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René Alibert et Lionel Rouanet, jougtiers, Laissac (12)

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René Alibert a taillé des jougs toute sa vie. Il a transmis son savoir et ses techniques à Lionel Rouanet. Lionel a appris méthodiquement, dans un apprentissage continu, à chacune de ses visites fréquentes, chez son maître de stage. Le travail est fait à la hache, à l’herminette et à la plane.

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Article de la dépêche du midi :

René Alibert, l’artisan jougtier devenu artiste

Publié le 20/02/2013 

LAISSAC

Autrefois symbole de soumission, le joug est devenu, aujourd’hui, un objet d’art et de décoration. Il reste aussi un outil du patrimoine rural, témoin d’un passé récent où les travaux des champs se faisaient à l’aide de la traction animale.

René Alibert est le dernier jougtier de l’Aveyron et peut-être de France. Son métier, il l’a appris avec son père et l’a exercé pleinement jusqu’en 1950. Il se rappelle l’époque faste où, sillonnant de long en large le département, ils ont façonné jusqu’à 20 jougs dans l’année.

A 73ans, René Alibert perpétue ce savoir-faire. Pour son plaisir, l’amour de la belle ouvrage et, sans doute, avec un brin de nostalgie, il continue à fabriquer des jougs. Le rituel est toujours le même. Il y a d’abord le choix du tronc et de l’essence : bouleau, frêne, noyer et merisier sont les essences les plus utilisées. Chaque joug est ensuite taillé dans la masse. Pas besoin d’un «combiné» ou d’une machine-outil sophistiquée. René Alibert n’a besoin que d’outils simples qu’il a soigneusement conservés et entretenus : la hache à col de cygne, le couteau à deux mains, la tarière et une herminette spéciale pour jougtier. Celle qu’utilise Mr Alibert a été fabriquée par Mr Canitrot, forgeron à Ségur.

Le jougtier n’a pas d’établi, il travaille à même le sol, à genoux ou courbé sur son ouvrage. Récemment, Mr Alibert a eu la joie de satisfaire deux irréductibles de la traction animale. Mr Ladet, de Barrage, près de Saint-Geniez, «joint» une paire de vaches pour de petits travaux agricoles. A Saint-Côme, Mr Bessière «joint» une paire de boeufs qu’il promène, l’été, à l’occasion des fêtes votives. Les autres jougs, de toutes dimensions, que René fabrique inlassablement chaque hiver, rejoignent une collection dont il fait profiter ses amis. Une collection à découvrir et un homme à rencontrer pour sa gentillesse, son talent et sa passion intacte et communicative pour ce métier de jougtier auquel il reste viscéralement attaché.

La Dépêche du Midi.

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En 1993, un film a été réalisé sur René Alibert par Gilles Charensol. Cliquez ici pour voir la vidéo et les références.

Passage du cultivateur chez Laurent Janaudy à Manziat (01)

Cet hiver, avec ses deux juments, Laurent Janaudy a labouré au brabant une parcelle de prairie.

Afin de préparer une plantation de choux, il vient de faire un passage de cultivateur dans la parcelle avec sa paire de vaches.

Les deux Aubracs, Chanfant et Chassagne, malgré un terrain encore humide, ont démonté le labour au « gribouli ».

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Transport du fumier chez Laurent Janaudy à Manziat (01)

Le 10 Avril 2013, Laurent Janaudy sortait le fumier de son écurie comme toutes les semaines.

Chanfant et Chassagne, deux vaches Aubracs, attelées au tombereau, ont mené leurs deux voyages pendant ce premier bel après-midi de printemps.

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Thèse « Les briolages, des stimulations sonores et musicales utilisées en traction animale » par Thomas-Jean-Daniel Lecomte

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Suite à ses études à l’école vétérinaire d’Alfort, Thomas-Jean-Daniel Lecomte a présenté et soutenu publiquement en 2013, devant la faculté de médecine de Créteil, sa thèse sur les stimulations sonores en traction animale.

De nombreux éléments des actes du colloque sur les dariolages en Vendée ont servi de base à ce travail et permettent d’avoir une belle vue d’ensemble sur les études menées sur cette pratique, qui mêle travail et musique.

Vous pouvez la consulter en cliquant ici.

Olivier Simon, Lans-en-Vercors (38)

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Olivier Simon est exploitant dans les montagnes de Lans-en-Vercors.

Depuis 1978, il a dressé des bovins pour le travail de ses terres et pour tous les autres travaux de l’exploitation. Dès la première paire finie de dressée, il s’est séparé de son tracteur et par choix, a décidé de ne travailler qu’en traction animale, avec, en complément des paires de bovins, un cheval, ou un mulet.

Il a eu de 1985 à 1995 jusqu’à trois paires dressées. Tous les travaux de bois, de fumier, de labours, étaient fait avec les vaches.

Depuis l’année 2000, il n’a plus d’attelage bovin. Cependant, après avoir dressé encore une mule cet hiver pour remplacer son cheval Merens, il souhaite dresser prochainement une nouvelle paire de vaches pour le travail.

Les attelages de la Léone

Les attelages de la Léone proposent un coffret de quatre DVD appelé « Dans les champs autrefois ». Ils ont été réalisés par Michel et Clara Jomard.

Dans une reconstitution détaillée des journées de travail, du liage du matin au déliage du soir, vous y verrez largement évoluer les quatre paires de Salers de Jacques Macombe dans toutes sortes de travaux.

Vous pouvez vous procurer les DVD auprès de Jacques et Christiane Macombe, Les Attelages de la Léone, Moulin de Mazières, 47210 Mazières-Naresse, 05 53 22 34 22 et 06 07 31 49 48.

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Jean Ousset, maréchal ferrant, parcours d’hier à demain. Par Tifenn Vital

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Il est des métiers qui disparaissent, des jeunes qui cherchent leur route, des laboureurs à cheval qui (ré)investissent les rangs des gros vignobles bordelais… Et des Vieux qui perpétuent leur savoir dans des fermes et des  forges… qui, lorsqu’ils prennent le temps d’échanger, nous rappellent l’étendue des savoir-faire qui animaient nos territoires au début du siècle dernier, avant le tracteur…

Jean Ousset a 74 ans.  Le 3 avril 1954, il signait un contrat d’apprentissage dans la forge de son père à Labroquère (31). Ce dernier lui forge alors un brochoir avec un manche en frêne. C’est ce même outil qui va aujourd’hui servir à ferrer les bœufs gascons d’Olivier Courthiade,  58 ans plus tard.

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Le travail est en chêne, fabriqué par un charpentier de la vallée à l’époque du père. La forge nous laisse un premier temps pantois dans les odeurs de charbon, la lumière filtrée par les fenêtres protégées par des grilles en fer forgé… Un univers de bois et de fer où les odeurs des bêtes se mêlent à la transpiration de l’homme qui s’affaire déjà à son Art…

« Avant, les bœufs et les vaches venaient ici en nombre se faire ferrer. Des chevaux aussi pour les fermiers les plus riches. Les mules étaient directement ferrées en montagne sur les chantiers.  Des bœufs Gascons, pas de Limousines et de Blondes qui augmentent la productivité, mais qui sont tout de même moins rustiques .

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Le pied des bœufs se pare peu. Composé de deux onglons, on lui pose donc huit fers. La paroi du pied est très fine ce qui nécessite une grande précision au moment d’enfoncer les clous. Aujourd’hui les clous à bœufs n’existent plus, ils avaient la tête plus plate que ceux utilisés pour les chevaux ! Les fers non plus d’ailleurs ! » Mais il y a cinq ans alors que Jean s’arrêtait dans une station d’autoroute sur la route du rendez-vous chez l’oculiste pour son épouse, celle-ci attire son attention sur un prospectus. Celui-ci mentionne une vente aux enchères où sera vendue une tonne de fers à bœufs.  Imaginez la tête du commissaire-priseur lorsque Jean lui a annoncé vouloir acheter la totalité des fers !

Pourtant maintenant, les animaux ont disparu des champs, les brabants ont été remplacés par les charrues des tracteurs… et les forgerons, maréchaux, débardeurs à cheval, muletiers ont disparu rapidement. Jean s’est adapté en réparant les divers outils utilisés par la mécanisation. Les maréchaux ont aussi développé leur activité en se rendant au domicile des particuliers pour ferrer les premiers chevaux pour le loisir.

Et la transmission alors ? « Eh beh, tu vois tous les fers accrochés au plafond ? C’est les essais des jeunes apprentis ! On y touche pas c’est des souvenirs… Il y en a eu des jeunes exceptionnels ».

Jean a vécu un drôle de tournant dans notre société. « Mais tout cela, il fallait le vivre pour pouvoir analyser ». Et quand on lui demande s’il pense que la traction animale va revenir à la mode…il doute,  et hausse un sourcil stupéfait lorsque je lui annonce que les deux bœufs qu’il vient de ferrer vont aller travailler dans un vignoble bordelais pour l’entretien des sols. Pour la photo ? Il ne faut pas douter que le domaine saura tirer partie de ce nouvel outil… Cependant, cela laisse entrevoir un possible « retour » à de « nouvelles » façons de (re)travailler… A méditer !

 Tifenn Vital, monitrice-guide de tourisme équestre dans les Pyrénées-Atlantiques, ancienne stagiaire d’Olivier Courthiade. Elle collabore aussi à la mise à jour du carnet d’adresses de ce site. 

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Thierry Dupré et ses bœufs au travail sur les berges du lac de Montgeard (31)

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Article de « La dépêche » 13 /03 /2013

Dans le cadre de futures plantations organisées sur le Lac de la Thésauque par la Communauté des Communes CoLaurSud, la préparation des sols a été confiée à un bouvier des Varennes, Thierry Dupré, et à ses bœufs mirandais. L’objectif était de préparer deux bandes labourées permettant de compléter un maillage déjà existant de haies pour asseoir à terme une zone boisée, première étape d’une politique privilégiant des savoir-faire ancestraux.

L’attelage conduit par Thierry Dupré est l’un des rares équipages encore actifs, représentatifs de la race mirandaise. «Il est important de préciser que ces bovins remarquables – plus que 400 femelles seulement dans le monde !- sont menacés de disparition, au même titre que les Lourdais, les Castas, les Béarnais…, ces représentants des petites races locales, dont le patrimoine génétique est en péril…», explique Patrick Estrade chargé de l’opération.

Quant au bouvier, qui se déclare paysan sans terre, il exerce plusieurs métiers dont celui de tapissier sellier.

Suivant les saisons et le temps, il laboure, débarde en forêt, et participe à des animations. Il valorise le rôle des animaux derrière lesquels il marche sans ressentir la fatigue. «Ils nous donnent de l’énergie, ajoute-t-il. On a sûrement perdu quelque chose dans cette course effrénée vers une agriculture qui s’éloigne de plus en plus de la nature…»

Thierry Dupré, 06 13 23 08 63, www.tdupré-moulindenblanc.com

Au travail chez Laurent Legal à Ferel (56)

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Photo Thomas Carabistouille
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Photo Thomas Carabistouille
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Photo Thomas Carabistouille
Voici quelques vidéos filmées chez Laurent Legal. (vidéos « lecirquegeorgette »)

Chantier de bois chez André Kammerer à Breitenbach (67)

Quelques photos d’une journée au bois chez André Kammerer le 9 mars 2013.

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Toutes photos Kammerer

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