La Paturollerie – 18170 Loye sur Arnonferme.regain@gmail.com
Étiquette : Race vosgienne
A vendre jeune génisse manipulée issue de lignées d’attelage, (23)
Reportage photos de Léonnie Biteau lors d’une formation à la traction bovine avec Laurent Martin, « 2 mains 4 cornes » Les Herbiers (85)
Voici le reportage photographique qu’a réalisé en octobre 2023, Léonnie Biteau lors d’une formation à la traction bovine avec Laurent Martin et sa structure « 2 mains 4 cornes » aux Herbiers.
Merci à Léonnie pour sa participation active depuis plusieurs années au blog et au milieu des attelages de bovins.
Partie 1
Partie 2
Partie 3
2 Mains 4 cornes, Compte rendu de la première session de formation à la traction bovine, 02 au 06 octobre 2023, Laurent Martin, Les Herbiers (85)
Fier de pouvoir mettre à l’honneur mon expérience avec les bovins commencée en 2005 au Puy du Fou, cette session de formation était pour moi une première sous ce format « Long ».
En effet, les modules de formation délivrés au sein de l’Académie de Bouvier au Puy du Fou (entre 2014 et 2021), ne se faisaient que sur des matinées ou des journées. Le groupe de bouviers à encadrer était souvent constitué de jeunes entre 14 et 20 ans et d’un effectif de presque 10 en moyenne.
J’ai donc revu totalement mon approche et j’ai organisé l’ensemble des thématiques qu’il m’était important d’intégrer au programme, de manière à offrir une planification cohérente, complète et adaptée pour répondre aux besoins et aux attentes de mes stagiaires sur un format de 4 jours.
Pour cette première session j’ai accueilli Véronique, que j’avais eu la chance de rencontrer auparavant à l’occasion du rassemblement de bouviers (organisé par Léonnie et Corentin dans la Creuse chez Pascal et Jo DURAND).
Véronique avait commencé durant cet évènement, son parcours d’initiation au contact des bovins dressés. De nature très curieuse, elle est cavalière de longue date, mais surtout elle cultive une affinité particulière avec le bovin. Elle est aussi propriétaire de chèvres Angora avec un projet axé sur la valorisation de la laine. Elle se projette à moyen terme avec un bovin pour une utilisation d’entretien de prairies et quelques chantiers de débardage.
Le début de formation a surtout été axé sur la découverte et l’exploration des comportements des bovins. Il me semble essentiel de maîtriser cette lecture de l’animal avant de chercher à le manipuler. Ceci permet de sécuriser aussi bien le bouvier dans son approche, que l’animal dans sa lecture et son interprétation des interactions de l’homme vis-à-vis de lui-même. Une fois cette lecture des principaux comportements intégrés, nous avons poursuivit avec les premières mises au licol, au pré avec les plus jeunes de mes bovins, qui sont encore en phase d’éducation et de dressage.
Après avoir réalisé et maitrisé à plusieurs reprises, la prise en longe des différents bovins, nous sommes passés au menage en étant placés derrière avec les longues rênes. Ceci change complètement la perception du menage pour le bovin, n’ayant plus de visuel sur un référent placé devant ou sur le côté. C’est aussi une implication différente pour le bouvier qui doit se faire comprendre et se faire obéir en ne s’appuyant que sur sa voix, les rênes et le stick pour mener à bon port son animal.
L’avantage d’avoir une diversité de bovins, à différent stades de dressage et avec chacun leur caractère, est un outil précieux lors de ces formations. Cela permet un effet miroir auprès des stagiaires, qui réalisent alors l’adaptation permanente requise pour mener tranquillement et positivement un bovin, à réaliser une action souhaitée.
Les exercices se sont poursuivis avec la découverte du liage, la mise au joug et le menage en paire.
Nous avons commencé à vide, juste avec les bœufs afin d’intégrer les codes de communication, les bonnes postures ainsi que les placements pour un menage efficace. Ensuite nous avons attelé au tombereau afin que Véronique puisse réaliser et appréhender au mieux la conduite d’un attelage complet (bovins + tombereau). Celui-ci demande une anticipation et une prise en compte permanente du gabarit pour ne pas mettre en danger l’ensemble de l’attelage.
L’ensemble des exercices réalisés durant la semaine avaient pour but de mettre en confiance et permettre l’acquisition d’une autonomie au contact des bovins.
Mes motivations en tant que formateur lors de ces sessions, sont surtout de permettre aux participants de s’essayer aux différentes manières d’approcher et de mener les bovins en toute sécurité. Je leur transmets des codes et des clefs pour une future émancipation dans un projet associé aux bovins dressés.
Je remercie Véronique pour sa confiance exprimée lors de cette formation, pour son implication et son sérieux. Je ne doute pas de ses capacités à mettre sur pied son projet associé aux bovins avec les clefs acquises durant cette cession de formation.
Je remercie aussi Léonnie pour son passage le mercredi et son travail photographique.
Je vous ferai part rapidement des dates convenues pour la prochaine session de formation de 4 Jours, qui se déroulera en Mars prochain.
Je reste disponible pour toute demande d’informations et je vous rappelle que je propose également des initiations individuelles (à la ½ journée ou sur 2 jours) permettant d’avoir une première approche exhaustive de la pratique de la traction bovine.
Laurent Martin
Rassemblement autour de la traction bovine, 22, 23 et 24 septembre 2023, Gentioux Pigerolles (23)
Quand deux jeunes bouviers de 20 ans et 26 ans décident de créer un nouvel événement autour de la traction bovine, on se dit que le renouveau qu’on sent frémir depuis déjà quelques années est en train de se manifester encore plus concrètement.
Léonnie Biteau, 26 ans, originaire de Vendée, est issue de l’Académie des Bouviers du Puy du Fou, propriétaire de deux bœufs Highlands dressés et dresseuse de deux bœufs maraîchins pour l’association des darioleurs de Vendée (le dariolage est un chant pour mener les bœufs pendant le travail) .
Corentin Huber, 20 ans, originaire d’Alsace, attelle des bovins avec son grand-père André Kammerer depuis qu’il a 12 ans, il a peaufiné le dressage d’une jeune génisse Vosgienne. Une rencontre internationale de bouviers a lieu depuis de années en Alsace articulée autour du savoir-faire de Philippe Kuhlmann de Soultzeren (68). Corentin avait l’idée depuis longtemps d’organiser un rassemblement de bouviers qui serait plus central au niveau géographique ou du moins de le rendre itinérant en France d’année en année pour permettre un accès plus facile à de nouveaux publics qui, jusque-là, ne pouvaient y prendre part pour des raisons d’éloignement géographique. Ainsi, la formule permet de multiplier, d’enrichir et de mettre en complémentarité les différentes approches de la traction bovine avec des utilisateurs diversifiés, et des techniques variées.
Après avoir beaucoup attelé avec son grand-père chez eux ou chez Philippe Kuhlmann pour travailler leurs animaux et apprendre auprès de cet incontournable dresseur, Corentin a rencontré la famille Durand, Joseph (Jo) le père et Pascal le fils. Il a découvert auprès d’eux le travail de précision en maraîchage aux guides, en solo et au collier que pratique au quotidien Pascal Durand sur sa ferme de Gentioux Pigerolles. A la découverte du lieu et d’un savoir-faire différent mais complémentaire de celui jusqu’alors rencontré chez Philippe Kuhlmann, l’organisation du rassemblement qu’il rêvait de mettre en place, lui paraît alors évidente à organiser ici. L’idée fait son chemin et, rejoint dans sa démarche par Léonnie croisée lors de précédentes rencontres de bouviers en Alsace, ils décident en concertation avec la famille Durand de mettre en place un rassemblement de bouviers en Creuse pour l’année 2023 avec l’idée de le rendre à l’avenir, nomade d’une fois sur l’autre.
En préambule au rassemblement, les voyages de Corentin, Léonnie et celui de Mathilde et James Prevost
Trois voyages réalisés avec les animaux ont été entrepris avant le rassemblement pour rallier à pied Gentioux Pigerolles. Les deux premiers, dans le cadre de l’opération nommée « La corne rose » ont permis de collecter des fonds au bénéfice de la ligue de lutte contre le cancer et le second pour l’association « Trait d’union Limoge» qui aide plus particulièrement les enfants malades du cancer. La collecte conséquente de 8000 euros a été une franche réussite.
Corentin et son grand-père André Kammerer sont partis d’Alsace avec leur génisse Modestine et ont fait 750 kilomètres. Léonnie est partie avec les deux bœufs Safran et Bouleau de Lathus-Saint-Remy dans la Vienne et a parcouru 150 kilomètres. Mathilde et James Prevost avec leur fille Calli partis de Saint Maurice la Souterraine avec leur taureau Satanas et Perrine une ânesse, ont fait environ 90 kilomètres.
22, 23 24 Septembre 2023 : un rendez vous réussi
Le tour de table du vendredi au début de la rencontre permet à la trentaine de personnes de se présenter. On constate que beaucoup des participants ont en projet, sont en cours d’installation ou déjà installés professionnellement et qu’ils ont tous quelque part l’intention d’utiliser la traction animale et plus particulièrement la traction bovine. Certains ont déjà leurs animaux en cours de dressage et d’autres travaillent déjà depuis plusieurs années.
Les autres sont soit utilisateurs de bovins de travail pour les manifestations ou pour une utilisation personnelle hors activité professionnelle, soit sont intéressés à découvrir cette pratique.
Pendant ces journées, une part des participants n’a pu rester les trois jours, mais on peut dire qu’au moins quarante personnes professionnelles, ou en passe de l’être, ont été présentes sur les deux jours.
L’après-midi de samedi, on compte soixante quinze personnes sur l’espace du rassemblement. Les deux journées techniques du vendredi et samedi sont plutôt orientées sur le travail en solo et en guide au collier.
Sont présents sur le site, les animaux dressés de Pascal Durand (Pattuki, Merise et Tomillo), la génisse Modestine d’André Kammerer menée par Corentin Hubert, Jacaranda la vache Pie noire Bretonne et son veau Unefleur de Luc et Agnès Bernard, Bouleau et Safran la paire de bœufs Maraîchin de l’association des darioleurs de Vendée dressée par Léonnie Biteau, Tilia la génisse de Jo Durand, le taureau Jersiais Satanas de james et Mathilde Prevost ainsi que leur ânesse Perrine.
Pascal le maître des lieux, tout au long des deux journées techniques, présente et travaille autour de l’utilisation de la Kassine de Prommata, un outil multifonction et modulable. Un accent tout particulier au sujet de la sécurité pendant le travail avec les animaux est souvent mis en avant.
Il met aussi en évidence les différentes problématiques liées au travail avec un animal, les rythmes, la force de l’animal et l’adaptation des méthodes et de l’outil à celle-ci, les comportements à tenir selon celui de votre bovin… Pascal présente aussi le travail de la terre en suivant les courbes de niveau ainsi que les façons culturales en fonction de l’état du sol, de la météo, de la force de l’animal…
Dans l’optique d’expliquer comment ménager les animaux, les bons réglages des outils, du harnachement, en particulier du collier, sont abordés à plusieurs reprises. Il explique l’intérêt de l’utilisation du caveçon et de la problématique de sa fabrication. Vincent Grande, sellier à Glange (87), est venu présenter des modèles prototypes qu’il développe en collaboration avec un ferronnier sous les directives de Pascal.
Différents animaux à plusieurs stades de dressage permettent de voir l’évolution et les techniques adaptées pour amener progressivement le bovin au travail que l’on souhaite obtenir de lui. Pascal a pu ainsi présenter Tomillo, un jeune mâle Vosgien déjà bien manipulé. Celui-ci mis aux guides lui permet d’aborder la manière de se comporter et de réagir avec un jeune animal en dressage.
On peut voir aussi avec Léonnie Biteau, l’évolution du comportement au travail de la jeune paire de Maraîchins mis au joug double de corne seulement quelques jours avant et menés de derrière aux guides. Ils étaient jusqu’alors au joug double de garrot menés de devant ou de derrière. On voit sur ces trois jours l’évolution et les progrès de la paire sur des petits débardages effectués tout au long du rassemblement. Les meneurs de l’Association des Darioleurs de Vendée utilisent la paire avec le joug de garrot et réalisent quelques débardages.
Laurent Martin des Herbiers en Vendée est présent le vendredi. Il vient de créer son entreprise « Deux mains quatre cornes » et propose de la formation sur l’attelage bovin, des prestations, et de la médiation animale. Pendant sa journée de présence, il mène différents animaux, dont la paire de Maraîchins.
Corentin Huber travaille avec Modestine à différentes taches dont le passage du rouleau brise- fougères.
Eline Hoefsloot dresseuse de bovins et de chevaux, comportementaliste animal, est sur place le samedi pour présenter sont activité. Elle a aussi apporté un stock de colliers suisse anciens à trois matelassure remis en état. Ils permettent ainsi à certains de pouvoir se fournir directement dans la pièce maîtresse du harnachement.
Samedi en fin d’après midi, la plupart des attelages prennent la route en direction du bourg de Gentioux Pigerolles afin d’être prêts pour les animations de dimanche lors de la manifestation grand public organisée avec différentes associations de la commune. Le samedi soir, la soirée est ouverte avec un spectacle de contes après lequel s’enchaîne un bal traditionnel Limousin mené par Alexandra Lacouchie (violon) et Anne Riveau (accordéon diatonique), deux des meilleures musiciennes traditionnelles du Limousin.
Dimanche, un marché de producteur se déroule sur la place du village enrichi de l’entreprise « Randoline concept » qui propose du matériel de randonnée animale comme des bâts, diapasons ainsi que l’escargoline (petite voiture à traction animale adaptée au transport de personnes à mobilité réduite). On peut aussi manger sur place auprès des différents stands de restauration rapides et locales.
Votre serviteur présente des jougs de sa fabrication et taille en démonstration un joug neuf. Véronique mon épouse présente la fabrication traditionnelle de vire-mouches en fils torsadés. L’après midi Léonnie et Corentin présentent un petit film sur leurs aventures vagabondes et bovines de « La corne rose » qui a permis d’expliquer les raisons d’entreprendre de telles expériences et de vivre le quotidien de plusieurs dizaines de jours de voyage et de nomades avec des animaux. Une parcelle mise à disposition au bas du bourg permet aux animaux et à leurs bouviers de réaliser pour le grand public des démonstrations de travail. A cette occasion, on croise Philippe Kuhlmann qui, en plein déménagement de sa ferme de l’Alsace vers la Creuse, prend un peu de temps pour venir rencontrer toutes les connaissances du milieu et faire aussi de nouvelles rencontres.
Ces trois jours confirment le renouveau et le conséquent intérêt croissant pour la traction bovine et animale en générale. Le nombre de projets évoqués lors des tables rondes ou des discussions ne peut que ravir tous les passeurs de savoir-faire. Cependant, la transmission de l’immatériel ne tient toujours qu’au vivant et le vivant est précaire. Il est nécessaire de travailler tous dans le même sens à multiplier les collaboration entre meneurs et dresseurs expérimentés, ainsi que les occasions de transmissions par des formations et des rencontres. C’est un point capital si l’on veut que ces pratiques millénaires, même si elles sont bien ancrées dans « l’aujourd’hui », restent connues, pratiquées et participent de plus en plus à la vie des territoires, au maintien des races de bovins, des paysans, de l’homme .
C’est pour cette raison qu’il est très encourageant de voir que ce rassemblement est un vrai laboratoire de rencontres et d’échanges. Les nombreux participants peuvent ici à loisir, s’informer, échanger, se convaincre ou se faire peur, partager, prendre des contacts, apprendre, mener des animaux. Bref ils peuvent se faire une idée, conforter leurs projets et se nourrir de l’énergie de passionnés engagés.
Ils pourront ainsi avancer vers un futur où, plus tard, ils transmettront à leur tour leurs savoir-faire acquis avec l’expérience qui, un jour peut-être, a débuté à Gentioux Pigerolles.
Un énorme merci à Pascal Durand et à Mélanie sa compagne pour la co-organisation, leur accueil et leur gentillesse.
Merci à Pascal pour sa pédagogie et sa disponibilité auprès de tous.
Merci à Jo qui motive toujours beaucoup les jeunes à l’attelage et qui n’est pas avare de conseils.
Merci à Léonnie et Corentin qui, au regard de la participation importante, ont réussi leur première organisation.
Merci à tous les participants pour leur présence au rassemblement.
Terry Klein, Réguisheim (68)
Ça commence peut-être par le spectacle sublime d’une fine nappe de brouillard d’un matin d’automne flottant au dessus du sol, puis glissant dans le creux du sillon fraîchement tracé, contrastant avec le vrombissement assourdissant qui accompagne le panache de fumée anthracite du tracteur sur lequel mon cul est vissé .
En tout cas quand je reprends la très petite exploitation familiale, elle se compose de 7 ha de céréales cultivées avec des vieilles machines et tracteurs et l’aide de voisins, ainsi que 3 ha de prairie pour les fourrages des moutons en autoconsommation, et de la jument de type comtois que j’avais déjà adjointe dans une recherche d’autonomie énergétique et alimentaire, quelques poules mais plus de lapins, le clapier étant trop petit.
Mais mon inexpérience en matière d’animaux au travail et mon habitude de me débrouiller à ma façon n’ont pas eu les meilleurs résultats puisqu’on a fait un peu de transport et de fanage. Deux sécheresses successives m’ont conduit à m’en séparer en tant que cheval de loisirs, puisqu’on pouvait l’atteler et monter.
L’expérience de mettre des cabas sur les sièges avant et arrière d’une poussette double tractée par la chienne pour ramener des récoltes de la parcelle des anciens jardins située près du petit canal et récemment défrichée, a sûrement participé à l’arrivée d’Éclair l’âne, animal réputé pour sa sobriété alimentaire , et d’un porte-outils polyvalent pour le maraîchage (Kassine).
Toutefois le résultat de certains travaux comme l’arrachage des pommes de terre ainsi que le rythme général du travail fatigant en sol lourd, comme monter les buttes, [(pour pdt, haricots, etc. )] ou même biner les « simples » rangs de betterave fourragère par exemple, n’étaient pas vraiment satisfaisants .
Crise de la quarantaine (ou pas) , crise sanitaire (ou pas), est arrivé le bœuf Mignon .
De caractère plus « stoïque », peut-être rapport à l’évolution des espèces, que les équidés et leur oreilles dressées qui prennent la fuite sur leurs longs membres, les bovins vont plutôt s’arrêter et baisser la tête, cornes en avant, l’air de dire « T’es sûr ? « . Ce sont les plus beaux !
La puissance et la sérénité qu’il dégage des sabots à la pointe des cornes en font un compagnon idéal pour les travaux à la ferme .
Cherchant à s’inspirer de savoirs ancestraux, la complémentarité du règne végétal et animal, les uns respirant même ce que les autres expirent, devient très intéressante dans un type de permaculture incluant l’herbivore. Ces derniers, à fortiori les ruminants, concentrent à moindre coût énergétique « l’énergie » de vastes surfaces en herbe sous la forme du fumier, servant à enrichir la petite surface dédiée à une production végétale destinée à l’autoconsommation en utilisant la traction animale (l’attraction animale).
Cette paire atypique (Âne / Bœuf) est aussi très efficace pour attelés en ligne, Éclair n’y entendant pas autrement, à l’avant-train « maison », une remorque de voiture derrière : avant-train très pratique pour accrocher remorques ou machines (faucheuse , faneuse/andaineuse etc.)
Actuellement on a construit un enclos fermé et des cages mobiles pour les lapins, on fabrique un bât pour Éclair l’âne et on va remettre en route une ancienne petite batteuse fixe récupérée dans un département voisin en vue de la récolte des blés anciens semés l’automne passé .
Bien qu’il paraisse plus simple et infiniment plus rapide d’user de la puissance des moteurs pour, par exemple, faire la tournée de remplissage des abreuvoirs, tout cela est faisable avec un attelage bovin aujourd’hui. Et bien plus encore. Et durablement.
2 mains 4 cornes, Laurent Martin, une nouvelle structure professionnelle autour de l’attelage bovin, Les Herbiers (85)
2 Mains 4 Cornes un projet qui devient concret et qui conserve l’âme des premiers pas avec Max et Gaston…
C’est en relisant mes précédents articles d’ABA que je me rends compte du chemin parcouru: mon expérience de soigneur animalier au Puy du Fou, la création de l’Académie de Bouviers et l’acquisition de Max et Gaston, mes premiers bœufs durant l’été 2020.
Depuis longtemps je nourris l’espoir de mettre à l’honneur les animaux mais surtout le relationnel si riche d’interaction et d’apprentissage qu’ils nous offrent. Ceci est devenu beaucoup plus concret depuis juin dernier au travers du projet de création de l’entreprise 2 Mains – 4 Cornes.
Je porte celui-ci depuis l’automne dernier, de retour d’une démonstration sur un archéo-site en région parisienne. Galvanisé par l’enthousiasme du public scolaire, la curiosité et l’émerveillement du grand public, cela n’a fait que confirmer ma soif d’entreprendre et ma conviction de suivre et transmettre mes valeurs au travers de ce projet.
2 Mains – 4 Cornes, dans le nom, tout y est…
Les 2 Mains de l’homme qui guident et mènent les 4 Cornes des bovins, avec cette relation et cette complicité instaurées au travers de longues heures de travail et de patience pour obtenir une équipe, un partenariat.
Le but de l’entreprise est de proposer différentes activités toutes liées par une même motivation, mettre à l’honneur le relationnel Homme-Animal.
Celui qui a fait émerger et évoluer de multiples civilisations dans le monde entier, qui a permis à des peuples de se nourrir, se vêtir, se loger et répondre à leur besoins vitaux grâce à ces échanges et ces interactions.
En cette période où une partie de la population est en perte de repères, où l’environnement devient à juste titre une priorité et où les consciences collectives et personnelles s’éveillent pour tendre vers des pratiques plus vertueuses pour notre planète et ses habitants, ce projet se veut honnête et porteur d’espoir pour un avenir plus sain et respectueux de nous même et de notre environnement.
Je vous laisse découvrir au travers des éléments suivant l’ensemble des activités de l’entreprise 2 Mains – 4 Cornes.
Je n’oublie pas ceux, sans qui le projet ne serait rien. Un immense Merci à Frédéric, Jo, Michel, Véro, Christine, Phillipe, Olivier…
Je suis bien sûr disponible pour échanger sur le sujet ou pour vous accueillir pour une rencontre, que vous soyez simple curieux, déjà initié ou intéressé par l’une des activités de l’entreprise 2 Mains – 4 Cornes.
Laurent MARTIN
2 MAINS – 4 CORNES
MARTIN Laurent
06.32.93.79.57
4 Allée Paul Gauguin
85500 LES HERBIERS
Vous pouvez télécharger la plaquette en cliquant ci-dessous:
Rencontres de bouviers 18, 19, 20, 21 Mai 2023, les premières images, Soultzeren (68)
Premier Rassemblement autour de la traction bovine du 22 au 24 septembre 2023, Gentioux-Pigerolles (23) .
Cette année 2023 est particulière. En effet, va se dérouler une rencontre des bouviers en Alsace du 18 au 21 mai mais aussi le premier rassemblement autour de la traction bovine du 22 au 24 septembre en Creuse.
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Communiqué par Corentin Huber .
Bonjour à vous chers voyageurs(euses) en quête de nouvelles expériences.
Je sais que nous sommes tous très attirés par la connaissance, le savoir et plein d’autres choses qui se rapportent à notre jolie discipline.
C’est pourquoi, je peux officiellement annoncer la création d’un nouvel évènement pour nous rassembler autour des bovins. Je vous invite donc à nous rejoindre du 22 au 24 septembre 2023 sur la commune de Gentioux-Pigerolles en Creuse.
En cherchant à compléter les rencontres faites en Alsace qui se déroulent annuellement à une date et endroit fixe, nous avons eu envie de proposer un nouveau lieu dans une nouvelle région à une date totalement différente. Cela permettra peut-être aussi de la rendre plus accessible à toute la partie sud-ouest de la France, mais aussi à tous ceux qui ne peuvent point se libérer pour l’Ascension. De plus, le thème sera différent. Nous aborderons le dressage aux longues rênes et au cordeau pour une utilisation en maraîchage. Le travail sera essentiellement fait en solo. Ce sera la suite de la rencontre de Mai prévue en Alsace.
L’idée de ce rassemblement est de réunir tous ceux qui le souhaitent autour de plusieurs bovins de plusieurs bouviers différents. Cela permettra de voir plusieurs méthodes de dressage en une fois. Nous pourrons donc comparer les résultats ou les progressions de chacun pour comprendre ce qui est le plus adapté en fonction des situations.
Je me permets d’ailleurs de rajouter qui si vous souhaitez venir avec vos bovins cela devrait être possible. Il vous suffit de me contacter pour que nous en parlions au +33 7 83 36 43 59 ou par mail à l’adresse : carnet.adresse.aba@gmail.com
Je rajouterais même que si vous avez du matériel, des prototypes ou autre, que vous souhaitez présenter, nous les intégrerons au programme ce qui enrichira les échanges. Le mieux serait de me contacter également pour nous organiser.
Comme dis plus haut, le rassemblement se déroulera sur trois jours, du vendredi matin au dimanche soir.
Au niveau de l’organisation, les trois jours se découpent en deux parties.
– La première partie est dédiée à l’échange d’informations autour du thème de ce rassemblement. Tout le temps sera consacré à trouver au mieux des réponses ou des explications à nos interrogations et à nos sujets. Le but est vraiment de pouvoir échanger tranquillement avec les plus intéressés. Nous serons sur la partie technique du rassemblement.
– La deuxième partie se déroulera le dimanche où nous devrions avoir une petite fête de village avec un petit marché de produits locaux. Nous aborderons dans cette thématique de découverte, le sujet de la randonnée avec des bovins et plus généralement du voyage. Cela permettra de parler de vos aventures. Mais aussi de la récolte de fonds pour la fondation contre le cancer fait par trois bouviers venus à pied d’Alsace et de Vendée avec leurs bovins. Là, nous serons sur la partie loisir et découverte, en gardant quand même une petite part de technicité.
Pendant ces trois mêmes jours, il y aura aussi quelques intervenants de prévu comme Prommata ou Randoline. Cela agrémentera nos discussions et nos débats.
Une petite soirée sera organisée le samedi soir pour nous réunir et passer un moment convivial autour d’un petit apéro, avec de la musique, des jeux, …
En parlant de convivialité, les repas se feront autour d’une grande tablée. Nous aurons une base repas de prévu pour tous avec des légumes fournis par Jo Durand. Chacun est libre de ramener ce qu’il souhaite pour agrémenter et partager.
Pour ce qui est du logement, il y a possibilité de camper sur place. Pour une question d’organisation, il sera préférable de me contacter avant. Un simple SMS suffit au +33 7 83 36 43 59.
Je ferai encore tourner des nouvelles plus tard pour ce rassemblement, histoire de confirmer et donner plus de précisions. N’oublier pas de noter la date dans votre agenda, il serait dommage de louper cet évènement pour une faute d’inattention.
Sur cette belle annonce, je vous laisse méditer pour le moment. J’espère avoir été suffisamment clair et surtout j’espère vous revoir ou faire votre connaissance.
A très vite
Corentin HUBER
Les quelques bovins présents sur les photos seront à ce rassemblement.
Serge Capmas, Gavaudun (47)
Serge Capmas nous livre un petit texte sur son expérience avec les bovins de trait. Merci à lui.
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On peut dire que depuis tout petit je suis un fanatique des bovins et du matériel agricole ancien.
J’ai commencé à dresser une paire de génisses blondes d’Aquitaine il y a une quinzaine d’années, j’étais en activité, je n’ai pas consacré assez de temps pour elles.
Le temps passe, la retraite arrive et le rêve se réalise : en 2018, je trouve Moris bœuf Vosgien, 8 ans et dressé.
Avec lui, je travaille la terre, il mène la jardinière pour déplacer les clôtures mobiles, promenades etc … C‘est un ange.
En novembre 2018, j’ai participé à la formation des bouviers à l’écomusée en Alsace avec Philippe Kuhlmann (qui avait dressé Moris à l’époque, comme quoi le monde est petit).
J’ai participé au rassemblement des bouviers sur le même site en 2019, une rencontre très enrichissante et conviviale, dont je remercie les organisateurs.
Je suis souvent sollicité pour participer à des animations: comice agricole, journée agribio 47, journée de l’élevage départementale et fêtes locales.
Moris a tourné un film en l’honneur des 200 ans de ROSA BONHEUR, la première peintre animalière (Sabot n° 108).
Eté 2021, j’ai fait l’acquisition de deux génisses Vosgiennes Plume et Fleur, en gestation et débourrées.
Printemps 2022, elles ont mis bas (mâle et femelle Téléna). Téléna est en apprentissage.
Je dresse mes génisses en espérant qu’elles travaillent aussi bien que Moris.
Vous pouvez aussi lire un article du facebook de la chambre d’agriculture du Lot et Garonne en cliquant ici
















































































































































































