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Liage des boeufs Charollais de Pierre Billon, Anost (71)

Film d’archive en « Super-8 » qui nous a été aimablement communiqué par Philippe Berte-Langereau.

« Pierre Billon était un bouvier de Corcelles (Anost) et cette scène a été filmée en 1977 ou 1978. Il montre comment lier ses deux énormes boeufs l’un après l’autre ; celui de droite, en les regardant de face est dit « premer â zu » (premier au joug) et l’autre, « le deuxième â zu ». Ils gardaient toujours la même place sous le joug et étaient toujours liés dans le même ordre. On notera aussi les fers des onglons. Chaque animal pesait plus d’une tonne. »

Philippe Berte-Langereau.

Patrick et Stéphanie Kesteloot, La ferme exotique, Cadaujac (33)

La ferme exotique est une entreprise de spectacles au sein d’un parc d’animation. Elle propose aussi des interventions à l’extérieur.

Cliquez ici pour voir le site de « La ferme exotique » ou ici pour voir les location d’attelages.

Patrick et Stéphanie Kesteloot ont trois paires de boeufs Parthenay au sein du quartier de « La ferme d’antan ».

Photo extraite du site « La ferme exotique/La ferme d’antan »

Photo extraite du site « La ferme exotique/La ferme d’antan »

Francis Bazerque, Sarrecave (31)

Francis Bazerque nous présente son expérience.

« Je suis né en 1953, époque où l’on travaillait encore avec le bétail.

J’ai connu les vaches attelées jusqu’à 10-12 ans, mais ma passion de l’attelage vient des chevaux, avec lesquels j’ai travaillé jusqu’à 18 ans.

A la fin des années 90, avec deux anciens, Gilbert Buzon et Hubert Bernard, j’ai renoué avec l’attelage bovin.

Je ne suis pas exploitant, j’ai ces bêtes pour le plaisir et la passion, j’ai également un cheval breton que j’utilise pour le travail.

En 2012, j’ai réussi à convaincre mon neveu (Frédéric Bazerque cliquez ici pour voir), qui possède des Limousines (voir photos), à en dresser une paire. Actuellement, je viens d’acquérir une paire de Lourdaises suitées, que je commence à joindre. J’effectue quelques travaux sur mes 4 ha: foin, débardage, travaux des champs…

Je participe parfois à quelques manifestations (défilés, battage à l’ancienne, etc…).

J’ai aussi en projet de faire un attelage de boucs pyrénéens.

Avec quelques amis, eux aussi passionnés d’attelage, nous avons créé une association, ATAC, Association de Traction Animale Commingeoise. »

Agnès et Luc Bernard, Courgenard (72)

Agnès et Luc sont éleveurs de bovins de race Bretonne Pie Noir dans la Sarthe. Agnès a fait une session de formation traction bovine à Montmorillon. Ils ont choisi deux mâles du cheptel qui ont été castrés et qui sont actuellement en cours de dressage.

Blanc et Marel, les deux boeufs du domaine viticole Bordelais « Pape Clément », Pessac (33)

Château Pape Clément (33), Blanc et Marel travaillent en solo dans les vignes

Photos Tiffen Vital

Blanc et Marel, les deux boeufs acquis par le domaine « Château Pape Clément » sont au travail sur le domaine viticole.

Photo extraite du blog de Jean-Léo Dugast

Allez voir sur l’exceptionnel blog de Jean-Léo Dugast, « Percheron international », le reportage consacré aux boeufs de Château Pape Clément en cliquant ici.

Un second article nous présente aussi les bouviers de Pape Clément à voir en cliquant ici.

Cet article présente les deux boeufs achetés par le grand domaine viticole Bordelais pour travailler sur le domaine.

Voici des articles du blog de Bernard Magrez, propriétaire du domaine Pape Clément. Pour voir les voir http://www.bernard-magrez.com/fr/le-carnet/lart-du-vin/marel-et-blanque-nos-deux-travailleurs-gascons-de-la-vigne 

Les vaches Salers d’Antoine Riocreux au labour, (43)

Antoine Riocreux travaille sur son exploitation avec trois paires de vaches Salers à Monistrol-sur-Loire (43).

Liage des vaches Salers d’Antoine Riocreux 2013

Quelques belles photos de liage chez Antoine Riocreux, qui travaille sur son exploitation avec trois paires de vaches Salers à Monistrol-sur-Loire (43)

Au travail avec mes boeufs, par Frédéric Iehlé (27)

Je vous présente mes quatre potes, Breton Pie Noire et Normand. Les photos sont couci-couça mais ils sont dessus tous les quatre avec quelques outils de travail dont … moi.

Les Bretons ont sept ans et les Normands cinq.

Les Bretons tout d’abord avec la dernière charrette : c’est comme cela que nous allons chercher paille et foin à deux kilomètres. Naki et Naha ont validé l’outil en fin d’hiver et les derniers réglages ont été faits au printemps comme le remplacement des amortisseurs arrières par de simples tubes qui permettent d’éviter les frottements caisse/roues en cas de trop grosse charge.

Cette charrette, appelée « Guinguette », est une ex-‘205 Pigeot’ dont seul le châssis a été conservé et toute la structure et habillage refaits, soit un peu plus d’une année de travail selon les disponibilités de chacun.

Il me reste maintenant à la démonter cet été pour lasure et peinture et sûrement un peu de décoration avant la dernière couche de lasure.


Petite rue donc, je suis devant la paire de rondouillards, la mise à l’herbe est passée par là !

Ca va pousser dans la descente mais ils tiennent bien le pavé, les rondouillards !

Et ils savent tirer dans la grimpette du retour, alors on souffle un peu … tous les trois d’ailleurs !

Deuxième séance photo où l’on change de tracteur et d’outil.

Les deux roues gauches du tracteur, Peeshoo, avant l’attache pour liage. Un peu cabochard de nature mais bien sous le joug après avoir creusé la casquette qui le blessait un peu.

Le départ des Pee (Peeshoo et Peelish) entre la maison et la haie pour leur lieu de travail : la pâture avec les crottins des chevaux à casser et étaler grâce à trois rails d’épandeur.

 

On souffle encore une fois, surtout moi car je suis sur les chemins et sous le soleil depuis plusieurs heures.

« Lesna » sont passés par là avec la Guinguette mais en montant, nous attendons l’ouverture de la pâture.

Lespee au travail, on se dépêche de broyer les crottins pour qu’ils se dessèchent au soleil avant de l’être nous-mêmes.

« Pas trop dur le patron, il nous laisse un peu souffler. Et puis il nous a payé une véritable élingue portuaire en « poly-machin » entourée d’une gaine pour ne pas blesser dans les demi-tours. Et puis il a compris qu’il fallait tourner sur le plus lent de nous deux et aussi le seul qui sait remettre ses postérieurs au-delà de la sangle, j’ai bien appris cet hiver en débutant le débardage avec le vieux collier de cheval. C’est moi au premier plan.»

Le bovin, un certain mode de vie, tout de même! par Frédéric Ielhe

Réflexion d’un bouvier…. par Frédéric Ielhe (27)

« Non je ne pense pas que cela soit prétentieux, le travail et la performance ne sont pas tout, la seconde n’ayant même jamais été mon souci. Confort de mes potes et surtout leur compréhension m’ont toujours guidé et continuent.

Il ne faut pas oublier qu’en dehors du travail il y a aussi le logement, la nourriture, les soins et même le nettoyage régulier.

Leur confort s’est nettement amélioré cet hiver avec la mise en place d’un plancher bois de l’étable plutôt que de la terre battue qui se creusait à l’usage. Dix poteaux de quinze par quinze supportent vingt-cinq planches de chêne de 45 millimètres d’épaisseur.

Aussi, il n’y a plus de paillage, balai et pelle suffisent amplement à nettoyer. Un reste de mon passage de jeunesse dans les alpages du canton de Vaud.

A cela j’ajoute qu’ils sont nettement moins sales qu’avec la solution paillage, cela ne m’obligeant pas à faire plus que les deux nettoyages que je faisais avec le paillage, facilité et rapidité en plus. Et un volume de fumier nettement réduit.

De plus, la douche a pu être supprimée le dernier mois. Ils sont arrivés à la mise à l’herbe dans une pâture quasiment propres. Un coup d’étrille a suffi pour chacun.

A l’automne prochain, quatre tapis en caoutchouc de trois centimètres d’épaisseur amélioreront encore le confort de l’hiver prochain qu’ils passent les trois quart du temps à l’attache.

 

La fermeture partielle ou totale est à l’étude car cet hiver il est arrivé que la neige rentre trop avec les tourbillons de vent.

Cette année l’attache a été prolongée jusqu’après la mise à l’herbe qui s’est faite dans une pâture sans barrage. La seule solution était de prolonger l’attache dans le temps ainsi que la chaîne. Moyennant les piquets adéquats et une bonne surveillance au début, cette nouveauté s’est très bien passée. Mais là encore, tout est une question d’ordre: ne pas laisser les dominés (les Normands) seuls pour emmener ou ramener les dominants (les Bretons) sinon c’est la garantie de voir les piquets arrachés et les Normands en liberté !

Une fois, juste une fois c’est arrivé, mais leur tentation était trop grande après l’hiver. Tout est vite rentré dans l’ordre avec un bobo entre les deux onglons d’un antérieur d’un Normand qui a dû marcher sur son piquet.

 

Ici, chez moi, il n’y a pas de clou au bout de l’aiguillon et pas de stock de caissette en plastique pour emballer un de mes bœufs en cas de vrai problème.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de contraintes, mais les faire admettre, voire les comprendre, sont mon principal souci et cela marche très bien. Certes, il me faut un peu de patience et de ruses aussi, mais je ne me suis jamais retrouvé dans une situation de véritable échec me contraignant à prendre une décision définitive comme celle de la caissette en plastique blanc.

Aujourd’hui ou demain, peu importe, les choses se font pas à pas. Les Normands ne tirent-ils pas vraiment que depuis cette année? Et puis alors … Leur prochaine étape est la Guinguette et nul doute qu’ils s’en sortiront haut la main, je leur fais confiance.

Une autre chose que je n’ai pas comprise seul, mais que d’autres m’ont dite en les regardant avec moi : lorsque je leur demande un travail ou bien un effort, ils ne se demandent pas vers quelle galère je les entraîne. Ils n’ont pas d’appréhension vis-à-vis de ma demande, ils y vont franchement avec la confiance qu’ils me font. Les chevaux m’ont appris cela.

Ces quatre-là sont vraisemblablement destinés à mourir de leur belle mort, en espérant en racheter d’autres devant l’éternel bovin. »

Christelle De Freitas, Vasselay (18)

Christelle, bouvière chez Jean Bartin à Vierzon (18), nous parle de son expérience. 

« Je suis fille et petite fille d’éleveur de bovins et j’ai toujours adoré les animaux. A 14 ans, je rencontre un voisin passionné d’attelage de chevaux qui m’apprend tout ce qu’il sait. Plus tard un ami commun nous fait rencontrer Jean Bartin. Comme nous avions la même passion, nous nous entendons tout de suite et il m’apprend l’art de mener les boeufs. Depuis maintenant douze ans, je mène ses boeufs et ses chevaux sur toutes les routes de France. »

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