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Thierry Dupré, Varennes (31)

Un article de la Dépêche du Midi présente ce bouvier:

Amoureux de la nature et des animaux, Thierry Dupré possède le savoir-faire du débardage par traction animale (chevaux, mules, bœufs). Gestion raisonnée des espaces naturels, cette technique ancestrale consiste à transporter des arbres abattus vers des lieux de coupe ou de nettoyer les encombrants abandonnés.

Tout comme son père et son grand-père qui ont toujours pratiqué le débardage, Thierry a à cœur de participer à la préservation de l’environnement en alliant efficacité et respect de la nature : peu de dégâts, absence de pollution, pas de nuisance sonore.

Il est membre de la coopéative d’activités « la Coopérative Maison de l’Initiative », qui apporte aide et conseils afin de trouver des marchés de débardage et de nettoyage sur les divers sites sensibles : forêts, canaux, rivières, chemins.

Au travers de diverses manifestations, c’est accompagné de chevaux ou de mules (Reinette, Paco, Schrek) que Thierry a participé au halage de la péniche « Chèvrefeuille » avec le cheval Emir, de Ramonville à Ayguesvives, sur le canal du Midi ; au téléthon à Toulouse ; à la Chevauchée des Faydits avec ânes et vaches.

Il aime aussi exposer sa collection personnelle de jougs comme à Saint-Jean-de-L’Union, Verfeil, Revel où il peut montrer son savoir-faire et fêter la Saint-Blaise (Fête des laboureurs) à Bessières. Il soutient légalement les activités du Comité départemental du tourisme équestre à caractère occitan ou médiéval, intervient dans les écoles, aux journées du patrimoine…

Jardinier de la forêt et d’espaces boisés, le débardeur à traction animale a une approche qualitative de la gestion forestière basée sur le long terme.

La Dépêche du Midi / 30 oct. 2009

Ainsi qu’un article de la Dépêche du Midi en cliquant ici.

Michel Berne à Bourg Argental dans la Loire (42) un attelage de tradition

Allez découvrir le blog de « La ferme de Pâquerette » où vous trouverez un bel article sur Michel Berne.

Michel Berne, passionné et soucieux de transmettre son savoir, s’investit aussi dans le projet de « la ferme à l’ancienne », où il fait partager son savoir-faire dans le domaine du monde rural traditionnel.

Le Grenier d’image (Sophie Arlot et Fabien Rabin) a réalisé un film sur la vache « Villard-de-lans ». On y voit l’attelage de la famille Berne au travail. Nous vous présentons la bande annonce.

 

Nous vous invitons aussi à découvrir leur site et leurs productions qui tournent autour de la ruralité, de sujets de société tournés autour de l’environnement en cliquant ici.

Laurent Legal à Ferel dans le Morbihan (56)


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Polignac et Paimbé

Voici un article de Lucile Métout, du journal Ouest-France, qui présente bien Laurent Legal dans son activité, sa démarche.
La 6e Fête de la vache nantaise, qui aura lieu au Dresny les 10, 11 et 12 septembre, est l’occasion d’accompagner les paysans qui souhaitent revenir à cette pratique délaissée pendant un temps…

L’initiative Laurent Legal est éleveur dans le Morbihan. Son métier, c’est aussi de dresser des animaux de trait. Parce qu’il fait partie de ceux qui souhaitent le retour de la traction animale chez les agriculteurs. Attention : il ne s’agit pas de remplacer les tracteurs. « Je dis seulement qu’on peut intégrer la traction animale dans l’exploitation d’aujourd’hui. »

Coupler le moteur, donc, et la puissance du boeuf ou du cheval. Les grandes étendues pour l’un, des parcelles de quelques hectares pour l’autre, selon les besoins. « Juste du bon sens, en somme », pour Laurent Legal. Sauf que la traction animale n’a pas forcément bonne presse dans le milieu agricole. « Les générations qui ont connu ça en ont gardé un mauvais souvenir : c’est très physique car on marche à côté de l’animal, et le travail d’une parcelle prend forcément du temps. » Il y en a toujours qui diront que cette méthode est désuète, dépassée.

« Or, il existe aujourd’hui des attelages modernes qui font que ce n’est plus le bagne. Il faut seulement connaître les nouvelles techniques. » Laurent Legal pense à cette opération à laquelle il vient de participer, dans les Yvelines. La mission ? Transporter des arbres abattus de leur lieu de coupe vers un lieu de dépôt. « La traction animale se prête très bien au débardage. Moi, je débusquais avec l’animal, et le tracteur passait derrière pour faire le reste. C’était vraiment une bonne démonstration. »

C’est tout cela qu’on a envie d’expliquer, à la Fête de la vache nantaise et des races locales. Et il ne s’agira pas de faire des démonstrations uniquement, comme les années précédentes. Cette 6e édition se veut pédagogique, et souhaite véritablement aiguiller les éleveurs intéressés par cette pratique. Quelle race choisir ? Comment dresser l’animal ? Quel matériel acheter ? Des questions qui trouveront réponse vendredi 10, de 10 h à 12 h, au forum intitulé « Traction animale : races, aptitudes… Comment choisir et dresser un bovin de trait ? » Un éleveur dresseur sera invité. Deux témoignages viendront compléter l’animation : celui d’un importateur de matériel (un avant-train motorisé sur lequel on peut mettre un outil de tracteur), utilisé notamment par la communauté amish aux USA, et celui d’un Allemand ayant fabriqué un outil moderne, qu’il utilise sur son exploitation.

Lucile MÉTOUT. Ouest-France
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Polignac et Paimbé
Allez voir son site en cliquant ici.

Traction Bovine A Montmorillon

Voici un article écrit et illustré par Jean Léo Dugast publié sur son site le jeudi 10 mars 2011.

On ne présente plus le CFPPA de Montmorillon dans la Vienne. Il y a plusieurs années que le centre propose des certificats de spécialisation en traction animale (équine).

Cette fois, Gérard Coti, responsable de la filière traction animale, et Emmanuel Fleurentdidier ont mis sur pied une formation courte de 2 semaines consacrée à la traction bovine. Il s’agit d’une première pour un organisme de formation qui ne soit pas du secteur privé.

Gérard Coti, enthousiaste à l’issue de cette première session, explique que « cette formation qui accueillait 6 stagiaires a été mise sur pied pour répondre à une demande ».

Karine, Christine, Maya, Thomas, Cédric, André ont tous exprimé leur satisfaction à la fin du stage, et ils semblaient bien décidés à ne pas en rester là. Cette initiation au métier de bouvier leur a permis de se familiariser avec les boeufs de travail et d’apprendre les bases du menage.

Pour certains, déjà initiés au menage des chevaux, il a fallu apprendre de nouveaux gestes. Mener des boeufs se fait en conjuguant des ordres donnés verbalement et des ordres donnés à l’aide d’un bâton. A noter que les boeufs étaient de race vosgienne, habitués à répondre aux ordres donnés en patois vosgien. Les stagiaires ont donc pu, par la même occasion, apprendre une nouvelle langue !

Gérard Coti et Emmanuel Fleurentdidier semblent déterminés à poursuivre l’aventure, et de nouvelles formations sont envisagées à l’avenir.

Chants à mener les boeufs, dariolages, thiaulages, boiteries…..

Voici différents documents sur le travail effectué en Vendée sur les chants à mener les boeufs.

On les appelle dariolages en Vendée, briolages en Berry, boiteries en Charollais Brionnais.

Un livre a publié les actes du colloque qui s’est tenu sur le sujet en Octobre 2010. Cliquez ici.

Rencontre à Rambouillet en 2006 autour du chant à mener les boeufs.

Quelques vidéos

Fête champêtre de Manziat en 2010 vidéo publiée par Guillaume bodin

Vidéo d’une fête de campagne à Manziat dans l’Ain, le 1 Août 2010, organisée par l’association du patrimoine de Manziat.

On y voit Laurent Janaudy, meneur de chevaux et également bouvier. On le voit avec ses deux vaches Aubracs avec lesquelles il travaille régulièrement sur ses quelques terres. 

L’enfance à la terre vidéo de l’INA

Film de Jean-Benoit Levy – 1925  conservé à l’INA dont voici le descriptif qui s’y rattache:

Film muet tourné à la ferme d’apprentissage agricole de Bel Air par Bris sous Forges, en Seine et Oise où les travaux des champs sont accomplis par les 30 apprentis de 13 à 17 ans, qui exploitent eux-mêmes le domaine en n’utilisant que la traction animale. Le reportage, entrecoupé de cartons explicatifs, montre toutes les tâches de préparation du sol pour l’ensemencement. Petits et grands collaborent au jougage des boeufs et au harnachement des chevaux. Dès la récolte achevée, c’est le déchaumage, puis le sol est amendé par l’épandage de fumier et de purin (pour les cultures maraîchères). Des engrais chimiques, potassés et phosphatés sont apportés en complément à l’aide d’un distributeur d’engrais. En cas de difficulté, le chef de culture n’est jamais loin. L’azote est épandue à la main. Ensuite, les labours à la charrue commencent, à 12 cm de profondeur, en terre légère, suivis du hersage, du roulage et du passage de la canadienne qui extirpe les mauvaises herbes germées avant les semailles. Si la terre a durci, le pulvérisateur à disques émiette la croûte. Les semences sont sulfatées pour éviter certaines maladies (charbon, carie, rouille, piétain). Enfin, on sème… et quelques semaines plus tard, les apprentis peuvent voir le résultat de leur travail…

L’expérience de deux passionnés à la redécouverte de l’attelage bovin dans le Charollais en Bourgogne

DSCN0050-1. attelage bovin

Dans un esprit de continuité des pratiques d’attelages de bovins dans la région de Charolles Laurent Billoux et Michel Nioulou ont dressé en 2005 une paire de vaches d’attelage puis dès l’année suivante une seconde paire.

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La race charollaise avant de devenir une race à viande comme on la connaît aujourd’hui a été d’abord une race de traction, d’attelage. Elle est restée jusque dans l’entre-deux guerres la principale force de traction dans la région charolaise.
La plupart des paires étaient des vaches dans les petites exploitations. On trouvait les boeufs dans les quelques grosses exploitations, chez les voituriers et les forestiers.
Après les réquisitions de chevaux effectuées pendant la seconde guerre, beaucoup d’exploitants ont dressé à nouveau des bovins. Jusque dans les années 60 il y a donc eu encore beaucoup d’attelages bovins. Puis progressivement la mécanisation s’est imposée. La dernière paire en activité connue travaillait à Bois-Sainte-Marie près de La Clayette, jusqu’au début des années 1980.

La passion commune de Laurent Billoux et de Michel Nioulou pour les animaux et pour le patrimoine de leur région a permis d’avoir à nouveau des bovins attelés sur la région Charollaise.

Leur projet s’inscrit aussi dans une démarche de sauvegarde de savoir-faire. Ce type de patrimoine immatériel peut être uniquement préservé par la pratique.

Laurent Billoux de Charolles est éleveur certfié biologique passionné de vaches Charollaises. Il pratique depuis toujours le dressage et l’attelage de chevaux percherons.

Michel Nioulou dont le grand père, éleveur de charollaises à Colombier-en-Brionnais, utilisait un cheval jusque dans les années 1980 sur son exploitation, a toujours gardé la passion de l’attelage et du matériel hippomobile ancien. Il a très tôt commencé un travail de préservation de matériels agricoles charonnés fabriqués dans la région.

Quelques temps après leur rencontre dans une fête locale, les deux hommes avec leurs passions communes et complémentaires ont décidé de dresser deux jeunes génisses Charollaises: Vérité et Valentie


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 Jean Fournier (à gauche) et Louis Moulignat à la Garaudaine à Charolles en mai 2006

La rencontre avec Louis Moulignat, éleveur et dresseur de boeufs dans l’Allier, a conforté le projet lancé quelques semaines auparavant.
C’est un homme passionné et enclin à transmettre son savoir.

Dans le Charollais, c’est Jean Fournier de la région de la Clayette dans le Brionnais qui fut un conseiller précieux. Il a suivi de près le dressage, transmis entre autre la méthode de liage de la région ainsi que la technique de fabrication des coussins d’attelage en paille appellés en Charollais Brionnais les « pieumets ».

C’est grâce à la synergie des passions de ces quatre hommes qu’aujourd’hui deux paires de charollaises sont attelées pour le plaisir de chacun.

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Laurent, Vérité et Valentie, Michel, Annabelle et Azalée aux vendanges médiévales au domaine des vignes du maynes à Cruzille charrient de la vendange entre Cruzille et Blanot (71) en septembre 2009

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