Merci à Laurent Avon pour cet envoi extrait d’un traité de zootechnie de 1914 de Paul Dechambre.
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Dechambre
Merci à Laurent Avon pour cet envoi extrait d’un traité de zootechnie de 1914 de Paul Dechambre.
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Dechambre
Document extrait de la bibliothèque universitaire en ligne « Persée ».
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article_bmsap_0037-8984_1909_num_10_1_8070
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Lucienne et Bernard Bonicel exploitent 25 hectares en Lozère.
Ils sont éleveurs de chevaux Comtois et de 9 vaches Vosgiennes.
Ils ont acheté en Octobre 2013, une vache déjà dressée en Alsace, et l’ont mise au travail chez eux, en particulier en tirant du bois au joug simple.
Elle sera dès cette année utilisée aussi dans la terre vivrière pour les travaux du sol, le sarclage et le buttage des pommes de terre.
Prochainement, le projet de dresser en paire va être mis en réalisation avec d’autres vaches.
Nous attendons des photos et des compléments d’informations.
Encore un beau document de 1944 sur la race du Sud-Ouest, la Gasconne Aréolée, communiqué par Laurent Avon.
Nous le remercions chaleureusement pour l’envoi de ces documents qui présentent à la fois un intérêt historique et technique.
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DE LA SERVE – GASCONNE AREOLEE
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DE LA SERVE – GASCONNE AREOLEE
Joël Avril nous passe ces quelques lignes sur son activité avec les boeufs de l’association « Dariolage » dont il s’occupe.
« Je suis à la retraite. L’association Dariolage (chant du laboureur en Vendée) possède deux paires de boeufs Normands (dont Rosiers et Lilas),
Je les dresse moi-même à la maison et les fait travailler chez moi (transport, labour).
Nous allons sur les fêtes faire des démonstrations d’attelages, de labours et autres travaux agricoles.
Nous conduisons les boeufs et dariolons en même temps, c’est-à-dire chanter un chant de mélodie avec très peu de paroles. »
« Ce matin de décembre Ariègeois, dans les premières lueurs du jour, après avoir nettoyé les écuries, nous débutons le rituel immuable du liage des bœufs. Les mains dansent autour du bois sculpté, faisant tournoyer les juilles dans un cérémonial traditionnel appris de génération en génération par la transmission orale et l’amour du geste.
Ce matin, alors que les Gascons s’élancent hors de l’étable, coiffés du joug, en direction du tombereau, une troisième silhouette brave les brumes matinales…Inz est la petite velle Brune des Alpes de 2 mois. Profitant de la soif de découverte des jeunes animaux et de la confiance tissée ces dernières semaines avec le jeune animal, nous l’appelons afin qu’elle suive le convoi.
Ebouriffée de cette nouvelle expérience, la petite génisse galope autour de l’attelage, puis finit, au son de la voix, par se ranger au côté de ses aînés, aucunement perturbée par le bruit des roues ferrées sur le bitume puis des roches ponctuant le chemin tortueux menant aux «Hauts de Méras».
Au bout de quelques minutes, Inz mime le comportement de Millet et Grisou, chanfrein perpendiculaire au sol, dans une expression d’effort certain.
Mine de rien, nous commençons les exercices : arrêt, tourner…la petite suit les deux bœufs gris, et nous félicitons largement son engagement exemplaire !
La petite séance-exercice est courte : cinq minutes pas plus… puis nous la laissons rejoindre ses itinérances de découvertes en satellite autour de nous…
Depuis sa naissance, la petite Inz a été touchée et manipulée par les bipèdes de la ferme.
Au commencement le rituel de l’attache. Dans la maison, les bovins sont à l’attache dans les étables et les jeunes veaux ne font pas exception à la règle. Un petit collier en bois autour de l’encolure. Le jeune est détaché deux fois par jour pour téter et gambader dans la cour.
Un peu chaque jour, en passant dans l’étable, une caresse, un coup de brosse… Puis l’essayage d’un petit licol et l’apprentissage de la marche à la longe. On en profite pour prendre les pieds…
Ces petits exercices ne prennent bien sûr que quelques minutes chaque jour et nous profitons allègrement de la personnalité joueuse des jeunes élèves ! Quelques minutes « perdues » chaque jour mais combien de temps gagné par la suite!!!
Puis, quelques mois plus tard, des petites séances au collier ou au joug de garrot, taille mini et facilement bricolables, un petite bûche à tirer et toujours la base des ordres vocaux qui accompagnent la progression…
Nous parlons ici des jeunes bovins, mais ceci est aussi largement conseillé pour les poulains et autres jeunes mulets !!!
En voyant débarquer quelques jours plus tard des génisses de 18 mois n’ayant pas la moindre idée de ce que ces humains inconnus leur voulaient (débarquer du camion jusqu’à l’étable à l’aide d’un licol et d’une longe) je soupirais en pensant à ces savoirs faire qui ont disparu des élevages… Non que je vive dans une nostalgie passéiste, l’avancée de l’agriculture semble s’être malheureusement accompagnée de la perte d’un bon nombre de gestes du bon sens paysan. Cela pose bien sûr la question des problèmes de la valorisation de nos activités agricoles et notamment de l’élevage…
Je digresse mais plaide tout de même pour une attention particulière à ces gestes qui peuvent éviter bien des peines au moment des débourrages ultérieurs !
Dans un contexte où la traction animale semble conquérir les villes, vignobles et forêt avec une nouvelle force, c’est toute la filière de l’élevage qui va être impliquée de responsabilités afin de fournir des animaux de travail adaptés. Si le choix de caractères morphologiques est évident, il me semble primordial de ne pas négliger cette part de dressage par la stimulation des capacités d’apprentissage des jeunes animaux et la manipulation, dans les premiers mois, afin de recréer des vrais foyers d’animaux de travail…
Alors que les génisses Aubrac eurent finalement retrouvé leur étables, attachées et calmes, les premières séances du débourrage consistèrent en sorties journalières à l’abreuvoir situés à une dizaine de mètres de la paille douillette de leur nouveau refuge: trois jours avant de pouvoir y descendre, sans l‘aide de trois gaillards au bout de la longe, afin d’éviter la fuite de Paletto ou de la Mandro !!!
Maintenant que la confiance est acquise, nous les accoutumons à marcher à la longe, accompagnant toujours nos actions des ordres vocaux correspondants…
Puis viendra la mise en place du joug et la suite du débourrage…
D’un point de vue animal, nous éviterions bien des incompréhensions et inconforts par quelques minutes de manipulations journalières les premiers mois !
D’un point de vue économique, il me semble que ces séances de la première semaine chez un professionnel du dressage pourraient aussi largement être évitées !!!
Nous ne parlons même pas là des petits bonheurs du paysan…car lorsque vous verrez l’expression de la petite Inz alors que ses rousses ainées apprennent les leçons de maternelle, alors il y a là pleins de raisons de rire, sourire et se régaler du retour à un simple métier de paysan !!! «
Tifenn Vital
Merci à Tifenn pour son article et sa collaboration régulière au site.
Merci à Laurent Avon pour cet envoi de document issu du manuel d’agriculture pratique de 1906.
Nous le remercions aussi pour sa collaboration soutenue.
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Les boeufs de travail – Ringelmann 1906.
Philippe Kuhlmann, éleveur et dresseur de boeufs à Soultzeren en Alsace, débarde du bois à la traîne et au trinqueballe, dans les pentes de la vallée de Münster en Avril et Décembre 2013 avec une jeune paire de boeufs Vosgiens.
Dans une première partie en Avril 2013, la paire en début de dressage tire du bois de chauffage de petite section.
Dans la seconde partie, Philippe Kuhlmann et la même paire, huit mois plus tard, sort à la traîne et au trinqueballe, des bois de grosses sections, avec, en particulier, à la fin du film, un frêne spectaculaire.
Ces images nous ont été aimablement communiquées par Jean-Louis Courault. Merci à lui.
Ce document montre le travail quotidien d’un des piliers en France du dressage, de l’attelage et du travail avec les bovins.
Photo de Julien Paris extraite de son site
Julien Paris est un photographe talentueux. Il a fait deux belles séries chez Olivier Courtiade, à la ferme de Méras en Ariège et sur un chantier de débardage.
Série de photos consacrées au chantier de débardage au bois du Bastard à Pau, où Blanc et Marrel, les deux boeufs Gascons, ont travaillé au milieu des équipes de débardage de « Cheval Environnement »… Onze chevaux et deux bœufs!!!
Photo de Julien Paris extraite de son site
Allez découvrir le travail de photographe de Julien Paris.
Photo de Julien Paris extraite de son site
Le parc à thème du Bournat dans le Périgord possède une paire de vaches Salers. Quelques animations sont réalisées par la paire. Allez voir le site du parc en cliquant ici.