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Richard Maillet, Vaux (86)

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Homme de cheval, bourrelier, intervenant formateur, Richard Maillet est en train de dresser une paire de boeufs Limousins.

Il a créé une association « La rénette ». Voici le texte d’introduction qui présente bien toutes les facettes de ses activités.

« Richard Maillet, sellier-bourrelier, intervenant formateur à Montmorillon à « Agri nature » et Sonia Maillet enseignante, ont créé l’association La Rénette pour accumuler, transmettre et distribuer la mémoire du savoir-faire et des métiers anciens de la région Poitou-Charentes en la synthétisant au sein de La Rénette.

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Riche d’une population locale de savoirs ancestraux, accompagnés des anciens de nos villages et des jeunes qui transmettent cette richesse, l’association peut recevoir des groupes, des comités d’entreprise, des écoles ou des individuels pour des journées découvertes. Atelier four à bois, fabrication de pain, pizza, tourte, cuisson au feu de bois, initiation aux ateliers cordes et forges, découverte du travail au sol avec des chevaux ou des bœufs, découverte de la sellerie bourrellerie par Richard notre artisan, bientôt un hébergement en roulottes sur site sera possible, nous accueillons également des chevaux et bœufs pour le débourrage éthologique des animaux.

L’association peut se déplacer sur les foires et fêtes de village pour proposer la découverte des métiers et savoirs anciens. »

Consultez le site en cliquant ici. Le site n’existe plus.

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Activité « traction bovine » au lycée agricole d’Oloron-Sainte-Marie (64).

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Emmanuel Larre, nous présente les animaux et l’historique des activités autour de l’attelage bovin, qu’il propose à ses élèves au sein du lycée d’Oloron-Sainte-Marie.

« Eleveur depuis mon installation en 1981 sur une exploitation Béarnaise, à quelques kilomètres d’Oloron-Sainte-Marie, je suis également enseignant, en zootechnie et phytotechnie, au lycée agricole d’Oloron. Je suis donc « double-actif ».

Depuis quelques années, l’exploitation agricole du lycée, vouée à la production de lait de brebis et à sa transformation en fromage, constitue un petit troupeau de vaches Béarnaises ( race rustique à très faibles effectifs).

Ces vaches étaient, jusque dans les années 60, très utilisées pour la traction en milieu difficile de montagne et de côteaux. Les quelques animaux actuels ont conservé ces aptitudes. Quelques élèves semblaient motivés par le dressage. La participation annuelle d’une vache suitée au Trophée National des Lycées Agricoles au salon de l’agriculture à Paris a été le déclic.

Tant qu’à éduquer des animaux à marcher, suivre l’homme et rester indifférent à tout ce qui pouvait se produire dans leur environnement, au lycée ou lors de foires, comices et autre exposition, il était tentant de poursuivre vers la traction animale.

Avec des animaux dociles et éduqués jeunes, et des jeunes élèves intéressés, cela devait être faisable. L’aventure me tente, bien que je n’aie aucune expérience en la matière…..

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Un premier veau mâle Béarnais est alors préparé. Seul de son âge, je décide donc de le débourrer au collier (un collier pour cheval fait l’affaire…). Castré à 11 mois, Everest tire aujourd’hui, à 3 ans et demi, un traîneau ou des barres de bois provenant de la forêt voisine très pentue. Une remorque équipée de brancards est en cours de réalisation. Il sera également mis au joug à une tête qu’il a simplement porté pour l’instant.

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Deux autres veaux mâles naissent et sont retenus au sevrage, après un premier débourrage….. Ils se révèlent très dociles et très réceptifs ( pour un prof, ce sont de très bons élèves! ). Un « joug » de garrot, très rudimentaire et très vite fait, permet de les joindre très jeunes, de les initier à une légère traction et de les avoir parfaitement aux ordres, un vrai régal! Hélas l’acquéreur initial se rétracte et personne ne semble intéressé pour les prendre. Ils finiront malheuseusement à la boucherie.

Dans le même temps, deux veaux mâles, un Salers (Gamin) et un Tarentais (Goyat, ce qui signifie gamin en béarnais) naissaient chez moi. Ils sont, eux aussi, éduqués de la même façon, très jeunes, aux règles élémentaires de la discipline et de la traction.

Cette paire un peu hétéroclite me permet de me faire la main. Agés de 2 ans et demi, ils sont au joug depuis 6 mois et poursuivent leur éducation en tirant un gros pneu, une petite herse et depuis peu un tombereau. Je les considère eux-aussi comme de très bons et très agréables élèves! Deux velles bérnaises doivent arriver chez moi à l’automne et suivront le même parcours…….

Retour au lycée où une paire de génisses Béarnaises (Gabas et Gourzy qui ont le même père), achetées au printemps 2012 à l’âge de 6 mois, a commencé par être apprivoisée. Elles sautaient contre les murs à leur arrivée. Actuellement en estive, elles seront mises au joug de tête à l’automne.

Elles ont également été brièvement appariée avec le petit joug de garrot, l’hiver dernier. Espérons qu’elles aussi donneront satisfaction….

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Ces activités sont passionnantes. Elles exigent cependant une forte assiduité.

Que ce soit avec les animaux ou avec les élèves, l’enseignement est l’art de la répétition en adaptant le rythme de la progression. Heureusement, les animaux n’oublient pas!.. Le revers de la médaille étant que le droit à l’erreur est limité! »

Allez voir la page consacrée aux attelages du lycée, sur le blog « Vachement fidèles » tenu par les élèves,  en cliquant ici.

Vendredi 20 décembre 2013

Les attelages

Avant de partir en vacances, voici un petit reportage photo dédié aux attelages. Nous y travaillons beaucoup avec M. Larre, notre professeur.

 Le conseil de Mignoune  

Si ce sujet vous intéresse, nous vous renvoyons vers un blog consacré aux attelages : Blog attelages bovins d’aujourdhui

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Préparation de l’attelage

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Le nouveau site consacré à l’attelage bovin de Jean-Luc Guerringue (25), l’expérience d’un passionné de toujours.

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Jean-Luc Guerringue est passionné de boeufs depuis toujours. 

Il vit sa passion chaque jour avec les amis, les voisins ou avec le public lorsqu’il se rend dans des fêtes de village.

Il a récemment décidé d’agrandir le cercle de partage en créant un site Internet sympathique et convivial.

Pour lui, l‘attelage de boeufs est une histoire de famille. Fasciné dès son enfance par son grand-père qui liait et travaillait avec ses boeufs, il a renoué avec les bovins dès que la possibilité de le faire s’est présentée.

Allez voir son site http://bouvier-boeufs-vosgiens.wifeo.com, vous y découvrirez le quotidien d’un passionné qui partage sa passion sans retenue.

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Thomas Carabistouille et « le bus deux vaches », la traction bovine auprès du jeune public.

Pour en savoir plus sur la tournée, le spectacle et le film documentaire en cours de production qui en est issu, aller voir l’article « Tournée de Thomas Crabistouille, 4Km/h – Prends ton « bus deux vaches » ». 

Une histoire de transmission…, le ferrage des boeufs aujourd’hui, par Tifenn Vital

fpc4okUne histoire de transmission…

Les bœufs Blanc et Marrel sont arrivés au château Pape Clément sous les premières lueurs du discret soleil printanier: l’aventure se poursuit.

Après le dressage de ces deux Gascons originaires des Pyrénées Ariègeoises , il fallut former des personnes compétentes au travail du sol et à l’utilisation des bovidés, trouver les derniers selliers-harnacheurs fabricant des colliers adaptés, des jougs sur mesure…

Mais alors que Blanc et Marrel commençaient à travailler dans les rangs des grands crus, leurs onglons s’usaient et risquaient de rendre pénible leur travail. C’est ainsi que nous prenons la direction de Labroquère (31) afin de rencontrer Jean Ousset, maréchal-ferrant de 74 ans qui nous accueille dans son atelier … Le brochoir que l’Homme tient dans ses mains lui a été forgé par son père en 1954, et n’a cessé de ferrer bœufs, vaches et chevaux malgré le tournant dont Jean fut le témoin au cours de la mécanisation… Les animaux de trait disparaissent ainsi progressivement des champs et les centres de formation n’apprennent plus aux jeunes maréchaux-ferrants la délicate technique du ferrage des bœufs à la française dans le traditionnel travail.

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Mais grâce à l’audace de Monsieur Magrez, c’est toute une branche de la traction animale qui est en émulation aujourd’hui ! Et les maréchaux-ferrants, A. Fauquey et A. Vacher, qui officient déjà sur les chevaux de Frédéric Fardoux attachés au domaine, se sont prêtés à cette rencontre étonnante au cœur des Pyrénées.

Les sourcils se froncent…un bœuf représente huit fers, chaque pied est en effet composé de deux onglons aux parois très fines qui impliquent une grande précision du geste. Il s’agit aussi de forger des fers sur mesure dans une forge au charbon car le gaz ne chaufferait pas assez… Monsieur Ousset sourit devant la surprise des deux jeunes maréchaux ! Et oui : «  Ca paraît pas mais c’est du boulot ».

(Ré) introduire des bœufs dans la vigne implique une vraie démarche globale de réappropriation des savoirs. Au 14ème siècle, le domaine du château Pape Clément était déjà pilote en terme d’innovation en organisant la vigne en « règes » (en Bordelais, rangée de vigne palissée) afin de permettre le travail du sol attelé. Aujourd’hui, et toujours dans une optique d’excellence, tradition et innovation s’orchestrent ensemble afin de proposer aux papilles le meilleur de notre terroir … »

Tifenn Vital

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Au travail avec mes boeufs, par Frédéric Iehlé (27)

Je vous présente mes quatre potes, Breton Pie Noire et Normand. Les photos sont couci-couça mais ils sont dessus tous les quatre avec quelques outils de travail dont … moi.

Les Bretons ont sept ans et les Normands cinq.

Les Bretons tout d’abord avec la dernière charrette : c’est comme cela que nous allons chercher paille et foin à deux kilomètres. Naki et Naha ont validé l’outil en fin d’hiver et les derniers réglages ont été faits au printemps comme le remplacement des amortisseurs arrières par de simples tubes qui permettent d’éviter les frottements caisse/roues en cas de trop grosse charge.

Cette charrette, appelée « Guinguette », est une ex-‘205 Pigeot’ dont seul le châssis a été conservé et toute la structure et habillage refaits, soit un peu plus d’une année de travail selon les disponibilités de chacun.

Il me reste maintenant à la démonter cet été pour lasure et peinture et sûrement un peu de décoration avant la dernière couche de lasure.

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Petite rue donc, je suis devant la paire de rondouillards, la mise à l’herbe est passée par là !

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Ca va pousser dans la descente mais ils tiennent bien le pavé, les rondouillards !

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Et ils savent tirer dans la grimpette du retour, alors on souffle un peu … tous les trois d’ailleurs !

Deuxième séance photo où l’on change de tracteur et d’outil.

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Les deux roues gauches du tracteur, Peeshoo, avant l’attache pour liage. Un peu cabochard de nature mais bien sous le joug après avoir creusé la casquette qui le blessait un peu.

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Le départ des Pee (Peeshoo et Peelish) entre la maison et la haie pour leur lieu de travail : la pâture avec les crottins des chevaux à casser et étaler grâce à trois rails d’épandeur.

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On souffle encore une fois, surtout moi car je suis sur les chemins et sous le soleil depuis plusieurs heures.

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« Lesna » sont passés par là avec la Guinguette mais en montant, nous attendons l’ouverture de la pâture.

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Lespee au travail, on se dépêche de broyer les crottins pour qu’ils se dessèchent au soleil avant de l’être nous-mêmes.

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« Pas trop dur le patron, il nous laisse un peu souffler. Et puis il nous a payé une véritable élingue portuaire en « poly-machin » entourée d’une gaine pour ne pas blesser dans les demi-tours. Et puis il a compris qu’il fallait tourner sur le plus lent de nous deux et aussi le seul qui sait remettre ses postérieurs au-delà de la sangle, j’ai bien appris cet hiver en débutant le débardage avec le vieux collier de cheval. C’est moi au premier plan.»

Le bovin, un certain mode de vie, tout de même! par Frédéric Ielhe

Réflexion d’un bouvier…. par Frédéric Ielhe (27)

« Non je ne pense pas que cela soit prétentieux, le travail et la performance ne sont pas tout, la seconde n’ayant même jamais été mon souci. Confort de mes potes et surtout leur compréhension m’ont toujours guidé et continuent.

Il ne faut pas oublier qu’en dehors du travail il y a aussi le logement, la nourriture, les soins et même le nettoyage régulier.

Leur confort s’est nettement amélioré cet hiver avec la mise en place d’un plancher bois de l’étable plutôt que de la terre battue qui se creusait à l’usage. Dix poteaux de quinze par quinze supportent vingt-cinq planches de chêne de 45 millimètres d’épaisseur.

Aussi, il n’y a plus de paillage, balai et pelle suffisent amplement à nettoyer. Un reste de mon passage de jeunesse dans les alpages du canton de Vaud.

A cela j’ajoute qu’ils sont nettement moins sales qu’avec la solution paillage, cela ne m’obligeant pas à faire plus que les deux nettoyages que je faisais avec le paillage, facilité et rapidité en plus. Et un volume de fumier nettement réduit.

De plus, la douche a pu être supprimée le dernier mois. Ils sont arrivés à la mise à l’herbe dans une pâture quasiment propres. Un coup d’étrille a suffi pour chacun.

A l’automne prochain, quatre tapis en caoutchouc de trois centimètres d’épaisseur amélioreront encore le confort de l’hiver prochain qu’ils passent les trois quart du temps à l’attache.

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La fermeture partielle ou totale est à l’étude car cet hiver il est arrivé que la neige rentre trop avec les tourbillons de vent.

Cette année l’attache a été prolongée jusqu’après la mise à l’herbe qui s’est faite dans une pâture sans barrage. La seule solution était de prolonger l’attache dans le temps ainsi que la chaîne. Moyennant les piquets adéquats et une bonne surveillance au début, cette nouveauté s’est très bien passée. Mais là encore, tout est une question d’ordre: ne pas laisser les dominés (les Normands) seuls pour emmener ou ramener les dominants (les Bretons) sinon c’est la garantie de voir les piquets arrachés et les Normands en liberté !

Une fois, juste une fois c’est arrivé, mais leur tentation était trop grande après l’hiver. Tout est vite rentré dans l’ordre avec un bobo entre les deux onglons d’un antérieur d’un Normand qui a dû marcher sur son piquet.

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Ici, chez moi, il n’y a pas de clou au bout de l’aiguillon et pas de stock de caissette en plastique pour emballer un de mes bœufs en cas de vrai problème.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de contraintes, mais les faire admettre, voire les comprendre, sont mon principal souci et cela marche très bien. Certes, il me faut un peu de patience et de ruses aussi, mais je ne me suis jamais retrouvé dans une situation de véritable échec me contraignant à prendre une décision définitive comme celle de la caissette en plastique blanc.

Aujourd’hui ou demain, peu importe, les choses se font pas à pas. Les Normands ne tirent-ils pas vraiment que depuis cette année? Et puis alors … Leur prochaine étape est la Guinguette et nul doute qu’ils s’en sortiront haut la main, je leur fais confiance.

Une autre chose que je n’ai pas comprise seul, mais que d’autres m’ont dite en les regardant avec moi : lorsque je leur demande un travail ou bien un effort, ils ne se demandent pas vers quelle galère je les entraîne. Ils n’ont pas d’appréhension vis-à-vis de ma demande, ils y vont franchement avec la confiance qu’ils me font. Les chevaux m’ont appris cela.

Ces quatre-là sont vraisemblablement destinés à mourir de leur belle mort, en espérant en racheter d’autres devant l’éternel bovin. »

Emmanuel Fleurentdidier, Moulismes (86)

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Emmanuel Fleurentdidier est formateur en utilisation de chevaux attelés et formateur en traction bovine au CFPPA de Montmorillon.

Il est également exploitant et travaille avec une paire de boeufs Vosgiens, une paire de boeufs Maraîchins et une paire de boeufs Limousins.

Il nous présente son parcours, son travail et sa démarche.

« Je travaille en traction chevaline depuis 1992 et j’ai commencé la traction bovine en 1996 avec un boeuf pour débarder. Puis en 2006, j’ai dressé une paire, puis un seconde en 2007 pour réaliser les travaux courants sur l’exploitation que j’avais dans les Vosges. Ensuite, j’ai commencé à faire aussi des prestations de travail.

Je suis à l’origine de ce renouveau et de cet engouement pour la traction bovine car j’ai fait travailler lINSIC de St-Dié-des-Vosges (Institut Supérieur d’Ingénierie de la Conception) sur le développement du joug et du collier pour bovin.

La parution de différents articles dans la presse locale et nationale a fait boule de neige et fait sortir au jour la traction bovine. Depuis la présentation avec les élèves ingénieurs à l’écomusée d’Alsace, d’autres personnes font des essais sur le développement du matériel.

J’ai également aidé à la création d’une petite entreprise vosgienne AMB88 à Mandray pour le développement du matériel pour la traction animale, et aujourd’hui le seul à faire du matériel spécifique pour bovin (J.F Sommer 06 03 11 74 84).

Mon parcours en quelques dates:

  • Une première partie de travail avec les chevaux depuis 1992.
  • 1996: Un boeuf dressé pour le débardage et le voiturage.
  • 2002: Création de Trait Malin pour le développement de la traction animale (président fondateur).
  • 2006: Une paire dressée pour mon loisir.
  • 2007: Une paire dressée pour travailler sérieusement en forêt et en maraîchage (2 mâles entiers qui avaient 18 mois à l’époque) castrés depuis, ils se trouvent actuellement chez Jo Durand (44).
  • 2008: Je réponds au projet lancé par l’UNESCO sur le PVI dont le porteur est le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges. Sur 15 projets,  8 sont retenus et le mien sur la traction animale est élu par un jury citoyen (voir l’article en cliquant ici) « Il paraît alors que je suis un « dieu vivant » formulation japonaise lorsque l’on transmet un savoir-faire »!!
  • 2009: Je suis contacté par le CFPPA de Montmorillon qui me débauche des Vosges, et je deviens formateur au CFPPA au départ pour le Certificat de Spécialisation « Utilisateur de Chevaux Attelés » (CS UCA). Mais très vite, je convaincs mon directeur de développer la traction bovine.
  • 2010: Fête de la vache Nantaise au Dresny (44) avec le directeur Fred Numa et le chargé d’ingénérie du CFPPA de Montmorillon et moi-même. Nous faisons le déplacement et les convainquons de créer une formation.
  • 2010: Travail avec l’INSIC (Institut Supérieur d’Ingénierie de la Conception): études , essais…
  • 2010/2011: Rédaction d’un livret « La traction bovine : un outil moderne », qui me servira de support à la formation.
  • 2011: Première formation traction bovine en France sous l’égide du Ministère de l’Agriculture.
  • 2011: Salon de la traction animale à Montmorillon avec, pour le première fois, aussi la traction bovine à l’honneur. Réalisation d’une grande attelée dont la vidéo est sur votre blog.
  • 2013: Le 26 mai, mise en place d’une journée à Mandray pour la traction animale.
  • 4/5 octobre 2013: Salon de la traction animale à Montmorillon.

J’étais dans les Vosges jusqu’en 2009 où j’ai dressé des boeufs en simple et en double , formé quelques personnes ainsi que mon fils Emile, qui a commencé en 2006. Il mène seul aujourd’hui. Lors des journées à l’écomusée d’Alsace, mon second fils, Elian, agé de 7 ans, a aussi montré qu’il manipulait les bovins.

Aujourd’hui je suis installé à Moulismes dans la Vienne à 10 kilomètres de Montmorillon, sur une ferme de 7 ha où je travaille avec un étalon breton et des boeufs (Vosgien, Limousin, Maraîchin).

Travaux réalisés :

Débardage, travail du sol, maraîchage, voiturage du bois et du fumier, la fenaison et divers travaux liés à la ferme.

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Je fais également du dressage ou de la reprise de dressage de certains bovins parfois trop vite débourrés et vendus à de jeunes meneurs.

Mon activité principale est formateur au CFPPA , je fais découvrir la traction bovine à tous mes stagiaires. Nous étions la semaine dernière chez Jo et Christine durand (44), et chez Jean-Bernard et Laurence Huon à Riec (29). Je fais une formation traction bovine la première semaine de juin. »

Emmanuel FLEURENTDIDIER

Formateur utilisation de chevaux attelés

Formateur traction Bovine

CFPPA de MONTMORILLON

Chateau Ringuet

86500 MONTMORILLON

Tel : 05 49 91 97 20

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Emmanuel avec Jean-Bernard Huon et Philippe Kuhlmann, trois références des attelages bovins en France

Daniel Hourqueig, à Lys (64)

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Daniel Hourqueig attelle pour son plaisir deux paires de vaches Blondes d’Aquitaine et une paire de vaches Béarnaises.

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 Daniel Hourqueig nous présente son parcours:

« Je suis né en 1953 dans l’exploitation agricole familiale de 9 hectares en pente, située à Lys, petite commune de 300 habitants, en vallée d’ Ossau dans les Pyrénées Atlantiques.
Jusqu’en 1966, j’avais donc 13 ans, il y avait sur l’exploitation une paire de vaches pour effectuer les travaux quotidiens. C’était deux vaches béarnaises « Poulide et Aricade » âgées de plus de 10 ans.

Il fallait donc les remplacer et ce fut fait….par un tracteur Som de 25 cv. Mes parents se sont orientés vers la production laitière que j’ai reprise en 1981 jusqu’en 2009 date à laquelle je me suis reconverti en bovins viandes (Blondes d’Aquitaine).

Parallèlement à mon activité professionnelle, je jouais avec une grande passion au rugby dans le club de Buzy en championnat du Béarn.

A l’âge de 50 ans, me trouvant un peu vieux pour ce sport, je mis fin à ma carrière. Je me suis vite aperçu qu’il me manquait quelque chose ; vivre une passion en dehors des contraintes du travail. C’est en allant voir une fête des moissons dans les Landes que j’ai repensé avec nostalgie à Poulide et Aricade. A partir de ce jour, j’ai décidé de dresser ma première paire de vaches .

J’avais dans mon troupeau une vache « Baleine », très docile . J’ai cherché, toujours dans mon troupeau, une vache ayant la même morphologie , « Bikini ». Elle était plus rude avec un caractère bien trempé mais pas méchante et sans vice . J’ai commencé à leur faire accepter le joug attaché au cornadis, et c’est madame Valérie WEIDER, âgée de 85 ans , qui m’a montré comment lier (ici on dit june, joindre en français).

La deuxième étape du dressage a été de leur apprendre à me suivre au licol, une par une, puis les deux ensemble sans être jointes. Pour la troisième étape, c’est-à-dire leur apprendre à marcher jointes, j’ai demandé de l’aide à René WEIDER, le fil de Valérie, qui venait de prendre la retraite, mais qui n’avait aucune expérience avec les animaux.

René a été tout de suite emballé par le projet. Mais lorsque je lui ai présenté Baleine et Bikini, que je lui ai expliqué qu’elles étaient différentes, il fut surpris et loin d’imaginer que deux vaches pouvaient être différentes.

Je lui ai alors expliqué que tant qu’il n’aura pas compris cela, on ne pourra pas les travailler. Je lui ai demandé de prendre un seau de granulés et de passer du temps seul avec elles. Au bout de deux après midi, René arrivait à me faire un commentaire sur chacune d’elles . Le déclic avait eu lieu.

Cette communication avec Baleine et Bikini a fait naître en lui la passion .

Deux jours par semaine, pendant cinq mois, il venait m’aider à les faire travailler : marcher sur la route, les habituer aux événements extérieurs, au bruit, à l’approche des gens, à la musique, à croiser les voitures et enfin à les atteler aux outils anciens que nous avons restaurés : faucheuse- faneuse- chariot- herse- semoir etc…

En 2011 et 2012, les organisateurs de la foire d’Arudy nous ont demandé de venir animer la foire avec l’attelage pour faire promener les gens sur le chariot à foin. En 2013, nous leur avons proposé d’organiser une reconstitution des travaux des champs d’antan. C’est ainsi qu’est née la première fête des semailles dans le cadre de la foire d’Arudy qui est désormais fixée au troisième dimanche du mois d’octobre. Le thème était : le semis du blé (du labour au semis) et la fenaison (de la fauche au stockage).

Suite aux commentaires de visiteurs de toutes générations, les plus anciens qui avaient pratiqué, les moins âgés qui avaient entendu dire et les plus jeunes qui découvraient, la décision de renouveler cette manifestation pour 2014 a été prise en prenant comme thème la culture du maïs.

C’est au cours de ces représentations que je me suis rendu compte combien les gens étaient attachés à leurs racines, et que nous, paysans de notre génération, étions les derniers à pouvoir transmettre ces gestes et pratiques sur lesquels l’agriculture d’aujourd’hui s’est bâtie.

J’ai à ce jour 3 paires de vaches dressées, dont deux paires de Blondes d’Aquitaine et une paire de Béarnaises.

Dans le piémont pyrénéen, les exploitations agricoles de petite taille (2 à 6 hectares) ne produisaient du fourrage que pour nourrir deux à six vaches, une paire de bœufs aurait été une charge trop lourde. Ces vaches étaient donc dressées, elles produisaient du lait pour fabriquer le beurre et le fromage et elles faisaient un veau par an qui était vendu.

Ce sont ces raisons qui m’ont orienté à dresser des vaches plutôt que des bœufs, qui étaient pourtant plus forts pour le travail. »

Les boeufs de Louis Moulignat, Saint Léopardin d’Augy (03)

Les boeufs de Louis Moulignat Saint Leopardin dAugy 03 louis moulignat 1

Louis Moulignat, agriculteur éleveur de l’Allier, a été avec Jean Fournier du Brionnais, la personne qui nous a définitivement convaincus de dresser nos animaux.

Il a, depuis les années 1980, dressé des boeufs à l’attelage. Aujourd’hui il n’attelle plus mais possède encore deux boeufs d’une quinzaine d’années.

Les boeufs de Louis Moulignat Saint Leopardin dAugy 03 les boeufs de louis moulignat 2      2005 Louis avec Marin et Matelot

Depuis notre rencontre en 2005, nous lui rendons visite régulièrement et nous avons lié plusieurs fois ses boeufs chez lui.

Pigeon et Ramier étaient la dernière paire qu’il a vraiment utilisée chez lui et dans de nombreuses fêtes régionales. Ramier, le dernier survivant de la paire est mort en 2005.

Marin et Matelot, ses deux boeufs actuels, n’ont pas été attelés souvent mais sont cependant très dociles au joug.

Louis Moulignat a toujours gardé depuis sa jeunesse la passion de l’attelage des boeufs. Il en parle avec passion et conviction. Il a su nous conseiller et nous encourager à poursuivre notre expérience.

Bien que nous accordions un intérêt particulier à utiliser les méthodes d’attelage de notre région du Charollais Brionnais, nous avons retenu la technique de pliage des jougs de Louis, qui est fort pratique et esthétique. Les liens sont pliés en huit sur le dessus des têtières en prenant l’extrémité extérieure du huit sur l’oreille du joug. Les coussins d’attelages sont ensuite placés entre les liens et la têtière et solidarisés au joug avec quelques tours de corde de l’extrémité du lien. 

Nous remercions sincèrement et du fond du coeur Louis de l’amitié qu’il nous accorde et d’être un de ces rares passeurs de mémoire et de savoir-faire. 

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2005 liage

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2005 liage

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2005 liage

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2005 liage

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      2008 liage en compagnie d’Aimé Joigneaux

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           Marin et Matelot avec Louis en 2005

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2005

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Jean Fournier avec les boeufs de Louis: un homme heureux, après 50 ans, il est de nouveau à la tête d’une paire de bovin liée 

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2008

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En 2008 avec Louis, Marin /Matelot, Anabelle/Azalée, Vérité/Valentie, Michel et Laurent

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Louis surveille les apprentis!!

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Article paru à l’origine le 16 octobre 2010

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