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Emile Azais Jougtier à Fraïsse sur Agout (34)


Document extrait du livre d’Alain Robert , Centre de Recherche de Rieumontagné, communiqué par Nadia Pardigon. Elle habite et travaille dans la ferme d’un ancien jougtier à Fraïsse-sur-Agout, qui  fabriquait à peu près 300 jougs par an.

Merci à elle.

 

Autrefois le Couserans à Saint Girons (09)

 

Photos extraite du site

Allez voir le site d' »Autrefois le Couserans » https://autrefoislecouserans.com/ 

L’association « Autrefois le Couserans » est né en 1992 de la volonté et de la passion d’hommes et de femmes du Couserans.  

En effet, dès la première animation, le 7 août 1992, le défilé de l’ancien temps dans les rues de Saint-Girons fut un coup de maître et émerveilla tout le monde. Depuis lors, chaque année, rendez-vous est pris pour le 1er week-end du mois d’août. De plus en plus de spectateurs et de participants viennent à Saint-Girons pour se replonger au temps jadis, revivre l’épopée sociale et rurale du début du siècle, mais aussi goûter au réalisme des scènes de la vie paysanne traditionnelle.
Ainsi défile dans les rues et sur les boulevards de la ville, la longue caravane constituée de plus d’une cinquantaine de vieux tracteurs, en parfait état de fonctionnement, mais également de vieilles machines agricoles , faucheuses, batteuses « qui dans la journée avaleront goulûment leurs gerbes de blé ». Tous ces matériels et engins, sans oublier les charrettes, chars et tombereaux, sont guidés par des hommes, des femmes et des enfants en costumes d’autrefois : boeufs, chevaux, ânes et mules tirent les attelages chargés de bois, de fourrage, de fumier… Plus loin suivent d’autres animaux, moutons, dindons, oies et canards, chiens et derrière le cortège, des lavandières, des couturières, des gardeuses d’oies, le livreur de lait, le facteur, le rémouleur, le marchand de pain, les porteurs d’eau, les marchandes des quatre saisons, la classe 1900, Monsieur le Curé et tant d’autres..
Oui, vraiment, chaque année, le long défilé de plus d’un kilomètre, les démonstrations de fonctionnement de machines agricoles, les animations mises en scène par l’ensemble des acteurs et organisateurs de « Autrefois le Couserans », étonnent, surprennent, ravissent les Couserannais, les  Ariégeois et les vacanciers qui, tous les ans, viennent plus nombreux contempler ce foisonnement d’activités anciennes. Tous les ans aussi, des trésors d’imagination sont à l’origine de toujours plus de nouveautés.
C’est un temps fort d’émotion, c’est un moment de découverte, de redécouverte, de rencontres et d’échanges.
Les objectifs que s’était fixés « Autrefois le Couserans » sont atteints :
  • Retracer la vie d’antan avec le plus de fidélité et de naturel possible, celle qui figure toute la vie rurale paysanne mais aussi celle spécifique aux activité du Couserans : sciage du bois, vie pastorale, vie artisanale des métiers anciens.
  • Regrouper autour d’un projet la population locale toutes tranches d’âge confondues, pour que chacun s’exprime, partage et donne libre cours à son savoir-faire.
  • Préserver un patrimoine et sauvegarder la mémoire individuelle et collective, équilibre nécessaire à chacun, rechercher les maillons qui nous lient à nos propres racines….. Rassembler les souvenirs d’enfance, de la famille , retrouver le sens de la fête.
  • Créer un temps fort pour présenter aux vacanciers, mais également à la génération montante des Couserannais, durant cette période de grande affluence touristique, les traditions de la vie ariégeoise et pyrénéenne.
     Les deux journées de fêtes et d’animations de « Autrefois le Couserans » doivent leur réussite toujours grandissante à plusieurs centaines de bénévoles qui se mobilisent chaque année pour préparer longuement des projets étudiés et réfléchis. En effet, un très grand nombre de personnes, plus de cinq cents, consacre beaucoup de temps à la mise en oeuvre de cette prestation unique et aussi parfois, certaines n’hésitent pas à fiancer de leurs propres deniers, telle acquisition de matériel ancien, telle acquisition ou confection de costume traditionnel pour parfaire la représentation.
     A ce jour, un matériel très important se trouve détenu et préservé par les membres de l’association, il représente une part du patrimoine traditionnel historique de l’agriculture et des vieux métiers des Pyrénées. Ce matériel nécessite de longues heures d’entretien ou de réparation, il a parfois fallu usiner certaines pièces.
Chaque année, 20 000 spectateurs sont présents pour la plus grande manifestation de l’Ariège. Depuis sa création par son fondateur Claude Baquié, l’esprit reste le même à « Autrefois le Couserans », la fête peut commencer.

Vous  verrez dans ces vidéos de nombreux attelages de bovins du Sud-Ouest de la France.

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Robert Pannetier, Saint Vallier (71), Par Philippe Berte-Langereau

 Consultez ce document issu de la revue « Vents du Morvan » en cliquant ici.

Thèse « Les briolages, des stimulations sonores et musicales utilisées en traction animale » par Thomas-Jean-Daniel Lecomte

 

Suite à ses études à l’école vétérinaire d’Alfort, Thomas-Jean-Daniel Lecomte a présenté et soutenu publiquement en 2013, devant la faculté de médecine de Créteil, sa thèse sur les stimulations sonores en traction animale.

De nombreux éléments des actes du colloque sur les dariolages en Vendée ont servi de base à ce travail et permettent d’avoir une belle vue d’ensemble sur les études menées sur cette pratique, qui mêle travail et musique.

Vous pouvez la consulter en cliquant ici.

Emmanuel Fleurentdidier, Moulismes (86)

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Emmanuel Fleurentdidier est formateur en utilisation de chevaux attelés et formateur en traction bovine au CFPPA de Montmorillon.

Il est également exploitant et travaille avec une paire de boeufs Vosgiens, une paire de boeufs Maraîchins et une paire de boeufs Limousins.

Il nous présente son parcours, son travail et sa démarche.

« Je travaille en traction chevaline depuis 1992 et j’ai commencé la traction bovine en 1996 avec un boeuf pour débarder. Puis en 2006, j’ai dressé une paire, puis un seconde en 2007 pour réaliser les travaux courants sur l’exploitation que j’avais dans les Vosges. Ensuite, j’ai commencé à faire aussi des prestations de travail.

Je suis à l’origine de ce renouveau et de cet engouement pour la traction bovine car j’ai fait travailler lINSIC de St-Dié-des-Vosges (Institut Supérieur d’Ingénierie de la Conception) sur le développement du joug et du collier pour bovin.

La parution de différents articles dans la presse locale et nationale a fait boule de neige et fait sortir au jour la traction bovine. Depuis la présentation avec les élèves ingénieurs à l’écomusée d’Alsace, d’autres personnes font des essais sur le développement du matériel.

J’ai également aidé à la création d’une petite entreprise vosgienne AMB88 à Mandray pour le développement du matériel pour la traction animale, et aujourd’hui le seul à faire du matériel spécifique pour bovin (J.F Sommer 06 03 11 74 84).

Mon parcours en quelques dates:

  • Une première partie de travail avec les chevaux depuis 1992.
  • 1996: Un boeuf dressé pour le débardage et le voiturage.
  • 2002: Création de Trait Malin pour le développement de la traction animale (président fondateur).
  • 2006: Une paire dressée pour mon loisir.
  • 2007: Une paire dressée pour travailler sérieusement en forêt et en maraîchage (2 mâles entiers qui avaient 18 mois à l’époque) castrés depuis, ils se trouvent actuellement chez Jo Durand (44).
  • 2008: Je réponds au projet lancé par l’UNESCO sur le PVI dont le porteur est le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges. Sur 15 projets,  8 sont retenus et le mien sur la traction animale est élu par un jury citoyen (voir l’article en cliquant ici) « Il paraît alors que je suis un « dieu vivant » formulation japonaise lorsque l’on transmet un savoir-faire »!!
  • 2009: Je suis contacté par le CFPPA de Montmorillon qui me débauche des Vosges, et je deviens formateur au CFPPA au départ pour le Certificat de Spécialisation « Utilisateur de Chevaux Attelés » (CS UCA). Mais très vite, je convaincs mon directeur de développer la traction bovine.
  • 2010: Fête de la vache Nantaise au Dresny (44) avec le directeur Fred Numa et le chargé d’ingénérie du CFPPA de Montmorillon et moi-même. Nous faisons le déplacement et les convainquons de créer une formation.
  • 2010: Travail avec l’INSIC (Institut Supérieur d’Ingénierie de la Conception): études , essais…
  • 2010/2011: Rédaction d’un livret « La traction bovine : un outil moderne », qui me servira de support à la formation.
  • 2011: Première formation traction bovine en France sous l’égide du Ministère de l’Agriculture.
  • 2011: Salon de la traction animale à Montmorillon avec, pour le première fois, aussi la traction bovine à l’honneur. Réalisation d’une grande attelée dont la vidéo est sur votre blog.
  • 2013: Le 26 mai, mise en place d’une journée à Mandray pour la traction animale.
  • 4/5 octobre 2013: Salon de la traction animale à Montmorillon.

J’étais dans les Vosges jusqu’en 2009 où j’ai dressé des boeufs en simple et en double , formé quelques personnes ainsi que mon fils Emile, qui a commencé en 2006. Il mène seul aujourd’hui. Lors des journées à l’écomusée d’Alsace, mon second fils, Elian, agé de 7 ans, a aussi montré qu’il manipulait les bovins.

Aujourd’hui je suis installé à Moulismes dans la Vienne à 10 kilomètres de Montmorillon, sur une ferme de 7 ha où je travaille avec un étalon breton et des boeufs (Vosgien, Limousin, Maraîchin).

Travaux réalisés :

Débardage, travail du sol, maraîchage, voiturage du bois et du fumier, la fenaison et divers travaux liés à la ferme.

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Je fais également du dressage ou de la reprise de dressage de certains bovins parfois trop vite débourrés et vendus à de jeunes meneurs.

Mon activité principale est formateur au CFPPA , je fais découvrir la traction bovine à tous mes stagiaires. Nous étions la semaine dernière chez Jo et Christine durand (44), et chez Jean-Bernard et Laurence Huon à Riec (29). Je fais une formation traction bovine la première semaine de juin. »

Emmanuel FLEURENTDIDIER

Formateur utilisation de chevaux attelés

Formateur traction Bovine

CFPPA de MONTMORILLON

Chateau Ringuet

86500 MONTMORILLON

Tel : 05 49 91 97 20

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Emmanuel avec Jean-Bernard Huon et Philippe Kuhlmann, trois références des attelages bovins en France

Les attelages de la Léone

Les attelages de la Léone proposent un coffret de quatre DVD appelé « Dans les champs autrefois ». Ils ont été réalisés par Michel et Clara Jomard.

Dans une reconstitution détaillée des journées de travail, du liage du matin au déliage du soir, vous y verrez largement évoluer les quatre paires de Salers de Jacques Macombe dans toutes sortes de travaux.

Vous pouvez vous procurer les DVD auprès de Jacques et Christiane Macombe, Les Attelages de la Léone, Moulin de Mazières, 47210 Mazières-Naresse, 05 53 22 34 22 et 06 07 31 49 48.

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Les attelages des Combrailles, Durmignat (63)


Fêtes et défilés, animations, démonstrations, travail communal et urbain.

L’association est plutôt composée d’attelages de chevaux (cinquante en 2010), mais compte parmi ses membres, plusieurs attelages de boeufs et vaches.


Voici comment l’association se présente sur sa plaquette publicitaire:

« L’association Attelages des Combrailles est une association « loi 1901 » créée en 1995 et reconnue d’utilité publique.

Elle a pour objectif, le développement et l’usage des chevaux, boeufs, vaches ou âne de trait, leur sauvegarde, leur redécouverte et leur mise en valeur au travers:

  •  De l’attelage de tourisme et de loisir par des manifestations publiques et privées: fête du cheval, randonnées, ballades, animation de fêtes, labour, travaux des champs, débardage…
  • De l’attelage utilitaire avec la reconquête de l’espace urbain: prestataire de service à la grande halle d’Auvergne pour le tri sélectif…
  • Du matériel: mise en valeur, rénovation d’outils anciens (harnachement, voitures, calèches, charrues…) et tout ce qui a contribué à l’essor et au déclin de la traction animale. »


Contacts:

Patrice ALMECIJA, PRESIDENT
Jean Pierre CHOMET, TRESORIER
Anne Marie TABARDIN, SECRETAIRE
Adresse administrative :
Mairie
63700 Durmignat  
 
06.27.44.44.74

Jean-Michel Curien, La Bresse (88)

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Photo Est Républicain

Jean-Michel Curien est un éleveur laitier de montagne. Sur les soixante-dix hectares de l’exploitation, il élève un troupeau composé d’une cinquantaine de têtes, dont vingt-trois vaches.

Il attelle une paire de boeufs Vosgiens. Pendant l’hiver, période de neige dans les Vosges, il propose des sorties en traîneau tracté par les boeufs en paire ou en solo.

Sinon il maintient le travail de ses animaux dressés, en sortant du bois pour lui. Il n’attelle jamais dans les manifestations.

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photo Lorrainemag

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Photo Est Républicain

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photo site La Bresse station verte

Allez voir l’article de l’Est Républicain en cliquant ici.

Jean-Luc Guerringue, à Rantechaux (25)

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Jean-Luc Guerringue présente lui-même son activité avec ses animaux.

« J’ai actuellement un boeuf vosgien en solo « Chao » et un jeune boeuf de 26 mois « Gamin », que j’attelle en solo et en paire avec Chao. J’ai commencé son dressage en début d’année.

J’ai également Hibou, un jeune boeuf de 9 mois qui sortira comme apprenti cette année. J’ai également deux chevaux Pinto que j’ai dressés à l’attelage.  J’élève également pour ma consommation personnelle un boeuf.

Je précise qu’ils sont tous de race Vosgienne.

Je cultive un petit champ pour mes légumes (charrue et hersage avec mes boeufs). Je débarde mon affouage. Je sors dans quelques manifestations avec mes boeufs.

A la maison

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Dans les fêtes locales

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Je ne suis pas exploitant agricole. J’ai un parcours atypique: mon grand père maternel était un petit paysan Vosgien. Il a travaillé toute sa vie avec des boeufs. C’est lui qui m’a donné le virus: « la vrai vie » comme il disait. Je n’ai découvert le tracteur qu’à quinze ans.

J’ai commencé au lycée agricole de Dannemarie-sur-Crête en 1975 (je suis né en 1959) puis je suis parti en Espace Vert  pépiniériste. Là, j’ai découvert le travail avec les chevaux comtois pour buter les arbres et arbustes.

J’ai un long parcours d’agent communal en tant que jardinier puis chef de service dans quatre villes différentes. Je suis aujourd’hui ingénieur au Conseil général du Doubs en tant que chef d’exploitation et adjoint au chef de parc routier du Doubs. J’ai toujours gardé les valeurs acquises chez mes grands-parents, je fais mon cochon chaque année. »

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Visite de Philippe Kuhlmann

Gérard et Patrick Respaud, le Mas d’Azil (09)

Gérard et Patrick Respaud sont des éleveurs et défenseurs de la race Gasconne. Le père et le fils sont des passionnés de l’élevage et de cette race. La recherche de la qualité des animaux est essentielle pour eux et les guide dans leur travail.

L’exploitation a, depuis toujours, gardé au moins une paire de vaches attelées. Ils réalisent de nombreux travaux avec leurs animaux et tiennent à maintenir l’attelage chez eux.

Malgré une perte complète du troupeau il y a peu, repartis de zéro, ils ont reconstitué un troupeau et remis immédiatement des vaches à l’attelage.

Ils ont actuellement une paire de vaches de quatre ans dressées et une paire de génisses de deux ans en dressage.

Monsieur Respaud nous présente son parcours.

« Mes parents travaillaient la ferme avec deux paires de vaches. Il n’y a qu’à partir de 1965 que nous avons eu le premier tracteur, en plus du travail avec les vaches (j’avais 14 ans).

La mécanisation est allée trop vite. Malgré le tracteur, mon père avait toujours gardé une paire de vaches dressées. J’aimais bien faire quelques travaux dans les champs ou dans les bois.

Malgré la modernisation, nous avons toujours gardé cette tradition.

Mon fils à pris la succession de la ferme et, étant donné que cela lui plaisait, nous avions gardé les deux paires de vaches dressées soit pour le bois ou pour planter les pommes de terre.

Nous avions un cheptel de 70 bêtes composé de 18 vaches mères et de boeufs à l’engraissement. Tout cela engraissé avec les produits de la ferme (foin, céréales) en label rouge.

Jusque-là, il était facile de redresser une paire de vaches, vu leurs origines dociles.

Pourquoi des vaches et pas des boeufs?

les vaches vivent plus longtemps: la dernière vache vendue avait 22ans.

Les vaches font un veau chaque année. Les boeufs ne travaillent qu’une dizaine d’années.

Mais voilà que depuis un an et demi, notre troupeau a été abattu pour cause de tuberculose et là, tout s’est vraiment compliqué. Nous étions dégoutés et voulions tout arrêter.

Mais, les associations auxquelles je participais avec l’attelage m’ont tellement soutenu et sollicité que nous avons reconstitué le troupeau.

Mais hélas la docilité des bêtes n’y était plus. Les bêtes d’aujourd’hui ne connaissent plus l’homme, elles ne connaissent que le tracteur.

Donc pour atteler à nouveau, nous apprenons à la bête la présence de l’homme, la corde et le joug ensuite. A ce jour, nous sommes à deux attelages en cours de dressage, de 4 ans et de 2 ans. »

Au travail sur l’exploitation:

 

Salon de l’agriculture

Dans les manifestations:

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