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L’attelage de boeufs d’Armand Tazare à anost (71) 1978

Film d’archive en « Super-8 » qui nous a été aimablement communiqué par Philippe Berte-Langereau.

« Armand Tazare habitait le hameau des Pignots à Corcelles (Anost). Il a été le tout dernier cultivateur à travailler avec une paire de boeufs dans le Morvan et il les a conservés jusque vers 1988. Ces scènes sont filmées au printemps 1978.

Il utilise des cordets (anneaux d’attelage) en bois de charme torsadé. Il attelle au tombereau, le véhicule à tout faire dans les campagnes.

Le char, qu’il fait reculer dans la grange, est chargé de fougères qu’il allait faucher dans les bois pour faire de la litière, faute de paille.

Sur une autre séquence, c’est le labour avec son oncle ; ils préparent la terre pour planter les » topines » ou topinambours.

La charrue est dite « à rouelles », du nom des deux petites roues de l’avant-train. C’était la charrue traditionnelle du Morvan qui a remplacé l’araire au 19ème siècle.

Les tubercules sont plantés raie après raie et les poules se gavent de vers de terre ou blancs. Tout le monde est content. »

Philippe Berte-Langereau

 

Liage de boeufs, vidéo d’archives familiales de Pierre PEYTAVIN

Hersage avec la paire de vaches de Monsieur Hannoyer à Anost (71)

Film d’archive en « Super-8 » qui nous a été aimablement communiqué par Philippe Berte-Langereau.

« M. Hannoyer était cultivateur à Joux (Anost). Il passe ici « lai râteule », la herse, pour un voisin qui prépare son jardin. Cette scène a été filmée à Anost au printemps 1978. Il utilisait toujours ses deux vaches pour de menus travaux à l’époque et a participé avec elles à une des premières reconstitutions de battage (sinon la première) en août 1976 à Saulieu. Cette manifestation avait été organisée par Michel Jean, qui avait réuni à cette occasion toute la vieille garde qui conservait intacts les savoir-faire. »

Philippe Berte-Langereau.

Liage des boeufs Charollais de Pierre Billon, Anost (71)

Film d’archive en « Super-8 » qui nous a été aimablement communiqué par Philippe Berte-Langereau.

« Pierre Billon était un bouvier de Corcelles (Anost) et cette scène a été filmée en 1977 ou 1978. Il montre comment lier ses deux énormes boeufs l’un après l’autre ; celui de droite, en les regardant de face est dit « premer â zu » (premier au joug) et l’autre, « le deuxième â zu ». Ils gardaient toujours la même place sous le joug et étaient toujours liés dans le même ordre. On notera aussi les fers des onglons. Chaque animal pesait plus d’une tonne. »

Philippe Berte-Langereau.

Liage des boeufs chez Louis Moulignat à Saint-Léopardin-d’Augy (03)

En 2005, Louis Moulignat agé alors de 83 ans, éleveur et dresseur de Charollais, lie ses boeufs de plus d’une tonne chacun, dans sa ferme de la vallée de l’Allier dans le Bourbonnais. 

Les boeufs n’avaient pas été liés depuis déjà quelques temps.
C’est un des derniers liages que Louis a fait avant sa disparition en Mai 2013. 
Un moment de vie, de partage de savoir-faire, de transmission et d’échange.

Emile Azais Jougtier à Fraïsse sur Agout (34)

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Document extrait du livre d’Alain Robert , Centre de Recherche de Rieumontagné, communiqué par Nadia Pardigon. Elle habite et travaille dans la ferme d’un ancien jougtier à Fraïsse-sur-Agout, qui  fabriquait à peu près 300 jougs par an.

Merci à elle.

 

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Papier à entête de Emile Boisseau, jougtier à Saint Didier (89)

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Philippe Berte-Langereau, qui s’intéresse depuis longtemps à la traction bovine, nous fait parvenir ce document.

C’est un papier à en-tête d’un fabricant de joug de Côte-d’Or. Ce jougtier travaillait vers 1920-40 aux Ventes, commune de Saint-Didier -21210- près de Saulieu. Il taillait à l’herminette bien sûr, dans son atelier de ce hameau qui comptait vers 1930 une trentaine de personnes. Il fréquentait les foires, notamment celle de Saulieu et faisait des dépôts chez des commerçants de son secteur. Il travaillait le hêtre.

Robert Pannetier, Saint Vallier (71), Par Philippe Berte-Langereau

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 Consultez ce document issu de la revue « Vents du Morvan » en cliquant ici.

René Alibert et Lionel Rouanet, jougtiers, Laissac (12)

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René Alibert a taillé des jougs toute sa vie. Il a transmis son savoir et ses techniques à Lionel Rouanet. Lionel a appris méthodiquement, dans un apprentissage continu, à chacune de ses visites fréquentes, chez son maître de stage. Le travail est fait à la hache, à l’herminette et à la plane.

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Article de la dépêche du midi :

René Alibert, l’artisan jougtier devenu artiste

Publié le 20/02/2013 

LAISSAC

Autrefois symbole de soumission, le joug est devenu, aujourd’hui, un objet d’art et de décoration. Il reste aussi un outil du patrimoine rural, témoin d’un passé récent où les travaux des champs se faisaient à l’aide de la traction animale.

René Alibert est le dernier jougtier de l’Aveyron et peut-être de France. Son métier, il l’a appris avec son père et l’a exercé pleinement jusqu’en 1950. Il se rappelle l’époque faste où, sillonnant de long en large le département, ils ont façonné jusqu’à 20 jougs dans l’année.

A 73ans, René Alibert perpétue ce savoir-faire. Pour son plaisir, l’amour de la belle ouvrage et, sans doute, avec un brin de nostalgie, il continue à fabriquer des jougs. Le rituel est toujours le même. Il y a d’abord le choix du tronc et de l’essence : bouleau, frêne, noyer et merisier sont les essences les plus utilisées. Chaque joug est ensuite taillé dans la masse. Pas besoin d’un «combiné» ou d’une machine-outil sophistiquée. René Alibert n’a besoin que d’outils simples qu’il a soigneusement conservés et entretenus : la hache à col de cygne, le couteau à deux mains, la tarière et une herminette spéciale pour jougtier. Celle qu’utilise Mr Alibert a été fabriquée par Mr Canitrot, forgeron à Ségur.

Le jougtier n’a pas d’établi, il travaille à même le sol, à genoux ou courbé sur son ouvrage. Récemment, Mr Alibert a eu la joie de satisfaire deux irréductibles de la traction animale. Mr Ladet, de Barrage, près de Saint-Geniez, «joint» une paire de vaches pour de petits travaux agricoles. A Saint-Côme, Mr Bessière «joint» une paire de boeufs qu’il promène, l’été, à l’occasion des fêtes votives. Les autres jougs, de toutes dimensions, que René fabrique inlassablement chaque hiver, rejoignent une collection dont il fait profiter ses amis. Une collection à découvrir et un homme à rencontrer pour sa gentillesse, son talent et sa passion intacte et communicative pour ce métier de jougtier auquel il reste viscéralement attaché.

La Dépêche du Midi.

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En 1993, un film a été réalisé sur René Alibert par Gilles Charensol. Cliquez ici pour voir la vidéo et les références.

Thèse « Les briolages, des stimulations sonores et musicales utilisées en traction animale » par Thomas-Jean-Daniel Lecomte

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Suite à ses études à l’école vétérinaire d’Alfort, Thomas-Jean-Daniel Lecomte a présenté et soutenu publiquement en 2013, devant la faculté de médecine de Créteil, sa thèse sur les stimulations sonores en traction animale.

De nombreux éléments des actes du colloque sur les dariolages en Vendée ont servi de base à ce travail et permettent d’avoir une belle vue d’ensemble sur les études menées sur cette pratique, qui mêle travail et musique.

Vous pouvez la consulter en cliquant ici.

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