Voici deux photos de la fête des battages à la Chevallerais (44) où Jo Durand était présent avec ses deux boeufs Vosgiens.
Merci à Marie-Jo Fioleau pour son envoi et son amical soutien au site.
Cozette Griffin-Kremer et Astrid Masson nous communiquent le programme de cette rencontre annuelle de bouviers en Allemagne.
_______________________________________________________________________
Nos amis allemands se rencontrent chaque année en hiver.
Cette fois-ci, c’est à Berlin, au Domaine de Dahlem en plein ville.
Le domaine est ouvert en permanence et les gens s’y promènent comme dans un parc public. Ils y rencontrent souvent Astrid Masson en train de travailler avec la traction bovine.
Au programme cette année:
le 30 Janvier
Le 31 Janvier
Téléchargez le programme en allemand Document PDF : einladungsflyerzugrindertreffen16korr.rolf_
Contact:
Domäne Dahlem, Königin Luise Strasse 49, 14195 Berlin
Tel. 030-66630012
Attelage d’une paire de vaches de race Grise rhétique (rätisches Grauvieh) attelées en collier trois points, lors de la PferdeStarks 2015, en Allemagne
Ces vaches étaient présentées par Gerhart Döring et sa femme et venaient de Weißenborn (commune de Saxe, à l’est de l’Allemagne).
Vidéo en ligne de Denis Fady.
Voir aussi l’article complet sur le site « Hyppothèse » en cliquant ici.
« Fête de l’Agriculture Autrement »
LE 11 OCTOBRE 2015
SUR LE SITE DE LA FERME
DE L’ETABLISSEMENT D’ENSEIGNEMENT AGRICOLE DE MONTMORILLON.
Dans le cadre de nos animations de territoire jusque là dédiées principalement à la Traction animale, nous avons décidé cette année d’élargir le thème aux nouvelles façons d’appréhender la production agricole dans une logique de respect des consommateurs, de l’environnement et de la biodiversité. Le principe de produire « autrement » se développe aujourd’hui parmi de nombreux acteurs du monde agricole.
Pour démontrer, s’il en est besoin, que l’enseignement agricole et notamment notre établissement montmorillonnais est impliqué et convaincu du bien fondé de ces pratiques, nous organisons donc cette manifestation sur notre site d’enseignement.
Elle s’articulera autour de 7 pôles:
Chaque pôle proposera une ou des animations et des circuits de visite pour montrer au public que la production agricole peut concilier respect du consommateur, de la biodiversité, de l’environnement, des animaux d’élevage et rentabilité.
Cette fête sera aussi l’occasion pour ceux qui ont des projets de vie en milieu rural de rencontrer des organismes qui les aideront à imaginer leur avenir, et de découvrir les possibilités de formation offertes
Cette manifestation sera bien sûr avant tout, un moment festif et convivial et l’occasion d’aller à la rencontre de producteurs et éleveurs locaux.
Des repas composés de produits locaux et issus de circuits courts (viande de la ferme du lycée par exemple…) seront confectionnés et servis à midi par le personnel du lycée agricole.
Du pain et des pizzas seront confectionnés et cuits dans le four à bois restauré du site.
« La Fête de l’agriculture autrement » se déroulera sur une journée, sur le site de la Grange à Gaudon, propriété du lycée agricole.
Entrée gratuite.
————————————–
Merci à Gérard Coti pour sa communication.
En septembre 2009, nous avions avec les deux paires de vaches transporté la vendange des anciennes vignes des moines de Cluny depuis Cruzille jusqu’à Blanot (voir article sur notre blog en cliquant ici). Cette année, le vin a été acheminé jusqu’à l’abbaye de Cluny.
Après avoir traversé les bois de Cluny et le gué de la Grosne le vin de la cuvée 910 est entré dans Cluny avec Annabelle et Azalée fraîchement ferrées.
la cuvée 910 est chargée et attelée prête au départ

passage du gué de la Grosne avant d’entrer dans Cluny
arrivée à Cluny
avec les musiciens devant l’abbaye
Le 26 juillet nous étions invités à participer avec notre attelage mixte composé d’Azalée la vache et de Froment, le boeuf, à la fête du seigle de Ménessaire.Après avoir charrié vers la batteuse la moisson de seigle depuis la terre où elle avait été fauchée à la main, notre attelage était ensuite utilisé pour l’entraînement d’un manège qui actionnait une petite batteuse/dépiqueuse.
Ce n’est pas le travail le plus agréable pour nos animaux, en particulier pour celui qui tourne à l’intérieur du cercle. En effet, le rayon de braquage assez court oblige l’animal du centre à marcher de côté durant toute la séance de travail. Le terrain également en pente créait une irrégularité du mouvement. Il aurait fallu aussi que nous relions d’une corde, la tête de la bête intérieure à l’axe du manège afin de ne pas dévier du rayon de travail.
Malgré cela, nous étions très contents de la journée. La paire maintenant bien aguerrie, est restée calme, malgré un public nombreux et demandeur de renseignements.
La fête de Ménessaire dans le Morvan, petite commune de la Côte-d’Or enclavée dans la Saône-et-Loire, nous a permis d’emmener les vaches dans un territoire où l’attelage bovin reste très emblématique.
Nous avons pu y rencontrer des gens sympathiques en particulier Guy Namur qui comme nous, attelait par passion jusqu’à, il y a peu de temps, une paire de boeuf charollais.
La commune compte un musée sur le seigle qui présente toutes les facettes et l’utilisation de cette céréale.
Nous avons animé un manège qui entraine une petite machine à battre.
Les vaches n’étaient pas à la fête, surtout pour Anabelle (attelée à droite) qui a marché en crabe tout l’après midi sur un petit cercle autour du manège.
Nous retournons avec plaisir cette année dans ce sympathique village.
Chaque année en Juillet a lieu la fête de l’âne à Baron près de Charolles.
Cette rencontre autour des ânes de toutes races venus de tous horizons est conviviale. De nombreux exposants complètent la richesse de cet événement fort sympathique.
Les organisateurs ont été dans les tous premiers à engager un attelage de vaches de Garaudaine en 2007.
C’est avec Vérité et Valentie, les seules à être dressées à l’époque, que le public a redécouvert une pratique qui, seulement 50 ans auparavant, était tellement dans le quotidien du pays.
Cette première participation à une fête locale a été un encouragement pour la poursuite de l’aventure grâce aux retours positifs du public, des exposants et de l’organisation.
Depuis, chaque année, une paire de vaches évolue à travers la fête et participe à diverses animations.
Mic Baudimant, musicien chanteur et brioleur, amateur d’attelages bovins entre autres, nous communique les informations sur l’exposition que son association « Les Thiaulins de Lignière » présente cette année dans les sublimes locaux du château du Plaix.
« Utilisée depuis la haute antiquité, la force animale est rapidement décuplée par les progrès de la mécanisation agricole, dès la seconde moitié du XIXème siècle.
La motorisation des années 1950 aura raison des attelages de boeufs, et de chevaux, d’ânes et de mulets… Et même de chiens !
Quelques décennies suffiront à verser dans la seule mémoire paysanne les images de la force animale ; avec elle, ses charretiers et ses rouliers, disparaissent les maréchaux ferrant, les charrons, les bourreliers, les maquignons… tout un monde englouti dans la pétarade des moteurs et l’odeur du gazoil.
L’exposition du Musée du Plaix propose d’évoquer les croupes, les hennissements, les rudes commandements de la voix et du fouet, les odeurs de crins et de cuir d’un patrimoine révolu (peut-être), mais qui n’en finit pas de s’adresser à notre mémoire. »

Visites guidées – 6€ plein tarif – 4€ tarif de groupe
Ouverture du 8 Mai à la Toussaint
Du 8 mai au 15 juin et du 1er septembre à la Toussaint, samedi et dimanche de14h à 18h
Du 15 juin au 30 septembre, du mercredi au dimanche de 14h à 18h.
Téléchargez le PDF du dépliant:
Michel et Maryse Berne de Bourg-Argental dans la Loire travaillent sur leur exploitation avec leurs bovins.
Mais ils participent aussi à différentes manifestations. Ils nous ont communiqué l’agenda des fêtes de l’été 2015 où ils interviennent avec leurs attelages. Nous les en remercions.
Le 19 Juillet à St Quentin-Fallavier, en Isère, fête des battages.
Une journée technique organisée dans le cadre des rencontres de bouviers de l’écomusée d’Alsace, s’est déroulée à Soultzeren chez Philippe Kuhlmann le vendredi 15 Mai 2015.
La journée était axée sur le débourrage et dressage des jeunes boeufs.
La longue expérience et le recul de cet éleveur/dresseur de la haute vallée de Munster, dont la seule force motrice au quotidien sur sa ferme est la traction animale bovine, lui permettent de transmettre et de faire partager un savoir appris auprès des anciens et peaufiné par sa pratique de chaque jour depuis de longues années.

Pratiquer est une chose importante pour le maintien d’un savoir-faire, mais le transmettre est essentiel et impératif.
C’est un des objectifs prioritaire de Philippe qui d’ailleurs est en train de rédiger un manuel de dressage et d’utilisation des boeufs de travail.

La journée a rassemblé une bonne quarantaine de participants pour la plupart bouviers, agriculteurs et/ou passionnés venus de tous horizons, le tout sous l’oeil des caméras de la télévision Allemande qui réalisait un documentaire d’une trentaine de minutes sur les quatre jours des rencontres de bouviers de l’écomusée.
Avant d’aborder le thème du dressage, une suite à la journée technique de 2014 était donnée par la venue d’Eric Petit utilisateur de boeufs Vosgiens et d’un outil polyvalent qu’il a nouvellement construit en s’inspirant du matériel conçu et présenté l’an passé par Philippe Kuhlmann.
Ce matériel permet soit de déplacer les balles rondes, soit une utilisation en train avant de débardage qui limite les frottements et la résitance au débardage à la traîne. Sa particularité est qu’il peut travailler, sans dételer, aussi bien en poussant qu’en tractionnant grâce à pivot placé en bout de timon lui même positionné façon col de cygne au dessus des boeufs. Il permet aussi des manoeuvres fines et des déplacements en reculant le matériel mais en ayant les boeufs en marche avant (on évite la difficulté du reculement sur une longue distance des animaux).
Il peut aussi être attelé en solo.


Une démonstration de manipulation de botte ronde et une utilisation en débardage à montrer l’évolution du projet qui a abouti à un matériel facile d’utilisation et performant.


Ensuite, manipulations de sociabilisation, débourrage et dressage ont occupé le restant de la journée jusqu’au soir. Du jeune veau jusqu’au boeuf de trois ans, Philippe a expliqué de nombreuses méthodes de mise aux ordres, de précautions à prendre, de techniques de manipulations pour arriver à obtenir un animal à la fois fiable et volontaire au travail.

Plusieurs paires à différents stades de dressage ont été mises au joug, boeufs Ferrandais, Vosgiens, Hérens.

La fermeté, la patience, la prudence, l’anticipation de réactions, la fréquence et la régularité de travail, la manière de mettre au joug de jeunes bêtes, ont fait l’objet de démonstrations et de débats alimentés par des questions techniques des participants.
Philippe a aussi illustré ses propos par les exemples de sa pratique et son expérience du dressage au quotidien dans le travail. En effet ses animaux sont rapidement mis en situation de travail en adaptant bien sûr la tâche à leur force et à leur avancement dans le dressage. Il dresse généralement au bois en tirant des pièces plus ou moins grosses selon le degré de dressage et l’âge des animaux.
Un volet matériel d’attelage a aussi été abordé par la venue de Mr Mougin qui fabrique entre autres des jougs Vosgiens et de Jean-Claude Mann, bourrelier sellier qui fabrique et répare des colliers d’attelage pour bovins et qui réalise toutes les garnitures nécessaires aux jougs Vosgiens. Leur venue régulière chaque année permet aux bouviers présents d’avoir des contacts avec des artisans rares mais indispensables.

En fin d’après-midi, un boeuf Ferrandais noir a été installé dans le travail à ferrer, et un moment a été consacré au ferrage avec la complicité d’un maréchal ferrant venu de Suisse qui a beaucoup pratiqué le ferrage des bovins.

Malgré la pluie et une température un peu basse, la journée s’est déroulée comme si le soleil avait été de la partie. Le repas de midi et l’excellente soupe aux sept herbes et aux saucisses concoctée par Anne-Catherine Kuhlmann a permis encore plus d’échanges et de convivialité.
Prendre le temps de se rencontrer pour des gens qui travaillent souvent éparpillés sur le territoire est un point très apprécié de tous. Les échanges tant techniques qu’humains et amicaux sont capitaux et attendus chaque année pour repartir chez soi regonflé par l’élan d’une pratique commune ré-alimentée et encouragée par des gens comme Philippe, qui sait chaque année captiver son public par son savoir, sa générosité et sa gentillesse.
Il est parfois des gens essentiels, merci à Anne-Catherine et Philippe d’être de ceux-ci.
Michel Nioulou
Vidéo N° 1
Vidéo N° 2
Vidéo N° 3