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Michel Berne à Bourg Argental dans la Loire (42) un attelage de tradition

Allez découvrir le blog de « La ferme de Pâquerette » où vous trouverez un bel article sur Michel Berne.

Michel Berne, passionné et soucieux de transmettre son savoir, s’investit aussi dans le projet de « la ferme à l’ancienne », où il fait partager son savoir-faire dans le domaine du monde rural traditionnel.

Le Grenier d’image (Sophie Arlot et Fabien Rabin) a réalisé un film sur la vache « Villard-de-lans ». On y voit l’attelage de la famille Berne au travail. Nous vous présentons la bande annonce.

 

Nous vous invitons aussi à découvrir leur site et leurs productions qui tournent autour de la ruralité, de sujets de société tournés autour de l’environnement en cliquant ici.

Laurent Legal à Ferel dans le Morbihan (56)


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Polignac et Paimbé

Voici un article de Lucile Métout, du journal Ouest-France, qui présente bien Laurent Legal dans son activité, sa démarche.
La 6e Fête de la vache nantaise, qui aura lieu au Dresny les 10, 11 et 12 septembre, est l’occasion d’accompagner les paysans qui souhaitent revenir à cette pratique délaissée pendant un temps…

L’initiative Laurent Legal est éleveur dans le Morbihan. Son métier, c’est aussi de dresser des animaux de trait. Parce qu’il fait partie de ceux qui souhaitent le retour de la traction animale chez les agriculteurs. Attention : il ne s’agit pas de remplacer les tracteurs. « Je dis seulement qu’on peut intégrer la traction animale dans l’exploitation d’aujourd’hui. »

Coupler le moteur, donc, et la puissance du boeuf ou du cheval. Les grandes étendues pour l’un, des parcelles de quelques hectares pour l’autre, selon les besoins. « Juste du bon sens, en somme », pour Laurent Legal. Sauf que la traction animale n’a pas forcément bonne presse dans le milieu agricole. « Les générations qui ont connu ça en ont gardé un mauvais souvenir : c’est très physique car on marche à côté de l’animal, et le travail d’une parcelle prend forcément du temps. » Il y en a toujours qui diront que cette méthode est désuète, dépassée.

« Or, il existe aujourd’hui des attelages modernes qui font que ce n’est plus le bagne. Il faut seulement connaître les nouvelles techniques. » Laurent Legal pense à cette opération à laquelle il vient de participer, dans les Yvelines. La mission ? Transporter des arbres abattus de leur lieu de coupe vers un lieu de dépôt. « La traction animale se prête très bien au débardage. Moi, je débusquais avec l’animal, et le tracteur passait derrière pour faire le reste. C’était vraiment une bonne démonstration. »

C’est tout cela qu’on a envie d’expliquer, à la Fête de la vache nantaise et des races locales. Et il ne s’agira pas de faire des démonstrations uniquement, comme les années précédentes. Cette 6e édition se veut pédagogique, et souhaite véritablement aiguiller les éleveurs intéressés par cette pratique. Quelle race choisir ? Comment dresser l’animal ? Quel matériel acheter ? Des questions qui trouveront réponse vendredi 10, de 10 h à 12 h, au forum intitulé « Traction animale : races, aptitudes… Comment choisir et dresser un bovin de trait ? » Un éleveur dresseur sera invité. Deux témoignages viendront compléter l’animation : celui d’un importateur de matériel (un avant-train motorisé sur lequel on peut mettre un outil de tracteur), utilisé notamment par la communauté amish aux USA, et celui d’un Allemand ayant fabriqué un outil moderne, qu’il utilise sur son exploitation.

Lucile MÉTOUT. Ouest-France
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Polignac et Paimbé
Allez voir son site en cliquant ici.

Traction Bovine A Montmorillon

Voici un article écrit et illustré par Jean Léo Dugast publié sur son site le jeudi 10 mars 2011.

On ne présente plus le CFPPA de Montmorillon dans la Vienne. Il y a plusieurs années que le centre propose des certificats de spécialisation en traction animale (équine).

Cette fois, Gérard Coti, responsable de la filière traction animale, et Emmanuel Fleurentdidier ont mis sur pied une formation courte de 2 semaines consacrée à la traction bovine. Il s’agit d’une première pour un organisme de formation qui ne soit pas du secteur privé.

Gérard Coti, enthousiaste à l’issue de cette première session, explique que « cette formation qui accueillait 6 stagiaires a été mise sur pied pour répondre à une demande ».

Karine, Christine, Maya, Thomas, Cédric, André ont tous exprimé leur satisfaction à la fin du stage, et ils semblaient bien décidés à ne pas en rester là. Cette initiation au métier de bouvier leur a permis de se familiariser avec les boeufs de travail et d’apprendre les bases du menage.

Pour certains, déjà initiés au menage des chevaux, il a fallu apprendre de nouveaux gestes. Mener des boeufs se fait en conjuguant des ordres donnés verbalement et des ordres donnés à l’aide d’un bâton. A noter que les boeufs étaient de race vosgienne, habitués à répondre aux ordres donnés en patois vosgien. Les stagiaires ont donc pu, par la même occasion, apprendre une nouvelle langue !

Gérard Coti et Emmanuel Fleurentdidier semblent déterminés à poursuivre l’aventure, et de nouvelles formations sont envisagées à l’avenir.

André Le Faou, Achère (78)

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Photo Jean Léo Dugast

Deux Boeufs Gascons attelés à Achère (Yvelines) en région parisienne.

Pour lire l’article du « Parisien » consacré à André le Faou : cliquez ici.

SI VOUS apercevez deux boeufs tirant une charrue dans un champ à Achères, ne vous frottez pas les yeux ! Ils sont bien réels.

Albi et Courbet tracent leur sillon sur les 2 ha d’Hervé Honoré. Avec André Le Faou, son associé, cet exploitant agricole a acheté les deux gascons voilà un an. Aujourd’hui, ils constituent la seule et unique paire de boeufs de traits d’Ile-de-France. On en dénombre une dizaine sur tout l’Hexagone.

Collection de voitures hippomobiles

A l’heure où la mécanisation est la norme dans l’agriculture, les deux compères font un bond cent ans en arrière. « Nous ne sommes pas passéistes, nous voulons juste conserver ce patrimoine et ce savoir-faire », insistent-ils alors qu’ils posent le joug, cette lourde pièce de bois qui lie les bovidés. Plusieurs fois par semaine, ils les emmènent s’entraîner. « Le but est de travailler leur endurance et de les exercer à tous les travaux agricoles. Quand ils sont en représentation, ils doivent être prêts », indique André.

Car ces bêtes de somme jouent parfois les bêtes de foire. Quinzaine commerciale, tournage de courts-métrages et de publicités, fêtes champêtres, marchés traditionnels, mariages, enterrements. A chaque fois, ils rencontrent un franc succès. Et quand rien n’est programmé, Hervé et André, férus d’attelages anciens, chinent et restaurent. « Nous avons la passion de la traction animale », confient-ils. Ensemble, ils disposent d’une impressionnante collection de voitures hippomobiles et de toutes sortes de machines agricoles glanées ici et là. Mais sans arrière-pensée productiviste. Selon eux, remplacer les tracteurs par les animaux dans les champs n’a aucun sens, même si le prix de l’essence atteint des sommets. « La baguette coûterait encore plus cher ! » rigole André.

Jean Léo Dugast a consacré un article de son Blog à André le Faou. cliquez ici.

Des boeufs aux portes de Paris

 
 
Achères. Yvelines. Le centre de Paris n’est qu’à une quinzaine de kilomètres à vol d’oiseau. C’est pourtant bien une solide paire de bœufs gascons qui s’activent dans une petite parcelle herbagère nichée dans un méandre de la Seine.
 
Dans une ambiance calme et sereine, les deux bœufs Albi & Courbet, âgés de 7 ans, arpentent la parcelle. La météo annonce du soleil pour la journée. Les deux bœufs et leur meneur se pressent avec lenteur. Sur la petite route qui longe le pré, les nombreux passants étonnés marquent un arrêt en se demandant s’il s’agit d’une conséquence de la brusque hausse du prix des carburants.
 
Hervé Honoré et André Le Faou se sont associés pour mener à bien cette aventure d’un genre particulier. Ils sont allés en Ariège pour acheter une paire de bœufs de travail. Hervé, Achérois d’origine dont la famille sur 7 générations a vécu dans la commune, possède 2 hectares de terres répartis en 4 parcelles. « Mon grand-père disposait d’une trentaine d’hectares dont 12 en propriété ». Des hectares qui ont fondu sous les feux brûlants de l’urbanisation.
 
Les deux nouveaux bouviers ne vivent pas de leurs quelques arpents oubliés servis par une paire de bœufs du sud. Ils gèrent une société spécialisée dans l’aménagement des jardins, des espaces verts et des équipements équestres.
 
Les bœufs ont trouvé leur place dans cet environnement. Outre les menus travaux, transport de fumier ou fanage, ils accomplissent diverses prestations à la demande : fête des moissons, mariage, pub, cinéma… À leur disposition, une grande variété de matériel : gerbière, tombereau, râteau-faneur, faucheuse, herse… Il faut dire qu’Hervé & André sont des férus d’attelages anciens et de machines agricoles. Albi & Courbet, la seule paire de bœufs en activité en Ile-de-France, ne devraient pas chômer dans les années à venir.
 
Contact : H & A, 5 chemin du Port, 78260 Achères. Tél 06 08 70 12 26
JLD.

 

Jean Bernard Huon, Riec-sur-Belon (29)

Toute sa vie, Jean Bernard Huon a travaillé avec des chevaux sur son exploitation. Désormais, il n’a plus de chevaux et attelle uniquement trois paires de boeufs.

Il explique son parcours dans ce reportage de France 3 Bretagne.

Les boeufs de Louis Moulignat, Saint Léopardin d’Augy (03)

Louis Moulignat, agriculteur éleveur de l’Allier, a été avec Jean Fournier du Brionnais, la personne qui nous a définitivement convaincus de dresser nos animaux.

Il a, depuis les années 1980, dressé des boeufs à l’attelage. Aujourd’hui il n’attelle plus mais possède encore deux boeufs d’une quinzaine d’années.

      2005 Louis avec Marin et Matelot

Depuis notre rencontre en 2005, nous lui rendons visite régulièrement et nous avons lié plusieurs fois ses boeufs chez lui.

Pigeon et Ramier étaient la dernière paire qu’il a vraiment utilisée chez lui et dans de nombreuses fêtes régionales. Ramier, le dernier survivant de la paire est mort en 2005.

Marin et Matelot, ses deux boeufs actuels, n’ont pas été attelés souvent mais sont cependant très dociles au joug.

Louis Moulignat a toujours gardé depuis sa jeunesse la passion de l’attelage des boeufs. Il en parle avec passion et conviction. Il a su nous conseiller et nous encourager à poursuivre notre expérience.

Bien que nous accordions un intérêt particulier à utiliser les méthodes d’attelage de notre région du Charollais Brionnais, nous avons retenu la technique de pliage des jougs de Louis, qui est fort pratique et esthétique. Les liens sont pliés en huit sur le dessus des têtières en prenant l’extrémité extérieure du huit sur l’oreille du joug. Les coussins d’attelages sont ensuite placés entre les liens et la têtière et solidarisés au joug avec quelques tours de corde de l’extrémité du lien. 

Nous remercions sincèrement et du fond du coeur Louis de l’amitié qu’il nous accorde et d’être un de ces rares passeurs de mémoire et de savoir-faire. 

2005 liage

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      2008 liage en compagnie d’Aimé Joigneaux

           Marin et Matelot avec Louis en 2005

2005

Jean Fournier avec les boeufs de Louis: un homme heureux, après 50 ans, il est de nouveau à la tête d’une paire de bovin liée 

2008

En 2008 avec Louis, Marin /Matelot, Anabelle/Azalée, Vérité/Valentie, Michel et Laurent

Louis surveille les apprentis!!

Article paru à l’origine le 16 octobre 2010

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