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« La Morvandelle histoire d’une vache mythique » sur le blog « les biodiversitaires ».

Un très bel article sur une race aujourd’hui disparue qui était beaucoup utilisée pour l’attelage en Morvan.

Vous pouvez le consulter sur le blog « Les biodiversitaires » en cliquant ici.

images extraites du blog « Les biodiversitaires » 

Voici l’intégralité de l’article : 

Sherlock Holmes et la Morvandelle : histoire d’une vache mythique

Publié le 1 septembre 2013 par lesbiodiversitaires

La race bovine Morvandelle reste encore aujourd’hui une énigme pour bon nombre de zootechniciens. Immortalisée dans un célèbre tableau par la peintre Rosa Bonheur, on ne sait pourtant pratiquement rien d’elle. Voici quelques éléments qui soulèvent un coin de ce voile mystérieux…

La race bovine Morvandelle a disparu depuis plus d’un siècle… Comme son nom l’indique, elle est originaire du Morvan. Dans cet univers bovin désormais totalement blanc ou presque, à cause de l’omniprésence de la Charolaise, la Morvandelle tranche singulièrement. Au XIXe siècle, on rencontre la Morvandelle, dans une région à cheval sur l’Yonne, la Nièvre, la Côte d’Or et la Saône-et-Loire (Avallon, Clamecy, Semur et Autun). Au tout début du XXe siècle, alors que la race est sur le point de s’éteindre, on ne la rencontre plus que dans le Haut-Morvan, autour de Quarré-les-Tombes, Semur-en-Auxois, Flavigny-sur-Ozerain et Montbard.

Ce n’est pas une race de grande taille (1,30 à 1,35 m au garrot). Les animaux ont la tête large, le front droit, le chignon proéminent, l’encolure forte, le corps court, le dos droit, la croupe plutôt large. Les membres sont réduits, courts, parfois déviés ; les fesses pointues, les cuisses minces et rapprochées, l’ensemble des formes anguleuses peu gracieuses avec l’épine dorso-lombaire mal soutenue. Le fanon est ample et pendant. Le genou de bœuf très prononcé, l’ossature peu volumineuse. Bref, ce ne sont pas des bovins très bien conformés.

Ce qui les distingue avant tout des Charolais c’est leur robe : celle-ci est pie-rouge ; le rouge se dégradant vers le jaune, mais aussi souvent assez foncé. Le blanc se trouve localisé sur le dos, la croupe ainsi que sous le ventre et à la face interne des membres et rappelle fortement la race autrichienne Pinzgauer de la région de Salzbourg. Cela tranche évidemment avec le blanc du Charolais !

De même, les cornes sont fines et longues, verdâtres, bien plantées sur le crâne.

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Boeuf Morvandiau in Moll & Gayot, 1860

Une disparition précoce

Pour parfaire le tout, la Morvandelle est mauvaise laitière et d’engraissement difficile, mais… Mais les bœufs sont réputés pour leur endurance et leur adresse. Courageux, ils semblent l’être à nul autre pareil. On dit même qu’ils sont recherchés et se vendent cher. Certains auteurs du début du XIXe siècle vont jusqu’à dire que ce sont les meilleurs du monde !

Ce qui va causer la perte de notre Morvandelle, ce sont choses très différentes. D’une part, l’émergence de routes dans un pays qui, vers 1830, est encore très mal « pavé ». Le bœuf morvandiau, particulièrement fort à la tâche, peut tirer des charroies sur de mauvais chemins, là où le Salers, le Charolais ou le Limousin sont à la peine. Les chemins et les routes, de plus en plus carrossables, permettent alors d’utiliser des animaux qui sont moins vaillants, mais qui ont un avantage certain. Et c’est cet avantage qui fait la différence avec la race Morvandelle. Alors que celle-ci, nous l’avons dit, s’engraissent très mal, les autres, comme le Charolais, s’engraissent fort bien. Dès lors, après avoir servi comme bête de trait, ces bœufs peuvent être engraissés et vendus à bon prix. Ce qui n’est pas le cas des bœufs morvandiaux. Si bien que la concurrence est rude et tourne à leur désavantage. Dès 1830, les auteurs signalent la diminution des effectifs. Les galvachers, ces habitants du Morvan qui se louent avec leurs bœufs pour les travaux de débardage du bois et du halage, délaissent peu à peu les bœufs locaux pour des races à meilleur rendement en boucherie comme les Charolais ou les Salers.

Dans les années 1870-1880, la race Morvandelle est déjà très rare, au début du XXe siècle elle a quasiment disparu. Elle est alors largement croisée avec la Charolaise et l’on voit ainsi des animaux au pelage pie-café au lait ou pie-rouge clair avec taches blanches aux endroits du pelage primitif de la Morvandelle (parfois encore le fanon épais). C’est donc probablement dans les années 1910 que disparait la Morvandelle, même si certains auteurs font état d’animaux encore présents dans le Haut-Morvan dans les années 1940…

Naissance d’un mythe

Il n’aura pas échappé au lecteur attentif que la disparition de la Morvandelle correspond à l’émergence de la… photographie. Donc de portrait officiel de la race, point. Il existe pourtant un vrai portrait, une peinture exécutée par la peintre naturaliste Rosa bonheur. Il s’agit de Labourage en Nivernais, peint en 1848. On y voit 6 paires de bœufs en deux attelages. Sur les 10 animaux visibles, 7 ou 8 d’entre eux sont des Charolais, au moins 3 ou 4 sont de couleur café au lait et pourrait être des animaux croisés, enfin le bœuf de droite de la troisième paire du premier attelage apparait comme un parfait bœuf de race Morvandelle.

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Labourage en Nivernais, Rosa Bonheur, 1848. Le bœuf de race Morvandelle est le troisième enpartant de la droite, au premier plan.

On sait que Rosa Bonheur peignait fidèlement ce qu’elle voyait. La robe est ici trop proche de celle de la Morvandelle pour n’y voir là qu’une coïncidence, d’autant que l’on est dans le Nivernais, non loin du Morvan. On pourrait également arguer du fait que l’animal semble d’une taille identique à celle des Charolais voisins, mais d’une part il y avait sûrement de la variabilité chez ces animaux comme dans toutes les races et, deuxièmement, il est possible que la peintre ait voulu donner à tous les animaux une conformation semblable. Pour l’ensemble des zootechniciens, c’est bien un bœuf de race Morvandelle qui est peint dans ce tableau. L’autre document d’époque, c’est le dessin au train qui figure dans l’ouvrage de Moll et Gayot, publié en 1860 et qui montre un « bœuf du Morvan » (voir ci-dessus). Là encore, la robe de l’animal est identique à celui de Rosa Bonheur et à ce qui est décrit dans la littérature du XIXe siècle. Hormis ces deux documents, rien n’est connu d’un point de vue iconographique.

En 2000, Philippe Berte-Langereau a publié une monographie très complète sur la Movandelle qui est la référence sur cette race. Plus récemment, un article, sous la plume de Jean-Claude Rouard, a été publié dans Bourgogne Nature. Tous deux présentent des photographies du début du XXe siècle censées montrer des animaux morvandiaux plus ou moins purs…

Ainsi la photo la plus connue de l’attelage des bœufs « morvandiaux » avec des galavachers à Voulaines-les-Templiers, Côte d’Or, en 1910, montre très vraisemblablement des animaux de type Tacheté de l’Est ou Montbéliard, mais nullement des Morvandelles.

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Les bœufs de Voulaines-les-Templiers. Très certainement des bœufs de type Tachetés de l’Est.

Un animal à demi-caché à Moux-en-Morvan, Nièvre, vers 1908, peut-être un animal plus ou moins de type Morvandelle, mais on ne voit pas la tête.

photo 4

Animal de Moux.

Aucune des photos illustrant l’article de J.-C. Rouard ne montre d’animaux de type « Morvandelle ». Une photo d’un taureau, prise par Adrien Nadar dit Nadar Jeune lors de l’exposition universelle de Paris en 1855, avait été expertisée comme un taureau de race Morvandelle. Cependant, après réexamen, il est probable qu’il s’agisse d’un animal de race allemande Voigtlander ou plutôt même de la race Dux autrichienne.

A la recherche du Graal

Lors des recherches pour le livre A nos vaches…, un grand nombre de revues et de fonds photographiques ont été consultées. Malheureusement, pas la moindre photo de Morvandelle. Dès lors la question était : existe-t-il une photo de la race bovine Morvandelle ? Nous nous sommes alors tournés vers les cartes postales anciennes, notamment les photos prises dans des foires. Et c’est là que nous avons trouvé ce que nous cherchions…

Une vache photographiée lors d’une foire aux bestiaux vers 1905 à Avallon, Yonne, présente toutes les caractéristiques du pelage de la Morvandelle. Ligne du dos et ventre blancs, pattes colorées et sont parfaitement typiques d’une Morvandelle. Sur la carte postale que nous avons trouvée, on ne voit pas la tête.

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La vache d’Avallon en 1905…

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Le même animal grossi.

Quelque temps plus tard, nous avons trouvé une nouvelle carte de cette même foire avec ; cette fois-ci la tête visible en grande partie : il y a du blanc sur le chanfrein, le front et le haut du museau. Théoriquement la morvandelle a la tête colorée (rouge), mais on ne sait évidemment ce qu’il en était de la variation individuelle.

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Le même animal sous un autre angle. On devine une tête une partie blanche…

Une autre carte postale d’Ouroux-en-Morvan, Nièvre (dans l’aire de répartition de la race), montre un bœuf photographié dans les années 1900, qui présente une bande dorsale blanche, de même qu’une partie du ventre et le fanon. La couleur générale est probablement rouge, y compris la tête. Il s’agit donc probablement d’une Morvandelle, même si, évidemment, on ne peut garantir la pureté.

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Les flèches jaunes montrent l’animal. On voit bien la ligne dorsale blanche et la tête entièrement unie.

La carte postale suivante prise également au début du XXe siècle, à Moulins-Engilbert, également en pleine zone « morvandelle », présente une paire de bœufs dont l’animal de droite est entièrement rouge, avec ce qui semble être une étoile blanche au front et du blanc au fanon, et au moins sur le ventre. L’influence « morvandelle » est également probable même si l’animal n’est sans doute pas de race pure (absence de ligne blanche sur le dos).

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Bœuf photographié à Moulins-Engilbert (le deuxième à gauche).

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Grossissement…

Sur la carte postale suivante, de nouveau à Moux (cf. ci-dessus), l’animal de gauche n’est pas assez gros pour être certain de la répartition des teintes sur l’animal.

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Bœuf photographié à Moux en 1924 ; sans doute très (trop ?) tardif pour un animal Morvandiau.

En grossissant, on devine pourtant un animal sombre avec peut-être une ligne blanche sur le dos.

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Des animaux assez proches de la Morvandelle ont également été trouvés sur de vieilles photographies.

Ainsi l’animal ci-dessous, qui vient du Morvan, gardé par une vieille Morvandelle, mais la vache semble avoir un peu de blanc à la tête et beaucoup aux membres.

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De même cette paire de vaches, photographiée en Bourgogne, est intéressante, mais ni l’une ni l’autre n’ont l’ensemble des critères morvandiaux.

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Enfin la carte montrant une foire à Quarré-les-Tombes, Yonne, vers 1907, au cœur même du dernier bastion de la race Morvandelle est peut-être le « Graal » de cette quête.

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Les deux animaux de Quarré-les-Tombes

En effet, au centre de la photo, mais un peu au fond, on distingue nettement une vache accompagnée de son veau (visiblement une velle), apparemment de couleur rouge. En grossissant, on peut noter les caractères suivants, repris ici :

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1 – les deux animaux ont une ligne blanche sur le dos.

2 – le ventre de la génisse est en partie blanc (non visible sur la vache).

3 – le bas du fanon est blanc chez les deux animaux

4 – la tête de la velle – et sans doute celle de sa mère – est entièrement sombre.

5 – les cornes de la vache sont longues

Certes il pourrait y avoir un peu plus de blanc sur le haut des membres, mais n’oublions pas la variété de robes quasiment permanente chez les races bovines. Il faut également noter sur cette dernière photo d’un animal « sombre » à gauche de la charrette de droite. Cependant, on ne distingue aucune ligne dorsale blanche.

Ainsi, après de longues recherches nous avons une idée de ce pouvait être la Morvandelle et sans doute quelques-unes des clichés présentés ici nous renseignent-ils assez précisément sur cette race disparue et mythique.

Est-ce que tous les animaux étaient du type décrit ? Nous avons trouvé une photo très ancienne d’une vache entièrement sombre (noire ?) devant une chaumière morvandelle, visiblement appartenant à des paysans pauvres.

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Moll et Gayot (1860) citent une vache de couleur noire, parfois ardoise ou pie, qui vivait jusqu’au début du XIXe siècle dans le sud de la Côte d’Or. Un rapport possible avec la Morvandelle ?

Par la suite, certaines photos montrent des animaux qui pouvaient avoir du sang « morvandiau » comme les deux clichés ci-dessous :

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… mais rien n’est certain.

Il y a peut-être encore des photos de véritables Morvandelles à découvrir. Les années futures nous le diront peut-être. Si vous en connaissez merci de nous le faire savoir. Vous contribuerez alors à résoudre avec nous l’énigme de la vache Morvandelle !

Bibliographie

ŸBerte-Langereau Ph. (2000). La vache morvandelle. Camosine – Les Annales des pays nivernais 101, 36p.

Ÿ Dechambre P. (1922). Traité de zootechnie – tome III : les bovins. Ch. Amat, Paris, 634pp.

Ÿde Lapparent H. (1914). Etude sur es races bovines. Variétés et croisements de l’espèce bovine en France. Extrait du Bull. mens. De l’Office des Renseignements agricoles,136pp.

ŸDiffloth P. (1905). Sur les croisements de la race bovine bretonne Journal d’Agriculture pratique 1905 : 681-682.

ŸDubois Ph. J. (2011). A nos vaches. Inventaire des races bovines disparues et menaces de France. Delachaux & Niestlé. 448p.

ŸMoll L.& Gayot E. (1860). La connaissance générale du bœuf. Etudes de zootechnie pratique. Frimin Didot, Paris, 600p.

ŸRouard J-C. (2011). La vache morvandelle : à la recherche d’une race perdue. Rev. Sci. Bourgogne Nature HS 8 : 52-55.

Publié dans Biodiversité domestique

Maison rustique du XIXe siècle: encyclopédie d’agriculture, Volume 4. De l’organisation du service des attelages.

Voici un ouvrage du dix-neuvième siècle, disponible sur Internet, par Charles-François Bailly de Merlieux, Alexandre Bixio, François Malepeyre.

Un chapitre se nomme: « De l’organisation du service des attelages ».

Vous pouvez le consulter en cliquant ici.

Journal des connaissances usuelles et pratiques: publié par Pierre Anne Jean Alfred Gillet de Grandmont,Charles Lasteyrie

Livre de 1834 disponible sur internet dont un chapitre traite de « l’avantage de l’emploi des boeufs, pour l’exploitation des terres, par préférence aux chevaux dans certains cantons. »

Cliquez ici pour consulter.

Taille d’un joug par Raymond Garnier à Anost (71) 1977

Film d’archive en « Super-8 » qui nous a été aimablement communiqué par Philippe Berte-Langereau.

 « J’ai rencontré Raymond Garnier à Pâques 1977 chez lui à Varin (Anost) d’où sa femme Marie était originaire. Lui, sortait des Miens, un hameau plus au-dessus. Il avait fait son apprentissage de charron et a travaillé dans son atelier.

A l’époque, il avait 70 ans ; on a bien discuté et, à un moment, il m’a dit en patois : « S’il fallait, un joug, j’en referais bien un ». Je l’ai pris au mot et il a été d’accord.

Il fallait cependant trouver la pièce de bois à tailler. Une amie, Martine Hunimels, avait son grand-père qui avait fait débiter un hêtre dans les années 40 en vue d’en faire des jougs. Ces pièces de bois était toujours dans « l’aizu » depuis plus de trente ans dans un pré de la ferme de Savault (Ouroux-en-Morvan 58).

L’aizu, c’était une mare où l’on faisait rouir, « aizer », le chanvre pour le faire pourrir et en recueillir les fibres propres à être filées puis tissées jusqu’au début du 20ème siècle. Les bois destinés aux jougs étaient laissés un certain temps dans ces mares pour en éviter le piquage par les vers.

On a tiré la pièce de hêtre de cette mare et on l’a fait sécher jusqu’à l’automne 77 où Raymond Garnier l’a travaillée comme il le faisait trente ans auparavant.

On peut dire que ce joug est le dernier à avoir été taillé dans le Morvan par un charron de métier. »

Philippe Berte-Langereau.

L’attelage de boeufs d’Armand Tazare à anost (71) 1978

Film d’archive en « Super-8 » qui nous a été aimablement communiqué par Philippe Berte-Langereau.

« Armand Tazare habitait le hameau des Pignots à Corcelles (Anost). Il a été le tout dernier cultivateur à travailler avec une paire de boeufs dans le Morvan et il les a conservés jusque vers 1988. Ces scènes sont filmées au printemps 1978.

Il utilise des cordets (anneaux d’attelage) en bois de charme torsadé. Il attelle au tombereau, le véhicule à tout faire dans les campagnes.

Le char, qu’il fait reculer dans la grange, est chargé de fougères qu’il allait faucher dans les bois pour faire de la litière, faute de paille.

Sur une autre séquence, c’est le labour avec son oncle ; ils préparent la terre pour planter les » topines » ou topinambours.

La charrue est dite « à rouelles », du nom des deux petites roues de l’avant-train. C’était la charrue traditionnelle du Morvan qui a remplacé l’araire au 19ème siècle.

Les tubercules sont plantés raie après raie et les poules se gavent de vers de terre ou blancs. Tout le monde est content. »

Philippe Berte-Langereau

 

Liage de boeufs, vidéo d’archives familiales de Pierre PEYTAVIN

Hersage avec la paire de vaches de Monsieur Hannoyer à Anost (71)

Film d’archive en « Super-8 » qui nous a été aimablement communiqué par Philippe Berte-Langereau.

« M. Hannoyer était cultivateur à Joux (Anost). Il passe ici « lai râteule », la herse, pour un voisin qui prépare son jardin. Cette scène a été filmée à Anost au printemps 1978. Il utilisait toujours ses deux vaches pour de menus travaux à l’époque et a participé avec elles à une des premières reconstitutions de battage (sinon la première) en août 1976 à Saulieu. Cette manifestation avait été organisée par Michel Jean, qui avait réuni à cette occasion toute la vieille garde qui conservait intacts les savoir-faire. »

Philippe Berte-Langereau.

Liage des boeufs Charollais de Pierre Billon, Anost (71)

Film d’archive en « Super-8 » qui nous a été aimablement communiqué par Philippe Berte-Langereau.

« Pierre Billon était un bouvier de Corcelles (Anost) et cette scène a été filmée en 1977 ou 1978. Il montre comment lier ses deux énormes boeufs l’un après l’autre ; celui de droite, en les regardant de face est dit « premer â zu » (premier au joug) et l’autre, « le deuxième â zu ». Ils gardaient toujours la même place sous le joug et étaient toujours liés dans le même ordre. On notera aussi les fers des onglons. Chaque animal pesait plus d’une tonne. »

Philippe Berte-Langereau.

Liage des boeufs chez Louis Moulignat à Saint-Léopardin-d’Augy (03)

En 2005, Louis Moulignat agé alors de 83 ans, éleveur et dresseur de Charollais, lie ses boeufs de plus d’une tonne chacun, dans sa ferme de la vallée de l’Allier dans le Bourbonnais. 

Les boeufs n’avaient pas été liés depuis déjà quelques temps.
C’est un des derniers liages que Louis a fait avant sa disparition en Mai 2013. 
Un moment de vie, de partage de savoir-faire, de transmission et d’échange.

Emile Azais Jougtier à Fraïsse sur Agout (34)


Document extrait du livre d’Alain Robert , Centre de Recherche de Rieumontagné, communiqué par Nadia Pardigon. Elle habite et travaille dans la ferme d’un ancien jougtier à Fraïsse-sur-Agout, qui  fabriquait à peu près 300 jougs par an.

Merci à elle.

 

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