André Kammerer nous communique quelques photos de son boeuf au travail chez lui ou dans des manifestations auxquelles il a participé avec Grivé son boeuf Vosgien.
Un grand merci pour son envoi.

Jacques Gilbert a toujours utilisé la traction animale sur ses exploitations.
Il dresse actuellement deux boeufs Vosgiens au travail.
Sur les conseils de Laurent Legal, nous avons découvert sur le site de la
Cinémathèque de Nouvelle Aquitaine, une mine de films amateurs anciens où apparaissent de nombreux attelages de bovins.
Ces films sont classés par catégorie :
Cliquez ici pour voir le site.
Ces documents sont des sources de renseignements et de témoignages précieux.
Comme les vidéos ne sont pas directement intégrables sur notre site, nous les découvrirons petit à petit en mettant à votre disposition les liens. Voici les deux premiers.
Un grand merci à Laurent Legal pour cette découverte.
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Liage des vaches en août 1970 à Eyburie (Corrèze).
Voir le film : en cliquant ici
En août 1970 à Eyburie, un agriculteur corrézien attache le joug aux cornes des vaches pour les atteler.
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Battage à la machine à la Mornière à Magnac-Laval en 1979 lors d’une fête rurale.
Voir le film : en cliquant ici
Battage du blé dans le village de la Mornière à Magnac-Laval en 1979.
Image tirée du film___________________________________________
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant iciTravail des champs à Crégols en été 1943 à l’aide d’une faucheuse tractée par deux boeufs.
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Image tirée du film
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant iciConcours de labours, de bétail et démonstrations de machines agricoles lors du Comice de Saint-Priest-Taurion au lieu-dit « le Manin » en 1949.
____________________________________________Le temps des labours
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant iciTravail des labours avec une charrue tirée par des vaches en Haute-Vienne en 1979.
—————————————————————————————- Il était une fois 2 boeufs.
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant iciUtilisation d’un attelage tiré par deux boeufs pour transporter la récolte de blé en 1975 dans les alentours de Magnac-Laval.
La fenaison
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant ici—————————————————————————————-Le temps des semences
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant iciSemence des pommes de terre après labour du champ avec des vaches en 1973.
—————————————————————————————-Ramassage du foin en famille.
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant iciUne famille est rassemblée dans les champs pour les travaux des foins en été 1955.
__________________________________________________Ferrage des vaches au village des Lèzes en 1973.
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant iciFerrage des vaches au village des Lèzes en 1973.
______________________________________________________Travail de labour et semis en Corrèze avec outils et méthodes traditionnels dans les années 1970.
Image tirée du filmVoir le film : en cliquant iciTravail de labour et semis en Corrèze avec outils et méthodes traditionnels dans les années 1970.



Après avoir rencontré Philippe Kuhlmann à la fête de la vache Nantaise en 2014, Agnès et Luc Bernard se sont rendus chez lui à Soultzeren (68), pour apprendre à travailler en solo avec leur Boeuf « Cassis ».

Luc Bernard et « Cassis » à la fête de la vache Nantaise au Dresny
Ils avaient jusqu’alors une paire de bovins Bretons Pie-noire. Mais ils ont dû se séparer de l’un des deux. C’est pour cette raison qu’ils ont décidé de faire le voyage de la Sarthe à l’Alsace.
Dans la vidéo, ils abordent différents travaux en solo et en paire, en débardage et à la traction de matériels.
On peut y voir aussi le changement d’un animal sous le joug sans dételer, opération facilitée par l’utilisation du joug Vosgien, rapide et simple à lier.
La qualité des images est assez basse au début du film, veuillez nous en excuser.
Image extraite du film de l’INA
Voici un document disponible sur le site de l’INA sur la pêche avec les boeufs sur les côtes portugaises en 1995.
Reportage sur la pêche aux boeufs pratiquée sur la côte d’Aveiro au Portugal. De plus en plus, les tracteurs remplacent les boeufs, pour tirer les filets pleins de poissons hors de l’eau. – DP pêcheurs sur plage. DP boeufs sur plage. – ITW pêcheur (trad. off). – PE tracteur tirant un bateau. PR boeufs tirant bateau. – ITW pêcheur (trad. off). – DP scènes de pêche aux boeufs : animaux tirant filet, guidés par les pêcheurs. PR énorme filet rempli de poissons. PR poissons frétillant, la tête hors du filet. – Suite ITW pêcheur (trad. off). – PR pêcheurs ramassant poissons tombés du filet sur plage. PE tracteur roulant sur le sable. PE boeufs.
Producteur / co-producteur : France 3
Générique : Journaliste : Eric Thibault
Cliquez ici pour voir la vidéo sur le site de l’INA.
Le Puy-du-Fou assure des formations internes, uniquement destinées aux différents acteurs bénévoles qui interviennent sur le site, pour la Cinéscénie du Puy-du-Fou (Spectacle Nocturne).
Les différentes activités sont organisées en « Académies » qui travaillent autour d’un savoir-faire.
Se met en place autour de la traction animale bovine du site, une « Académie de bouviers », qui permettra de sensibiliser et de former les bouviers en devenir du Puy-du-Fou.
Laurent Martin, qui mène les boeufs sur place et que nous remercions ici, nous communique le texte qui trace les grandes lignes directrices de la formation mise en place afin d’assurer le renouvellement de nouveaux meneurs sur le site.
Cette démarche privée de formation de bouviers, d’une des plus grosses structures touristiques d’Europe, même si elle ne s’adresse qu’aux participants bénévoles du site, a le grand intérêt de maintenir et de transmettre un savoir-faire. Un bouvier formé au Puy-du-Fou, restera un bouvier.
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Présentation du projet d’Académie de Bouviers
L’idée, les motivations :
L’idée de créer une Académie dédiée à l’attelage bovin est venue suite à un constat: la majorité des meneurs de boeufs « bouviers » Puyfolais sont âgés de plus de 70 ans. Dans le même temps, la formation des nouveaux entrants dans le groupe 12 (du village de l’Allée Romaine) ne se fait que sur des temps de formation le mardi et le jeudi matin de janvier à mars. Ceux-ci sont orchestrés par des meneurs avec de l’expérience, mais sans réelle ligne de conduite. Jusque là, cela fonctionnait, mais des manquements aux règles de base de menage et de liage sont observés depuis plusieurs années lors de la cinéscénie. Il est donc souhaitable d’homogénéiser la formation, de façon à ce que tout nouveau bouvier débute avec une base commune préparée en amont.
Pour arriver à une diversité générationnelle ainsi qu’à un niveau de menage confirmé, il faut proposer une autre solution de formation, complémentaire et avec un contenu qui corresponde au public accueilli.
L’Académie de Bouviers se donne comme mission la formation, la transmission et la valorisation de ce savoir, de cet art millénaire et mondialement reconnu.
Mise en place, organisation :
Nous avons choisi d’accueillir nos académiciens sur le créneau du samedi matin, d’octobre à mars, sur un panel d’environ 15 séances. Chaque matinée aura été préparée en amont avec une organisation précise, un thème, des outils, et le plus souvent possible des intervenants confirmés, en lien avec le thème abordé. Nous accueillerons les académiciens à partir de 14 ans, et sans limite d’âge pour les adultes. Pour effectuer toutes les manipulations des bovins en toute sécurité et dans un souci de participation active de nos académiciens, l’effectif sera limité à 8 personnes.
Nous n’avons pas la prétention de former des bouviers en un hiver de temps, mais plutôt de créer une approche pour certains et un approfondissement pour d’autres. Nous inculquerons une base commune pour le liage, le menage, et le dressage …, tout en expliquant que la traction bovine est riche, au point que chaque acteur participant à cet art y apporte sa touche, sa couleur et sa forme…
Synthèse des thèmes prévus en contenu de formation :
Nous commencerons par (re)découvrir le boeuf au pré en liberté, afin d’amener les académiciens à observer l’animal. Le but recherché est de provoquer une lecture instantanée des postures, des attitudes de l’animal en fonction de notre distance d’approche, de nos gestes et de nos attitudes. Cette séance se complétera en manipulant le boeuf à la corde.
L’alimentation et les soins seront abordés durant la seconde séance afin de parfaire l’apprentissage des besoins de l’animal. Nous souhaiterions également faire participer un intervenant sur la pratique de la maréchalerie bovine.
Les manières de lier, mener et dresser les bovins sont très variées, une séance sera donc consacrée aux outils et à tout l’environnement du bouvier ( dressage, jougs, aiguillons, dialectes, gestes et postures) afin que les académiciens se rendent compte de cette jolie diversité.
Suite à ces premières séances, les académiciens auront déjà pris en main les boeufs, les auront liés, menés et auront reçu un aperçu de ce qui entoure les boeufs et la traction. Durant les séances suivantes, nous aborderons avec eux la fabrication du joug, avec dans l’idéal un intervenant en taillage de joug, un autre pour le travail du cuir (ombier) et un autre également pour le travail du fer (timon, tétoire). Dans un souci de complémentarité et de besoin d’autonomie pour nos plus jeunes académiciens, nous instaurerons durant l’hiver des séances avec beaucoup de pratique. Durant celles-ci, ils seront amenés à fabriquer eux-mêmes des aiguillons, pratiqueront du travail de sol, du débardage, du dressage, du dariolage et seront amenés à faire une (des) sortie(s) afin d’aller à la rencontre de personnes qui utilisent ou qui sont en contact quotidiennement avec des boeufs de travail.
Pendant toute la saison d’hiver, les académiciens seront amenés à faire le parallèle avec le fil conducteur, le fil rouge de l’Académie qui sera l’arrivée d’une nouvelle paire de boeufs au printemps. Cela va nous permettre de concrétiser tous les apprentissages au long de la saison en découvrant la paire, en suivant à distance son dressage, éventuellement en commençant la taille d’un joug. Nous pensons important le fait de valoriser et d’impliquer les académiciens Puyfolais dans l’évolution de la traction bovine au Puy-du-Fou, afin que chacun puisse dessiner son avenir en tant que bouvier.
Guillaume Pobeaud nous présente son activité, son boeuf monté et ses projets d’attelage en paire.
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J’ai un élevage de Highland Cattle (80 têtes) dans l’Allier à Prémilhat (03410).
J’ai dressé un bœuf Highland, pas à l’attelage, mais à la monte.
D’autre part j’ai un projet de dresser une paire attelée. Mais pour l’instant je n’ai pas le temps nécessaire pour le faire, car, avec Guy Malterre d’Issoudun-Létrieix en Creuse et d’autres amis, nous essayons de faire connaitre la race Highland par le biais de nombreuses manifestations où nous sommes présents (comices agricoles, fêtes de village, reconstitutions gauloises …).
Photo extraite du film de Jean-Luc Prince
Regardez absolument cet exceptionnel document filmé par Jean-Luc Prince.
En voici le résumé écrit par l’auteur.
« Ce documentaire, tourné en 35 mm en 1993 et 1994, retrace la dernière année de travail de Germain et François, métayers à Saint-Anatoly, petit hameau lauragais près de Toulouse. Les deux paysans sont jumeaux, ils n’ont jamais voyagé et ils parlent peu. Ils accomplissent leurs travaux en un rituel immuable depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Le réalisateur pose sur ce couple hiératique et sur quelques personnages locaux dont une formidable raconteuse, Georgette, un regard humaniste et sans nostalgie. Un travail d’observation « photographique »: le temps s’est arrêté à Saint-Anatoly, les personnages évoluent dans un continuum circulaire et saisonnier, balisé d’événements inamovibles.
Ce film réalisé par Jean-Luc Prince, le créateur de la société de production l’Imagécrit, et produit en son temps par la société Imako, a été diffusé sur FR3 et Planète, dans différents festivals dont celui de Clermont-Ferrand, et a obtenu le prix du public du Festival de Saint-Flour en 1994. »
Voir le site de la société de production « l’Imagécrit » créée par Jean-Luc prince ou ça chaine sur Vimeo.