Pascal Durand travaille avec les bovins Vosgiens de son père Joseph à la reprise de parcelles au printemps 2020 en Creuse.
Catégorie : Ressources documentaires et archives
Taille d’un joug Charollais, toutes les étapes en vidéo
Nous vous proposons une suite de quatre vidéos consacrées à la taille d’un joug d’attelage depuis la bille équarrie jusqu’au joug terminé.
Haches, herminettes et planes sont les principaux outils utilisés pour tailler un joug d’attelage sans interventions d’outils mécaniques.
Il s’agit là d’un modèle Charollais dit « découpé » réalisé par Michel Nioulou.
Rencontres de bouviers 2019 en Alsace, reportage photographique de Léonnie Biteau
Voici en dix-sept parties publiées au fil des jours, des clichés réalisés par Léonnie Biteau aux rencontres de bouviers 2019 à l’Ecomusée d’Alsace d’Ungersheim.
Elle a laissé traîner discrètement son oeil et son cadre sur quatre jours de rencontres riches et diverses.
Merci à elle pour sa remarquable contribution et son travail de qualité.
Partie 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4
Partie 5
Partie 6
Partie 7
Partie 8
Partie 9
Partie 10
Partie 11
Partie 12
Partie 13
Partie 14
Partie 15
Partie 16
Partie 17
Revue « Vie à la campagne » n°129 année 1912
Labour à la ferme d’Ayana avec deux boeufs Vosgiens à SAULGE (86)
Merci à Emmanuel fleurentdidier de nous avoir indiqué cet activité de traction bovine.
Cliquez ici pour voir et ici
Voir aussi en cliquant ici.
Moisson avec un bœuf vosgien et le vallus, Fête de Grannos, 11 au 18 Août 2019, par Emmanuel Fleurentdidier
Une grande première depuis plus de deux mille ans. C’est au mois d’Août qu’ont lieu les fêtes de Grannos chez les Lemovices, peuple gaulois du Limousin, sur l’oppidum de Coriobona dans la vallée de l’Issoire.
Coriobona est un village reconstitué, grandeur nature avec une ferme aristocratique fortifiée, où l’on peut découvrir la vie au quotidien des Gaulois lors du I er siècle avant J.-C., celle de l’artisanat, des guerriers et des marchands (Cliquez ici pour voir). C’est avec leur chef Eporenos (Monsieur Boos Patrick) restituteur et de toute la troupe des Gaulois d’Esse que va se dérouler la moisson.
Ce n’est pas la première fois que j’interviens sur ce site puisqu’en automne 2017 avec Solène Gaudin nous avons participé au tournage d’un documentaire « Le vrai visage des Gaulois », où nous avions réalisé un labour à l’araire gauloise, avec deux bœufs vosgiens.
Cette fois-ci, il s’agit de la moisson avec le vallus, la moissonneuse gauloise, dont la représentation a été trouvée en Gaule Belge.
C’est une première pour cette reconstitution avec un bœuf vosgien.
D’autres essais avaient été réalisés avec un cheval ou un âne et même avec des hommes. La réalisation de la moissonneuse n’est pas seulement du folklore « à la gauloise » pour le grand public venu passer la journée sur ce site, mais c’est surtout une restitution grandeur réelle avec deux archéologues, Sammy Benmakhad doctorant archéo-agronome, et Stéphane Gaudefroy, de l’INRAP et céramologue, venus pour l’occasion.
Le vallus a été réalisé par Patrick Boos d’après des sculptures, et de deux textes antiques de Pline et de Columelle.
Le vallus est tout en bois: c’est une caisse avec, à l’avant, un peigne qui vient cueillir les épis d’épeautre, et à l’arrière des brancards dans lesquels on vient loger le bœuf. Ce vallus est connu par les Gaulois dans le nord de la France, en Belgique, et en Allemagne, lieu de grandes cultures où l’on cultive l’épeautre et le millet.
Paradoxalement, c‘est une machine tractée, mais où « l’outil » est devant le boeuf.
A l’arrière, un homme qui tient le vallus règle la hauteur de coupe. A l’avant, un homme rabat les épis vers le peigne.
Cette moisson va se faire avec Tino, bœuf vosgien de quatre ans, dressé au menage en solo par l’arrière. Là, on n’a pas mis la charrue avant le bœuf, mais le vallus.
Il a donc fallu apprendre à Tino à tirer pour pousser l’outil. Lors de la préparation et pour la présentation, je suis aidé par Emile qui sera à la manœuvre du vallus mais aussi par Elian qui sera rabatteur.
Tino est un bœuf qui apprend vite même si la manœuvre est délicate pour lui.
Il faut qu’il tire le vallus pour qu’il avance, qu’il apprenne à le faire tourner et à faire demi-tour sur place. Pour cela, on a fabriqué un vallus d’entraînement, un essieu, une caisse, et des brancards. Le valllus doit être équilibré car le bœuf tire et Emile doit tenir les brancards pour tenir la direction mais n’avoir aucun poids à porter. Tino pousse bien l’outil, il faut maintenant le faire tourner, ce qu’il réalise assez bien, puis faire demi-tour sur place. Après une heure d’entraînement, on sait que Tino va pouvoir réaliser la moisson.
Fin Juillet, Emile, Tino et moi nous nous rendons à l’oppidum de Coriobona, où nous retrouvons Patrick Boos qui va nous montrer le vallus avec lequel nous allons travailler. On garnit Tino puis on le met dans les brancards. C’est Patrick qui se place à l’arrière pour la direction, puis l’on fait marcher Tino. Il effectue des lignes droites et des demi-tours. Tout se passe comme à l’entraînement.
Nous sommes prêts pour la moisson.
Enfin, les grands jours arrivent, les visiteurs sont là en nombre et certains sont venus spécialement pour voir un bœuf travailler, suite à l’annonce faite sur le blog de Michel Nioulou : « Attelages Bovins d’aujourd’hui ».
Après la présentation du vallus et de Tino dans l’hémicycle du village, on se rend dans le champ où l’on doit moissonner l’épeautre, accompagnés des Gaulois du village et des archéologues.
C’est un grand moment de l’Histoire que l’on va reconstituer, avec des gestes autrefois quotidiens que l’on va réaliser dans l’idée de les redécouvrir. Tino est prêt, tout le monde attend ses premiers pas dans le champs. C’est parti, Tino pousse ou tire et Patrick rabat les épis vers le peigne du vallus. Les premiers épis tombent dans la caisse. Le vallus fonctionne, la moisson se déroule comme il y a deux mille ans. On peut voir la satisfaction des reconstituteurs, des Gaulois d’Esse, des archéologues, et de Patrick qui a fabriqué le vallus, des bouviers, qui ont tous le sentiment de vivre une grande première.
Maintenant que l’on sait que ça marche, cette reconstitution permet aussi de faire quelques modifications sur le vallus afin d’améliorer la récolte mais c’est aussi ce qu’ont dû faire les Gaulois de l’époque.
Ces journées étaient plus que de la simple démonstration, elles vont permettre de continuer les recherches et les études à venir, montrer au public le travail de la traction bovine, expliquer le futur à travers le passé. Mais nous sommes « aujourd’hui » , au temps où l’on se pose toutes ces questions sur notre avenir, notre agriculture, nos énergies, nos sols, mais aussi sur notre travail avec les animaux….
La moisson se termine sous les applaudissements du public! Alors merci à tous ces gens d’être venus redécouvrir notre passé, merci à Patrick Boos, aux Gaulois d’Esse, aux archéologues. Merci à Solène Gaudin pour son travail en amont, à Michel Nioulou pour son blog qui aide à communique. Merci à Tino, premier bœuf à pousser le vallus depuis deux mille ans. Un grand merci à Emile et Elian pour les heures de préparation de dressage. Comme toujours chez les Gaulois, c’est avec un banquet que s’achève la fête de Grannos.
Emmanuel Fleurentdidier
Bosognatos « celui qui connaît les bœufs »
Contact :
les Gaulois d’Esse, le pont Binot, 16 500 ESSSE
Les boeufs d’attelage au service du Conservatoire des Sites Alsaciens par Frédéric Grivel, Hautes-chaumes du Rothenbach, Wildenstein (68)
Frédéric Grivel nous communique cet article sur un chantier effectué avec les boeufs de Philippe Kuhlmann dans un espace naturel protégé de montagne dans les Vosges.
Nous le remercions pour sa contribution.
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Rothenbach.
Mardi 24 septembre 2019, Philippe Kuhlmann et toute son équipe ont changé une clôture à l’aide des bœufs au lieu-dit du Rothenbach .
Le parc se trouve dans une réserve naturelle gérée par le Conservatoire des Sites Alsaciens. Dans un paysage à couper le souffle, à 1 200 mètres d’altitude, la parcelle d’une vingtaine d’hectares ondule entre les plus hauts sommets vosgiens et la route des crêtes. Ici, pas question d’utiliser un engin motorisé, en raison du dénivelé d’une part mais surtout par respect pour la faune et la flore si caractéristiques de la haute montagne.
Les arbres tortueux, témoins de la rigueur des éléments, reflètent autant la vigueur que l’austérité, la détermination à survivre et à conquérir ces zones difficiles, et peut-être un peu le profil des paysans avec qui ils partagent cet espace…
La pause de midi en plein air est même accompagnée des chamois.
Sur les dix-huit kilomètres de clôtures que compte le site, le travail de la journée consiste à en changer quatre-cents mètres.
Les deux bœufs Milou et Mani sont attelés à un avant-train conçu par Philippe, qui sert en l’occurrence de remorque permettant de transporter tout le matériel nécessaire : monter les nouveaux piquets, le nouveau fil, la masse, la barre à mine, puis descendre les anciens piquets et le fil.
Après avoir démonté et enroulé trois hauteurs de fil barbelé, il faut retirer tous les anciens piquets. C’est parfois chose aisée et parfois totalement impossible à la main.
Là encore, les bœufs trouvent toute leur utilité puisque l’avant train a été doté d’un système de relevage. L’engin est placé quasiment à l’aplomb du piquet, une chaîne en ceinture la base. C’est alors que, grâce à un levier (perche de bois d’environ 2,5 mètres de long), le relevage permet de faire monter verticalement ce piquet d’une trentaine de centimètres. Les bœufs n’ont plus qu’à avancer de quelques pas pour sortir complètement le piquet de son emplacement. Ne reste plus qu’à planter les nouveaux piquets, mettre les isolateurs puis deux hauteurs de fil électrique.
L’accès à la clôture en question se fait par un dénivelé très important. La pente est telle que les bœufs qui tirent plusieurs centaines de kilos ne peuvent affronter perpendiculairement les courbes de niveau. Il est nécessaire tantôt de serpenter dans les prés, tantôt d’emprunter un sentier à flanc de coteau où le dévers ne permettrait le passage à aucun véhicule, même à chenille.
L’attelage dans son ensemble, bœufs et avant-train, a démontré sa stabilité et n’a pas versé.
Une journée bien remplie qui s’est déroulée sans problème grâce à la bonne organisation de toute l’équipe composée de Philippe, Anne-Catherine, trois personnes du Conservatoire des Sites Alsaciens, Philippe Badonnel et moi-même.
Frédéric Grivel.
Débardage de bois de chauffage avec une vache Vosgienne dressée au collier, Jo Durand, le Dresny (44) octobre 2019
Maison Boidron, Château Calon, des boeufs dans la vigne, Montagne (33)
Reportage photographique de Léonnie Biteau sur le pôle traction animale à la Fête de la vache Nantaise 2018
Léonnie Biteau est une excellente photographe (Voir son Instagram en cliquant ici) et côtoie la traction bovine au sein de l’académie des bouviers du Puy du Fou.
Elle était présente à la Fête de la vache Nantaise 2018 au Dresny et nous a permis de publier son travail réalisé sur l’événement.
Nous la remercions très chaleureusement de cette collaboration.
Partie 1 : La grande attelée de boeufs
Partie 2 : Les boeufs de Jean-Bernard Huon.
Partie 3: Jérémy Bulteau
Partie 4 : Jean-Marc Chauveau
Partie 5: Joseph Durand
Partie 6: Lionel Rouanet, jougtier
Partie 7: Emmanuel et Emile Fleurentdidier
Partie 8: Pierre Nabos
Partie 9 : quelques ambiances autour des boeufs et des bouviers










































































































































































































































































