Les paysans évitent de vendre leur récolte, spéculant sur une éventuelle flambée des cours. Au printemps 1795, le marché de Cluny est vide. Aucun paysan des communes voisines ne vient proposer son grain. La crise de 1795 couvait en fait depuis un moment…

On peut donc penser que cette réquisition de 14 bœufs avec « deux jougs par paire avec harnais et agrès » semble avoir été ordonnée pour transporter les céréales réquisitionnées jusqu’à Mâcon, afin de répondre aux ordres du district et alimenter l’armée et Paris. L’opération ne doit rien au hasard : la répartition se fait par village, y compris la ville de Cluny qui fournit une paire de bœufs (en 1795, les 2/3 de la commune « sont couverts en bâtiments, vignes ou prés »), mais si la Grosne est gelée, la Saône doit l’être également, et les transports par voie fluviale sont sans doute compromis. L’hypothèse est d’autant plus vraisemblable qu’on adjoint à cette réquisition 5 bouviers, capables de mener les charrois.

L’opération est surveillée de près par des Commissaires aux Subsistances et des experts. Les propriétaires sont convoqués. Pour finir, trois paires de bœufs seulement sont livrées. Les communes défaillantes n’ont pas donné d’explications. On devine que les paysans traînent les pieds…

Dans ce contexte, Joseph DECHAISE, cité dans la seconde délibération, fait-il preuve de mauvaise volonté en ne fournissant qu’un seul joug ? N’a-t-il réellement qu’un « joug mauvais » à présenter, alors qu’il est propriétaire de son attelage et qu’il appartient à la catégorie la plus aisée des paysans, celle des laboureurs ?

La défection de plus de la moitié des communes et cette histoire de joug défectueux vont vraisemblablement dans le sens d’une résistance des communautés villageoises au printemps 1795, preuve que la situation se tend, prémisses d’une agitation populaire rurale mais aussi urbaine qui éclatera à la fin du printemps. Ainsi, en juin 1795, à Cluny, la municipalité interdit « le chant des Marseillais », les attroupements, et le tapage nocturne après minuit. Il y a même des patrouilles dans la ville pour garantir la sécurité publique de 7 h. du soir à 3 heures du matin.

Sources : Délibérations de la ville de Cluny

Archives Municipales – D1

27 juillet 1793 – 19 messidor an III

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Récolte de haricots « Petit riz » chez Laurent Janaudy en 2017, Manziat (01)

Léonnie Biteau (85)

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Léonnie Biteau est une jeune passionnée d’attelages de boeufs. C’est aussi une photographe émérite .

Elle nous présente aujourd’hui son parcours.

Merci à elle pour ce texte ainsi que pour sa précieuse, régulière et importante collaboration au site en nous faisant partager ses clichés.

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Je m’appelle Léonnie, et en octobre 2016, je suis allée à la rencontre du monde des bouviers pour faire un reportage photo. Ces toucheurs de bœufs transmettent leur savoir et leur passion aux jeunes de l’association dans un célèbre parc en France .

On m’accueille volontiers, je suis la seule femme cette année-là. J’ai la chance d’apprendre en même temps que de faire des clichés.

Les premiers bœufs que j’ai menés sont Heureux et Hasard. J’ai mordu à l’hameçon. Après la première année, le reportage est fini et je signe à nouveau pour les années qui suivent.

A la fin de l’été 2018, j’entends pour la première fois parler de « la Fête de la Vache Nantaise » 

On recherche des bénévoles pour tenir un stand afin de présenter la traction bovine. Je me porte volontaire pour les trois jours en septembre. Je ne sais pas à quoi m’attendre.

Merveilleusement bien accueillie, j’ai rencontré beaucoup de passionnés de toute la France. On est continuellement en échange sur des sujets très variés, des remises en question sur certaines pratiques. Beaucoup de moments forts, de souvenirs notamment avec la grande attelée (jusqu’à cinq paires en même temps!). Le prochain rendez-vous est donné dans quatre ans.

Quelques mois plus tard, je suis en Alsace et plus précisément à l’Ecomusée d’Alsace d’Ungersheim. Tous les ans, à la même période pendant le pont du jeudi de l’Ascension, le site accueille le rassemblement national des bouviers

Beaucoup de surprises, des personnes venant de toutes les régions de France et des différents pays alentours. On vient chercher des réponses ou découvrir cette pratique singulière dans l’échange.

Fin 2019, j’ai envie de découvrir d’autres techniques, gagner en expérience et rencontrer de nouvelles personnes.

Sur le site « Attelages Bovins d’Aujourd’hui », j’avais repéré une annonce assez particulière. Une personne cherchait quelqu’un pour l’aider à dresser une paire de Highlands de trois ans, pas si loin de chez moi.

Je me suis lancée, et j’y suis allée. J’ai découvert un travail au joug-cadre et l’instauration d’une base pour démarrer le dressage. Un jour, le propriétaire me fait la proposition de me céder ses bœufs. C’était inattendu, je ne pensais pas acquérir une paire à quelques mois de mes vingt-trois ans. J’accepte après réflexion de me lancer dans l’aventure. Je vais pouvoir grandir avec eux, apprendre, évoluer. Dans les prochaines années j’aimerais sortir, faire des animations et quelques événements autour de chez moi, montrer cette paire atypique et sensibiliser les personnes sur la traction animale et la relation que j’ai avec Caramel et Vigoureux, mes Highlands.

En quatre ans, j’ai fait beaucoup de chemin, mais une chose est sûre. Je n’ai jamais été aussi heureuse de m’adonner à cette passion. Ainsi le hasard fait bien bien les choses.

Rencontres de bouviers 2019 en Alsace, reportage photographique de Léonnie Biteau

Voici en dix-sept parties publiées au fil des jours, des clichés réalisés par Léonnie Biteau aux rencontres de bouviers 2019 à l’Ecomusée d’Alsace d’Ungersheim.

Elle a laissé traîner discrètement son oeil et son cadre sur quatre jours de rencontres riches et diverses.

Merci à elle pour sa remarquable contribution et son travail de qualité.

 Partie 1 

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Partie 3

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Partie 9 

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Léonnie BITEAU-série 8 (10). Rencontres de bouviers

Les jeunes boeufs de Jean-Yves Ingouf au joug, Plouguenast (22)

 

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Jean Yves Ingouf dresse depuis quelques mois une paire de boeufs Canadien.

Après les avoir joint au joug de garrot, il commence à la mettre au joug de cornes.

Merci à lui pour les photos.

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Baptiste Hérault, Bon-Encontre (47)

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Baptiste Hérault baigne dans le milieu agricole depuis qu’il est enfant.

Au fil des années, pendant ses vacances, il passe de plus en plus de temps chez son oncle éleveur laitier. Le projet de reprendre la ferme en s’associant avec son cousin est envisagé.

Il passe un bac et un BTS agricole en production animale. En entrant au lycée agricole il se met aussi à l’équitation.

Après ses études avec des stages dans l’élevage intensif et des visites d’abattoirs, il prend conscience que les systèmes de production qu’on lui propose ne lui conviennent pas.

En conséquence, l’association avec son cousin pour reprendre la ferme n’a pas lieu. Il décide alors d’envisager l’élevage autrement et de se servir des animaux comme force motrice dans son travail.

Il a été paysan boulanger en traction animale pendant cinq ans.

Suite à une séparation, il a rebondi de projet en projet, pour trouver un lieu approprié pour exercer.

Actuellement prestataire de service en traction animale équine et bovine, il fait surtout du dressage de chevaux et de la formation.

Au printemps 2020, il va s’installer avec sa compagne dans le Gers sur une ferme maraîchère en traction animale avec des ânes, des chevaux, des mules et des bœufs au travail.

Il envisage de prendre une paire de jeunes Aubrac d’ici peu pour les dresser et avoir une paire à la vente, car en plus des demandes de formation en traction bovine, s’ajoute celle d’animaux dressés.

Actuellement, il a une paire de bœufs Highlands (Targos, le noir et Marzin, le roux) achetés à 8 mois dans un élevage à viande dans le Gers. Ils ont été castrés à 18 mois et ont maintenant 6 ans.

Dès l’achat, ils ont été progressivement sociabilisés, mis en confiance. Ils partagent aujourd’hui la compagnie de chevaux de trait, mules et un poney du fils de Baptiste.

Ce sont des animaux d’un bon gabarit pour leur race. Ils travaillent bien et régulièrement mais pas assez en ce moment aux yeux de leur propriétaire.

Ils ont aussi fait une saison complète de maraîchage en 2018 en prêt chez une amie.

Ils sont attelés en paire au joug et Marzin, le roux, travaille en solo au collier.

Baptiste Hérault mène à l’épaule gauche à l’aiguillon mais va prochainement les travailler en guide

 Retrouvez un article de la Dépêche de janvier 2019 consacré à Baptiste en cliquant ici.

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