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Elise Higelin et Jérome Happel à Masevaux (68)

Elise Higelin et Jérome Happel sont exploitants, producteurs de fromages de chèvre.

Elise a dressé une paire de vaches Vosgiennes. Malheureusement, l’une d’entre elles à récemment disparue. Mais celle qui reste peut être attelée en solo au collier.

Voici une vidéo de télédoller qui présente leur activité et où l’on voit la paire de Vosgiennes a partir de 4min45.

Pierre Parra, Aurillac (15)

Image issue du site « Les promenades de Bergisel » J-M Laurent

Pierre Parra participe à de nombreuses fêtes sur le Massif Central avec ses deux paires de boeufs Salers, l’une noire et l’autre rouge.

Allez voir le site « Les promenades de Bergisel » avec de nombreuses et belles photos de Pierre Parra en cliquant ici ou en le lisant en dessous : 

Les promenades de Bergisel : Dédicace à Pierre Parra 

Depuis de nombreuses années Pierre Parra rêvait de monter ses boeufs Salers noirs au milieu du volcan cantalien, et plus précisément au buron de Rombières. J’ai cru lire dans son regard une joie discrète ! Vous avez raison d’être fier !

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  Pierre Parra débouche sur la prairie du buron de Rombières

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  Pose avec les contreforts du puy Mary en arrière-plan

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La même avec le Griou et le Griounou 

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 LES BOEUFS

J’ai deux grands boeufs dans mon étable,
Deux grands boeufs blancs marqués de roux ;
La charrue est en bois d’érable,
L’aiguillon en branche de houx.
C’est par leur soin qu’on voit la plaine
Verte l’hiver, jaune l’été ;
Ils gagnent dans une semaine
Plus d’argent qu’ils n’en ont coûté.

S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.

Les voyez-vous, les belles bêtes,
Creuser profond et tracer droit,
Bravant la pluie et les tempêtes
Qu’il fasse chaud, qu’il fasse froid.
Lorsque je fais halte pour boire,
Un brouillard sort de leurs naseaux,
Et je vois sur leur corne noire
Se poser les petits oiseaux.

S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.

Ils sont forts comme un pressoir d’huile,
Ils sont doux comme des moutons ;
Tous les ans, on vient de la ville
Les marchander dans nos cantons,
Pour les mener aux Tuileries,
Au mardi gras devant le roi,
Et puis les vendre aux boucheries ;
Je ne veux pas, ils sont à moi.

S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.

Quand notre fille sera grande,
Si le fils de notre régent
En mariage la demande,
Je lui promets tout mon argent ;
Mais si pour dot il veut qu’on donne
Les grands boeufs blancs marqués de roux ;
Ma fille, laissons la couronne
Et ramenons les boeufs chez nous.

S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs. 

Pierre Dupont (1821 – 1870) 


Allez voir aussi l’article sur Le blog de LilyFlore ou en le lisant juste en dessous.

452 ♥ Rencontre royale avec un attelage de vaches Salers

Bonjour tout le monde.

En vacances en Corrèze à la limite du Cantal, je me suis rendue à la ville de Salers (attention ne pas prononcer le S final, sinon vous encourez les plus vifs reproches des cantalous ou cantaliens de la région ou de ceux qui ont quitté la région).

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Quelle ne fut pas ma surprise de doubler un attelage de bœuf de la race des Salers, vache d’une superbe couleurs acajou mais ceux-là sont tout noirs, avec des cornes magnifiques en forme de lyre. .

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Jetez un oeil sur les cornes de ces bêtes superbes, le parapluie est lui aussi de sortie, car ce jour là le temps était un peu humide. Nous nous garons vite fait sur le côté, ce qui me permet de les prendre en photo et de parler au propriétaire qui accepte de poser avec eux. une force tranquille émanait de ces bêtes qui obéissent au doigt et a la voix de leur maitre, le baton que tient le propriétaire est pour faire sérieux mais il ne s’en sert aucunement.

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Une fête avait lieu dans la ville, ce qui m’a permis cette rencontre royale.

Juste pour le plaisir j’ai recherché quelques informations sur cette race qui a été remise à l’honneur par Ernest Tyssendier d’Escous suite à une sélection et des croisements judicieux. C’est une vache très robuste d’une taille assez imposante : 700 à 750 kg pour les femelles avec 1,40 m de hauteur au garrot.

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D’après ce qui m’a été dit sur place on ignore pourquoi de temps en temps au milieu du cheptel nait une vache totalement noire, cela va jusqu’aux muqueuses.

Cette vache n’a pas de problème de vertige ce qui lui permet de vivre les mois d’estivages sur les pentes ardues du Cantal, avec son veau qui est donc élevé sous la mère. Cette race est élevée aussi bien pour sa viande de grande qualité que pour son lait très riche, ce qui nous donne un gouteux fromage AOC qui se nomme et oui vous avez gagné c’est le salers (toujours sans prononcer le s fatidique).

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Le lait est récolté seulement de la fin de l’été au début de l’automne, et le fromage est fait que pendant cette période. C’est une méthode totalement artisanale on est loin des grandes laiteries industrielles. 

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Cette vache a aussi une particularité c’est que pour la traire il faut laisser le veau commencer la tétée, le vacher attache le veau à la patte avant de la mère ce qui la rassure.

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Il trait la vache que sur 3 trayons, le 4ème est pour le veau pour qu’il finisse son repas. C’est aussi une vache qui a la faculté de mettre bas sans l’aide de l’homme, les catalous vous disent que le record est une vache de 28 ans qui donna naissance à 25 veaux sans aide humaine.

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J’espère que vous avez aimé ces photos de reprise .

♦♣♦

Je ne suis pas en grande forme, rien de trop grave, quelques problèmes de jeunesse qui fout le camp mais…je me soigne.

J’espère vous retrouver prochainement avec la visite de la ville de Salers qui est superbeet que j’ai particulièrement apprècié et je souhaite vous faire partager cette jolie ville.

Frédéric Bazerque, Bize (65)

Frédéric Bazerque a dressé une paire de vaches Limousines (Caline et Voyelle) sous les encouragements de son oncle Francis Bazerque (cliquez ici pour voir). Il ne s’en sert pas sur l’exploitation mais participe à des fêtes et foires.

Il nous le dit ici en quelques mots:

« Je suis éleveur de vaches de race Limousine à Bize dans les Hautes-Pyrénées. Installé depuis 2001, j’ai commencé par présenter quelques génisses en concours départemental, puis régional et même national depuis l’an dernier.
Pour présenter les bêtes lors de concours Limousin, il faut qu’elles soient dressées au licol. De ce fait, mon oncle m’a proposé de joindre deux d’entres elles. Au départ j’ai rétorqué que je n’avais jamais attelé de vaches. C’est alors que mon oncle est venu me montrer les bases et nous avons dressé « Caline et Voyelle ». Frédéric Bazerque fait partie de l’association ATAC, l' »Association de Traction Animale Commingeoise ».

Les bouviers du Château Pape Clément à Pessac (33)

C’est Fred Fardoux qui gère la traction animale au château. Son entreprise fait de la prestation en vigne, forêt, et bientôt sur le domaine territorial, en ville.

Tifenn Vital, bouvière au domaine, nous présente l’équipe impliquée dans la remise au travail des boeufs sur ce grand domaine viticole.

« C’est avec un sourire malicieux que Fred Fardoux, débardeur et laboureur au cheval nous tend nos contrats ou en titre de l’emploi occupé, nous pouvons lire « bouvier ». L’aventure commençait, nous sommes en juin 2013…

La petite équipe se compose de Pauline Réaux qui, après un court passage en formation de CS cocher, a préféré se rapprocher des professionnels pour apprendre sur le terrain… Elle est aussi passionnée de bovins et remplit notre équipe de sa motivation et de son rire communicatif. Charles Quignard est aux guides depuis quelques années entre maraîchage, débardage et cheval territorial. Bricoleur, nous aurons bientôt sur nos charrues un porte-aiguillon grâce à lui ! Tous deux ont passé un séjour de quelques semaines chez Olivier Courthiade afin de prendre connaissance avec Blanc et Marrel. Quant à moi, je suis presque arrivée avec les bœufs dans le camion depuis l’Ariège! Je suis dans les quartiers de la ferme de Méras depuis janvier 2012, date de ma rencontre avec l’attelage bovin « Tu veux apprendre à atteler les chevaux ? Eh bien… nous allons commencer avec les bœufs !!! »…

Des parcours différents pour cette chaleureuse équipe qui, à la veille de l’interruption estivale du travail du sol dans la vigne, fait le bilan… En juin, remettre les bœufs au travail ne fut pas une mince affaire…et s’ils avaient été débourrés au collier, ils n’étaient pas habitués au travail spécifique de la vigne et très raides sur les guides… Nous avons commencé par une personne à la tête et une personne aux guides jusqu’à ce qu’ils commencent à se détendre et à répondre à la voix, ainsi qu’aux indications des guides. De la tête, une personne restait en sécurité dans le rang voisin, puis au bout des rangs et maintenant, Blanc et Marrel travaillent en solo. Griffes, lames interceps essentiellement. Le rendez- vous est pris à l’automne pour les chaussages puis au printemps pour le décavaillonnage, des travaux un peu plus précis qui vont encore demander des efforts d’apprentissage aux deux bœufs du domaine !

Quant à nous, si nous sommes heureux du travail que nous effectuons avec les bœufs, nous n’avons pas envie de nous auto-proclamer « bouviers ». Nous nous documentons, recherchons des infos, expérimentons sur la base de notre bon sens … Il faudra encore quelques années, d’autres dressages, d’autres utilisations avant de se targuer de Savoir ! »

Tifenn Vital

Noëlle Tite, Coutras (33)

Noëlle est de la jeune génération montante et passionnée. Elle nous présente son parcours.
« Je suis fille et petite-fille de paysan et j’ai passé mon enfance au milieu des animaux.
Mon père est un éleveur passionné de chevaux de trait, il m’a transmis sa passion du dressage et du travail.
Alors, lorsque deux veaux Bordelais sont nés chez nous, n’ayant pas le cœur à envoyer à l’abattoir des animaux d’une race en voie de disparition, nous avons décidé de les garder pour en faire des bœufs de travail !
Seul problème, on ne savait pas dresser et les vieux ne se souvenaient plus trop. Je suis donc partie quelques jours en Ariège chez Mr Olivier Courthiade pour apprendre les bases.
Après avoir essayé de lier une vieille et brave vache (Mignonne), les anciens ont retrouvé la mémoire, quelques anecdotes et de bons conseils.
A maintenant 2 ans et demi, Hercule et Achille sont enfin liés en paire. »
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Patrick et Stéphanie Kesteloot, La ferme exotique, Cadaujac (33)

La ferme exotique est une entreprise de spectacles au sein d’un parc d’animation. Elle propose aussi des interventions à l’extérieur.

Cliquez ici pour voir le site de « La ferme exotique » ou ici pour voir les location d’attelages.

Patrick et Stéphanie Kesteloot ont trois paires de boeufs Parthenay au sein du quartier de « La ferme d’antan ».

Photo extraite du site « La ferme exotique/La ferme d’antan »

Photo extraite du site « La ferme exotique/La ferme d’antan »

Francis Bazerque, Sarrecave (31)

Francis Bazerque nous présente son expérience.

« Je suis né en 1953, époque où l’on travaillait encore avec le bétail.

J’ai connu les vaches attelées jusqu’à 10-12 ans, mais ma passion de l’attelage vient des chevaux, avec lesquels j’ai travaillé jusqu’à 18 ans.

A la fin des années 90, avec deux anciens, Gilbert Buzon et Hubert Bernard, j’ai renoué avec l’attelage bovin.

Je ne suis pas exploitant, j’ai ces bêtes pour le plaisir et la passion, j’ai également un cheval breton que j’utilise pour le travail.

En 2012, j’ai réussi à convaincre mon neveu (Frédéric Bazerque cliquez ici pour voir), qui possède des Limousines (voir photos), à en dresser une paire. Actuellement, je viens d’acquérir une paire de Lourdaises suitées, que je commence à joindre. J’effectue quelques travaux sur mes 4 ha: foin, débardage, travaux des champs…

Je participe parfois à quelques manifestations (défilés, battage à l’ancienne, etc…).

J’ai aussi en projet de faire un attelage de boucs pyrénéens.

Avec quelques amis, eux aussi passionnés d’attelage, nous avons créé une association, ATAC, Association de Traction Animale Commingeoise. »

Agnès et Luc Bernard, Courgenard (72)

Agnès et Luc sont éleveurs de bovins de race Bretonne Pie Noir dans la Sarthe. Agnès a fait une session de formation traction bovine à Montmorillon. Ils ont choisi deux mâles du cheptel qui ont été castrés et qui sont actuellement en cours de dressage.

Christelle De Freitas, Vasselay (18)

Christelle, bouvière chez Jean Bartin à Vierzon (18), nous parle de son expérience. 

« Je suis fille et petite fille d’éleveur de bovins et j’ai toujours adoré les animaux. A 14 ans, je rencontre un voisin passionné d’attelage de chevaux qui m’apprend tout ce qu’il sait. Plus tard un ami commun nous fait rencontrer Jean Bartin. Comme nous avions la même passion, nous nous entendons tout de suite et il m’apprend l’art de mener les boeufs. Depuis maintenant douze ans, je mène ses boeufs et ses chevaux sur toutes les routes de France. »

Jean Bartin, La Billauderie, Vierzon (18)


Jean Bartin, un bouvier et meneur de chevaux passionné, attelle trois paires de boeufs dans de nombreuses manifestations dans toute la France. Il est aidé de plusieurs bouviers.

Il nous présente son parcours:

« J’ai toujours été passionné par la traction animale. A la maison, nous avons toujours eu des chevaux d’attelage et chez mes grands parents, des vaches ou des bœufs.

Dès l’âge de 12 ans, je savais lier et mener une paire de vaches et à 14 ans, mon père me confiait une double ponette pour faire les livraisons dans les rues de Vierzon.

A ma retraite il y a plus de 20 ans, j’ai pu réaliser cette passion. J’ai maintenant 3 paires de bœufs Salers, Aubrac et Vosgien ainsi que 2 paires de chevaux de trait et une jument de selle que j’ai encore la chance de monter à 90 ans.

Avec mes attelages et l’aide de jeunes passionnés que j’ai formés, j’ai à cœur de transmettre mes connaissances à travers la France et même jusqu’à la Hollande.

Après l’abandon de l’attelage pendant les Trente Glorieuses, j’ai le plaisir de constater un retour à l’utilisation des animaux de trait dans notre pays.

Partout où nous nous produisons, des personnes âgées sont émues quelques fois jusqu’aux larmes en se remémorant l’ancien temps. Les plus jeunes découvrent avec émerveillement la place que tenait la traction animale pendant des siècles jusqu’à la dernière guerre.

Nous présentons aussi bien des attelages de travaux agricoles, de débardage, que des attelages plus luxueux utilisés pour les fêtes, les défilés ou les mariages.

article jean bartin 11 20013 ok

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