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Transport du fumier chez Jean-Claude Delestre, Triquerville (76)

Tournée de Thomas Crabistouille, 4Km/h – Prends ton « bus deux vaches »

Thomas Carabistouille réalise sa tournée avec ses deux vaches Normandes et la complicité de Laurent Legal (Cliquez ici pour voir). Il prépare un film sur son aventure en lançant un appel à la coproduction. (Cliquez ici pour voir)

Un petit avant-goût.

Le » bus deux vaches », la roulotte, Daphné, Dalhia, le voyage, le lien, la rencontre, Lili et sa caméra….

Le projet avance petit à petit, comme la tortue qui rattrape le lièvre.

Ce projet de « 4km/h » est un fabuleux moment de vie, une rencontre entre un bouvier Laurent Legal (Cliquez ici pour voir), un conteur, Thomas Carabistouille, une réalisatrice Aurélie Nurier, un musicien Frédéric Peignet et des « sans qui c’est pas possible »!

Montmorillon, semaine d’initiation à la traction bovine 2013

Montmorillon, semaine d’initiation à la traction bovine du 3 Juin 2013 au 7 juin 2013, par Solène Gaudin

Durant cinq jours, Vincent, Ludivine, Jean-Francois, Laurent et Solène, les cinq stagiaires venus de toute la France (Nord, Lozère, Charente, Bretagne, Poitou) se sont initiés auprès de Manu Fleurentdidier, à la traction bovine au CFPPA de Montmorillon.

Ils ont pu découvrir tout un panel de jougs, de colliers, de frontals ainsi que différentes façons de jointer, de la plus traditionnelle à la plus moderne. Ils ont aussi parlé des innovations en cours sur le matériel (recherche INSIC, école de Mines de Nancy à Saint-Dié-des Vosges).

Durant cette semaine, les stagiaires ont pu apprendre le maniement du bâton et les ordres à donner en patois Vosgien aux deux boeufs Varo et Grivé.


Après l’apprentissage des bases, ils ont appris à travailler de différentes façons, en simple et en paire, à s’initier au débardage et au travail du sol (charrue brabant, canadien, kassine…).


Ils ont pu se joindre à une autre formation en cours (CAPA Entretien de l’Espace Rural) pour le ramassage des déchets verts sur le lycée agricole à l’aide d’un avant-train et d’une remorque basculante (réalisation AMB 88).


Ce fut une semaine riche en échanges et en savoir-faire autour de la traction bovine. L’utilisation de la paire de boeufs ou du boeuf en solo, a permis de voir l’intérêt économique et écologique de cette traction. Les stagiaires sont repartis satisfaits de cette formation, et certains ont l’intention de mettre en place les boeufs sur leur exploitation.

Même si la formation est complète, au final, le ressenti des stagiaires est qu’une semaine de découverte n’est pas suffisante pour l’ampleur du travail en traction bovine. Ils restent dans l’attente d’une formation de perfectionnement.

Solène Gaudin (texte et photos)

 Photo Laurent Bulot

Jean-Claude Delestre, Triquerville (76)

Jean-Claude Delestre est contrôleur laitier à la retraite. Son épouse exploitait une ferme où elle faisait principalement de l’élevage ovin. Parallèlement au contrôle laitier, Jean-Claude aidait son épouse sur l’exploitation.

Aujourd’hui, ils exploitent encore quelques hectares.

Il n’a jamais cessé de travailler avec ses chevaux même s’il était mécanisé.

Plus récemment, il a dressé deux boeufs Normands, Eltot et Elbeuf qu’il attelle au joug de tête, de garrot et au collier.

Ses animaux sont parfaitement dressés. Il fait la plupart de ses travaux avec ses boeufs: labour, fumier, bois, charrois divers.

Il participe parfois à des fêtes locales.

AMB 88, fabriquant de matériel à traction animale, Mandray (88)

Voici quelques photos des productions de AMB 88 qui propose entre-autre un avant train pour bovin, un tombereau.

L’entreprise est spécialisé dans la fabrication, la conception et la modification de matériel de traction animale.

La production ne propose pas de modèle standard. Chaque matériel est fabriqué sur mesure, aux dimensions voulues et selon le désir des clients.

AMB.88
685 route de benifosse 88650 Mandray

06.03.11.74.84

Découverte de la traction bovine le 24/05/2013 à Montmorillon (86), par Solène Gaudin

Article et photos de Solène Gaudin

Lors d’une séance d’UCAR (Unités Capitalisables d’adaptation régionale faisant partie du module complémentaire du Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole), une vingtaine de stagiaires venus découvrir la traction animale principalement chevaline, a pu découvrir la traction bovine.

Manu Fleurentdidier, formateur en traction animale à Montmorillon, les a initiés à garnir  et à mener une paire de boeufs.


Certaines personnes sont en cours d’installation en traction animale, ce qui leur a permis de réfléchir sur le choix de l’animal (cheval ou boeuf) avec ses avantages et ses inconvénients.

Ils ont pu se rendre compte de l’aisance de travail avec une paire de boeufs et des capacités de ses animaux à réaliser le travail demandé.

Merci à Solène pour se collaboration.

Plantation des pommes de terre chez Jo Durand et Christine ARBEIT (44)

Préparation du sol avec les 2 boeufs et le porte-outils + vibro et rouleau bris-
mottes au Dresny

Jo Durand nous fait parvenir quelques nouvelles photos de la plantation des pommes de terre de la saison 2013. A cette occasion, les stagiares en traction animale du lycée agricole de Montmorillon en voyage pédagogique, étaient présents sur l’exploitation, avec leur formateur, Emmanuel Fleurentdidier.

Les deux boeufs Vosgiens ont travaillé pour cette occasion en solo ou en paire, à la préparation des 25 ares de terrain.

Grâce à l’efficacité de tous, le travail a pris environ 3 heures. Jo et Christine, à eux deux, auraient mis beaucoup plus de temps.

Merci à Jo pour cet envoi.

Billonnage avec l’ânesse en attendant que les boeufs aient fini de préparer le
terrain

Billonnage avec 1 boeuf au collier attelé à la kassine

Sous solage en fond de raie , avant d’y mettre des pommes de terre

 Il ne reste plus qu’à les recouvrir. Pour cela on reprend 1/2 billon de chaque côté
pour en refaire un sur la raie.

Gilles Blaudeau et Carole Lombardot, Champagné-Saint-Hilaire (86)


Après avoir eu pendant de longues années une paire de boeufs Salers, Gilles et Carole, exploitants en céréales et foin sur 120 hectares, ont repris le dressage d’une paire de Highland. Ils gardent aussi le projet de dresser une nouvelle paire de Salers.

Ils nous présentent leur parcours avec leurs animaux.

« Idefix et Sogou, arrivés à neuf mois sur la ferme en 1992, ont animé nombre de fêtes, mariages et démonstrations avec parfois une belle patience envers le genre humain. D’abord attelés au joug de garrot, qui m’était devenu familier après deux années d’animation rurale (agricole) dans les savanes du nord-Togo, ils sont passés au joug de tête dès que l’encornement l’a permis (autour de deux ans). Mêlant un brin de nostalgie et de passion, conseils avisés et savoir-faire paternels furent très utiles à ce moment-là.



Idéfix et Sogou sont morts de vieillesse dans leur pâturage après respectivement 17 et 19 ans de bons et loyaux services ; nous nous étions installés agriculteurs ensemble…

Les malmenages de la vie privée ayant toujours un rôle dans le cours des choses, deux ans d’intermède sans bœufs ont suivi. Puis en juillet 2012, avec Carole, l’idée de redonner sa carte de visite à notre ferme en la doublant d’un projet de maraîchage et semences en culture attelée, nous a fait racheter deux peluches et leur maman : Mandoline, Balafon et Cornemuse, de race Highland.


Et c’est reparti ! Le joug de garrot pour commencer, dès 8 mois. Une marche discordante au début, puis l’apprentissage progressif où hommes et bêtes apprennent à avancer du même pas, pour parvenir à travailler ensemble.

C’est une nouvelle histoire, un nouveau chemin mais avec le même langage de patience et d’écoute réciproque, au pas des bœufs. On s’apprivoise les uns les autres, on cultive la confiance en tous lieux et toutes circonstances (chiens, foule, TGV, musique, tout ce que l’humain réserve d’inattendu…).


La route est encore longue pour que les lignes soient tracées bien droites dans la terre et si la marche est lente, faute de pouvoir s’y consacrer quotidiennement, le joug de tête suivra le joug de garrot le moment venu, pour perpétuer la longue coopération entre le bœuf et les gens de la terre.

Roland Léon, St Germain le Guillaume (53)

Roland Léon, éleveur de chevaux, attelle des bœufs depuis 1990. Actuellement, il a une paire de Charollais, deux paires de Salers, et deux paires de Rouges des Prés.
Il dresse et ferre lui-même ses boeufs. Il participe à bon nombre de manifestations dans les Pays-de-Loire et en Bretagne.
Nous attendons des photos.

Gilles Delas et Geneviève Cimorra, Herrere (64)

Gilles Delas et Geneviève Cimorra sont exploitants. Ils nous présentent leur parcours.

« Notre histoire est  la suivante: Installés depuis 2007 sur 20 hectares, nous élevons 160 brebis de race Basco-Béarnaise avec transformation fromagère ( médaille d’argent au salon de l’Agriculture à Paris en 2012).

Geneviève a été élevée par un papa éleveur et passionné  de la race bovine Béarnaise, qui est une race menacée. C’est donc tout naturellement que nous élevons aussi des bovins de cette race, dont nous vendons les veaux de boucherie en vente directe. Les femelles sont destinées à la reproduction pour la sauvegarde de la race.

Nos troupeaux ovins et bovins transhument.

La race Béarnaise était utilisée autrefois pour le travail. Les vaches faisaient leur veau et produisaient du lait. C’est une race mixte, rustique et adaptée au terroir.

En 2009, nous avons acquis notre première paire de bœufs dressés, dont l’un est né chez Geneviève. Petit à petit, nous avons pris goût à cette relation particulière, et nous avons ainsi mis quatre vaches au joug. Dernièrement nous avons castré deux mâles, qui, aujourd’hui, ont presque deux ans. Nous avons commencé à les dresser.

Nous ne travaillons pas sur l’exploitation avec nos animaux, mais nous attelons pour le plaisir et nous participons régulièrement à diverses manifestations: battère, fenaison, fête du maïs, débardage… »

Photos prisent par Jean-Pierre Casamayou RD1 et photos Delas



 Photos prisent par Jean-Pierre Casamayou RD1 et photos Delas

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