Jean-Luc Guerringue vient de mettre en route une nouvelle paire de jeunes boeufs Vosgiens. L’un des boeufs a été dressé par Philippe Kuhlmann et l’autre par Jean-Luc. Il nous a communiqué ces deux photos. Nous l’en remercions.
Auteur/autrice : Michel NIOULOU
Fenaison 2015 chez Philippe Kuhlmann avec une paire de boeufs
Utilisation d’une paire de boeufs vosgiens au râteau faneur endaineur
Voici quelques images réalisées par François Kiesler, sur Philippe Kuhlmann pendant la fenaison 2015 dans le massif vosgien au Valtin.
Complémentarité avec la traction animale : utilisation d’une petite presse à balles rondes automotrice. Résultat moyen de la machine sur la durée : problème de longévité en usage intensif.
Traîneau » fait maison » pour le transport du foin
Ce type de faneur, au mouvement moyennement rapide, limite la perte des feuilles une fois sèches
Débardage de poteaux de chataignier avec un boeuf au collier chez Jo Durand, le Dresny (44)
Débardage d’une grosse bille avec deux vaches Aubracs chez Renat Jullié, Saint-Salvadou (12)
Lionel Rouanet, nous a communiqué quelques photos sur l’équarrissage manuel et la sortie de la parcelle, d’une grosse bille de chêne avec un petit trinqueballe à la limite de sa capacité.
La pièce va être utilisée pour la restauration d’un des deux sommiers d’un plancher de meule dans le moulin en cours de restauration de Renat Jurrié (cliquez ici pour voir).
Mickaël Bojados et sa paire de vaches Ferrandaises, Vorey-sur-Arzon 43)
Découvrez le reportage consacré à la traction animale dans des fermes d’Auvergne en Juin 2016 avec en particulier la ferme de Fumeterre et sa paire de vaches Ferrandaises.
__________________________________________
Page du site de France 3 Auvergne.
Grand Format : la traction animale
C’est une tradition oubliée, celle de la traction animale. Des animaux qui remplacent les tracteurs dans les champs. Intervenants : Maxime Teneul : maraîcher ; Mickaël Bojados : agriculteur chez Fumeterre ; Rémi Langlois : agriculteur chez Fumeterre – France 3 Auvergne – Un reportage de Stéphanie Vinot et Olivier Martinet. Montage : Didier Robert
Travaux des champs, quand le tracteur laisse sa place aux animaux
La traction animale fait son retour dans les champs. Un mouvement encore limité qui séduit de nouveaux agriculteurs lassés par la course au gigantisme et qui redécouvrent le travail de la terre avec leurs animaux.
Par Cyrille Genet
Les agriculteurs ont été pendant longtemps dans une course à l’agrandissement, aux grosses machines. Aujourd’hui, certains ont décidé de revenir en arrière, à une agriculture plus modeste : ils s’installent sur de petites surfaces et décident de se passer de tracteur, de n’utiliser que des animaux pour le travail aux champs.
C’est le cas de Maxime Teneul, maraîcher à Blot l’Eglise dans le Puy-de-Dôme. Avant, il était mécanicien, désormais il fait pousser des légumes bio dans les Combrailles et ne veut plus entendre un moteur.
Il fait équipe avec Réglisse, un âne noir du Berry âgé de 10 ans, qui travaille depuis 3 ans après 2 mois de formation. « Quand je me suis installé, je n’avais pas forcement l’argent pour acheter un tracteur, un âne coûte beaucoup moins cher », car effectivement, son salaire, c’est du foin, et sa prime de bonne conduite, des carottes. « Un âne c’est plus calme, c’est moins puissant et ça fait moins peur quand on débute la traction animale ».
La traction animale commence à revenir à la mode mais reste souvent un acte militant. Le rejet des moteurs et des grosses machines, c’est aussi ce qui motive les associés de Fumeterre, une ferme alternative en Haute-Loire, qui est allé jusqu’à remettre en service un attelage surprenant : 2 vaches. « C’est plutôt un char d’assaut » commente Mickaël Bojados, « pour tourner, il faut en faire reculer une et faire avancer l’autre, comme des chenilles ».
Ça ne m’intéresse pas de travailler avec des machines qui consomment du pétrole, qui sont irréparables par un paysan, Mickaël Bojados
« On ne va pas changer le monde, mais on espère qu’il y a un maximum de personnes qui vont s’y mettre » dit Rémy Langlois. Cependant ils reconnaissent les limites de la traction animale : sur une exploitation de plusieurs centaines d’hectares, ce n’est pas adaptable à l’agriculture moderne, « mais je pense que l’agriculture moderne n’est pas adaptable à l’agriculture mondiale » conclu Mickaël Bojados.
Voir la page du site France 3 en cliquant ici.
Démonstration en pousse du « Ramé » avec deux boeufs de Philippe Kuhlmann aux rencontres de bouviers d’Alsace en mai 2016
André Deygas, saint-Pierre sur Doux (07)
Boeufs Parthenay aux roulottes de l’abbaye chez Jérome Czubak Maillezais (85)
La famille Czubak gère un lieu unique où se côtoient les neuf races de chevaux de trait (cliquez ici pour voir). Mais le dressage de bovins de travail fait aussi partie de leur expérience.
Après le dressage d’une première paire de bovins qui n’a pas abouti, c’est une paire de boeufs Parthenay qui a été mise au travail.
Retrouvez quelques photos et vidéos des boeufs Parthenay de Jérome Czubak sur le facebook des Roulottes de l’abbaye en cliquant ici. et en cliquant ici.
Facebook des Roulottes de l’Abbaye en cliquant ici.
Merci à Solène Gaudin pour sa communication de vidéo et d’informations.
Entretien des haies avec deux boeufs Vosgiens pendant l’hiver 2015/2016, par Solène Gaudin
Durant l’hiver, de nombreux petits travaux d’entretien sont à faire sur la ferme. L’entretien des haies en fait partie, notamment leur nettoyage en évacuant le bois mort afin de permettre aux jeunes arbres de pousser. Ce bois servira pour le chauffage hivernal.
Un ou deux bœufs peuvent être utilisés, ici, on travaille avec Varo et Grivé, la paire de boeufs Vosgiens de Manu Fleurentdidier ( formateur traction animale, CFPPA de Montmorillon).
On leur met le joug auquel on accroche un chaîne munie d’un ressort de traction et d’une arête de poisson, sans oublier la chaîne de débardage. On amène les bœufs devant le bois à sortir, on accroche notre chaîne à l’arbre puis on la met dans l’arête de poisson.
On demande aux bœufs de faire demi-tour sur place et on avance pour sortir le bois à deux ou trois mètres de la haie. On laisse le bois puis on recommence l’opération plus loin.
On essaye de regrouper les bois ensemble pour pouvoir les reprendre par la suite. Les gros bois seront rapportés directement en traîne directe à la ferme pour être débités. Pour les petits bois, on attelle les bœufs à un avant train muni d’une remorque et on ramasse le reste.




























