highbriar oxen plowing deer creek farm 01 / 2013
Étiquette : Bovin au joug
Pierre Parra, Aurillac (15)
Image issue du site « Les promenades de Bergisel » J-M Laurent
Pierre Parra participe à de nombreuses fêtes sur le Massif Central avec ses deux paires de boeufs Salers, l’une noire et l’autre rouge.
Allez voir le site « Les promenades de Bergisel » avec de nombreuses et belles photos de Pierre Parra en cliquant ici ou en le lisant en dessous :
Les promenades de Bergisel : Dédicace à Pierre Parra
16 Juin 2013
Depuis de nombreuses années Pierre Parra rêvait de monter ses boeufs Salers noirs au milieu du volcan cantalien, et plus précisément au buron de Rombières. J’ai cru lire dans son regard une joie discrète ! Vous avez raison d’être fier !

Pierre Parra débouche sur la prairie du buron de Rombières

Pose avec les contreforts du puy Mary en arrière-plan

La même avec le Griou et le Griounou









LES BOEUFS
J’ai deux grands boeufs dans mon étable,
Deux grands boeufs blancs marqués de roux ;
La charrue est en bois d’érable,
L’aiguillon en branche de houx.
C’est par leur soin qu’on voit la plaine
Verte l’hiver, jaune l’été ;
Ils gagnent dans une semaine
Plus d’argent qu’ils n’en ont coûté.
S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.
Les voyez-vous, les belles bêtes,
Creuser profond et tracer droit,
Bravant la pluie et les tempêtes
Qu’il fasse chaud, qu’il fasse froid.
Lorsque je fais halte pour boire,
Un brouillard sort de leurs naseaux,
Et je vois sur leur corne noire
Se poser les petits oiseaux.
S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.
Ils sont forts comme un pressoir d’huile,
Ils sont doux comme des moutons ;
Tous les ans, on vient de la ville
Les marchander dans nos cantons,
Pour les mener aux Tuileries,
Au mardi gras devant le roi,
Et puis les vendre aux boucheries ;
Je ne veux pas, ils sont à moi.
S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.
Quand notre fille sera grande,
Si le fils de notre régent
En mariage la demande,
Je lui promets tout mon argent ;
Mais si pour dot il veut qu’on donne
Les grands boeufs blancs marqués de roux ;
Ma fille, laissons la couronne
Et ramenons les boeufs chez nous.
S’il me fallait les vendre,
J’aimerais mieux me pendre ;
J’aime Jeanne ma femme, eh bien ! j’aimerais mieux
La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.
Pierre Dupont (1821 – 1870)
Allez voir aussi l’article sur Le blog de LilyFlore ou en le lisant juste en dessous.
452 ♥ Rencontre royale avec un attelage de vaches Salers
Bonjour tout le monde.
En vacances en Corrèze à la limite du Cantal, je me suis rendue à la ville de Salers (attention ne pas prononcer le S final, sinon vous encourez les plus vifs reproches des cantalous ou cantaliens de la région ou de ceux qui ont quitté la région).
Quelle ne fut pas ma surprise de doubler un attelage de bœuf de la race des Salers, vache d’une superbe couleurs acajou mais ceux-là sont tout noirs, avec des cornes magnifiques en forme de lyre. .
Jetez un oeil sur les cornes de ces bêtes superbes, le parapluie est lui aussi de sortie, car ce jour là le temps était un peu humide. Nous nous garons vite fait sur le côté, ce qui me permet de les prendre en photo et de parler au propriétaire qui accepte de poser avec eux. une force tranquille émanait de ces bêtes qui obéissent au doigt et a la voix de leur maitre, le baton que tient le propriétaire est pour faire sérieux mais il ne s’en sert aucunement.
Une fête avait lieu dans la ville, ce qui m’a permis cette rencontre royale.
Juste pour le plaisir j’ai recherché quelques informations sur cette race qui a été remise à l’honneur par Ernest Tyssendier d’Escous suite à une sélection et des croisements judicieux. C’est une vache très robuste d’une taille assez imposante : 700 à 750 kg pour les femelles avec 1,40 m de hauteur au garrot.
D’après ce qui m’a été dit sur place on ignore pourquoi de temps en temps au milieu du cheptel nait une vache totalement noire, cela va jusqu’aux muqueuses.
Cette vache n’a pas de problème de vertige ce qui lui permet de vivre les mois d’estivages sur les pentes ardues du Cantal, avec son veau qui est donc élevé sous la mère. Cette race est élevée aussi bien pour sa viande de grande qualité que pour son lait très riche, ce qui nous donne un gouteux fromage AOC qui se nomme et oui vous avez gagné c’est le salers (toujours sans prononcer le s fatidique).
Le lait est récolté seulement de la fin de l’été au début de l’automne, et le fromage est fait que pendant cette période. C’est une méthode totalement artisanale on est loin des grandes laiteries industrielles.
Cette vache a aussi une particularité c’est que pour la traire il faut laisser le veau commencer la tétée, le vacher attache le veau à la patte avant de la mère ce qui la rassure.
Il trait la vache que sur 3 trayons, le 4ème est pour le veau pour qu’il finisse son repas. C’est aussi une vache qui a la faculté de mettre bas sans l’aide de l’homme, les catalous vous disent que le record est une vache de 28 ans qui donna naissance à 25 veaux sans aide humaine.
J’espère que vous avez aimé ces photos de reprise .
♦♣♦
Je ne suis pas en grande forme, rien de trop grave, quelques problèmes de jeunesse qui fout le camp mais…je me soigne.
J’espère vous retrouver prochainement avec la visite de la ville de Salers qui est superbeet que j’ai particulièrement apprècié et je souhaite vous faire partager cette jolie ville.
Roland Hurlburt, débardage à Carleton, Yarmouth County NS (canada) 1994
Thomas Carabistouille et « le bus deux vaches », la traction bovine auprès du jeune public.
Pour en savoir plus sur la tournée, le spectacle et le film documentaire en cours de production qui en est issu, aller voir l’article « Tournée de Thomas Crabistouille, 4Km/h – Prends ton « bus deux vaches » ».
Transport et ramassage avec deux boeufs Normands, chez Jean-Claude Delestre à Triquerville (76) 2012
Transport de bois de chauffage avec deux boeufs Normands, chez Jean-Claude Delestre à Triquerville (76)
Fin 2012, Jean-Claude Delestre rentre du bois de chauffage avec ses deux boeufs Normands à Triquerville en Seine-Maritime.
Ramassage des fanes de betteraves avec les boeufs Normands. Jean-Claude Delestre travaille avec ses deux boeufs Normands à Triquerville, en Seine-Maritime à l’occasion de la récolte de betteraves 2012.
Noëlle Tite, Coutras (33)
Noëlle est de la jeune génération montante et passionnée. Elle nous présente son parcours.
« Je suis fille et petite-fille de paysan et j’ai passé mon enfance au milieu des animaux.
Mon père est un éleveur passionné de chevaux de trait, il m’a transmis sa passion du dressage et du travail.
Alors, lorsque deux veaux Bordelais sont nés chez nous, n’ayant pas le cœur à envoyer à l’abattoir des animaux d’une race en voie de disparition, nous avons décidé de les garder pour en faire des bœufs de travail !
Seul problème, on ne savait pas dresser et les vieux ne se souvenaient plus trop. Je suis donc partie quelques jours en Ariège chez Mr Olivier Courthiade pour apprendre les bases.
Après avoir essayé de lier une vieille et brave vache (Mignonne), les anciens ont retrouvé la mémoire, quelques anecdotes et de bons conseils.
A maintenant 2 ans et demi, Hercule et Achille sont enfin liés en paire. »
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Les boeufs de Jean Bartin au rassemblement de la fête de Berdigne Berdogne
Ces vidéos illustrent la fête de Berdigne Berdogne, grand rassemblement d’attelages ruraux itinérants organisé par l’Union pour la Culture Populaire en Sologne (UCPS) depuis plus de 20 ans dans un village de Sologne. On y voit, entre-autres, des paires de boeufs de Jean Bartin de Vierzon.
Retrouvez toute l’info détaillée sur Berdigne Berdogne et les autres manifestations organisées par l’UCPS sur leur site en cliquant ici.
Agnès et Luc Bernard, Courgenard (72)
Blanc et Marel, les deux boeufs du domaine viticole Bordelais « Pape Clément », Pessac (33)
Château Pape Clément (33), Blanc et Marel travaillent en solo dans les vignes
Photos Tiffen Vital
Blanc et Marel, les deux boeufs acquis par le domaine « Château Pape Clément » sont au travail sur le domaine viticole.
Photo extraite du blog de Jean-Léo Dugast
Allez voir sur l’exceptionnel blog de Jean-Léo Dugast, « Percheron international », le reportage consacré aux boeufs de Château Pape Clément en cliquant ici.
Un second article nous présente aussi les bouviers de Pape Clément à voir en cliquant ici.
Cet article présente les deux boeufs achetés par le grand domaine viticole Bordelais pour travailler sur le domaine.
Voici des articles du blog de Bernard Magrez, propriétaire du domaine Pape Clément. Pour voir les voir http://www.bernard-magrez.com/fr/le-carnet/lart-du-vin/marel-et-blanque-nos-deux-travailleurs-gascons-de-la-vigne
Fauchage avec les boeufs aubracs de Rémi Serres (81)
Fauchage avec les boeufs de Rémi Serres (81) en 2010 à la fête d’Espinas (82) , vidéo de Léon Roumagnac


















