Agnès et Luc sont éleveurs de bovins de race Bretonne Pie Noir dans la Sarthe. Agnès a fait une session de formation traction bovine à Montmorillon. Ils ont choisi deux mâles du cheptel qui ont été castrés et qui sont actuellement en cours de dressage.
Étiquette : Boeuf
Blanc et Marel, les deux boeufs du domaine viticole Bordelais « Pape Clément », Pessac (33)
Château Pape Clément (33), Blanc et Marel travaillent en solo dans les vignes
Photos Tiffen Vital
Blanc et Marel, les deux boeufs acquis par le domaine « Château Pape Clément » sont au travail sur le domaine viticole.
Photo extraite du blog de Jean-Léo Dugast
Allez voir sur l’exceptionnel blog de Jean-Léo Dugast, « Percheron international », le reportage consacré aux boeufs de Château Pape Clément en cliquant ici.
Un second article nous présente aussi les bouviers de Pape Clément à voir en cliquant ici.
Cet article présente les deux boeufs achetés par le grand domaine viticole Bordelais pour travailler sur le domaine.
Voici des articles du blog de Bernard Magrez, propriétaire du domaine Pape Clément. Pour voir les voir http://www.bernard-magrez.com/fr/le-carnet/lart-du-vin/marel-et-blanque-nos-deux-travailleurs-gascons-de-la-vigne
Fauchage avec les boeufs aubracs de Rémi Serres (81)
Fauchage avec les boeufs de Rémi Serres (81) en 2010 à la fête d’Espinas (82) , vidéo de Léon Roumagnac
Au travail avec mes boeufs, par Frédéric Iehlé (27)
Je vous présente mes quatre potes, Breton Pie Noire et Normand. Les photos sont couci-couça mais ils sont dessus tous les quatre avec quelques outils de travail dont … moi.
Les Bretons ont sept ans et les Normands cinq.
Les Bretons tout d’abord avec la dernière charrette : c’est comme cela que nous allons chercher paille et foin à deux kilomètres. Naki et Naha ont validé l’outil en fin d’hiver et les derniers réglages ont été faits au printemps comme le remplacement des amortisseurs arrières par de simples tubes qui permettent d’éviter les frottements caisse/roues en cas de trop grosse charge.
Cette charrette, appelée « Guinguette », est une ex-‘205 Pigeot’ dont seul le châssis a été conservé et toute la structure et habillage refaits, soit un peu plus d’une année de travail selon les disponibilités de chacun.
Il me reste maintenant à la démonter cet été pour lasure et peinture et sûrement un peu de décoration avant la dernière couche de lasure.
Petite rue donc, je suis devant la paire de rondouillards, la mise à l’herbe est passée par là !
Ca va pousser dans la descente mais ils tiennent bien le pavé, les rondouillards !
Et ils savent tirer dans la grimpette du retour, alors on souffle un peu … tous les trois d’ailleurs !
Deuxième séance photo où l’on change de tracteur et d’outil.
Les deux roues gauches du tracteur, Peeshoo, avant l’attache pour liage. Un peu cabochard de nature mais bien sous le joug après avoir creusé la casquette qui le blessait un peu.
Le départ des Pee (Peeshoo et Peelish) entre la maison et la haie pour leur lieu de travail : la pâture avec les crottins des chevaux à casser et étaler grâce à trois rails d’épandeur.
On souffle encore une fois, surtout moi car je suis sur les chemins et sous le soleil depuis plusieurs heures.
« Lesna » sont passés par là avec la Guinguette mais en montant, nous attendons l’ouverture de la pâture.
Lespee au travail, on se dépêche de broyer les crottins pour qu’ils se dessèchent au soleil avant de l’être nous-mêmes.
« Pas trop dur le patron, il nous laisse un peu souffler. Et puis il nous a payé une véritable élingue portuaire en « poly-machin » entourée d’une gaine pour ne pas blesser dans les demi-tours. Et puis il a compris qu’il fallait tourner sur le plus lent de nous deux et aussi le seul qui sait remettre ses postérieurs au-delà de la sangle, j’ai bien appris cet hiver en débutant le débardage avec le vieux collier de cheval. C’est moi au premier plan.»
Jean Bartin, La Billauderie, Vierzon (18)
Jean Bartin, un bouvier et meneur de chevaux passionné, attelle trois paires de boeufs dans de nombreuses manifestations dans toute la France. Il est aidé de plusieurs bouviers.
Il nous présente son parcours:
« J’ai toujours été passionné par la traction animale. A la maison, nous avons toujours eu des chevaux d’attelage et chez mes grands parents, des vaches ou des bœufs.
Dès l’âge de 12 ans, je savais lier et mener une paire de vaches et à 14 ans, mon père me confiait une double ponette pour faire les livraisons dans les rues de Vierzon.
A ma retraite il y a plus de 20 ans, j’ai pu réaliser cette passion. J’ai maintenant 3 paires de bœufs Salers, Aubrac et Vosgien ainsi que 2 paires de chevaux de trait et une jument de selle que j’ai encore la chance de monter à 90 ans.
Avec mes attelages et l’aide de jeunes passionnés que j’ai formés, j’ai à cœur de transmettre mes connaissances à travers la France et même jusqu’à la Hollande.
Après l’abandon de l’attelage pendant les Trente Glorieuses, j’ai le plaisir de constater un retour à l’utilisation des animaux de trait dans notre pays.
Partout où nous nous produisons, des personnes âgées sont émues quelques fois jusqu’aux larmes en se remémorant l’ancien temps. Les plus jeunes découvrent avec émerveillement la place que tenait la traction animale pendant des siècles jusqu’à la dernière guerre.
Nous présentons aussi bien des attelages de travaux agricoles, de débardage, que des attelages plus luxueux utilisés pour les fêtes, les défilés ou les mariages.
Remi Serres, Cahuzac-sur-Vere (81)
Rémi Serres travaille avec deux boeufs Aubracs et des chevaux de trait.
Remi Serres est prêt à recevoir des gens qui désireraient apprendre à conduire les bœufs et les chevaux de trait.
Il réalise toutes sortes de travaux avec ses animaux:
– Débardage.
– Labours et préparation de la terre pour le blé du jardin collectif.
– Travail au jardin collectif, binage et arrachage des pommes de terres.
– Fêtes folkloriques.
– Promenades avec les chevaux (calèche).
Photos mises en ligne par Rémi Serres.
Cédric Bardot, Le Quartier (63)
Cédric Bardot nous présente son travail et ses projets.
« Je possède deux bœufs de race Ferrandaise qui répondent aux noms de Gaston et Galopin, âgés de deux ans .
Gaston et Galopin sont maintenant liés au joug et sont attelés à un petit tombereau à vache (vide bien sûr car ils n’ont encore que deux ans et ils ont bien le temps de forcer!!).
Je ne suis pas agriculteur, mais je suis en passe d’être auto-entrepreneur dans un domaine proche de l’agriculture .
Je défriche un terrain de cinq hectares. J’arrache mécaniquement les souches puis sors le bois avec mes chevaux de trait et une paire de boeufs Salers empruntés à un voisin. Les cinq hectares sont partagés en trois hectares de pleine-culture et deux hectares de prairies boisées. Cela me permettra d’être autonome en fourrage et céréales pour ma paire de juments Ardennaises et mes deux bœufs. Il est bien évident que ces cultures se font (et se feront) en traction animale.
Une surface de 30 ares sera consacrée au maraîchage.
Sur ce site se dérouleront des activités de découvertes : l’art dans la nature , la faune et la flore, les animaux domestiques et leur relation avec l’homme, la musique avec ce que l’on trouve dans la forêt…
Ces activités seront ouvertes au jeune public ainsi qu’à un public déficient.
Un mini-camping aimerait voir le jour après autorisations administratives. Le site est perché à 750 mètres d’altitude et loin de toute civilisation, il n’y a ni eau ni électricité. Il est prévu que le ravitaillement en eau potable et légumes soit assuré par Gaston et Galopin .
J’envisage aussi une paire de vaches Ferrandaises pour atteler à quatre et pour la production de lait. »
Montmorillon, semaine d’initiation à la traction bovine 2013
Montmorillon, semaine d’initiation à la traction bovine du 3 Juin 2013 au 7 juin 2013, par Solène Gaudin
Durant cinq jours, Vincent, Ludivine, Jean-Francois, Laurent et Solène, les cinq stagiaires venus de toute la France (Nord, Lozère, Charente, Bretagne, Poitou) se sont initiés auprès de Manu Fleurentdidier, à la traction bovine au CFPPA de Montmorillon.
Ils ont pu découvrir tout un panel de jougs, de colliers, de frontals ainsi que différentes façons de jointer, de la plus traditionnelle à la plus moderne. Ils ont aussi parlé des innovations en cours sur le matériel (recherche INSIC, école de Mines de Nancy à Saint-Dié-des Vosges).
Durant cette semaine, les stagiaires ont pu apprendre le maniement du bâton et les ordres à donner en patois Vosgien aux deux boeufs Varo et Grivé.
Après l’apprentissage des bases, ils ont appris à travailler de différentes façons, en simple et en paire, à s’initier au débardage et au travail du sol (charrue brabant, canadien, kassine…).
Ils ont pu se joindre à une autre formation en cours (CAPA Entretien de l’Espace Rural) pour le ramassage des déchets verts sur le lycée agricole à l’aide d’un avant-train et d’une remorque basculante (réalisation AMB 88).
Ce fut une semaine riche en échanges et en savoir-faire autour de la traction bovine. L’utilisation de la paire de boeufs ou du boeuf en solo, a permis de voir l’intérêt économique et écologique de cette traction. Les stagiaires sont repartis satisfaits de cette formation, et certains ont l’intention de mettre en place les boeufs sur leur exploitation.
Même si la formation est complète, au final, le ressenti des stagiaires est qu’une semaine de découverte n’est pas suffisante pour l’ampleur du travail en traction bovine. Ils restent dans l’attente d’une formation de perfectionnement.
Solène Gaudin (texte et photos)
Photo Laurent Bulot
Jean-Claude Delestre, Triquerville (76)
Jean-Claude Delestre est contrôleur laitier à la retraite. Son épouse exploitait une ferme où elle faisait principalement de l’élevage ovin. Parallèlement au contrôle laitier, Jean-Claude aidait son épouse sur l’exploitation.
Aujourd’hui, ils exploitent encore quelques hectares.
Il n’a jamais cessé de travailler avec ses chevaux même s’il était mécanisé.
Plus récemment, il a dressé deux boeufs Normands, Eltot et Elbeuf qu’il attelle au joug de tête, de garrot et au collier.
Ses animaux sont parfaitement dressés. Il fait la plupart de ses travaux avec ses boeufs: labour, fumier, bois, charrois divers.
Il participe parfois à des fêtes locales.
Gilles Blaudeau et Carole Lombardot, Champagné-Saint-Hilaire (86)
Après avoir eu pendant de longues années une paire de boeufs Salers, Gilles et Carole, exploitants en céréales et foin sur 120 hectares, ont repris le dressage d’une paire de Highland. Ils gardent aussi le projet de dresser une nouvelle paire de Salers.
Ils nous présentent leur parcours avec leurs animaux.
« Idefix et Sogou, arrivés à neuf mois sur la ferme en 1992, ont animé nombre de fêtes, mariages et démonstrations avec parfois une belle patience envers le genre humain. D’abord attelés au joug de garrot, qui m’était devenu familier après deux années d’animation rurale (agricole) dans les savanes du nord-Togo, ils sont passés au joug de tête dès que l’encornement l’a permis (autour de deux ans). Mêlant un brin de nostalgie et de passion, conseils avisés et savoir-faire paternels furent très utiles à ce moment-là.
Idéfix et Sogou sont morts de vieillesse dans leur pâturage après respectivement 17 et 19 ans de bons et loyaux services ; nous nous étions installés agriculteurs ensemble…
Les malmenages de la vie privée ayant toujours un rôle dans le cours des choses, deux ans d’intermède sans bœufs ont suivi. Puis en juillet 2012, avec Carole, l’idée de redonner sa carte de visite à notre ferme en la doublant d’un projet de maraîchage et semences en culture attelée, nous a fait racheter deux peluches et leur maman : Mandoline, Balafon et Cornemuse, de race Highland.
Et c’est reparti ! Le joug de garrot pour commencer, dès 8 mois. Une marche discordante au début, puis l’apprentissage progressif où hommes et bêtes apprennent à avancer du même pas, pour parvenir à travailler ensemble.
C’est une nouvelle histoire, un nouveau chemin mais avec le même langage de patience et d’écoute réciproque, au pas des bœufs. On s’apprivoise les uns les autres, on cultive la confiance en tous lieux et toutes circonstances (chiens, foule, TGV, musique, tout ce que l’humain réserve d’inattendu…).
La route est encore longue pour que les lignes soient tracées bien droites dans la terre et si la marche est lente, faute de pouvoir s’y consacrer quotidiennement, le joug de tête suivra le joug de garrot le moment venu, pour perpétuer la longue coopération entre le bœuf et les gens de la terre.





















































