Catégorie : Techniques
Formation traction bovine 2014 au CFPPA de Montmorillon (86) du 13 au 17 octobre
Une session de formation « Traction bovine » se déroulera au CFPPA au Lycée Agricole de Montmorillon du 13 au 17 octobre 2014.
Elle sera encadrée par Emmanuel Fleurentdidier, formateur en traction animale au CFPPA au Lycée Agricole public de Montmorillon.
Seront abordés:
– La manipulation des boeufs
– Les différentes façon de lier
– Comment mener, se placer, utiliser le baton
– Mise en pratique sur le travail du sol, le débardage, le charroi…
– Pourront être abordées toutes questions en fonction des demandes de chacun.
Contacts:
Emmanuel Fleurentdidier:
Téléphone: 0612259421
Fauchage avec les boeufs d’Emmanuel Fleurentdidier et un porte-outil de chez AMB88 attelé à une faucheuse rotative.
Emmanuel Fleurentdidier et Solène Gaudin ont testé pendant les foins, un porte-outil de chez AMB88 attelé à une faucheuse rotative.
Solène nous envoie quelques précisions:
« Il s’agit d’un porte-outil créé par l’AMB88, il est équipé d’un moteur 13 chevaux et d’un relevage hydraulique.
Il s’adapte aux chevaux et aux boeufs.
Le porteur est conçu pour un seul cheval. Sans les outils derrière, il pèse 480 kg. Il est équipé de deux télécommandes pour le relevage hydraulique. Une télécommande est placée près du siège quand on mène à cheval et une télécommande portative utilisée lorsqu’on travaille devant avec les boeufs.
Derrière ce porte-outil, on peut mettre du matériel de micro-tracteur et de quad. A l’arrière, il y a un caisson de 1 m. sur 1 m. dans lequel on peut mettre des outils ou une tonne à eau si on fait, par exemple, de l’arrosage.
On peut déporter l’outil, sur la gauche ou sur la droite, par exemple quand on fait les bordures, etc… ce qui est préférable quand on utilise le cheval, car il ne marche pas dans l’herbe, mais à côté.
Nous allons bientôt tester une faucheuse qui est déjà déporté, ainsi, les boeufs ne marcheront pas dans l’herbe.
Sur la vidéo, on a mis une faucheuse avec deux tambours. En 40 minutes, sur des zones épaisses, à peu près 800m2 ont été fauchés ».
Rentrée à l’écurie des boeufs de Richard Maillet, Vaux-en-Couhé (86)
Voir les autres articles déjà disponible sur Richard Maillet en cliquant ici.
Richard Maillet sellier-bourrelier, intervenant formateur à Montmorillon à Agri’nature, Sonia Maillet enseignante, ont créé l’association la Rénette pour accumuler, transmettre et distribuer la mémoire du savoir-faire et des métiers anciens de la région Poitou-Charentes en la synthétisant au sein de la Rénette.
Rencontre internationale des bouviers à l’Ecomusée d’Alsace / 28 mai – 1 juin 2014, par Cozette Griffin-Kremer
Rencontre internationale des bouviers à l’Ecomusée d’Alsace / 28 mai – 1 juin 2014
Les bouviers ont participé à la fête des 30 ans de l’Écomusée d’Alsace : Philippe Kuhlmann, avec ses deux Vosgiens attelés, en tête d’un cortège qui partait du siège du Conseil Régional à Colmar pour arriver à la place des Charpentiers au cœur de l’Écomusée, le jeudi ; puis une journée de travail chez Anne-Catherine et Philippe, le vendredi, et le samedi et dimanche retour à l’Écomusée.
Les bœufs en tête, suivis par un attelage de deux chevaux de trait Comtois et de deux tracteurs old-timer, on fait les 38 km de Colmar à l’écomusée, lancés sur la route par le Conseil Régional à Colmar en la personne du Président actuel, Charles Buttner, en présence de l’ancien président, Henri Goetschy. C’est le maire d’Ungersheim, Jean-Claude Mensch, qui a accueilli le cortège pour le déjeuner au milieu des festivités du week-end. Le Directeur de l’Écomusée, Eric Jacob, et le Président de l’Association, Jacques Rumpler, ont participé à ce périple à travers les villages, accompagnés par toute une équipe. Eric Jacob a rappelé que c’est le trio « Conseil Régional – Mairie – Association » qui est à l’origine du lancement de cette aventure qui a tant séduit les Alsaciens et tous leurs amis.
Reçus par Anne-Catherine et Philippe Kuhlmann chez eux à Soultzeren, les bouviers ont bénéficié d’une leçon particulière donnée par Philippe : une toute première expérimentation avec une machine, une sorte de chariot élévateur à traction bovine, mais à action double, car pouvant être tiré ou poussé. Idée géniale pour transporter des bottes de foin ou autres charges, et en hiver, pour actionner la pelle chasse-neige. Les participants ont pu mettre la main à la pâte pour atteler les bœufs, pour actionner le chariot, et même pour lui faire, illico, un second timon en bois. Philippe nous a régalés avec une démonstration de l’évolution de son harnachement, passant du classique joug de tête alsacien avec coussins, aux coussins améliorés, et à la dernière innovation, des coussins en feutre intégrés au joug. Le mécanicien fabricant du chariot était là pour inspecter le déroulement des essais et prévoir des modifications, tout comme le sellier-bourrelier qui fabrique les jougs et coussins pour Philippe. C’est Anne-Catherine avec les musiciens invités qui ont fait connaître, comme l’an dernier, les cornes alpines, après des interventions musicales traditionnelles plus familières et, bien entendu, un pique-nique convivial.
La séance d’expérimentation a alimenté la discussion du samedi, car chacun s’accordait à dire que la traction animale, surtout bovine, a souffert du fait que les équipementiers se sont détournés de la recherche suite à la mécanisation, juste au moment où les systèmes d’attelage eux-mêmes ont vu des avancées importantes. Si la FECTU (http://www.fectu.org/) promeut un équipement de pointe pour les chevaux de trait, il n’en est pas de même pour les bœufs, hélas, et le groupe espère encourager une reprise en compte des besoins des bovins. Philippe fait marcher son exploitation entièrement à la traction animale et insiste sur le fait que ce défi sollicite toute son ingéniosité, condition absolue pour la recherche sérieuse de solutions.
Le samedi et le dimanche des bouviers à l’écomusée ont été consacrés aux « travaux publics » pour participer à la fête – tirer divers véhicules, faire des démonstrations, échanger avec les spectateurs, passer à la télévision régionale – et aux leçons « privées », telles le débardage dans le bois de l’écomusée, et les nombreuses occasions de s’entraîner avec les attelages, et d’échanger sur des points spécialisés comme le ferrage, le choix des bêtes aptes au dressage, etc. Philippe propose des stages en traction bovine et les Kuhlmann ont des chalets pour vous héberger.
A.C. & Ph. KUHLMANN
Chemin du Londenbach
68140 SOULTZEREN
Tél. 03 89 77 44 46
Port. 06 86 26 09 33
Les participants se sont donné comme mission de renforcer la communication, tout comme d’étendre le réseau à d’autres intéressés parmi les agriculteurs, les bouviers « par passion », les employés de divers musées qui utilisent la traction bovine ou chevaline, les équipementiers, les débardeurs et les chercheurs tels que les spécialistes en éthologie, et autres ethnologues, historiens ou archéologues. Il faut savoir que que le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a annoncé dans les pages de France Agricole qu’il a fermement l’intention d’épauler la promotion du cheval de trait et qu’il faut également le sensibiliser à la traction bovine. Aussi, n’oublions pas que les trois quarts des agriculteurs du monde utilisent encore la traction animale et que la place de ce travail dans les objectifs de développement durable lancés par les Nations-Unies est plus importante que jamais, vu la pression démographique pesant sur les sources alimentaires.
Il y a déjà un rapport détaillé en Allemand et en Anglais sur le site Internet du groupe de travail allemand (http://www.zugrinder.de/de/)
Journée technique à Soultzeren chez Philippe Kuhlmann du 30 Mai 2014 à l’occasion des rencontres de bouviers à l’écomusée d’Alsace, par Michel Nioulou
Photos Michel Nioulou et Danyèle Besserer
Comme l’an dernier, à l’occasion des rencontres de bouviers à l’écomusée d’Alsace d’Ungersheim, une journée technique était organisée chez Anne-Catherine et Philippe Kuhlmann à Soultzeren (68).
Philippe est éleveur de bovins Vosgiens et dresse de nombreuses paires à l’attelage. Il travaille uniquement avec ses animaux sur son exploitation.
Cette journée permet aux bouviers venus de tous horizons d’échanger et de discuter autour des techniques d’attelages, des jougs et du matériel.
Sur la journée, une trentaine de personnes a participé à cette journée technique, avec des bouviers venus d’Alsace et des Vosges, de Vendée, de Loire-Atlantique, de Saône-et-Loire, de la Vienne, de la Drôme, d’Allemagne et d’Angleterre.
Philippe Kuhlmann venait de recevoir un matériel qu’il a imaginé et qu’un ami artisan lui a réalisé.
Il a été conçu comme un matériel polyvalent afin de pouvoir déplacer et charger des balles rondes. Il peut être transformé en lame de déneigement et est également prévu pour pouvoir réaliser des ballots de foin.
Les dents de chargements montent et descendent grâce à un treuil à manivelle.
Le timon est prévu pour atteler d’une part en marche avant pour les déplacements, d’autre part en position de pousse pour le chargement et les manoeuvres diverses en position de travail.
Le timon est conçu pour mettre les boeufs en position de pousse sans dételage, en faisant passer la paire par dessus celui-ci grâce à une tête de timon pivotante.
Ce genre de manoeuvre nécessite que les boeufs s’habituent à cet exercice.
Mais si l’on dételle et ré-attelle les boeufs en position de pousse, l’opération prend peu de temps.
Les essais de maniabilité de l’engin, pourtant sur un terrain en pente et peu nivelé, ont été très satisfaisants autant par le comportement des boeufs Marco et Bachi qui n’ont pas l’habitude de travailler en pousse, que par la facilité de manier l’engin. Le chargeur est équipé d’un essieu directionnel qui permet un guidage aisé grâce à un bras directionnel.
De nombreuses discussions autour de ce nouvel engin ont permis de donner quelques pistes afin de le perfectionner et de le peaufiner pour une utilisation optimum.
Un réglage par vis sans fin de l’inclinaison des dents, le blocage du timon à l’origine pivotant et moult possibilités d’améliorations ont été évoquées et proposées par les participants, pour la plupart bouviers et utilisateurs réguliers d’attelages bovins.
Philippe Kuhlmann, malgré les quelques réglages à apporter, était très satisfait du résultat du matériel, de la maniabilité ainsi que du comportement des animaux au travail en pousse.
Philippe a aussi présenté des jougs Vosgiens neufs avec un système de coussins en gros feutre fixés au joug, qui remplacent en un système « tout en un » l’ensemble joug/lien/coussin de tête et des tissus de protection des cornes.
Ces jougs et leurs garnitures intégrées permettent de lier en un temps très court sans avoir à poser les coussins et les protections de cornes.
Ce système imaginé par Philippe Kuhlmann et réalisé de concert avec un charron pour la partie bois et Jean-Claude Mann pour la partie cuir et garniture, après quelques temps d’utilisation, s’avère pratique et fiable.
Là encore, sous les oreilles attentives de leurs concepteurs, les discours et critiques constructives allaient bon train.
Pour comparaison, j’avais amené des jougs « Charollais » anciens et des jougs neufs de ma fabrication, ainsi qu’un joug réglable neuf réalisé pour Laurent Janaudy de l’Ain pour réaliser les sarclages.
J’ai aussi montré la méthode de liage pratique et rapide que nous utilisons avec Laurent Billoux à Charolles, que nous avait enseigné un ancien bouvier du Brionnais, Jean Fournier.
Après une pause repas sous la houlette d’Anne-Catherine Kuhlmann, de nouveaux essais ont été réalisés sur le chargeur avec cette fois-ci un timon fixe en bois afin de vérifier l’intérêt de la transformation du timon mobile en timon fixe qui évite d’avoir le timon qui tourne et qui gêne les boeufs à la tête. Par contre, un timon bas comme celui d’origine, permet au bouvier d’enjamber facilement pour accompagner les boeufs et la direction du train de roues.
Ensuite, Philippe Kuhlmann a fait une présentation des différents types de colliers de bovins.
Différentes paires de bovins en cours de dressage ont également été mises au joug, ainsi qu’un jeune boeuf attelé au collier et au brancard.
Cette journée conviviale et constructive a permis comme celle de l’an passé, de nombreux échanges techniques et humains.
Le travail de Philippe sur l’élevage, sur le dressage des animaux et sur l’évolution et la conception de matériel innovant pour les attelages de bovins, motive tous les bouviers qui le rencontrent et le côtoient, par son dynamisme et sa vue vers l’avenir. Son activité, comme celles de nombreux autres en France, est celle du quotidien mais est aussi celle de demain.
Il est important d’avoir des personnages moteurs et charismatiques comme lui, qui sont des modèles et des inspirateurs motivants pour les bouviers en activité ainsi que pour les néo-bouviers.
Les bouviers travaillent tous de manière isolée, cette journée de rencontres permet à chacun de repartir conforté dans son activité avec ses animaux, et le sentiment de participer à une aventure enrichissante que d’autres, même loin, partagent avec vous.
Michel Nioulou
Le boeuf de trait, par Marcel Vacher, annales de Grignon 1902
Voici un document de 1902 communiqué aimablement par Laurent Avon.
Nous le remercions une nouvelle fois pour sa collaboration.
Cliquez sur les images pour les agrandir.
Cliquez ici pour télécharger le PDF
Le boeuf de trait -Marcel VACHER.
Un joug réglable pour Laurent Janaudy, Manziat (01) par Michel Nioulou
A la demande de Laurent Janaudy, j’ai réalisé un joug réglable pour les besoins des travaux de sarclage de Laurent Janaudy à Manziat dans l’Ain.
Je fabrique ordinairement des jougs du type « Charollais », avec des passage de cornes qui ne prennent qu’un quart de la section de la corne.
A la demande de Laurent, j’ai adapté le modèle afin d’avoir un passage de corne qui prend la moitié de la section comme sur les modèles de jougs Aveyronnais tels que les taillent René Alibert et Lionel Rouanet.
Le joug se présente en trois parties: une partie centrale sur laquelle coulissent les deux têtières.
La forme des têtières est donc similaire aux jougs traditionnels du Charollais mais avec la prise de corne qui descend plus bas que d’ordinaire.
Après essais, malgré un entaillage un peu généreux que nous recalerons au cuir, le liage reste bien serré et les bêtes sont à l’aise au travail.
Michel Nioulou
Dans l’eau à l’atelier
Dégrossi à la scie en cours
Les trois pièces en cours de réalisation
La taille est finie, le joug est brut
Têtière vue de dessous
Le joug après marquage et huilage
Réglage/ajustage sur place avec les vaches
Liage « Charollais » avec cuir et corde
Liage « tout cuir » pour les essais
Essais dans une terre
Laurent Janaudy, voulait un joug réglable pour réaliser ses sarclages. Michel Nioulou le lui a taillé et, quelques temps plus tard, après réglages, les deux Aubracs, faisaient les premiers essais. Malheureusement, c’était une des dernière fois où elles furent liées, Chassagne, la vache droitière, s’écornait une semaine plus tard. Une nouvelle paire de bovins est en cours de formation pour les remplacer.
Plantation de pommes de terres sur Billons, chez Julie l’heureux, Moulismes (86) par Solène Gaudin
Solène Gaudin nous communique cet article à propos de la plantation de pommes de terre effectuée ce printemps chez Julie L’Heureux à Moulismes (86), une jeune maraîchère bio, récemment installée, qui compte faire intervenir la traction animale dans ses pratiques culturales.
Merci à Solène pour sa participation active au site.
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Plantation de pommes de terres sur billons.
Solène Gaudin intervient chez Julie L’heureux à Moulismes (86), une maraîchère qui s’est installée récemment et qui veut travailler en traction animale. Solène s’occupe de la partie traction animale avec les boeufs et son cheval. Elles sont aidées ici par Ingrid Poinset qui veut aussi faire du maraîchage en traction animale et qui découvre les boeufs.
Les travaux de plantation des pommes de terre ont été réalisés avec Grivé, un boeuf Vosgien mis au collier.
Le choix du boeuf pour ce genre de travail par rapport au cheval, a été justifié par la culture sur billons, avec des inter-rangs très étroits. Un cheval a tendance à écraser les billons même en marchant dans l’inter-rangs. Un boeuf billarde moins qu’un cheval, d’où le choix du boeuf. De plus, son pas est plus lent avec moins d’à-coups.
Sur les photos et vidéos, les billons sont d’abord montés avec la Kassine. Après un passage de sous-soleuse, les pommes de terre sont placées dans les inter-rangs. Puis un passage de disques billonneurs en chevauchement sur deux billons pour créer un billon sur la pommes de terre.
On fait un aller-retour pour bien monter ces nouveaux billons.
Pour finir, on passe la sous-soleuse dans les nouveaux inters-rangs.
Le lendemain, un nouveau passage a été fait pour remonter encore les billons.
Passage des billons qui préparent les rangs de pommes de terre
Passage de la sous-soleuse
Passage des disques billonneurs
Second passage le lendemain des disques billonneurs
Second passage le lendemain des disques billonneurs
Nouveaux billons avec un passage double.
Nouveaux billons avec un passage double.
Solène Gaudin
Allez voir les articles consacrés à Julie L’heureux en cliquant ici et en cliquant ici.
Petite séance d’imprégnation avec les vaches Normandes et leurs veaux, de Thomas Carabistouille, Noyal-Muzillac (56)
Thomas Carabistouille fait du spectacle jeune public et réalise ses tournées avec une paire de vaches Normandes et une roulotte.
Ce petit film nous montre la paire de vaches à l’attelage sur les routes de l’Ouest, accompagnées de leurs petits veaux qui les suivent. La paire est menée sur le film par Laurent Legal.
Sans en avoir l’air, une telle pratique forme déjà les jeunes animaux à l’attelage. L’imprégnation des ordres, du rester calme, l’environnement, la situation d’être attachés à leur mère et de suivre l’attelage, conditionne les jeunes et favorise largement un dressage.
Merci à Thomas et à Laurent pour leur travail et ces quelques images qu’ils nous font partager.



























































